Rendez-vous: Assises des EnR&R en milieu urbain

Assises_EnR2015

Paris accueille cette année la 21ème conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP 21). L’édition 2015 des Assises des énergies renouvelables en milieu urbain sera une vitrine de l’exemplarité et du savoir-faire franciliens en matière de transition énergétique et de lutte contre le changement climatique.

Si vous vous posez ces questions, la 6ème édition des Assises des énergies renouvelables et de récupération en milieu urbain est faite pour vous.

La rencontre des acteurs franciliens se déroulera le Mardi 22 septembre 2015 après-midi.

Comme chaque année, la DRIEE et l’ADEME Île-de-France vous invitent aux Assises des énergies renouvelables et de récupération en milieu urbain pour approfondir l’actualité régionale du chauffage urbain, priorité de la transition énergétique francilienne, et partager le retours d’expérience de collectivités et des professionnels qui ont ainsi fait ce choix de la croissance verte.

Cette nouvelle édition propose une nouvelle formule avec deux ateliers:

  • la gouvernance locale des réseaux de chaleur et de froid dans le contexte de la nouvelle organisation territoriale
  • la mobilisation et la valorisation des ressources locales (chaleur fatale, géothermie de minime importance, biomasse)

Vous disposerez ainsi d’exemples d’opérations concrètes et de bonnes pratiques qui pourront orienter et susciter les projets.

Entrée en vigueur de la réforme sur les petites installations de géothermie

Source : maire-info.com

Les dispositifs mis en place par le décret 2015-15 du 8 janvier dernier sont entrés en application depuis le 1er juillet : il s’agit de mesures simplifiant les procédures de mise en œuvre de petites installations de géothermie.
Les dispositifs de production de chaleur ou de froid par géothermie se divisent en plusieurs catégories (très basse température, basse température et haute température). C’est de la première catégorie qu’il s’agit ici : la géothermie très basse température consiste à capter la chaleur produite par la terre à des profondeurs peu importantes (moins de 200 mètres de profondeur) et à l’utiliser par le biais d’une pompe à chaleur (PAC). (…)

Pour en savoir plus, lire l’article « Petite géothermie : entrée en vigueur de la réforme » du site maire-info.com.

CIBE réunion plénière : supports disponibles

CIBESuite à son Assemblée Générale, le CIBE a organisé une réunion plénière ouverte aux adhérents et non-adhérents

Il s’agissait de présenter des travaux et retours sur la saison de chauffe de chacune de leur commissions de travail :

L’ensemble des supports est disponible sur le site internet du CIBE ici.

 

Réseaux de chaleur 2.0: un nouveau data center se connecte

Savvis_L05_DataCentre_IsleSource: Les Echos

Interxion, géant du stockage de données, prévoit la construction d’un nouveau data center à La Courneuve sur l’ancien site d’Eurocopter. Cette ferme de données sera la plus grande de France avec 20 000 mètres carrés.   Ce bâtiment nécessite une capacité électrique de 100 MW, soit l’équivalent d’une ville d’environ 80 000 habitants.

Pour autant l’entreprise n’entend pas négliger l’environnement malgré son activité énergivore. Elle a signé un partenariat avec EDF en s’engageant à ce que 90 % de l’énergie consommée provienne des énergies renouvelables. Interxion va même plus loin puisque que sur le site de La Courneuve sera intégré un système de recyclage de la chaleur afin d’alimenter le réseau de chaleur de la ville. Un échangeur permettra de remonter la température de 25 à 60 degrés.

Pour en savoir plus:

 

 

 

Journée technique Bois-énergie et chauffage urbain – 3 juillet 2015

Source : Netbois

Journée technique - DijonLe Comité Interprofessionnel du Bois-Energie (CIBE), avec le soutien de l’ADEME, organise une journée technique

 « Bois-énergie et chauffage urbain – Une opportunité pour la création, l’extension et l’interconnexion de réseaux »

Vendredi 3 juillet à Dijon

Cette journée sera organisée autour de trois axes majeurs :

  • les bonnes pratiques (conception, construction, exploitation, suivi, optimisation)
  • les aspects économiques (prix de la chaleur, aides)
  • les retours d’expérience régional et dijonnais

Cette rencontre sera l’occasion d’échanger autour d’éléments-clés indispensables à la réussite d’un projet de réseau de chaleur au bois.

Que vous soyez une collectivité locale, un bureau d’étude, un opérateur énergétique, une structure d’animation bois-énergie… vous trouverez au cours de cette journée de nombreuses informations qui vous permettront de mieux appréhender l’intérêt et les possibilités d’utilisation du bois lors de la création ou du développement d’un réseau.

Tarifs des frais d’inscription :

  • 65 euros nets de taxes pour les adhérents du CIBE
  • 98 euros nets de taxes pour les non-adhérentsDate-limite d’inscription : le 26 juin 2015

Cliquez ici pour accéder au bulletin d’inscription en ligne.

Pour en savoir plus :  www.netbois.com

La coopération intercommunale au service des réseaux de chaleur

Source : Les Echos.fr

A partir de l’été 2016, un réseau de chaleur géothermique, d’une longueur de 10 km, irriguera les communes de Rosny-sous-Bois, Noisy-le-Sec et Montreuil. Cette alliance gagnante va emmener trois territoires un peu plus loin dans la conquête des énergies renouvelables.

  • Délégataire : Cofely (filiale d’Engie).
  • Coût des forages de géothermie : 35 millions d’euros.
  • 10 000 équivalents logements alimentés.
  • Rejet de 15 800 tonnes de CO2 en moins par an.
  • Subventions de l’Ademe et de la Région Ile-de-France :  6,5 millions d’euros.
  • TVA à 5,5 % pour les bénéficiaires.

Pour en savoir plus : Les Echos.fr.

Un réseau de froid 95% EnR&R à Bordeaux Saint-Jean Belcier

Source : objectifaquitaine.latribune.fr

Un réseau de de chaleur et de froid va voir le jour à Bordeaux Saint-Jean Belcier :

« …ce réseau, qui est développé en deux phases distinctes en accompagnement de la progression des programmes immobiliers, chauffe déjà les premiers habitants installés dans les nouveaux programmes.

Concernant le contrat de Bordeaux Saint-Jean Belcier, Bègles, le réseau d’eau chaude (17 km) alimentera l’habitat neuf, l’habitat collectif existant et le tertiaire pour un total de 820.000 m2, soit l’équivalent de 18.000 logements. La chaleur sera produite par l’incinération des ordures ménagères de l’usine de Bègles (Astria). Ces calories chaufferont à 100°C une eau en circuit fermé qui sera acheminée vers les bâtiments via un réseau de canalisations isolées en acier. Le mix énergétique sera composé à 90 % d’énergie renouvelable et de récupération (EnR&R) et 10 % de gaz naturel.

Le froid, lui, sera aussi produit à partie de la chaleur fournie par l’usine d’incinération via l’utilisation de pompes à chaleur à absorption. Dans ce cas, le mix énergétique sera composé à 95 % d’EnR&R et à 5 % d’électricité. Le froid produit ainsi alimentera uniquement les 200.000 m2 de nouveaux bâtiments tertiaires qui sortiront de terre dans la zone concernée, en plein périmètre de l’opération d’intérêt national Bordeaux-Euratlantique. »

Le réseau de froid sera alimenté par l’usine d’incinération des ordures ménagères locales, via des PAC à absorption pour atteindre une part EnR&R de 95%.

Petit état des lieux des réseaux de froid français

Les réseaux de froid sont encore peu développés en France par rapport à d’autres pays (comme au Japon ou aux Etats-Unis notamment). Dans le dernier arrêté relatif aux contenu CO2 des réseaux de chaleur, issu de l’enquête 2013 sur les réseaux de chaleur et de froid, 17 réseaux de froid sont recensés. Ils livrent 880 GWh, et ont une part d’énergies renouvelables et de récupération de 3%.

Or ils offrent de nombreux avantages par rapport à des systèmes individuels :

  • accès à plus de sources renouvelables et de récupération (par exemple, le réseau de froid de la ZAC Seguin utilise le refroidissement par l’eau de la Seine)
  • moins de pollution visuelle sur les bâtiments
  • un meilleur contrôle des risques sanitaires dû aux fluides frigorigène notamment

Ainsi, les réseaux de froid sont amenés à se développer, avec la demande de froid grandissante. Quelques projets de réseaux de froid utilisant l’eau de mer notamment se développent.

Voir également

Un site sur la récupération de chaleur industrielle

www.recuperation-chaleur.fr

Le guide de la récupération de chaleur est un outil de sensibilisation, destiné à un public industriel, sur la récupération et la valorisation des rejets de chaleur dans l’industrie. Il a pour double vocation d’apporter à la fois une vision globale sur le sujet et de détailler certains points, notamment sur l’intérêt d’une récupération, les technologies et méthodologies associées.

Ce site détaille les questions importantes suivantes :

et détaille techniquement les notions de chaleur, puissance, audit, etc.

Rappel : pour les installations >20MW thermique et soumises à autorisation au titre de la réglementation des installations classées (ICPE), une analyse coût-avantage est obligatoire pour la valorisation de la chaleur fatale sur réseau de chaleur.

Voir également

Des vaches alimentent un réseau de chaleur

Source : leparisien.fr – 11 mai 2015

A Haravilliers, dans le Val-d’Oise à environ 50 km au Nord-Ouest de Paris, une éleveuse de vaches laitières monte un projet de méthanisation à petite échelle pour valoriser tous les déchets issus de son exploitation.

Les déchets produits par ses 90 bêtes et son lisier auxquels sont ajoutés des déchets issus de l’industrie agro-alimentaire permettront de produire du biogaz. Ce biogaz sera transformé en électricité réinjectée dans le réseau national. Mais la chaleur produite par l’installation sera aussi valorisée pour éventuellement alimenter le réseau de chaleur de la ville, et ainsi chauffer la mairie, l’école, certaines maisons et peut-être la salle polyvalente.

Le projet devrait voir le jour en 2016.

En savoir plus sur…

Et l’article présentant Quelques sources EnR&R exotiques pour les réseaux de chaleur et de froid.

Étude ADEME sur les marchés et emplois liés à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables

Depuis 2008, l’ADEME dresse chaque année un état des lieux des marchés et des emplois relatifs aux principales activités liées à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables en France. L’étude s’intéresse à une trentaine de segments de marchés : travaux de rénovation énergétique dans les logements existants, diffusion des équipements domestiques énergétiquement performants, transports collectifs, véhicules particuliers, équipements et installations destinés à produire des énergies renouvelables (EnR). Elle estime également les ventes d’énergies d’origine renouvelable.

Cet article reprend les points clés du focus sur les réseaux de chaleur, p.257-267 du rapport.

Les réseaux de chaleur en augmentation sur tous les fronts (longueur, investissement, emplois…)

tendances réseaux 2011-2013

Entre 2005 et 2011, la longueur des réseaux de chaleur suivis par l’enquête du SNCU a augmenté de 648 km (+25%).
Entre 2009 et 2013, de l’ordre de 530 projets de réseaux de chaleur ont été aidés par le Fonds Chaleur. Représentant 1 200 km et un montant d’investissements de 1,2 milliards d’euros, ces projets devraient se traduire à terme par la distribution de 169 ktep de chaleur supplémentaire (+10% par rapport à 2011).
graphique réalisations réseaux en M€
graphique mises en service annuelles en km
En 2013, les marchés liés à la réalisation des investissements et à l’exploitation des réseaux de chaleur devraient représenter 840 M€ et les emplois 5400 équivalents temps plein.

graphique emplois réseauxMais est-ce suffisant ? Rappel des objectifs

Les enjeux du développement des réseaux de chaleur en France sont grands : ce vecteur est l’unique moyen de développer certaines ressources renouvelables et de récupération telles que la géothermie profonde, la chaleur rejetée par les industries ou les usines d’incinération de déchets. De plus, la chaleur représente environ la moitié de la consommation d’énergie nationale (voir fiche Généralités sur la chaleur).

Ainsi, les objectifs 2020 et 2030 sur les réseaux de chaleur sont les suivants :

situations et objectifs 2020-2030 pour les réseaux
situations et objectifs 2020-2030 pour les réseaux

Prévisions et perspectives

Ces objectifs apparaissent difficilement atteignables malgré l’impulsion donnée par le Fonds Chaleur : la longueur des projets aidés sur la période 2009–2013 représente 1 300 km soit 40% de la longueur des réseaux existants en 2005. La longueur du réseau atteindrait 4 900 km en 2017, alors qu’à densité énergétique comparable (nombre d’équivalents logements desservis par km, de l’ordre de 570 équivalents logements par km de réseau), il faudrait environ 10 000 km pour atteindre les 6 millions d’équivalents logements, soit 5 000 km de plus en 3 ans.
Mais surtout, selon l’enquête SNCU, le nombre d’équivalents logements desservis par les réseaux n’aurait augmenté que de 75 000 entre 2005 et 2011. La densité est passée de 670 à 570 équivalents logements par kilomètre. Même si l’on admet une sous estimation de la croissance des petits réseaux dans l’enquête, il est évident que l’on est loin du rythme nécessaire.

Comment développer les réseaux de chaleur ?

-> Voir les 4 axes de développement des réseaux de chaleur

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