La chaleur à l’honneur dans l’Union Européenne

Heating and Cooling in the European Energy TransitionLe 26 et 27 février à Bruxelles une série de conférences et de workshops ont permis de déchiffrer les grands enjeux de la transition énergétique en Europe. Intitulé heating and cooling in the european energy transition, cet événement, organisée par la Commission Européenne a réuni plus de 400 participants de tout horizon. Industriels, ESCOs, élus, chacun a pu exposer son point vu ou faire partager ses expériences.

Certaines barrières, comme celles de la disponibilités des données, semblent présentes dans la quasi totalité des pays membres et ces rencontres ont également permis de lancer des réflexions pour les surmonter. De nombreux acteurs attendent de l’UE des mesures dans ce domaine.

La question de la cogénération a été souvent abordées. 16.2% du combustible utilisée aujourd’hui en cogénération est renouvelable et ce chiffre augmente fortement. L’Europe souhaite améliorer fortement la part de l’énergie cogénérée et notamment celle à partir de combustibles renouvelables. Les réseaux de chaleur reste la solution privilégié pour le développement cette cogénération.  La commission prévoit de sortir d’ici la fin de l’année un document intitulé « Energy Union Framework » dans lequel la question de la cogénération et des réseaux de chaleur sera détaillée.

logo HC EUConstruire un marché de la chaleur constitue également un des grands chantiers de l’Europe afin d’atteindre les objectifs en terme d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables (ou de récupération). La carte nationale de chaleur pourrait aider à la construction de ce marché qui doit s’imbriquer avec celui du gaz et de l’électricité mais qui souffre aujourd’hui d’une trop grande fragmentation. Un autre moyens efficace pour la mise en place de ce marché reste les smartgrids. Ces réseaux intelligents, non pas électriques mais bien multi-énergies, parviennent à lier les réseaux de chaleur, l’éolien, le solaire, le gaz et le stockage, au prix de l’électricité et à la demande en chauffage.

Toutes ces actions sont bien entendues étroitement liées aux politiques concernant l’efficacité énergétique des bâtiments pour lesquelles l’Europe prévoit d’ambitieux chantiers (voir le rapport de l’EEFIG). L’existant présente la plus grande source de gisement, simplement en remplaçant tous les anciens systèmes de chauffage, l’Europe pourrait atteindre 20% d’efficacité énergétique en plus. Le taux de renouvellement reste cependant trop lent mais imposer le remplacement des appareils de production de chaleur pose problème. En ces temps de crise, les particuliers n’ont pas forcément les moyens. Il faut donc développer des outils différents.

Quelque soit ces outils, une approche à l’échelle du quartier et la notion de quartier passif plutôt que de maison passif donnera de meilleurs résultats.  Il semble en effet que cette échelle soit idéale pour lier efficacité énergétique et énergies renouvelables.

Des pays comme la Suède et le Danemark ont par ailleurs partagé les actions mises en place à cette échelle dans leur pays. La Suède mise par exemple, beaucoup sur la flexibilité pour convaincre les clients. Ces derniers peuvent ainsi passer du chauffage urbain à tout autres moyens de chauffage très facilement (et vice-versa). Associé un à processus de dialogue important au niveau du quartier et de la ville, ce choix donne actuellement de bons résultats.

Ces conférences ont été riches en enseignements et en interrogations. Ce qui est certain c’est que les réseaux de chaleur sont bien présents à l’agenda de la Commission Européenne.

Retrouvez l’ensemble des présentations de ces conférences ici

Nouvelle fiche: « Associer les usagers à la vie du réseau de chaleur »

fiche usagersPortés par les collectivités et très fortement liés au développement des villes, les réseaux de chaleur sont les réseaux d’énergie les plus proches des territoires. Leur développement doit donc se faire en lien avec la population, citoyens et usagers. Différentes démarches peuvent être menées à l’échelle d’un réseau, d’un quartier ou d’une ville, pour améliorer les échanges entre les usages finaux, les abonnés, l’exploitant et la collectivité. Cette fiche présente quelques unes de ces démarches dans les domaines de l’information aux usagers et citoyens, de l’association aux décisions et enfin de l’implication dans le fonctionnement même du réseau.

Interaction des réseaux de chaleur avec les autres réseaux

Nouveau réseau de chaleur à Gourdon

Source : Blog du Bourian

A l’occasion de la mise en place du réseau de chaleur à Gourdon, dans le Lot en Midi-Pyrénées, qui chauffera 10 bâtiments publiques et 40 particuliers :

La mairie de Gourdon profite de ces tranchées pour vérifier le système d’assainissement et d’eau potable.

Optimisation du coût des réseaux de distribution

La mutualisation entre les différents réseaux, comme dans cet exemple entre le réseau de chaleur et le réseau d’eau, permet d’optimiser les coûts, parfois importants, des réseaux de distribution. Cette mutualisation peut se faire entre le réseau de chaleur et le tram, comme à Dijon par exemple, ou entre le réseau de chaleur et le très haut débit comme à Nantes, Mende et d’autres villes.

D’autres techniques et outils permettent d’optimiser les coûts : pour en savoir plus : article Optimisation du coût des réseaux de distribution.

Foire aux questions sur le titre V réseaux de chaleur/froid

Le titre V réseaux de chaleur/froid permet aux réseaux neufs et modifiés (changement d’une chaudière charbon par une chaudière bois par exemple) de faire agréer leur contenu CO2 en attendant sa parution dans l’arrêté DPE (arrêté contenant la liste des contenus CO2 des réseaux de chaleur/froid issus de l’enquête annuelle du chauffage urbain et de la climatisation urbaine, mis à jour annuellement), afin d’être pris en compte dans la RT2012. En effet, un bâtiment RT2012 raccordé à un réseau vertueux a droit à une modulation McGES de sa consommation maximale, variant de 0 à 30% suivant le contenu CO2 du réseau et l’usage du bâtiment.

Couverture Aide Titre V

En plus de l’aide à l’élaboration d’un dossier titre V réseaux de chaleur/froid, une FAQ titre V réseaux est ouverte et enrichie régulièrement.

Exemples de questions traitées dans cette FAQ :

La FAQ titre V réseaux de chaleur/froid est relayée par le site rt-batiment ici.

Pour en savoir plus sur les réseaux bois et la régie – Journée technique à Saint Flour (15) le 23 avril 2015

Source : cibe.fr

Le Comité Interprofessionnel du Bois-Énergie organise, en partenariat avec Bois énergie 15 et méthanisation et l’ADEME, une journée technique à Saint Flour (15), sur les « Réseaux de chaleur au bois en régie – Création et fonctionnement de la régie, exploitation du réseau et vente de chaleur« .

Des présentations en salle sont au programme de la matinée sur les thématiques suivantes :

- L’animateur bois-énergie, véritable lien entre tous les intervenants de la filière
Montages juridiques pour la gestion du service public de distribution de chaleur
– La régie, mode de gestion retenu pour les chaufferies et réseaux de chaleur du Pays de Saint-Flour-Margeride
– Rôle et missions de l’assistant à maîtrise d’ouvrage
Création et fonctionnement d’une régie de distribution de chaleur
Exploitation du réseau : approvisionnement en combustible, conduite et entretien courant
Aides publiques aux réseaux de chaleur bois : Fonds Chaleur, aides régionales…

Deux visites successives sont proposées l’après-midi :

- Chaufferie bois de Volzac
– Chaufferie bois de la ZAC du Crozatier

visant un large public et particulièrement les collectivités territoriales, les industriels et les bureaux d’études.

-> Programme et inscription pour cette journée

Réseaux de chaleur – documentation

Consommation d’énergie et valorisation de la chaleur des data-centers

https://i2.wp.com/www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/1090x500/datacenters.jpg

Intéressant article de slate.fr sur l’efficacité énergétique des data-centers et la valorisation de leurs rejets thermiques.

Extrait :

« L’IT peut être certainement beaucoup plus éco-responsable, mais constituera une part toujours croissante des bilans énergétiques. Alors, pourquoi ne pas, tout simplement, acter cet état de fait? Et utiliser la chaleur dégagée par les serveurs pour, par exemple, chauffer bureaux ou logements? Chez Celeste, la chaleur produite par les serveurs est récupérée dans une colonne d’air, située de l’autre côté de la colonne d’air froid, et utilisée pour chauffer les bureaux. Mais l’on peut également envisager d’implanter un data-center près d’un bureau, d’un logement collectif ou même d’un écoquartier, et ainsi récupérer la chaleur produite. Exactement comme l’on cherche de plus à plus à relier les usines et centres d’incinération, producteurs de chaleur fatale, à des quartiers de bureaux ou de logements, consommateurs de chaleur. Les idées ne manquent pas, ici ou là.

La petite société française Stimergy compte même en faire un un modèle d’affaires. Son projet: développer des petites chaudières numériques, constituées d’une vingtaine de serveurs, et logées, tout simplement, dans les caves d’immeuble, les chaufferies d’hôtels ou de bâtiments publics. La chaleur fatale dégagée est récupérée pour produire une partie de l’eau chaude des habitants. Une première chaudière numérique a ainsi été installée à l’université de Lyon 3. »

Voir aussi :

Celsius Smart Cities : un projet européen à la recherche de collectivités françaises

https://i1.wp.com/reseaux-chaleur.cerema.fr/wp-content/uploads/CelsiusCity_EU_Homepage2-300x293.pngInitié en 2013 pour une durée de 4 ans, Celsius Smart Cities est un projet européen de diffusion et partage d’expériences en matière de développement de réseaux de chaleur et de froid intelligents , mobilisant notamment les énergies de récupération.

L’objectif est de rassembler cinquante villes des différents pays d’Europe afin de suivre leurs réalisations, leur apporter un soutien sous la forme d’expertise et de mise en relation avec d’autres villes, et valoriser leurs initiatives.

Aux côtés des collectivités impliquées dans le projet, un consortium a été constitué afin de rassembler les compétences d’énergéticiens et d’établissements de recherche. Le projet Celsius est financé par l’Union européenne.

Pour en savoir plus :

Réseaux de chaleur : une source de sécurité énergétique – Journée sur les expériences européennes – 12 mars 2015

Source : Interreg IVA

Réseaux de chaleur : une source de sécurité énergétique

Succès et bonne pratiques sur un vecteur d’énergies renouvelables
Regards croisés sur des expériences européennes remarquables

La transition énergétique européenne représente une opportunité majeure de relance de l’investissement et de l’économie. Elle ne saurait réussir sans un développement fort des réseaux de chaleur. Echanger sur des projets exemplaires de réseaux de chaleur dans différents pays d’Europe s’avère être une véritable source d’inspiration pour la communauté dans son ensemble.

Véritable outil de confort urbain, les réseaux urbains présentent une somme considérable d’avantages pour l’utilisateur :

  • simplicité d’utilisation
  • maîtrise des coûts énergétiques
  • développement multi-énergétique
  • diminution des rejets atmosphériques
  • préservation de l’environnement sur les plans esthétique, visuel et sonore
  • sécurité accrue par l’absence d’installation de combustion dans les immeubles desservis
  • suppression des charges d’entretien ou des remises en conformité liées aux productions localisées
  • prise en compte préventive des risques sanitaires

Il est donc essentiel pour que tous ces avantages s’expriment de bien concevoir et de bien gérer ces réseaux de chaleur. Cette journée du 12 mars est une opportunité d’échanger sur ces projets, sur leurs facteurs de succès… Alors si vous avez un projet sur votre territoire, si vous vous êtes lancé dans une telle aventure mais souhaitez découvrir le travail d’autres structures, si vous vous questionnez sur l’intérêt de vous raccorder à un tel réseau… ou si tout simplement vous êtes curieux, venez nous rejoindre ce jeudi 12 mars !

INFORMATIONS PRATIQUES  | Jeudi 12 mars – 9h30/16h30 – GRATUIT

Lieu : CJC – Boulevard Chanzy – 62200 BOULOGNE SUR MER

Inscription : par email à Hélène EVRARD

PROGRAMME

9H30      Accueil petit-déjeuner

10H00    Présentation du Cluster SAFE-ICE | Philippe CHARTON | Directeur Général d’Habitat du Littoral

10H05    Mot d’Accueil Laurence COLLAS-HURTREL | Adjointe au maire de la ville de Boulogne-sur-Mer

10H15     Introduction | Ludovic FAYEULLE et Hélène EVRARD-HENON | Habitat du Littoral

10h30     Cartes thermiques et outils de calculs pour les réseaux de chaleur |Marianne  VANCLEEMPUT | West-Vlaamse Intercommunale (BE)

11H00     Politique de réseaux urbains Wouter CYX |  Ville d’Anvers (BE)

11H30     Réseaux de chaleur du sud de la Hollande | Maya VAN DER STEENHOVEN |Province du Sud de la Hollande (NL)

12H00      De l’étude de faisabilité à la mise en service : l’exemple de Boulogne-sur-Mer   primé au concours national des villes | Ludovic FAYEULLE | Ville de Boulogne-sur-Mer (FR)

12H30      Cocktail déjeunatoire

13H30      Etude de faisabilité d’un réseaux de chaleur sur le site de l’ancienne usine de sucre de Veurne | Jeroen VERBEKE | (BE)

14H00      Comment optimiser la production de chaleur | Mariette BILIUS | DCMR et Province du Sud de la Hollande

14H30      Présentation en images / vidéo du réseaux de chaleur triennal à Boulogne-sur-Mer | Ludovic FAYEULLE | Ville de Boulogne-sur-Mer (FR)

14H45       Echanges avec la salle 

15H00       Visite de la chaufferie de la Liane

16H00       Café et networking

 

Carte nationale interactive des réseaux de chaleur et de froid – Edition 2014

2015-03-04 15_04_04-Carte nationale des contenus CO2 des réseaux de chaleur et de froid sur 2012 - u

La carte nationale interactive des réseaux de chaleur et de froid, basée sur la liste et les données de l’arrêté relatif au contenu CO2 des réseaux, a été mise à jour à partir du dernier arrêté (27 octobre 2014, basé sur l’enquête annuelle conduite en 2013, donc sur les bilans de fonctionnement des réseaux sur l’année 2012).

Cette carte représente les réseaux de chaleur et de froid recensés par l’arrêté, avec une localisation à la commune (objets ponctuels). Le contenu CO2 de chaque réseau, son type (chaleur/froid), son nom et sa commune principale de rattachement sont indiqués dans une infobulle. Lorsque le réseau est présent dans l’annuaire Via Sèva, un lien permet d’accéder à davantage de données.

En coulisses…

logo umapPour réaliser cette édition 2014, nous avons choisi d’utiliser le service Umap, en remplacement de Google Maps Engine qui était utilisé pour la précédente version. En plus d’être une solution open source, basée sur les fonds de carte collaboratifs du projet OpenStreetMap, Umap nous permet de vous proposer quelques fonctionnalités supplémentaires, telles que :

  • le téléchargement de l’intégralité des tables de données (format geojson, gpx ou kml), via le bouton « Exporter et partager la carte » situé dans le menu dérouable « Plus », à gauche
  • une couche par classe de contenu CO2, avec une couleur par classe et la possibilité d’afficher/masquer les couches de votre choix
  • un affichage amélioré (regroupement des points lorsqu’ils sont proches à l’écran, présentation des infobulles…)
  • la possibilité d’intégrer facilement une version personnalisée (zone géographique ciblée, couches activées…) sur votre propre site web (bouton « Exporter et partager la carte » puis configuration à l’aide du menu « Options d’export de l’iframe »)

L’ONU plaide pour le développement et la modernisation des réseaux de chaleur et de froid

district energy unep

Dans un rapport publié le 25 février, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) met en avant le rôle essentiel que peuvent jouer les réseaux de chaleur et de froid dans la transition énergétique des villes.

La transition vers des réseaux de chaleur et de froid modernes pourrait contribuer à hauteur de 60% à la réduction des émissions du secteur d’ici 2050, et réduire de moitié la consommation d’énergie primaire, d’après un rapport publié par le PNUE en collaboration avec le Centre pour l’Efficacité Energétique de Copenhague, l’ICLEI – Collectivités locales pour le développement durable – et l’ONU-Habitat.

Avec des villes qui représentent 70% de la consommation d’énergie dans le monde et 40 à 50% des émissions de gaz à effet de serre, le rapport « District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy » révèle comment les autorités locales et les gouvernements nationaux peuvent développer des systèmes de production et distribution locale d’énergie efficaces, résilients face au climat et abordables. C’est une des solutions les plus efficaces et les moins coûteuses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et les besoins en énergie primaire, et pour contribuer au maintien des températures mondiales sous les 2°C d’écart par rapport au niveau pré-industriel.
Les réseau de chaleur et de froid peuvent également contribuer à la transition vers une économie verte, grâce aux économies réalisées en évitant des investissements sur les infrastructures de génération électrique, à la création de richesse liée à une facture fossile réduite, aux revenus liés à la fiscalité locale, et à l’emploi.

Pour en savoir plus

Communiqué complet du PNUE

District energy systems can also contribute to the green economy transition through cost savings from avoided or deferred investment in power-generation infrastructure and peak capacity; wealth creation through reduced fossil fuel expenditure, local tax revenue; and employment.

« Our response and our ability to keep the world within a 2°C scenario, has led us to focus on district energy in cities. These are practical, reliable, bring benefits to consumers and they generate benefits in terms of our response to climate change, » said Achim Steiner, United Nations Under-Secretary-General and Executive Director of UNEP.

« In launching this report, we want to draw attention of the world’s decision makers, mayors, leaders at the community level, to the importance of district energy systems and hopefully through the lessons learnt in many parts of the world, ensure that this is yet one more element of our response that will allow us to practice and draw upon solutions already in place, proven and part of the transition to a green economy. »

Currently, heating and cooling, of space and water, account for half of the energy consumption in some cities, with systemic inefficiencies incurring massive economic and social costs, and acting as a major barrier to universal access to modern energy.

Cooling demand in particular is growing worldwide, spending on energy services is increasing. According to the International Energy Agency, energy consumption for space cooling increased 60 per cent globally from 2000 to 2010, and is set to expand by 625 per cent by 2050 in selected regions of Asia and Latin America.

District energy systems – which pipe steam, hot water or cold water around a city from a central location for use in buildings – are being used in a variety of cities worldwide because of their higher energy efficiency which can significantly reduce the greenhouse gas emissions of cooling and heating. This can result in improved air quality, and, where district systems use renewable power sources, reduce reliance on fossil fuels and energy imports, increasing the resilience of cities to fuel price shocks.

The city of St Paul, Minnesota, USA, for example, uses district energy fuelled by municipal wood waste to displace 275,000 tons of coal annually and to keep US$12 million in energy expenses circulating in the local economy. And in Toronto, Canada, the extraction of lake water for district cooling reduces electricity use for cooling by 90 per cent, earning the city US$89 million from selling a 43 per cent share in its district energy systems, which it could use to fund other sustainable infrastructure development. Paris, France, is providing cheaper, more renewable heat through district heating and, by owning a third of its district heating company, also benefits from an annual dividend of $US 2.6 million and an annual concession fee of $US 9.1 million.

« Cities are crucial partners in making Sustainable Energy for All a reality. With their help we can change the environment, change the way we produce and use energy and at the same time significantly mitigate climate change, accelerate economic development, reduce environmental pollution and alleviate extreme poverty and thereby making cities a lot more resilient, » said Kandeh Yumkella, UN Under-Secretary-General, Special Representative of the Secretary-General and CEO of the Sustainable Energy for All initiative.

Through an analysis of the 45 ‘champion cities’, which have collectively installed more than 36 GW of district heating capacity (equivalent to 3.6 million households), 6 GW of district cooling capacity (equivalent to 600,000 households) and 12,000 km of district energy networks, the report finds that while contributions of district energy are significant and growing, the full potential of these systems remains largely untapped, with significant opportunities existing for growth, refurbishment and new development.

Gujarat International Finance Tec-City, known as GIFT City, India, is developing the country’s first district cooling system, which could reduce electricity demand for cooling by 65-80 per cent. Yerevan, Armenia, is retrofitting and modernizing its district heating systems, which historically had losses as high as 50 per cent. After the first phase of refurbishment, 10,000 residents were reconnected, reducing energy consumption by 50.2 GWh annually and providing heat at cheaper rates than with residential gas boilers. While a Booz & Company 2012 study of the Gulf countries found that district cooling could provide 30 per cent of forecasted cooling needs by 2030, avoiding 20 GW of new power capacity and 200,000 barrels of oil equivalent per day in fuel.

Local governments are uniquely positioned to advance district energy systems in their various capacities as planners and regulators, as facilitators of finance, as role models and advocates, and as large consumers of energy and providers of infrastructure and services (e.g., energy, transport, housing, waste collection, and wastewater treatment). For example, in 2012 alone, the Greater London Authority’s integrated energy and land-use planning policy resulted in US$213 million of investment in heat network infrastructure.

The policy options available to cities often are influenced by national frameworks and the extent of devolved authority. This publication outlines the policy best practices that local governments can use within these four broad capacities, accounting for diverse national frameworks.

To facilitate the transition to modern district energy systems, UNEP has launched a new initiative on District Energy in Cities, as the implementing mechanism for the Sustainable Energy for All (SE4ALL) District Energy accelerator. As part of this initiative UNEP has developed a policy and investment road map comprising 10 key steps to accelerate the development, modernization and scale-up of district energy in cities.

A decision tree, developed as an outcome of this publication and of the exchanges with the 45 champion cities, will guide cities through these various stages and highlight tools and best practices that could be available to local governments in their roles as planner and regulator, facilitator, provider and consumer, coordinator and advocate. Twinning between cities – matching champion ones with learning ones – will be a key component of the new district energy initiative led by UNEP.

Notes to Editors

One of the three objectives of the Sustainable Energy for All initiative is the doubling of the global rate of improvement in energy efficiency by 2030. The Global Energy Efficiency Accelerator Platform was established to help reach this objective, by supporting accelerated action to improve energy efficiency in specific sectors, such as district energy, lighting, appliances, vehicle efficiency, buildings or industry. The Global Initiative on District Energy in Cities is the implementation mechanism for the SE4ALL District Energy Accelerator.

Additional quotes

« Today, cities account for over 70 per cent of global energy consumption. This asks for a swift and sustainable transition in urban heating, cooling and electricity.With the publication of District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy cities get practical guidance on how to achieve this transition while increasing reliability of energy supply, saving money, creating jobs and decreasing emissions. Being a lead partner of the initiative, ICLEI offers support to cities interested in successfully managing their versatile and crucial role for delivery on the ground – from integrated urban and energy planning to bringing stakeholders together- to harness the multiple benefits of district energy in cities, » Gino Van Begin, Secretary General, ICLEI – Local Governments for Sustainability.

« The District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy publication offers essential information and practical guidance to any city interested in a local low-emission energy supply mix. The City of Seoul is honoured to be a contributor to this handbook as well as the Accelerator platform, hoping for other local governments to also start applying district energy in their communities, » Park Won-soon,Mayor of Seoul, South Korea.

« It is an honour for Sonderborg with our ProjectZero transition project to be featured as district heating champion city in the UNEP publication. Green district heating is the backbone for our ZEROcarbon goal and we are grateful to inspire other cities. The publication is a great tool for every city that wants to meet ambitious carbon targets and they are all welcome to visit Sonderborg – as seeing is believing, » Erik Lauritzen, Mayor of Sonderborg, Denmark.

« The need for cities and towns to become more sustainable and to reduce their carbon emissions is imperative as urban populations grow rapidly. Leaders of many municipalities are already showing strong initiative to improve the lifestyles and livelihoods of their citizens while improving the environment, both locally and globally. District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy highlights key technology options available to communities to provide heating and cooling services in a cost-effective manner and with low environmental impacts. The findings of this report should be studied carefully by all policymakers and private developers who are endeavouring to achieve a more sustainable future, » Ralph Sims, professor at Massey University, New Zealand, and member of the Scientific and Technical Advisory Panel of the Global Environment Facility.

« District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy is a timely, comprehensive and useful knowledge tool. An essential part of the agenda for sustainable cities, district heating and cooling offer a tremendous, cost-effective opportunity to reduce greenhouse gas emissions while improving energy security and providing affordable energy solutions for residents. This publication provides a pragmatic, high-level analysis of major issues – including technological solutions, costs, business models, and the roles and capacities of the public and private sectors – and offers the way forward. It includes an extremely useful set of nearly 40 specific, practical examples of best practices from around the world. Overall, the District Energy in Cities Initiative offers a great platform for cooperation among cities, the private sector and multilateral development institutions, » Alexander Sharabaroff, Operations Officer (Energy), International Finance Corporation.

« With the publication of District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy, UNEP has made a hugely valuable contribution to the climate and energy debate. Not only does it rightly identify the specific challenge of supplying low carbon heat to the urban environment as a necessary element of the general energy transition, it provides highly practical advice and analysis for policy-makers on how this can be achieved. An elegant demonstration of the value of thinking globally while acting locally, UNEP’s effort to drive emergence of District Energy as a solution for cities is the right initiative at the right moment! » -Paul Voss, Managing Director, Euroheat & Power.

« District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy provides a critical set of information to cities as they develop action plans to meet sustainability, energy and climate goals. By providing thoughtful analysis of both key barriers and successful best practices, this handbook helps decision makers quickly identify important issues and successful tactics from peer cities as they move forward with district energy. The District Energy Accelerator is a valuable platform to advance district energy through resources such as this and by connecting stakeholders for greater collaboration, » Katrina Pielli, Senior Policy Advisor, Office of Energy Efficiency and Renewable Energy, U.S. Department of Energy.

« We very much support UNEP’s work on District Energy in Cities – this publication shows that energy-efficient district energy systems as basis for climate mitigation and socio-economic benefits are not a question of technology. It is a question of forward-looking and sustainable city planning. It is a question of always looking for solutions. And cities show that they are already today the pragmatic implementers of this technology. This publication is clearly a guide for all mayors that want their city to be at the forefront of low-carbon development for healthy and liveable cities. Danfoss invites all interested private sector actors to join the District Energy in Cities Initiative and support the dissemination of this knowledge and transfer of technical expertise in cities and countries worldwide, » Niels B. Christiansen, Danfoss CEO.

Download the full report at www.unep.org/energy/des

For more information please contact:

Shereen Zorba, Head of News and Media, UNEP

+254 788 526000, Shereen.Zorba@unep.org

Niamh Brannigan, News Desk, UNEP

+254 7177 33348, unepnewsdesk@unep.org

Actualités sur les réseaux de chaleur, réseaux de froid et énergies renouvelables, en lien avec la planification et l'aménagement des territoires

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