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Rapports élèves ENTPE sur l’aménagement énergétique du quartier Saint-Jean à Villeurbanne

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Carte du périmètre de l’étude – source : Grand Lyon

Chaque année depuis 2013, Emmanuel Martinais de l’ENTPE gère et anime, avec Fabien Challéat du Grand Lyon depuis cette année, le cours Transition énergétique et aménagement à destination des élèves de 2è année des voies d’approfondissement aménagement et environnement. A l’issu de ce cours, les élèves ont un rapport à fournir. En 2016, les différents sujets concernaient l’aménagement énergétique du quartier Saint-Jean à Villeurbanne. Les meilleurs rapports des étudiants, ne contenant pas de données confidentielles, sont publiés sur le site réseaux de chaleur du Cerema.

Le Cerema participe à ce cours, en tant que formateur, notamment pour un module sur les réseaux de chaleur et leurs liens avec l’aménagement, en participant au jury de présentations des élèves de leur projet, et en donnant un avis sur certains rapports des élèves.

En savoir plus sur la formation réseaux de chaleur

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Le réseau de chaleur de la ville de Vénissieux – Rapports des étudiants de l’ENTPE

Réseau de chaleur de Vénissieux

Des étudiants de l’École Nationale des Travaux Publics de l’État, dans le cadre du module de deuxième année « transition énergétique et aménagement », se sont intéressés au réseau de chaleur de la ville de Vénissieux dont la DSP arrive à échéance. Ce module a permis aux élèves de rencontrer des représentants de la ville de Vénissieux et de mieux comprendre la problématique des réseaux de chaleur en milieu urbain. Par groupe, les étudiants ont ensuite traité un des sujets proposés (opportunité de développement, classement, etc.). Voici trois rapports répondant avec pertinence à deux des sujets proposés.

Cartographies des réseaux de chaleur à l’échelle de villes, régions et pays : quelques exemples

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Extrait de la « heat map » de Londres

L’accès libre aux données territorialisées concernant l’énergie est une condition nécessaire à la définition et à la mise en oeuvre de politiques d’aménagement énergétique des territoires cohérentes, qui prennent en compte la localisation des gisements, la situation des infrastructures existantes, la répartition spatiale des besoins.

Voici quelques exemples de cartographies réalisées sur différents échelons territoriaux, en France ou à l’étranger, accessibles librement par internet, et concernant les réseaux de chaleur.

Carte des chaufferies biomasse en Ile-de-France

L’ADEME Ile-de-France et l’ARENE recensent les chaufferies biomasse présentes en Ile-de-France et mettent à disposition du public une carte régionale téléchargeable, complétée par une carte interactive sous Google Maps. Ces cartes ne sont pas exhaustives, mais font l’objet de mises à jour régulières grâce aux informations collectées par l’ADEME et l’ARENE et aux compléments signalés par les utilisateurs.

Pour chaque chaufferie, une infobulle permet de savoir si c’est une chaufferie de réseau de chaleur, le type de bâtiments raccordés, le type de combustible, la puissance…

Carte des chaufferies bois en Ile-de-France

Plan du réseau de chaleur de Paris – CPCU

La Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain, détentrice du plus important réseau de chaleur de France, a mis en ligne en 2011 une carte interactive du réseau, représentant le tracé des canalisations (zoom possible jusqu’à l’échelle de la rue) ainsi que la localisation des installations de production de chaleur.

Plan du réseau CPCU

Plus éphémère et opérationnelle, une autre carte interactive indique les sections du réseau de la CPCU qui font actuellement l’objet de travaux.

Carte des réseaux de chaleur en Rhône-Alpes

Créé par l’agence Rhône-Alpes Energie Environnement, l’observatoire des réseaux de chaleur en Rhône-Alpes recense les réseaux implantés dans la région et indique pour chacun sa puissance, ses énergies sources et sa consommation. Chaque réseau est représenté par un point positionné sur la commune principale de rattachement du réseau.

observatoire rdc rhone alpes

Un moteur de recherche permet d’appliquer des filtres afin d’afficher uniquement certains types de réseaux, suivant les énergies utilisées, le mode de gestion ou les valeurs de consommation et de puissance de la chaufferie bois.

observatoire rdc rhone alpes moteur recherche

Enfin, l’ensemble des réseaux qui s’affichent sur la carte sont listés sont la carte, avec les données correspondantes. Ceci permet de facilement récupérer les données afin de les exploiter, les retravailler, etc.

Carte nationale des contenus CO2 des réseaux de chaleur et de froid en France

A ce jour, la seule donnée publique, officielle, librement réutilisable, et portant sur l’ensemble des réseaux de chaleur et de froid recensés en France, est le contenu CO2 : celui-ci est publié chaque année dans un arrêté.

A partir de cette donnée, le Pôle Réseaux de Chaleur du Cerema a réalisé une carte représentant chaque réseau par un point positionné sur la commune. Pour chaque point, une infobulle permet d’afficher la commune, le type de réseau (chaleur/froid) et le contenu CO2 de l’année 2011. En partenariat avec l’association Via Sèva qui édite l’annuaire des réseaux de chaleur, un lien vers la fiche du réseau dans l’annuaire est proposé, lorsque cette fiche existe.

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National Heat Map – Angleterre

En Angleterre, une carte nationale de la chaleur a été réalisée par le Centre pour l’Energie Durable, pour le compte du Département de l’Energie et du Changement Climatique (équivalent de la DGEC française). L’objectif est d’apporter une aide à la planification et au déploiement des projets énergétiques décarbonés.

Publiée en 2012, la carte représente les besoins de chaleur dans le résidentiel, l’industrie et le commerce (avec possibilité d’afficher indépendamment les 3 secteurs). Sont également présentes les installations de cogénérations et les centrales thermiques de production d’électricité.

National Heat Map - Angleterre

La méthode de réalisation et les bases de données utilisées sont décrites sur la page About the national heat map. Le guide de l’utilisateur présente les fonctionnalités avancées : affichage de statistiques sur une zone définie par l’utilisateur, affichage de graphiques, affichage simultané de plusieurs cartes, etc.

Heat Map de Londres

Réalisée en 2010 en soutien d’un plan de développement des systèmes énergétiques locaux sur la ville de Londres, la carte de la chaleur londonienne représente, comme pour la carte nationale anglaise, les besoins de chaleur des bâtiments. Elle fait également apparaître les tracés des réseaux de chaleur existants, les tracés potentiels ainsi que les « zones d’opportunité ».

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Suisse : outil cartographique pour identifier des potentiels de développement de réseaux de chaleur

cartographie suisse 3En Suisse, le Centre de Recherches Energétiques et Municipales (CREM), en partenariat avec plusieurs cantons, a développé un outil de cartographie interactive en ligne représentant les besoins de chaleur des bâtiments sur un maillage géométrique (carrés de 100m de côté) et sur un maillage administratif infra-urbain (zones du plan d’affectation cantonal, un peu comparables aux zones d’un PLU français).

En complément des données sur les besoins de chaleur, un travail a été réalisé afin de géolocaliser les potentiels de rejets thermiques, qui pourraient être récupérés par des réseaux de chaleur.

Au final, l’outil permettra donc d’identifier les zones favorables au développement de réseaux de chaleur reliant des points de rejets significatifs à des zones où la densité thermique est forte.

Cet outil et la méthodologie (bases de données mobilisées, hypothèses, etc.) sont présentées de façon détaillées dans cet article : Identifier et planifier des réseaux thermiques à l’aide d’un SIG (Géomatique Expert – Nov./Déc. 2013). L’outil cartographique en ligne n’est pas encore accessible.

cartographie suisse

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Perspectives

La directive européenne relative à l’efficacité énergétique du 14 novembre 2012 impose à tous les Etats-membres de réaliser, avant fin 2015, une cartographie nationale de la chaleur et du froid :

[…] une carte du territoire national, indiquant, tout en préservant les informations sensibles d’un point de vue commercial:
i) les points de demande de chaleur et de froid, avec:
— les municipalités et les conurbations dont le coefficient d’occupation du sol est d’au moins 0,3, et
— les zones industrielles dans lesquelles la consommation totale annuelle de chaleur et de froid est supérieure à 20 GWh;
ii) les infrastructures existantes et prévues de production de réseaux de chaleur et de froid;
iii) les points d’approvisionnement potentiels en chaleur et en froid, avec:
— les installations de production d’électricité dont la production annuelle totale d’électricité est supérieure à 20 GWh, et
— les usines d’incinération de déchets,
— les installations de cogénération existantes et prévues, en ayant recours aux technologies visées à l’annexe I, partie II, et les installations de production de réseaux de chaleur;

Pour la France, ce travail est en cours, sous l’égide de la Direction Générale de l’Energie et du Climat du MEDDE.

Parallèlement, sur l’Ile-de-France, les services du ministère dans la région (DRIEE et DRIEA) travaillent dans la continuité de l’étude réalisée pour le SRCAE, afin de mettre à disposition du public des données relatives aux réseaux de chaleur.

Voir aussi…

Les calories de l’incinérateur à boues alimentent le réseau de chaleur …

Source : www.energie2007.fr

Inauguré à la fin de l’année 2013, le réseau de chaleur de St Chamond, ville située en région Rhône-Alpes, est alimenté par les calories dégagées lors du refroidissement de l’incinérateur à boues de la station d’épuration de Saint-Etienne métropole.

Un réseau de 400 mètres assure le lien entre la station et les bâtiments raccordés (total de 4750 m² chauffés) par des hydro-éjecteurs hébergés dans l’école Cézanne. Ces derniers régulent la température de l’eau de chauffage sans consommer d’électricité (système passif). Chaque bâtiment est équipé d’un système de compteur de chaleur permettant la répartition des charges. St Etienne métropole accorde à St Chamond la récupération gratuite de la chaleur. Deux chaudières au gaz naturel (200 kW) ont également été installées dans l’école Cézanne pour servir d’appoint.

Un coût de 350 000 € HT est pris en charge par le SIEL (Syndicat Intercommunal d’Énergies du département de la Loire) qui a investit et assure la maintenance du réseau sur 20 ans, avec le soutient de 79 540 € HT de la Région Rhône-Alpes.

Le réseau de chaleur couvrant les besoins annuels à 80 %, il peut être envisagé une économie d’environ 15 000 € par an et donc pour la commune un amortissement en 12 ans.

Retours sur la journée réseaux de chaleur en Rhône-Alpes

Cette journée s’est déroulée le 6 février à Lyon, dans les locaux de la DREAL, sur le thème des « Réseaux de chaleur dans la planification territoriale : l’exemple rhônalpin ».

Supports de présentation et programme

  • Le programme :

Résumé de la journée et des échanges

Plus d’une centaine de participants étaient présents, permettant des échanges nombreux avec les intervenants.  Cet article résume ces moments de questions/réponses, dans l’ordre chronologique de la journée.

A savoir pour la suite : EnR&R = énergies renouvelables et de récupération

Sur l’actualité en lien avec les réseaux de chaleur

Présentation de la DGEC (Direction Générale de l’Énergie et du Climat) sur « les réseaux de chaleur au cœur de la transition énergétique »

Yann Ménager, Chef du bureau « Économies d’énergie et chaleur renouvelable » a présenté les objectifs de l’état en terme d’énergie:

  • -50% de nucléaire en 2025
  • -30% de consommation d’énergie fossile en 2030
  • -50% de consommation d’énergie finale en 2050

Et les objectifs sur les réseaux de chaleur définis dans la programmation pluriannuelle des investissements de production de chaleur (plus d’informations sur la PPI chaleur actuelle):

  • utilisation d’environ 3Mtep d’EnR&R par les réseaux de chaleur en 2020
  • soit x3 équivalents logements raccordés et 75% d’EnR&R dans les réseaux de chaleur

Le projet de loi suite au débat national sur la transition énergétique sera présenté au printemps, pour une adoption en fin d’année 2014. Les PPI seront à suivre.

Table ronde AMORCE, ADEME, FEDENE

Question pour AMORCE : un des enjeux identifiés dans le DNTE est le renforcement des pouvoirs des collectivités en matière d’énergie. Comment cela pourrait-il impacter le développement des réseaux de chaleur ?

Delphine BELLANGER, responsable réseaux de chaleur, a exposé les points que l’association de collectivités Amorce souhaiterait voir intégrer dans cette loi :

  • que chaque collectivités de plus de 20 000 habitants évaluent le potentiel de développement des réseaux de chaleur (étude de faisabilité)
  • que les collectivités avec un réseau de chaleur réalisent un schéma directeur
  • fixer un objectif de part de marché aux réseaux de chaleur (ils représentent 6% de part de chauffage actuellement)
  • que l’enveloppe du Fonds chaleur soit augmentée

Question pour l’ADEME : pouvez-vous nous indiquer en quelques mots où en est le Fonds Chaleur ? Quels effets a t-il eu sur le développement des réseaux de chaleur ? Est-il pérennisé pour les années à venir ?

David BREMOND, chargé de mission biomasse énergie à l’ADEME Rhône-Alpes, a donné des chiffres sur le Fonds Chaleur (fiche de présentation du Fonds Chaleur, article Fonds Chaleur et réseaux de chaleur) notamment :

  • en 2013 en Rhône-Alpes, sur les 618 km de réseaux de chaleur, 90 ont été réalisés durant le Fonds Chaleur.
  • 11 projets ont été aidé en 2012 et 13 en 2013 en Rhône-Alpes
  • 70% des tep EnR&R des dossiers Fonds Chaleur sont transportées par des réseaux nouvellement créés ou étendus

Le Fonds Chaleur sera poursuivie en 2014 avec un budget reconduit à l’identique de 2013.

Question pour la FEDENE : les réseaux de chaleur ont un rôle essentiel dans la politique énergies renouvelables nationales, pourtant ils sont très peu connus du grand public. En tant qu’exploitants, en contact direct avec les usagers, comment l’expliquez-vous ?

Lionel LACROIX, président du Groupe d’Action Régionale Fedene Rhone Alpes Bourgogne, a échangé sur son expérience au contact des abonnés aux réseaux de chaleur et les progrès effectués en matière de communication et d’information :

  • des pièces pédagogiques sont installées dans des chaufferies (notamment à St Étienne et Lyon où des vitres donnent sur les différents systèmes)
  • il est important d’expliquer la facture aux usagers
  • des questionnaires de satisfaction sont envoyés
  • la CCSPL doit se placer au centre du débat avec dialogue entre collectivité, usagers, exploitant

Il a souligné l’importance de structurer la filière bois, et de la rendre plus fluide. En effet, de nombreux problèmes ont été constaté cet hiver, avec de l’humidité dans le bois-énergie livré notamment.

Questions de la salle

Communauté de Communes du Pays de Vernoux (en Ardèche) : Comment développer les réseaux de chaleur dans une petite commune ? Et comment juridiquement imposer dans une DSP un approvisionnement local pour les projets biomasses ?

-> Il y a un bon exemple dans la Loire qui est celui du SIEL (syndicat intercommunal d’énergies du département de la Loire), qui peut accompagner techniquement et administrativement une commune ou la commune peut même lui transférer sa compétence de « production et distribution de chaleur » et dans ce cas le SIEL est maître d’ouvrage du réseau de chaleur.

-> pour l’aspect financier, le Fonds Chaleur n’aide pas pour un projet en deçà de 100 Tep mais la Région le peut.

-> En ce qui concerne le problème de l’approvisionnement local en bois, il sera en parti résolu par la structuration de la filière.

CIBE (Comité interprofessionnel du bois-énergie) : Comment simplifier la compréhension de la tarification des réseaux de chaleur à l’usager ?

-> La facture d’un réseau de chaleur a 2 composantes principales : le R1 qui est la part liée au combustible consommé, et le R2 qui est la part fixe liée à la puissance souscrite (rembourse les investissements). Même si les usagers sont méfiants vis à vis d’un R2 important, une grande part fixe est plutôt une bonne chose car elle permet une meilleure maîtrise de l’évolution de la facture. Amorce souligne l’importance de pouvoir changer plus facilement la puissance souscrite.

ADEME : Y-a-t-il des projets de réseaux de chaleur utilisant l’énergie solaire ?

-> En 2012, AMORCE a ouvert un groupe de travail sur l’intégration du solaire thermique dans les réseaux de chaleur (publication AMORCE Solaire thermique et réseaux de chaleur). Le Danemark est en avance sur cette filière. En France, il y a quelques projets comme à Juvignac, Balma-Grammont, Chambéry, Metz, Chateaubriand.

Commune de Vaulx-en-Velin : Le réseau de chaleur de Vaulx-en-Velin a évolué en passant du charbon à la biomasse, beaucoup de questions ont été posées par la population notamment sur la facture et sur l’approvisionnement bois « approvisionnement prévu sur 5 ans mais après ? ». Quels éléments peut-on fournir pour rassurer sur le gisement et la tarification ?

-> Les contrats d’approvisionnement sur le long terme sont à privilégier. Concernant la facture, les indices de progression de prix sont publiés sur le site internet du CIBE, la part fixe est importante, et l’évolution du prix de la biomasse est plus encadrée, 3 arguments qui permettent de réconforter les usagers.

RAEE : Une amélioration des dossiers Fonds Chaleur est-elle notée ?

-> ADEME : Dans les dossiers Fonds Chaleur, la lettre d’engagement n’est pas suffisante, il est demandé le contrat d’approvisionnement dès le début du dossier.

Planification énergétique et réseaux de chaleur

Réseaux de chaleur et planification locale

Le Cerema a présenté les objectifs nationaux et régionaux sur les réseaux de chaleur et leur mobilisation des EnR&R et les leviers d’actions des collectivités que sont :
– le schéma directeur d’un réseau de chaleur
– les études EnR
– la prise en compte des réseaux de chaleur dans la RT2012
Il en ressort que les objectifs nationaux sont ambitieux au regard de l’évolution actuelle des ktep renouvelables fournies par les réseaux, les objectifs du projet de SRCAE Rhône-Alpes sur les réseaux de chaleur sont ainsi à atteindre voire à dépasser, pour cela les collectivités doivent se saisir de ce vecteur mobilisateur d’EnR&R que sont les réseaux de chaleur, grâce notamment aux outils qu’elles ont à disposition.

Classement

Le Cerema et Amorce ont présenté la procédure et fait un retour d’expériences sur le classement des réseaux. La récente révision de cette procédure est un succès puisque 3 réseaux se sont classés en 1 ans contre 1 seul en 30ans avec l’ancienne procédure.

Une difficulté mise en avant dans le classement est l’impossibilité de réviser la procédure (à l’heure actuelle la seule solution pour faire un changement, tel qu’un agrandissement de la zone prioritaire par exemple, est de refaire une nouvelle démarche de classement), il faut donc bien réfléchir à la durée idéale du classement.
Les seuils pour déroger à l’obligation de raccordement peuvent être fixé en faisant référence au prix du gaz, ou au prix d’une solution de chauffage dominante dans le secteur.
Il est fortement recommandée de donner accès aux informations du réseau (prix à l’usager, mix énergétique, tracé, émissions de GES, fonctionnement juridique, zones prioritaires, etc.) sur le site de la collectivité.

Questions de la salle

Vaulx-en-Velin : le réseau de chaleur de Vaulx-en-Velin a fait l’objet d’un titre V réseau (son contenu CO2 a été agréé par la Commission titre V : voir le tableau des réseaux agréés sur le site rt-bâtiment) : la méthode de calculs du contenu CO2 de l’enquête de branche est différente de celle de la Commission titre V, cela sera-t-elle harmonisée ? Et la procédure Titre V est longue, sera-t-elle facilitée à l’avenir ?

-> En effet, la Commission Titre V réseaux de chaleur prend en compte la consommation électrique des auxiliaires (pompes de circulation notamment) dans le calcul du contenu CO2 du réseau, en cela sa méthode est plus proche de la réalité que celle de l’enquête de branche. Si harmonisation il y a il serait logique que ce soit dans le sens de la méthode de la Commission. Des discussions ont été engagées dans ce sens, et devraient être poursuivies à l’avenir.
Concernant les dossiers Titre V réseaux, l’agrément met un certain temps du fait de la précision demandée dans ces dossiers et du fait des particularités de chaque dossier. Cependant, la précision demandée permet d’affiner le projet au maximum avec des calculs détaillés de demande en énergie des bâtiments desservis, des pertes de circulation et de génération du réseau, etc., en cela, le titre V peut être vu comme une aide à la progression du projet. Une aide à l’élaboration d’un dossier Titre V réseaux de chaleur est en cours de réalisation par le Cerema, elle devrait permettre d’accélérer l’obtention d’agrément du contenu CO2.

Commune de Villeurbanne : Concernant la cartographie nationale du potentiel de développement des réseaux de chaleur en cours de réalisation prévue par la directive européenne 2012/27/UE, quelle sera l’échelle de précision et qui la réalise ?

-> Un appel d’offres a été passé par la DGEC, et un bureau d’études à été sélectionné pour réaliser cette cartographie. L’échelle est précisée dans l’article 14 de la directive européenne sur l’efficacité énergétique, il s’agira d’une précision à la maille de quelques centaines de mètres de côté, seulement pour les communes ayant un certain coefficient d’occupation des sols (« les municipalités et les conurbations dont le coefficient d’occupation du sol est d’au moins 0,3 »). Seront mis en évidences les besoins en énergie des bâtiments et les sources d’énergie existantes (centrales, usines d’incinération des déchets ménagers). Mais rien n’empêchera d’affiner cette carte par la suite, avec des données plus précises dans les milieux peu denses.

Nevers : il est possible de contractualiser le classement dans la DSP.

Les réseaux de chaleur en RA

Les enjeux énergétiques régionaux

Christophe Deblanc, adjoint au chef du service « Ressources énergie milieu et prévention de la pollution » de la DREAL Rhône-Alpes, a rappelé les enjeux de qualité de l’air en Rhône-Alpes. L’année 2013 a été particulièrement mauvaise avec de nombreuses semaines consécutives au-dessus des seuils autorisés pour les oxydes d’azotes et les particules. 4 plans de protection de l’atmosphère (PPA) comportant des actions de diminution des émissions de GES ont été mis en place. La notion de « chaufferie positive » dont les émissions sont très basses et permet d’émettre moins que les autres solutions a été évoquée.

Ville d’Aix les Bains : Y-a-t-il un modèle de dispersion des émissions ?

-> Oui, Air Rhône-Alpes a des modèles, il y a notamment des études d’impacts avec des modèles de simulation du panache des grosses chaufferies.

ENTPE : Pouvez-vous donner des détails sur les chaufferies positives ?

-> des dispositifs de filtres sur les grandes chaufferies permettent d’être en dessous des valeurs seuils d’émission. Les exigences sont renforcées sur les zones sensibles cartographiées. Cependant, ces systèmes restent trop coûteux pour les petites chaufferies, le parti pris est donc également d’abonder les aides pour les systèmes performants aux particuliers (800 000 €/an investis pour les insert de poêles à bois dans la vallée de l’Arve, par l’ADEME et les collectivités).

HESPUL : Quels sont les obstacles à l’adoption du SRCAE Rhône-Alpes ?

-> la DREAL est optimiste, les obstacles devraient être levés.

Qu’est-il fait dans les zones sans PPA qui dépassent les normes ?

-> Des actions sont réalisées à Valence, Chambéry, Annecy, le Grand Genevois qui sont des secteurs denses prioritaires mais les mesures du SRCAE peuvent être mises en place dans les secteurs ruraux également.

Expériences locales

RAEE a présenté la situation des réseaux de chaleur en Rhône-Alpes : 87 réseaux, 440 000 tonnes de bois, 2850 GWh, 55% d’EnR&R, 33% en régie 31% privés 13% en affermage et 23% en concession, ainsi que son site internet dont les données sont plus précises que celles de l’enquête de branche : www.reseauxdechaleurrhonealpes.org
Ils accompagnent 10 réseaux.

3 retours d’expériences (différentes échelles, différentes maîtrises d’ouvrage) ont été présentés : Chambéry, Voreppe/Pays Voironnais et le SIEL.

Chambéry

La ville insiste sur l’importance d’un schéma directeur pour le réseaux de chaleur qui a permis de réaliser un audit énergétique ainsi qu’un état des lieux précis soulignant notamment la place de l’habitat privé raccordé (26% contre 20% pour l’habitat public).
Le prix du réseau est de 69€5 HT/MWh et il devrait baisser à terme avec les évolutions du réseau (utilisation de la biomasse notamment).
Le contenu CO2 est passé de 279 g (en 2005) à 100 d’équivalent CO2 par kWh livrés. Le retours d’expérience sur le solaire injecté dans le réseau montre qu’il ne répond pas aux pointes et qu’il ne sert pas de base non plus car le réseau utilise l’usine de valorisation des déchets en base.
Des réunions d’échanges ont eu lieu avec la présence des usagers et bailleurs sociaux.

Voreppe

Le territoire s’étend de 300 à 1700 m d’altitude. La forêt n’est donc pas facilement exploitable. Un réseau de chaleur bois appoint gaz de 5 km est en projet et sera mis en service début 2015. Ce réseau de chaleur fonctionne en régie et est classé. L’objectif est une prise en compte du réseau à l’échelle intercommunale d’ici 5 ans. Le système de multicyclones et filtres à manches prévu respecte le PPA de l’agglomération grenobloise. L’approvisionnement bois se fera dans un rayon de 80 km. 42% des investissements est financée par le Fonds Chaleur, qui a particulièrement apprécié la démarche intercommunale et le portage en régie directe. Le coût du réseau à l’usager sera de 73€5 TTC / MWh, ce qui représente une économie d’environ 2%.

SIEL

Même pour les petits projets il est possible de trouver des subventions à hauteur de 40%, si ce n’est pas possible via le fonds chaleur, il ne faut pas oublier les CEE. Le SIEL cherche à effectuer un développement de l’amont à l’aval avec une bonne prise en compte de la ressource bois puisqu’il a aussi des missions sur les réserves de bois. Le « service après vente » n’est pas une des missions les plus faciles du SIEL puisque les projets peuvent s’étaler sur 2 mandats différents avec des acteurs politiques plus ou moins convaincus, d’où l’importance d’une mobilisation forte de la collectivité autour des réseaux de chaleur.

Questions:

Comment avez-vous utilisé les outils du schéma directeur et du classement ?

-> Voreppe a utilisé le schéma directeur comme une étude de faisabilité pour son réseau, c’est un outil qui a permis une meilleure planification. Le réseau a également été classé en novembre 2013. Cette procédure était une volonté politique d’afficher le réseau. De plus, les études EnR conduites dans la ZAC ont montré la compétitivité du réseau de chaleur. Par contre le mot obligation de raccordement n’est pas le mot à utiliser, il s’agit plutôt d’une proposition de raccordement avec concertation.

-> Pour le SIEL, personne n’a voulu classer le réseaux à cause de la peur d’obliger le raccordement. Mais lors d’un création de bâtiment (piscine), le raccordement s’imposait du fait de la rentabilité de l’argent public investit.

DDT de la Loire : Comment prendre en compte les interactions avec les autres réseaux d’énergie ? Le réseau de chaleur est notamment en concurrence avec le réseau gaz.

-> SIEL : Si le gaz est déjà présent, il faut que la solution réseau de chaleur prouve d’autant plus sa rentabilité mais les deux réseaux peuvent cohabiter. Un réseau de chaleur bois a été développé sur une commune alors qu’elle était irriguée par le réseau gaz : les 2 réseaux peuvent cohabiter du fait des besoins différents. Le gaz en secours pour le réseau de chaleur est indispensable pour les cuisines notamment, mais la quantité de gaz diminue avec l’utilisation du bois.

Y-a-t-il toujours un appoint fossile sur un réseau de chaleur (bois notamment) ?

-> SIEL : Oui car l’optimum technico-économique le nécessite pour les réseaux urbains. Pour les petits réseaux il est possible de s’en passer mais cela est assez risqué. Il y a des projets 100% bois voulu par la mairie mais cela entraîne de réelles pressions car la chaudière bois peut tomber en panne.

Comment gérer les risques de l’approvisionnement en biomasse ?

-> SIEL : au niveau du parc national du Pilat, les projets ne vident pas le stock et  le risque est contrôlé car des actions sont déjà en place avec les acteurs de la filière mais il est vrai que certains exploitants profitent du besoin nécessaire pour augmenter les prix.

-> Sur Aubenas, une convention tripartite a été mise en place, entre Cofely-Synerbois-ville. Un engagement d’arbitrage est fait entre le prix du bois, le chiffre d’affaires, l’approvisionnement, etc. Tout le monde doit y gagner donc les élus doivent s’impliquer.

Quelles sont les autres sources d’énergie (que le bois) ?

-> Chambéry : sur une ZAC, il y a le problème de l’obligation de panneaux solaires individuels alors qu’il existe un réseau de chaleur utilisant la valorisation de l’incinération des déchets, c’est un gaspillage.

-> SIEL : il y a un petit réseau de chaleur qui utilise l’incinération des boues à St Chamond.

Comment fait-on quand les abonnés ne sont pas captifs ?

-> Voreppe : 95% des abonnés ont signé en amont du projet de réseau de chaleur ce qui facilite grandement le projet. Il existe cependant des montages financiers au fil de l’eau.

-> SIEL : la commune doit s’impliquer pour que les privés (propriétaires de bâtiments) adhèrent au réseau de chaleur.

Comment appréhender la montée en charge lors d’une création de réseaux de chaleur ?

-> Dans le cas d’une très bonne concertation et d’un classement, la montée en charge est connue et peut être planifiée. Il est possible également de faire des marchés à tranches conditionnelles ce qui permet l’étalage des investissements au fur et à mesure de l’avancé du projet. Ce type de montage financier au fils de l’eau est une solution intéressante pour appréhender les créations de réseaux de chaleur.

Grand Lyon : Quelle est la pertinence des réseaux de chaleur dans le cas d’écoquartiers ?

-> Chambéry : la rentabilité s’apprécie au cas par cas. Le solaire thermique peut être intéressant ou non, il faut étudier toutes les solutions.

-> SIEL : il faut optimiser le réseau (voir l’article Cerema sur les techniques d’optimisaton de réseaux de chaleur)

-> voir également le dossier Réseaux de chaleur et nouveaux quartiers.

La chaleur issue des UIOM est-elle vraiment EnR&R ? Si la demande de chaleur augmente ne risque-t-on pas de brûler plus de déchets ?

-> On n’augmente pas les déchets pour avoir de la chaleur, c’est dans l’autre sens que cela fonctionne : la chaleur est là, autant l’utiliser. De plus, un réseau de chaleur utilisant une UIOM ou UVE (usine d’incinération des ordures ménagères ou usine de valorisation énergétique) l’utilise en base, et a d’autres sources d’énergie pour répondre aux pointes et besoins plus importants (bois-gaz par exemple).

Clôture de la journée

Cette journée a été clôturée par le directeur régional de l’ADEME en Rhône-Alpes qui a notamment rappelé quelques chiffres imagés tels que « les réseaux de chaleur aidés par le Fonds Chaleur représentent le trajet Lyon-Grenoble (64 km) ».

Projet d’un réseau de chaleur biomasse à Aix-les-Bains, région Rhône-Alpes

Source : www.Bioenergie-promotion.fr

La ville d’Aix-les-Bains, située dans le département de la Savoie, a signé un partenariat avec Idex pour la création de son futur réseau de chaleur bois, répondant ainsi aux objectifs de Développement Durable de la ville et du Plan Climat notamment.

Une chaudière biomasse de 5 MW alimentée par des plaquettes forestières de provenance locale, alimentera le réseau d’une longueur de 5,4 km. Il desservira, à partir de mi-2015, environ 2 000 équivalents-logements (majoritairement des bâtiments publics).

En appoint à la chaudière bois, deux chaufferies gaz existantes (de l’hôpital et de l’OPAC 73) d’une puissance de 7,2 MW au total, seront réutilisées.

Le début des travaux est prévu mi-2014. L’investissement total est estimé à 7 millions d’euros.

Pour en savoir plus…

Fiche sur les Réseaux de chaleur biomasse (pôle réseaux de chaleur du Cerema)

Journée d’information « Les réseaux de chaleur dans la planification territoriale : l’exemple rhônalpin » – 6 février 2014

Journée d’information régionale sur les réseaux de chaleur comme outil de développement local des énergies renouvelables, à destination des acteurs de la région Rhône-Alpes

La DREAL Rhône-Alpes, l’ADEME et la DGEC, en collaboration avec le Cerema et avec le soutien de la Région Rhône-Alpes organisent cette journée le jeudi 6 février 2014 de 9h30 à 16h30 dans les locaux de la DREAL à Lyon.

Lieu

Immeuble Lugdunum – Place Jules Ferry – Lyon 6ème – Métro B arrêt Brotteaux

Programme

Inscriptions

http://www.my-invit.com/evenement/b1d5781111d84f7b3fe45a0852e59758cd7a87e5.html

Renseignements

Plus d’informations sur le centre de ressources du Pôle Réseaux de Chaleur

Cerema – Pôle Réseaux de Chaleur

Journée d’information « Les réseaux de chaleur dans la planification territoriale : l’exemple rhônalpin » – 6 février 2014

Journée d’information régionale sur les réseaux de chaleur comme outil de développement local des énergies renouvelables, à destination des acteurs de la région Rhône-Alpes

La politique nationale de transition énergétique attribue un rôle important aux réseaux de chaleur et de froid, en tant qu’outil permettant de mobiliser massivement des énergies renouvelables et de récupération sur les territoires.

A travers le développement de réseaux de chaleur sur leur territoire, les collectivités peuvent agir de façon directe sur les émissions de gaz à effet de serre et sur la réduction de la consommation d’énergies non renouvelables. Ces réseaux contribuent par ailleurs à l’indépendance énergétique et à l’économie locale.

Depuis 2009, on assiste à un renouveau des réseaux de chaleur porté par l’ensemble des acteurs, publics et privés. Plusieurs outils ont été mis en place (outils juridiques, soutien financier) afin de faciliter la réalisation de projets conformes aux objectifs énergie-climat nationaux et territoriaux.

La DREAL Rhône-Alpes, l’ADEME et la DGEC, en collaboration avec le Cerema, organisent une journée d’information le jeudi 6 février 2014 de 9h30 à 16h30 dans les locaux de la DREAL à Lyon.

Programme prévisionnel de la journée

  • Actualité nationale des réseaux de chaleur
    • Les réseaux de chaleur au coeur de la transition
      énergétique [DGEC]
    • Regards croisés sur l’actualité en lien avec les
      réseaux de chaleur [table ronde AMORCE/ADEME/FEDENE, animée par le Cerema]
  • Planification énergétique et réseaux de chaleur
    • Réseaux de chaleur et planification locale : une
      synergie à développer – Bilan et leviers d’action [Cerema – Pôle Réseaux de Chaleur]
    • La collectivité, un acteur central de la planification
      énergétique – Retours d’expérience sur le classement des réseaux [AMORCE, Cerema – Pôle Territoires et Changement Climatique]
  • Les réseaux de chaleur en région Rhône-Alpes
    • Les enjeux énergétiques régionaux [DREAL Rhône-Alpes]
    • Retours d’expériences locales : 3 collectivités de Rhône-Alpes, de tailles différentes
    • Table ronde collectivités [animée par RAEE]

Les modalités d’inscription à cette journée seront précisées début janvier 2014. Pensez à réserver la date du 6 février dès maintenant !

Renseignements :

Journée technique consacrée aux réseaux de chaleur bois – 3 décembre, Haute-Savoie

Source : Amorce

La Commission « Stratégie de développement et promotion de la chaleur au bois » du CIBE vous propose une journée technique :

Mardi 3 décembre 2013
9 h 00 – 18 h 00

Le réseau de chaleur :
un vecteur de développement du bois-énergie

à Rumilly (Haute-Savoie).

Cette manifestation bénéficie du soutien de l’ADEME, du Pôle Excellence Bois Pays de Savoie, de la société Cofely et du Bois International, et de la participation de la Région Rhône-Alpes, de Rhônalpernergie Environnement et de l’A.T.E.E..

AMORCE interviendra lors de cette journée et présentera les résultats de l’enquête menée en 2012 sur les réseaux de chaleur au bois.

  • Pour en savoir plus :

Sur le site cibe.fr, téléchargez le programme, les modalités d’inscription, le plan de situation et d’accès.

La ville de Vaulx-en-Velin a inauguré la chaufferie biomasse de son réseau de chaleur urbain

Source : www.limouzi.com

Vaulx-en-Velin a inauguré en juin dernier sa chaufferie biomasse.

Le réseau de chaleur de la ville, d’une longueur de 25 km, alimente en eau chaude sanitaire et en chauffage plus de 12 000 « équivalents-logements » (écoles, collèges, lycées et de nombreux équipements professionnels).

La ville souhaitait s’engager en faveur des énergies renouvelables et ainsi passer progressivement du charbon/gaz/fioul lourd au bois énergie. Dès la prochaine saison de chauffe, le bois assurera 65% de la production de chaleur. 40 000 tonnes de bois par an seront nécessaires au fonctionnement de la nouvelle chaufferie. Cette énergie
locale et renouvelable permettra d’éviter chaque année l’émission de 31 200 tonnes de CO2. De plus, les usagers bénéficieront d’une baisse de 18 % de leur facture de chauffage fin 2013, facture qui sera de l’ordre de 86 € TTC en moyenne le MWh.

La ville de Vaulx-en-Velin a bénéficié pour la construction de cette chaufferie de l’aide de l’ANRU (Agence Nationale de Rénovation Urbaine), de l’Ademe (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de  l’Énergie) et du Conseil Général du Rhône.  Cofely est le délégataire de service public pour la production, la distribution du chauffage et l’exploitation de la chaufferie bois qui sera mise en service à l’automne prochain.