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Étude sur la chaleur renouvelable livrée par les réseaux en Auvergne-Rhône-Alpes

Le Cerema a réalisé, pour la DREAL Auvergne-Rhône-Alpes, un état des lieux des réseaux de chaleur et de froid en région et a étudié le potentiel de développement de la chaleur renouvelable livrée par les réseaux.

Résumé de cette étude

L’état des lieux des réseaux de chaleur et de froid en Auvergne- Rhône-Alpes (AURA) est fait à partir d’une enquête auprès des collectivités, des syndicats, des exploitants et de croisement de différentes sources de données (enquête nationale,
données énergie-climat publiées, annuaire ViaSèva, sites dédiés de réseaux…), en 2016-2017. Les données récoltées pour chaque réseau recensés en AURA, soit 252 réseaux de chaleur, 3 réseaux de froid et 6 réseaux en projet, sont publiées sous forme de tableau, avec leurs sources.

Le Cerema a également récolté et numérisé les tracés de 96 réseaux, publiés et diffusés sous format SIG (sur le site de la DREAL).

Cet état des lieux détaillé et cartographié, croisé avec les tracés des réseaux fictifs issus des consommations énergétiques des bâtiments résidentiel-tertiaire (résultats de l’étude SNCU/Setec) et les gisements d’énergies renouvelables et de récupération, permet d’identifier le potentiel de développement des réseaux de chaleur/froid vertueux en AURA.
Une note d’enjeux a également été réalisée. Elle fixe des objectifs de développement de la chaleur renouvelable livrée par les réseaux en AURA à 2030, détaillés par énergie (chaleur fatale, géothermie, solaire, biogaz, bois-énergie) et par création/verdissement/extension/densification de réseaux. Elle peut ainsi être intégrée au futur schéma régional (SRADDET) d’AURA pour une planification énergétique pertinente, et répondre à l’article 196 de la loi de transition énergétique (LTECV) qui prévoit un recensement des réseaux de chaleur dans les schémas régionaux.

Retrouvez toutes les informations (déroulé de l’état des lieux, résultats, potentiel de développement, données…) de cette étude ici.

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Les réseaux de chaleur en Bretagne : état des lieux et perspectives à partir de l’exemple du Danemark – Rapport de Master

Pour son Master de Sciences Pour l’Ingénieur, parcours Energétique à l’Université de Bretagne Sud à Lorient, Jérémy Cléro a travaillé avec le Département de Développement et Planification de l’Université d’Aalborg au Danemark sur les perspectives du développement des réseaux de chaleur en Bretagne à partir de l’exemple du Danemark. Il a effectué son stage entre juillet et décembre 2014.

Voici son rapport, intitulé « Les réseaux de chaleur en Bretagne : état des lieux et perspectives à partir de l’exemple du Danemark ».

Voir également

Nouvelle fiche : « Prendre en compte les réseaux de chaleur dans un SRCAE »

RéseauLes enjeux du développement des réseaux de chaleur sur les territoires sont forts ; en tant qu’outil de mise en œuvre locale de la transition énergétique, ils devraient trouver une place significative dans les documents tels que les schémas régionaux climat-air-énergie. Pourtant, les exemples de prise en compte significative des réseaux de chaleur dans la première génération de SRCAE sont rares. Lors des révisions de ces documents, il sera possible de mieux les intégrer, à travers la réalisation d’un état des lieux, la détermination d’objectifs proportionnés au potentiel et aux enjeux, et la définition d’orientations.

Potentiel de développement des réseaux de chaleur et SRCAE : exemple de l’île-de-France

Ile-de-France
© SETEC Environnement

Retour sur cette étude, ses origines, la méthode, les difficultés rencontrées, les résultats obtenus, et les suites.

Voir l’article complet sur le site Réseaux de Chaleur et Territoires :

Potentiel de développement des réseaux de chaleur et SRCAE : exemple de l’île-de-France

 

 

Nouveaux quartiers, études de potentiel énergies renouvelables et réseaux de chaleur : quelques précisions

Dans le cadre de son club régional sur les EcoQuartiers, la DREAL Pays de la Loire organisait le 18 octobre un atelier sur les études de potentiel de développement des énergies renouvelables. Le pôle Réseaux de Chaleur du CETE de l’Ouest y intervenait pour présenter le cadre juridique de ces études et pour participer à une table ronde.

Rassemblant de nombreux acteurs de l’aménagement de toute la région, publics, parapublics et privés, cet atelier constitue une très bonne illustration de la prise en compte croissante des questions énergétiques dans les projets d’aménagement, et notamment dans les écoquartiers.

A cette occasion, il nous semble intéressant de rappeler quelques éléments concernant la prise en compte des énergies renouvelables, et notamment leur mobilisation via les réseaux de chaleur, dans le cadre de l’aménagement.

Un guide de recommandations méthodologiques est disponible

L’étude de faisabilité du potentiel de développement des énergies renouvelables a été introduite par la loi Grenelle 1 en juillet 2009 dans le code de l’urbanisme, avec effet immédiat. https://i0.wp.com/www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/local/cache-vignettes/L172xH250/couv_guide_s-855cd.jpgCette obligation s’applique donc depuis un peu plus de 3 ans. Au delà de l’article L128-4 du code de l’urbanisme, il n’existe pas de texte juridique venant préciser le contenu de l’étude, son articulation avec l’étude d’impact, les suites à y donner. Un guide réalisé par plusieurs services du ministère sous maîtrise d’ouvrage de la DGEC a été publié fin 2011. Il présente le cadre juridique et apporte de nombreuses recommandations méthodologiques pour la conduite de ces études.

« Etudier » la faisabilité ne signifie pas « conclure » à la faisabilité…

L’obligation qui est faite aux porteurs de projets d’aménagement soumis à étude d’impact est une obligation d’étudier la faisabilité du développement des EnR, notamment via un réseau de chaleur. Bien entendu, cette obligation d’étude de faisabilité n’impose pas que la conclusion soit nécessairement favorable au développement massif des EnR sur chaque aménagement. Dans certains cas, les caractéristiques de l’aménagement et les contraintes extérieures sont telles que la faisabilité de tel ou tel système EnR est grandement fragilisée. Il ne s’agit par exemple pas de réaliser à tout prix des réseaux de chaleur ou de froid sur les nouveaux aménagements. Le réseau de chaleur est un très bon moyen de mobiliser massivement certains gisements renouvelables ou de récupération, mais son développement nécessite qu’un certain nombre de conditions soient réunies afin que la viabilité économique sur le long terme soit assurée. C’est justement l’objet de l’étude EnR que de vérifier si ces conditions sont rassemblées, et de positionner les différentes solutions les unes par rapport aux autres au regard de leur faisabilité. Le dossier Réseaux de chaleur et nouveaux quartiers apporte un certain nombre d’éléments sur cette thématique.

Le réseau de chaleur : une solution EnR à étudier – parmi d’autres

L’étude EnR L128-4 porte sur les énergies renouvelables en général. Si le réseau de chaleur/froid est la seule solution technique explicitement mentionnée dans l’article L128-4, cela ne signifie pas que c’est la seule solution à étudier. Cela ne signifie pas non plus que la non faisabilité d’un réseau de chaleur est un échec pour les porteurs de l’aménagement : dans certaines situations, les systèmes individuels (à EnR ou non) constituent la meilleure solution en réponse à la recherche d’un équilibre économique/environnemental/social.

Un aménagement inscrit dans un projet de territoire – y compris pour l’énergie

Les porteurs de l’opération d’aménagement doivent inscrire cette opération dans un projet de territoire plus large. C’est vrai pour tous les champs des politiques publiques territoriales, et notamment pour l’énergie. Cela signifie que si un SRCAE ou un PCET fixent des orientations (réduction des émissions de GES à hauteur de X%, développement de telle source d’EnR à hauteur de Y%…) sur le territoire au sein duquel est projeté l’aménagement, il relève du bon sens d’étudier dans quelle mesure l’aménagement peut concourir à l’atteinte de ces objectifs (en revanche, contrairement au lien juridique de compatibilité entre PCET et SRCAE, il n’y a pas de lien juridique formel entre les études L128-4 et ces documents). De la même manière, si un SRCAE conclut à l’absence totale d’opportunité de développer une source donnée d’énergie dans la région, il n’est pas forcément utile d’étudier le développement de cette source à l’échelle de l’aménagement. Le SRCAE ou le PCET aident ainsi à mieux cadrer l’étude EnR sur l’aménagement, à l’inscrire dans une stratégie territoriale énergie-climat plus large et partagée entre l’ensemble des acteurs.

Coordonner les actions à l’échelle d’un territoire, actionner les leviers les plus efficaces

De façon générale, l’objectif d’une collectivité sur son territoire, en matière d’énergie, est de concourir aux objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de renforcement de l’indépendance énergétique. Pour atteindre ces objectifs, déclinés localement dans un agenda 21 et/ou PCET, la collectivité dispose d’un catalogue de solutions : incitation à la rénovation thermique des bâtiments, incitation à l’évolution des comportements des usagers/citoyens/entreprises, réalisation d’investissement dans des systèmes EnR publics (ex. : réseau de chaleur), etc. Un des principaux critères d’arbitrage entre ces solutions est leur efficacité, à moyens mobilisés équivalents. Pour 1€ d’argent public investi, quelle action permet d’obtenir la plus forte réduction des émissions de GES ? Dans certains cas, ce sera la mise en place d’une infrastructure sur un aménagement neuf. Dans d’autres cas, ce sera une action sur l’existant – rénovation des bâtiments, densification/extension d’un réseau de chaleur existant…

L’action sur le neuf ne doit pas occulter les enjeux sur l’existant

Enfin, le développement des réseaux de chaleur, et l’atteinte des objectifs nationaux fixés à l’horizon 2020, ne peut être porté par les seuls quartiers neufs. L’étude réalisée sur la région Île-de-France pour le SRCAE montre d’ailleurs très bien que le moyen le plus rapide et le plus efficace est souvent de densifier les réseaux existants, ou de les étendre dans des quartiers anciens encore non raccordés. Par ailleurs, compte tenu du taux annuel de renouvellement urbain, la ville de 2020 est déjà construite à 95% (et celle de 2050 est déjà là à 70%). Il est important d’agir sur le neuf, car les choix réalisés sont souvent difficilement réversibles, et les opérations neuves se doivent d’être exemplaires et en phase avec les enjeux de notre époque. Mais il ne faut pas pour autant oublier l’existant, qui constitue le principal moyen pour atteindre les objectifs. Pour ce qui concerne les réseaux de chaleur, les actions sont à conduire sur 4 fronts : modification du bouquet énergétique des réseaux de chaleur existants, extension des réseaux de chaleur existants, densification des réseaux de chaleur existants, création de nouveaux réseaux de chaleur.

Compléments / En savoir plus :

Réseaux de chaleur : principal outil de développement des énergies renouvelables en Île-de-France d’ici 2020

D’après le Schéma régional du Climat, de l’Air et de l’Energie (SRCAE) d’Ile-de-France, actuellement en consultation publique (voir le site), 450000 équivalents-logements franciliens supplémentaires devraient être raccordés à des réseaux de chaleur d’ici 2020.

Ce développement des réseaux de chaleur franciliens représente, dans le SRCAE, l’axe le plus important pour le développement des énergies renouvelables, avant la méthanisation, les PAC, l’éolien et le solaire (par ordre d’importance).

Objectif de développement des différentes énergies renouvelables

Aujourd’hui, ce sont 1100000 équivalents-logements qui sont raccordés à l’un des 127 réseaux de chaleur existants dans la région (sur les près de 450 recensés par l’enquête nationale annuelle).

L’augmentation du nombre d’équivalents-logements raccordés s’appuiera davantage sur la densification et l’extension de réseaux existants, plutôt que sur la création de nouveaux réseaux, car le potentiel de nombre d’équivalents-logements raccordés par euro investi est plus important en densifiant et étendant les réseaux que lors de créations neuves.

Carte du potentiel de développement des réseaux de chaleur en Île-de-France à l’horizon 2020

Parallèlement à cette augmentation de la quantité de chaleur distribuée par les réseaux de chaleur, il conviendra également de modifier le bouquet énergétique des réseaux, afin qu’il contienne davantage d’énergies renouvelables et de récupération.

Le SRCAE vise une augmentation de la part de chaleur issue de la récupération (25% en 2020 ; chaleur issue des UIOM comme c’est déjà le cas actuellement, mais aussi des centrales électriques thermiques, des data-centers ou encore des eaux usées – voir la fiche Nouvelles sources énergies des réseaux de chaleur), de la géothermie (13% en 2020 contre 7% actuellement), du bois (14% en 2020 contre 1% actuellement), et une diminution de la part du charbon (12% aujourd’hui, 6% en 2020) et du gaz (de 19% à 12%).

Quantité d’énergie distribuée par les réseaux de chaleur, par type d’énergie renouvelable – Comparaison situation 2009 et objectif 2020

Outre l’intérêt environnemental de cette évolution du mix énergétique, la réduction de la part des énergies fossiles permettra de stabiliser le prix de la chaleur sur le long terme.

L’évolution la plus importante concerne la part du bois-énergie dans l’alimentation des réseaux (multiplication par 27, en quantité d’énergie produite). Pour permettre d’atteindre l’objectif, le développement d’une filière bois-énergie francilienne est indispensable : mobilisation des propriétaires forestiers, création de plates-formes de stockage/transformation, construction de chaufferies.

Un appel à projets lancé par l’ADEME prévoit dores et déjà l’implantation de 13 chaufferies bois de 5 MW chacune. Cette taille importante des chaufferies permet de garantir la préservation de la qualité de l’air, car il est possible de les équiper de systèmes de traitement des fumées très performants sans que le coût n’en apparaisse démesuré au regard du coût de la chaufferie.

Consulter le SRCAE de la région Île-de-France (juillet 2012)

Les objectifs de développement des réseaux de chaleur sont présentés de la page 159 à la page 170. Les actions à mettre en oeuvre pour l’atteinte de ces objectifs sont présentées de la page 186 à la page 208.