Qu’est-ce que le programme « Celsius Smart Cities » ?

Source : lemonde.fr

Le programme Celsius Smart Cities regroupe aujourd’hui 36 villes européennes, dont Lyon et Issy-les-Moulineaux pour les villes françaises, mais aussi Londres, Rotterdam, Cologne et Gênes.

Mais qu’est-ce que le programme Celsius Smart Cities ?

Le parc de l’Union Européenne pourrait être chauffé par les déchets qu’elle produit. Le chauffage urbain et de refroidissement a un rôle important pour atteindre les objectifs d’efficacité énergétique que l’Union européenne a fixé.

Co-financé par l’Union Européenne, Celsius est une organisation qui recense toutes les solutions d’infrastructures intelligentes existantes pour les réseaux de chaleur et de froid (site réseaux de chaleur du Cerema).

Une ville qui devient membre de Celsius permet de bénéficier des atouts de cet organisme, à savoir des visites d’études, d’ateliers, les connexions au Groupe d’experts Celsius, transfert de connaissances … mais aussi de mettre en valeur les ressources énergétiques en leur possession de manière à réduire les coûts financiers et l’émission de gaz à effet de serre tout en augmentant son efficacité énergétique. Pour en savoir plus, visitez le site « celsius-city »

L’objectif de Celsius est d’atteindre 50 villes membres en 2017. Quelques exemples de villes intelligentes membres  : à Londres, la chaleur résiduelle du métro de Londres permet de chauffer des logements, … En Suède, la ville de Göteborg utilise l’incinération des ordures pour se chauffer …

Pour en savoir plus, www.lemonde.fr.

 

 

Projet de méthanisation à Hazebrouck (59)

Source : lavoixdunord.fr

Hazebrouck, située dans la région du Nord-Pas-de-Calais, à proximité de la frontière belge, a en projet la construction d’un méthaniseur (dégradation des matières organiques telles que fumier, lisier, déchets verts …) avec pour objectif de restituer la chaleur du biogaz ainsi obtenu, dans le réseau urbain et chauffer les bâtiments de la ville. Deux amis exploitants agricoles, se sont unis pour mener ce projet d’un coût d’environ 2 millions d’euros, subventionné par l’Ademe, le Feder et Les Cigales (partenaire régional de la création d’entreprises). La construction devrait durer 6 mois. fumierLeur deux exploitations fourniront les matières organiques, à raison « d’une remorque de fumier tous les 3 jours et une tonne de lisier tous les 20 jours« .

En savoir plus:

 

 

Chiffres clés des énergies renouvelables – édition 2015

Repères - décembre 2015
Chiffres clés EnR – décembre 2015

« la France a gravé, dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte adoptée le 22 juillet, l’objectif de porter la part des énergies renouvelables dans sa consommation brute à 32 % en 2030. »

Le rapport réalisé par le CGDD en décembre 2015 rappelle succinctement les objectifs que s’est fixé la France dans la loi de transition énergétique avant de dérouler les chiffres clés des énergies renouvelables sur notre territoire.

Quelques chiffres retiendront notre attention sur les réseaux de chaleurs.

Plus d’information sur le site http://reseaux-chaleur.cerema.fr

Le PCI Réseaux de chaleur à la COP21 !

Au contact des enjeux liés au changements climatiques le PCI Réseaux de Chaleur était présent lundi 9 décembre à la COP21.

Au programme de cette courte visite, conférences et échanges avec les acteurs œuvrant pour la transition énergétique.

Cerema - Cop21
Tanguy A. et Nicolas HULOT

Rhône-Alpes, publication d’un guide des aides financières pour l’année 2015

Favoriser la rénovation énergétique et le développement des énergies renouvelables.

Tels sont les objectifs des aides financières recensées dans un guide produit par les Espaces Info → Énergie Rhône-Alpes. Relayé par l’association HESPUL, le guide est composé d’une trentaines de fiches thématiques à destinations des porteurs de projets rhônalpins.

Ces aides viennent ainsi compléter le fonds chaleur, dispositif de soutien financier aux projets de chaleur renouvelable, créé en 2009.

HEPSUL_Logo_transpNée en 1991, HESPUL est une association fortement ancrée dans le paysage local. Forte de ses compétences dans la mise en œuvre du photovoltaïque raccordé, elle a su diversifier son champ d’action. A partir des années 2000, son développement lui permet d’intégrer les Espaces Infos → Énergie. Depuis lors, elle intervient sur l’ensemble des questions reliant l’énergie et les enjeux du développement durable.

Güssing (Autriche), une ville de 4000 habitants, 100% EnR

Source : boursorama.com

Güssing est une ville de 4000 habitants, située au Sud-Est de l’Autriche, très proche de la frontière hongroise.

Elle est la première d’Europe à être totalement autonome énergétiquement grâce aux énergies renouvelables. Un exemple à suivre quand on sait que l’objectif de l’Union Européenne est de parvenir à 50% de bilan carbone neutre dans 15 ans, cette petite ville, elle, affiche déjà actuellement un bilan de 80% !

Plaquette forestière

Tout commence ainsi … Des sociétés de bois venaient abattre des arbres dans la forêt de Güssing, laissant sur place des débris de bois à pourrir. Un ingénieur de la commune eu alors l’idée de les utiliser. Méthodiquement, la commune commence par isoler tous les ses bâtiments publics. En 1995, l’Autriche, adhérente à l’Union Européenne, obtient des subventions pour construire une centrale thermique bois. Les factures de chauffage des bâtiments publics sont ainsi divisées par 2 au bénéfice de la commune qui auparavant se chauffait à l’énergie fossiles.

Le réseau est déployé pour desservir les résidents de la ville, qui finissent par se raccorder. Et tout s’enchaîne, les entreprises, attirées par le prix très avantageux de l’énergie, s’installent dans la ville qui comptent aujourd’hui une cinquantaine d’entreprises, dont les deux plus grands fabricants autrichiens de parquets en bois.

Une dynamique gagnante et exemplaire qui pourrait peut-être faire des petits en France dans le cadre des TEPCV.

 

Nouvelle édition des « Chiffres-clés Déchets » 2015 par l’ADEME

Un nouveau rapport qui s’inscrit dans un contexte politique et réglementaire dynamique, se renforçant régulièrement depuis 2008.

L’année 2015 a vu l’adoption de deux projets de loi. D’abord, la « loi NOTRe » qui permet aux régions d’étendre leur champ de compétences en matière de prévention et de gestion des déchets par l’adoption d’un plan régional unique. Ainsi que la « loi de Transition énergétique pour la croissance verte » qui tend à modifier le modèle économique linéaire grâce à la promotion de l’économie circulaire.

Pour en assurer la mise en œuvre, la politique déchet s’appuie sur la réglementation communautaire (art. 29 de la directive 2008/98/CE). C’est ainsi qu’a été adopté en août 2014 un programme de prévention des déchets. Il vient amorcer la rupture progressive entre croissance économique et production de déchets. En ayant pour objectif l’année 2020, ce programme s’appuie sur des leviers importants tels que la baisse de 7 % du gisement de Déchets ménagers et assimilés par rapport à l’année 2010 et la stabilisation des déchets d’activité.

Établit pour la même période, un plan de réduction et de valorisation des déchets a été publié en automne 2014. Structuré autour de quatre objectifs et dix axes d’action, le plan présent intègre le programme ci-dessus comme volet opérationnel du volet « prévention ». La question des réseaux de chaleur n’y est pas en reste et sont concernés par le 3ème objectif : Valoriser énergétiquement les déchets non recyclables.

Malgré le caractère transitoire qui lui est affecté, cette filière de traitement est à privilégier face à la mis en décharge. Cependant, son développement ne doit pas être un frein à la prévention et au recyclage des déchets. Le plan prévoit ainsi l’encadrement des refus de tri au pouvoir calorifique intéressant. Ces combustibles solides de récupération (CSR) ne pourront être utilisés qu’à des fins de production d’énergie thermique (dont réseaux de chaleur). De plus, il devra être démontré que les centrales ne dépendent pas uniquement des CSR pour fonctionner mais également de combustibles « classiques ». Enfin, à l’horizon 2025, le plan prévoit un maintien à niveau équivalent des capacités d’incinération nationale. Cette limitation du parc d’installations favorisera la modernisation des installations existantes. Les incinérateurs devront alors atteindre un seuil de performance correspondant à de la valorisation énergétique (seuil « R1 »).

Des filières de valorisation énergétique en croissance…

Ce rapport de l’ADEME fait ressortir de grandes tendances :

  • 345 millions de tonnes de déchets ont été produits en France. Avec 10 millions de tonnes de moins qu’en 2010, cette baisse est issue principalement du ralentissement du secteur de la construction.
  • 42 millions d’habitants sont couverts par un programme local de prévention des déchets en 2014.
  • 37,6 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés collectés par le service public de gestion des déchets en 2013.
  • 47,7 millions de tonnes de déchets envoyés vers les installations de traitement des déchets ménagers et assimilés en 2012.
  • 17,9 millions de tonnes de matériaux recyclés utilisés.
  • au 01/01/2014 ce sont 150 collectivités qui appliquent des règles de tarification incitative pour 3,5 millions d’habitants desservis.

Dès lors, le rapport fait un point à l’année 2012 de la production d’énergie à partir des déchets. Cette même année, c’est donc un gisement croissant de 14,2 millions de tonnes de déchets non dangereux et non minéraux qui ont été incinérés avec récupération d’énergie.

Avec 2500 ktep (kilotonne équivalent pétrole) en 2013, le gisement de déchets urbains reste la principale source de production primaire d’énergie face à la valorisation du biogaz.

Les déchets urbains sont principalement valorisés via les 113 unités d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) implantées sur le territoire national. Avec presque la moitié de la production énergétique totale en 2014, la production thermique reste la filière de valorisation la plus importante. La production électrique augmente, s’appuyant notamment sur le développement de la cogénération.

Enfin, au niveau européen, les 32 % de déchets municipaux produits en France et valorisés énergétiquement, lui confèrent une place supérieure à la moyenne européenne.

En savoir plus :

Un réseau de chaleur et de froid par géothermie sur le campus de Paris Saclay

Sources : www.lesechos.fr et www.batiweb.com

Un réseau de chaleur et de froid par géothermie alimentera le campus urbain de Paris-Saclay en chauffage et eau chaude sanitaire, climatisation et rafraichissement. Ces bâtiments se construiront entre 2016 et 2022

Financé par l’Établissement Public Paris-Saclay (EPPS), la conception, réalisation, exploitation et maintenance (CREM) sont confiés à  IDEX pour une durée de 7 ans.

La somme investie s’élève à 51,7 millions d’euros.

Le réseau exploitera la nappe de l’Albien (700m de profondeur) et fonctionnera en bi-directionnel en fournissant de l’énergie aux utilisateurs et en récupérant celle fournie par les bâtiments raccordés.

 

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Réseau de chaleur et de froid du campus de Paris-Saclay. Source : batiweb.com

Retour sur la conférence « 4th generation district heating and smart energy systems »

4dh

Le centre de recherche sur les réseaux de chaleur 4ème génération a accueilli le 25 et 26 aout à Copenhague cette conférence rassemblant plus de 70 contributions. Le monde de la recherche mais également les industriels ont répondu présent à ce rendez-vous qui a passé en revu de nombreux sujets:

  • Les systèmes énergétiques intelligents
  • Les futures réseaux de chaleur et systèmes de production
  • la panification énergétique et ses outils
  • Les réseaux basse température
  • La gouvernance et l’organisation juridique des réseaux de chaleur
  • etc…

Cliquez ici pour retrouver tout les supports et vidéos de l’événement sur le site 4dh.

Cycle de web-conférences « réseaux de chaleur et territoire »

Ideal ConnaissancesIDEAL connaissances organise un cycle de web-conférences sur les réseaux de chaleur. La première d’entre elles, réseaux de chaleur et planification, aura lieu le 22 septembre:

Quelle place pour les réseaux de chaleur dans la planification énergétique territoriale ?

Les réseaux de chaleur et de froid constituent le seul moyen dont disposent les acteurs locaux pour mobiliser massivement certains gisements d’énergie renouvelable et de récupération, en particulier en ville : le bois-énergie, la géothermie profonde, la chaleur de récupération des usines d’incinération des déchets…

Les réseaux de chaleur doivent donc trouver leur place dans la planification énergétique territoriale, au travers des SRCAE et des PCET, mais également à travers les outils d’urbanisme et d’aménagement tels que les SCoT et les PLU, dont le volet énergie-climat se renforce, ou encore dans des démarches de schéma directeur et de définition de zones de développement prioritaires.

Infos et inscription sur le site d’IDEAL connaissances

Actualités sur les réseaux de chaleur, réseaux de froid et énergies renouvelables, en lien avec la planification et l'aménagement des territoires

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