Archives pour la catégorie Europe et Monde

Projet HeatNet NWE – En avant vers les réseaux de chaleur 4ème génération

heatnet south dublinLe Cerema participe au projet européen HeatNet NWE, un projet interreg qui vise à développer les réseaux de chaleur faiblement émetteur de CO2 en Europe du Nord Ouest. Dans cette partie de l’Europe, la fourniture de chaleur par les réseaux de de chaleur ne dépasse pas les 7% contrairement à l’Europe Central ou l’Europe du Nord elle peut dépasser les 50%. Les réseaux de chaleur 4ème génération y sont encore plus rares malgré leurs avantages (des température plus faibles pour moins de pertes de chaleur, du stockage d’énergie pour un couplage possible avec les EnR électriques, un réseaux adaptés aux nouveaux bâtiments peu consommateurs, etc.). HeatNet NWE vise à améliorer la diffusion des bonnes pratiques concernant la mise en place de réseaux de chaleur 4ème génération.

Au total, 13 partenaires sont associés au projet pour développer des outils facilitant la mise en place de réseaux de chaleur nouvelles générations. Ils s’appuieront sur 6 sites pilotes:

  1. Boulogne-sur-Mer (France): deux réseaux de chaleur couverts par une même délégation de service public pour un mix bois+récupération de chaleur d’une station de traitement des eaux usées + gaz. Une extension vers le centre Nausicaa avec potentiellement l’utilisation des calories de la mer est étudiée ainsi qu’un  lien entre les réseaux de chaleur et le réseau de froid en création sur le port. Les deux réseaux de chaleur sont également intégrés à de grands projets de renouvellement urbain.
  2. Herleen (Pays-bas): des réseaux de chaleur basse température alimentés par la chaleur des anciennes mines de charbon aujourd’hui inondées. Plusieurs extensions sont à l’étude par l’opérateur Mijnwater déjà en charge de l’existant.
  3. Kortrijk (Belgium): la ville est en pleine démarche de planification énergétique et après avoir lancé différentes études aboutissant à des « cartes de chaleur », elle prévoit la création de plusieurs réseaux de chaleur nouvelle génération
  4. South Dublin (Ireland): l’autorité en charge de l’énergie prévoit la création d’un réseau de chaleur à partir de la récupération de chaleur d’un datacenter qui alimentera de nouveaux bâtiments.
  5. Plymouth (UK): la ville prévoit la création d’un ou plusieurs petits réseaux de chaleur cogénération pour alimenter des bâtiments publics (neufs ou réhabilitation).
  6. Aberdeen (UK) : la ville prévoit la création de plusieurs petits réseaux de chaleur basse température en commençant par un réseau de chaleur alimenté par une usine d’incinération.

Le Cerema travaille essentiellement sur la création d’un HeatNet Model, un guide sur la planification et le développement des réseaux de chaleur 4ème génération dans les collectivités d’Europe du Nord Ouest. Le projet se terminera fin 2019.

partners heatnetListe des partenaires:

  • Plymouth City Council
  • CAP 2020
  • Stad Kortrijk
  • Intercommunale Leiedal
  • Energy Cities
  • Ville de Boulogne-sur-Mer
  • Universiteit Gent
  • Hogeschool van Amsterdam
  • Les 7 Vents
  • Aberdeen City Council
  • Mijnwater B.V.
  • South Dublin County Council
  • Cerema

 

Lien vers la page officielle: http://www.nweurope.eu/projects/project-search/heatnet-transition-strategies-for-delivering-low-carbon-district-heat/

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Etude sur les réseaux de chaleur – Sia Partners

La dernière étude réalisée par Energy Lab de Sia Partners sur les réseaux de chaleur est officiellement parue début juin 2017. Le sujet présenté est le suivant :

2015-2030, 15 ans pour mobiliser 10 Mds€ d’investissements dans les infrastructures et atteindre les objectifs de la France.

Cette étude met en avant le regard de Sia Partners sur l’état d’avancement des réseaux de chaleur en France dans un contexte Européen pour finir avec la présentation de leviers pour l’atteinte des objectifs français.

Pour en savoir plus :

2017 – Sia Partners – EnergyLab – Réseaux de chaleur VF

La ville de Vancouver, sud-ouest du Canada, se chauffe grâce aux égouts

Source : www.latribune.fr

160905_2_Vancouver
(Crédits : DR)

A l’image d’Oslo en Norvège et de Tokyo au Japon, la ville de Vancouver utilise les égouts pour chauffer l’eau et 10 000 habitations.

Vancouver a pour ambition de devenir la ville la plus verte du monde en 2020, c’est ainsi que, depuis 2010, elle expérimente la solution de récupérer les calories des eaux usées pour chauffer de l’eau qui circule ensuite dans un réseau de tuyaux chauffant les bâtiments raccordés. Une deuxième pompe est en prévision d’installation.

Vancouver a souhaité associer la population à ce développement et a cherché à intégrer la station au paysage, tout en étant ludique visuellement. C’est ainsi que cinq conduits d’évacuation en forme de doigts d’une main sortent de la station et changent de couleur (du bleu vers le rouge) en fonction de la quantité d’énergie consommée par les habitants.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article sur le site www.latribune.fr.

 

 

Une papeterie belge reliée à l’usine Volvo par un réseau de chaleur

Source : www.graphiline.com

canalisations isolées en attente de pose (CETEO)

La papeterie Stora Enso de Gand (Belgique) et l’usine Volvo sont désormais reliées par un réseau de chaleur de 4 km opérationnel depuis le début de ce mois de novembre.

La papeterie qui produit du papier pour les journaux et les magazines à partir de papier recyclé a décidé d’investir en 2014 dans la bioénergie . C’est ainsi qu’aujourd’hui, c’est une chaudière à haut rendement produisant de l’énergie à partir de boues  (200 000 tonnes produites par l’usine de papeterie) et de biomasse (360 000 tonnes) provenant de sources extérieurs (bois de chantiers de construction par exemple) qui fourni la papeterie et l’usine Volvo en électricité et chaleur.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le site www.graphiline.com.

 

 

Sortie d’un livre blanc sur le chauffage urbain danois

Source : www.dhcnews.com

Livre blanc sur les réseaux urbains danoisAlors que l’Europe se prépare à la transition énergétique, au Danemark, le site stateofgreen.com a sorti un livre blanc détaillant la situation et l’avenir du chauffage urbain danois, mais aussi les innovations dans les réseaux de chaleur, les réglementations des projets au Danemark, le stockage de chaleur …

Notons qu’ « au Danemark, 63 % des maisons sont reliées à un réseau de chauffage urbain » … pour un nombre d’habitants bien inférieur à celui de la France puisque le Danemark dénombre moins de 6 millions d’habitants.

Pour en savoir plus, consultez le livre blanc et le site stateofgreen.com, qui recèlent d’informations qui pourraient inspirer l’Europe pour le développement de son chauffage urbain.

En téléchargement : Le livre blanc sur le chauffage urbain danois.

Arrivée des chiffres clés de l’énergie 2015

couv_reperes-chiffres-cles-energie-2015

Il est essentiel que les données objectives en matière énergétique soient diffusées pour l’information de chaque citoyen.

Le rapport réalisé par le CGDD commence comme cela avant de s’attaquer à l’analyse de la consommation énergétique de la France et de sa place sur la scène internationale.

Nous y apprenons l’évolution de chacune des filières (pétrole, gaz, charbon, électricité, énergie renouvelable) sur plusieurs années et ce qui a amené la France à son état actuel.

Un point particulier sur les réseaux de chaleur a retenu notre attention !

Pour en apprendre davantage, rendez-vous sur le site réseaux de chaleur.

La Commission Européenne s’engage dans la sécurité énergétique durable

La Commission a présenté le 16 février 2016 son train de mesures sur la sécurité énergétique, contenant les propositions nécessaires pour préparer l’Union à la transition énergétique mondiale et à d’éventuelles ruptures d’approvisionnement énergétique.

L’accord de Paris lors de la COP 21 a adressé un signal fort aux entreprises et aux responsables politiques, en amorçant une transition vers des énergies propres et en définissant le cadre de celle-ci au niveau mondial.

En réponse à cela, l’UE aborde un tournant énergétique axé sur la sécurité. Pour y parvenir, un éventail de mesures ont été proposées :

  • Modération de la demande d’énergie ;
  • Accroissement de la production énergétique en Europe (notamment d’origine renouvelable) ;
  • Poursuite du développement d’un marché intérieur de l’énergie ;
  • Diversification des sources d’énergie, des fournisseurs et des itinéraires d’approvisionnement.

Des propositions qui amènent à créer davantage de solidarité entre les États membres.

L’un des objectifs de l’union de l’énergie est clair :

Faire en sorte que les consommateurs européens – ménages et entreprises – disposent d’une énergie sûre, durable, compétitive et abordable.

La stratégie en matière de chauffage et de refroidissement l’est tout autant :

Le chauffage et le refroidissement, dans les bâtiments et l’industrie, représentent près de 50 % de la consommation énergétique de l’UE. En outre, ils font appel aux combustibles fossiles à hauteur de 75 %.

La stratégie proposée en matière de chauffage et de refroidissement est axée sur l’élimination des obstacles à la décarbonation dans les bâtiments et l’industrie.

Elle souligne aussi l’impact qu’auront l’amélioration de l’efficacité énergétique et le recours accru aux sources d’énergie renouvelables sur la sécurité énergétique. L’UE se doit d’adopter une vision plus stratégique dans ce secteur pour réduire sa dépendance à l’égard des fournisseurs extérieurs.

Pour se faire, l’UE a prévu de mettre en œuvre les actions suivantes :

  • Faciliter la rénovation des bâtiments ;
  • Accroître la part des énergies renouvelables ;
  • Réutiliser l’énergie résiduelle provenant de l’industrie ;
  • Faire participer les consommateurs et l’industrie.

Les avantages avancés pour inciter les citoyens et dirigeants européens sont nombreux :

  • Baisse de la facture énergétique pour les particuliers ;
  • Création d’emploi pour les travailleurs ;
  • Baisser des coûts énergétiques de 4 à 10 %, avec des investissements récupérés en moins de 5 ans pour l’industrie ;
  • Des milliards d’euros économisés en importation de gaz et de pétrole grâce à un parc immobilier décarboné.

 

Pour en savoir plus sur les annonces de la Commission Européenne :

Qu’est-ce que le programme « Celsius Smart Cities » ?

Source : lemonde.fr

Le programme Celsius Smart Cities regroupe aujourd’hui 36 villes européennes, dont Lyon et Issy-les-Moulineaux pour les villes françaises, mais aussi Londres, Rotterdam, Cologne et Gênes.

Mais qu’est-ce que le programme Celsius Smart Cities ?

Le parc de l’Union Européenne pourrait être chauffé par les déchets qu’elle produit. Le chauffage urbain et de refroidissement a un rôle important pour atteindre les objectifs d’efficacité énergétique que l’Union européenne a fixé.

Co-financé par l’Union Européenne, Celsius est une organisation qui recense toutes les solutions d’infrastructures intelligentes existantes pour les réseaux de chaleur et de froid (site réseaux de chaleur du Cerema).

Une ville qui devient membre de Celsius permet de bénéficier des atouts de cet organisme, à savoir des visites d’études, d’ateliers, les connexions au Groupe d’experts Celsius, transfert de connaissances … mais aussi de mettre en valeur les ressources énergétiques en leur possession de manière à réduire les coûts financiers et l’émission de gaz à effet de serre tout en augmentant son efficacité énergétique. Pour en savoir plus, visitez le site « celsius-city »

L’objectif de Celsius est d’atteindre 50 villes membres en 2017. Quelques exemples de villes intelligentes membres  : à Londres, la chaleur résiduelle du métro de Londres permet de chauffer des logements, … En Suède, la ville de Göteborg utilise l’incinération des ordures pour se chauffer …

Pour en savoir plus, www.lemonde.fr.

 

 

Le PCI Réseaux de chaleur à la COP21 !

Au contact des enjeux liés au changements climatiques le PCI Réseaux de Chaleur était présent lundi 9 décembre à la COP21.

Au programme de cette courte visite, conférences et échanges avec les acteurs œuvrant pour la transition énergétique.

Cerema - Cop21
Tanguy A. et Nicolas HULOT

Güssing (Autriche), une ville de 4000 habitants, 100% EnR

Source : boursorama.com

Güssing est une ville de 4000 habitants, située au Sud-Est de l’Autriche, très proche de la frontière hongroise.

Elle est la première d’Europe à être totalement autonome énergétiquement grâce aux énergies renouvelables. Un exemple à suivre quand on sait que l’objectif de l’Union Européenne est de parvenir à 50% de bilan carbone neutre dans 15 ans, cette petite ville, elle, affiche déjà actuellement un bilan de 80% !

Plaquette forestière

Tout commence ainsi … Des sociétés de bois venaient abattre des arbres dans la forêt de Güssing, laissant sur place des débris de bois à pourrir. Un ingénieur de la commune eu alors l’idée de les utiliser. Méthodiquement, la commune commence par isoler tous les ses bâtiments publics. En 1995, l’Autriche, adhérente à l’Union Européenne, obtient des subventions pour construire une centrale thermique bois. Les factures de chauffage des bâtiments publics sont ainsi divisées par 2 au bénéfice de la commune qui auparavant se chauffait à l’énergie fossiles.

Le réseau est déployé pour desservir les résidents de la ville, qui finissent par se raccorder. Et tout s’enchaîne, les entreprises, attirées par le prix très avantageux de l’énergie, s’installent dans la ville qui comptent aujourd’hui une cinquantaine d’entreprises, dont les deux plus grands fabricants autrichiens de parquets en bois.

Une dynamique gagnante et exemplaire qui pourrait peut-être faire des petits en France dans le cadre des TEPCV.