FICHE 4 PAGES : STRUCTURATION DE LA FILIÈRE BOIS-ÉNERGIE VIA LE RÉSEAU DE CHALEUR D’AUTUN

Le pôle réseaux de chaleur du Cerema vient de publier une fiche 4 pages sur la structuration de la filière bois-énergie via le réseau de chaleur d’Autun. Cette fiche est un retour d’expérience d’une ville de taille moyenne contribuant à la structuration de la filière bois-énergie via son réseau de chaleur.

Depuis 1998, la ville d’Autun a choisi d’abandonner le fioul au profit du bois-énergie pour son réseau de chaleur. L’évolution du mix énergétique du réseau de chaleur a été progressive avec la construction d’une première chaufferie biomasse de 8MW en 1998, puis d’une seconde chaufferie biomasse de 1.5MW en 2012. La seconde chaufferie étant particulièrement exemplaire en terme de contenu CO2 puisque son implantation se situe à proximité immédiate de la scierie qui l’alimente. Ainsi, aucune rotation de camion n’est nécessaire pour son fonctionnement. Cette chaufferie biomasse a permis d’éviter l’émission de près de 2000 tonnes de CO2 chaque année par rapport à une solution gaz, soit près de 700 véhicules retirés de la circulation.

Cliquez ici pour voir la fiche 4 pages.

Des micro-chaufferies bois

Source : www.franceinter.fr et www.ere43.fr

Il existe des constructeurs (dont celui-ci) qui proposent la construction d’une micro-chaufferie au bois déchiqueté prête à l’emploi.

C’est une chaufferie qui est livrée « prêt à l’emploi, transportable, recyclable et son implantation est réversible. Elle comprend la chaudière et le silo de stockage du bois ». Adaptable suivant les configurations, cette chaudière est alimentée en bois déchiqueté.

La création d’un réseau de chaleur est parfois compliquée à phaser avec la construction et les raccordements des bâtiments. Parfois sont utilisées des chaufferies provisoires, généralement au fioul. Cette solution de chaufferie bois modulable prête à l’emploi permet de s’affranchir de l’utilisation d’énergie fossile, même provisoire. On peut aussi imaginer une installation progressive de plusieurs chaufferies permettant de suivre un phasage de constructions de bâtiments.

La chaleur fatale d’Arcelor Mittal réutilisée par le réseau de chaleur de Saint-Chély-d’Apcher (Lozère)

Source : article occitanie-tribune.comArcelorMittal, Kyotherm, Schneider Electric et la commune de Saint-Chély- d’Apcher (48) lancent un projet de valorisation de chaleur « fatale ». Il consiste à récupérer, sur le site industriel d’ArcelorMittal, la chaleur perdue par des fours de recuit d’acier à plus de 1 000°C et de valoriser cette énergie « fatale » pour le réseau de chauffage de la ville et pour les besoins de l’usine (production et chauffage). Des échangeurs de chaleur, raccordements et automatismes fournis par Schneider Electric permettront de capter jusqu’à 4,8 MW de chaleur. Cette énergie sera distribuée jusqu’aux points d’usage grâce à un réseau de 1,2 km et couvrira des besoins énergétiques qui correspondent à la consommation d’environ 1 150 logements.

Ce système va permettre de diminuer les émissions de CO2 de plus de 4 000 tonnes par an, ce qui équivaut à retirer environ 2 000 voitures neuves de la circulation. Le projet sera mis en service au premier semestre de l’année 2018. L’investissement, d’un montant total de 5,6 M€, est porté par Kyotherm et bénéficie d’aides de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et de la Région Occitanie.

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Rapport « Réseaux de chaleur et TEPCV »

Le ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer (MEEM) a désigné le 9 février 2015 les 212 lauréats de l’appel à projet territoires à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) parmi 500 candidatures. Chacun de ces territoires a reçu une aide financière initiale de 500 000 € qui a pu être portée à 2 M€  selon les cas. Un nouvel appel à projet a été lancé le 8 août 2015, pour mobiliser des collectivités qui n’avaient pu répondre au précédant appel à projet. Au 9 novembre 2016, 399 conventions étaient signées

L’objectif de ce dispositif TEPCV est de soutenir les initiatives des territoires mettant en oeuvre la transition énergétique pour la croissance verte. Le programme ambitionne de constituer un levier pour le développement d’un projet de territoire global, ou pour l’accélération de sa mise en oeuvre concrète.


Retrouvez la fiche « réseaux de chaleur et TEPCV » ainsi que le rapport du même nom sur notre site au lien suivant :
http://reseaux-chaleur.cerema.fr/reseaux-de-chaleur-tepcv

Colloque national sur l’adaptation des territoires aux changements climatiques

Le Comité National Français sur les Changements Globaux (CNFCG), le conseil scientifique du programme Gestion et Impacts du Changement Climatique (GICC MEEM) et le Comité régional sur le changement climatique en Nouvelle-Aquitaine (AcclimaTerra) organisent conjointement ce colloque national sur l’adaptation des territoires aux changements climatiques qui se tiendra à Bordeaux du 21 au 24 juin 2017.

L’objectif est de réunir un panel d’acteur le plus large possible autour de la problématique de l’adaptation aux changements climatiques. Pour animer ce colloque, des conférences scientifiques, des exposés croisés, des ateliers participatifs, des synthèses critiques et tables rondes auront lieu.

Les trois thématiques qui serviront de support aux différentes animations seront :

  • Usages et gouvernance de l’eau face au changement climatique
  • Urbanisme et aménagement urbain face au changement climatique
  • Gestion du risque côtier face au changement climatique

Pour plus d’information :
https://adaptation-cc.sciencesconf.org/

Nouvel arrêté « DPE », nouveaux contenus CO2

Le 25 mars, au journal officiel de la République française, a été publié le nouvel arrêté « DPE » relatif au diagnostic de performance énergétique pour les bâtiments existants proposés à la vente en France métropolitaine

Ce dernier met à jour le tableau des contenus en CO2 des réseaux de chaleur et de froid de l’annexe 7 de l’arrêté du 15 septembre 2006 qui s’en trouve modifié. Dorénavant, ce sont ces valeurs qu’il convient d’utiliser dans les calculs RT2012 notamment.

Pour en savoir plus :

Formation gratuite : « Découvrir les réseaux de chaleur »

Cliquez sur le lien :

« Découvrir les réseaux de chaleur »

 

Cette formation vous est proposée par le pôle réseaux de chaleur du Cerema Ouest, avec le soutien de la Direction Générale de l’Energie et du Climat (DGEC) du Ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer (MEEM).

Programme CEE « Economies d’énergie dans les TEPCV »

Les certificats d’économie d’énergie sont une aide financière (payée par les fournisseurs d’énergie) pour réaliser des économies d’énergie. Depuis le 13 février, les territoires à énergie positive peuvent bénéficier d’une aide via les CEE à hauteur des 2/3 des dépenses réalisées avant fin 2018. Cette aide est accordée notamment pour le raccordement de bâtiments teritiaires (fiche BAT-TH-127) ou résidentiels (fiche BAR-TH-137) à un réseau de chaleur. C’est l’occasion de mutualiser au niveau TEPCV les raccordements de bâtiments aux réseaux de chaleur.

Depuis le 13 février 2017, les territoires signataires d’une convention de Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) peuvent être porteurs d’un programme d’économies énergie et voir leurs investissements récompensés par l’attribution de certificats d’économie d’énergie (CEE). L’obtention d’un financement CEE permettra d’obtenir un financement à hauteur des deux tiers des dépenses réalisées pour des travaux d’économies d’énergie effectués avant le 31 décembre 2018 sur les bâtiments appartenant au patrimoine des collectivités territoriales, ou pour des aides accordées directement aux ménages modestes. Le financement sera accordé pour les travaux de :

  • rénovation de l’éclairage public extérieur ;

  • isolation ou changement de chauffage pour les bâtiments publics ;

  • isolation ou changement de chauffage pour les logements résidentiels individuels ;

  • raccordement d’un bâtiment public ou résidentiel à un réseau de chaleur.

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Guide Réaliser un état des lieux et étudier le potentiel de développement des réseaux de chaleur/froid à l’échelle régionale

Le pôle réseaux de chaleur du Cerema vient de publier le guide pour Réaliser un état des lieux et étudier le potentiel de développement des réseaux de chaleur à l’échelle régionale. Ce guide est une mise à jour du précédent, qui datait de 2012, avec en plus de l’état des lieux une partie sur l’étude du potentiel de développement des réseaux de chaleur/froid à l’échelle régionale.

Les réseaux de chaleur et de froid sont un moyen efficace pour mobiliser massivement les énergies renouvelables et de récupération (EnR&R), et diminuer les émissions de gaz à effet de serre, de façon locale et intégrée à un territoire.

Leur développement est ainsi un des leviers pour lutter efficacement contre le changement climatique et c’est donc tout naturellement que la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), loi n°2015-992 du 17 août 2015, qui permet à la France de contribuer plus efficacement à la lutte contre le dérèglement climatique, leur apporte un socle juridique plus précis et un objectif fort à l’horizon 2030 : multiplier par 5 la chaleur renouvelable et de récupération livrée par les réseaux de chaleur et de froid. La LTECV prévoit notamment un recensement de l’ensemble des réseaux de chaleur dans le cadre du schéma régional climat air énergie (SRCAE). La loi NOTRe prévoit un schéma de planification unique piloté par les régions : le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET), englobant le SRCAE et donc l’état des lieux régional des réseaux de chaleur.

Ce guide est fait pour aider les acteurs régionaux à réaliser ce recensement. Il propose aussi d’aller plus loin et d’utiliser ce recensement pour évaluer le potentiellement de développement des réseaux de chaleur.

Pour voir le guide : http://reseaux-chaleur.cerema.fr/realiser-un-etat-des-lieux-et-etudier-le-potentiel-de-developpement-des-reseaux-de-chaleurfroid-a-lechelle-regionale

Séminaire ADEME géothermie très basse énergie

La Géothermie très basse énergie – GTBE – recouvre l’ensemble des techniques développées pour valoriser l’énergie du sous-sol peu profond (administrativement jusqu’à 200 m de profondeur), pour chauffer ou refroidir des bâtiments, ou pour produire de l’eau chaude sanitaire.

Elle s’adresse à tous types de bâtiments : neuf, existant (voire très ancien), résidentiel, tertiaire, agricole, industriel, de la maison individuelle jusqu’à des bâtiments de plusieurs dizaines de milliers de m2. Elle peut également être couplée à des réseaux (appelés boucles d’eau tempérée) destinés à desservir plusieurs bâtiments pour couvrir simultanément des besoins de chaud et de froid. La GTBE est ainsi très bien adaptée aux éco-quartiers.

Elle peut ainsi contribuer pleinement à atteindre l’objectif fixé par la programmation pluriannuelle de l’énergie – PPE – pour la chaleur géothermale, qui est de multiplier par 4 la contribution de cette source renouvelable d’énergie d’ici à 2023 par rapport à sa contribution de 2014.seminaire_ademe_geothermie

Un séminaire est organisé par l’ADEME les 23 et 24 mars prochains, à Sophia-Antipolis (dans les Alpes-Maritimes). C’est l’occasion de faire le point sur cette filière pour les maîtres d’ouvrage et les prescripteurs.

Voir le programme de ces journées géothermie

En savoir plus sur ces journées géothermie

Voir également la fiche réseaux de chaleur et géothermie, et les objectifs de la PPE.

Actualités sur les réseaux de chaleur, réseaux de froid et énergies renouvelables, en lien avec la planification et l'aménagement des territoires