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Rapport et fiche 4 pages de résumé : « Développement des réseaux de chaleur et de froid en France »

Le pôle Réseaux de chaleur du Cerema vient de publier un rapport sur le Développement des réseaux de chaleur et de froid en France et une fiche « résumé » de 4 pages.

Vous pouvez les consulter en cliquant sur le lien suivant : « Rapport : Développement des réseaux de chaleur et de froid en France »

District Heating and Cooling Days

Les 21, 22 et 23 février prochains auront lieus les district heating and cooling days. Cet événement est l’occasion d’en apprendre plus sur les innovations dans les réseaux de chaleur et de froid.

Il est soutenu par le projet Celsius, Amorce, l’UNEP, le Grand Lyon et Göteborg Energi (en savoir sur les réseaux de chaleur en Suède).

Le 21 et le 22 février seront dédiés à plusieurs sessions sur des thèmes divers :

  • Récupération de la chaleur fatale en milieu urbain
  • L’innovation dans le froid urbain
  • Les business models
  • etc.

La journée du 23 février sera quant à elle dédiée à des visites de sites :

  • Incinérateur de Gerland
  • Centrale de La Fayette

Programme

Pour s’inscrire.

A lire

Un réseau de chaleur et de froid par géothermie sur le campus de Paris Saclay

Sources : www.lesechos.fr et www.batiweb.com

Un réseau de chaleur et de froid par géothermie alimentera le campus urbain de Paris-Saclay en chauffage et eau chaude sanitaire, climatisation et rafraichissement. Ces bâtiments se construiront entre 2016 et 2022

Financé par l’Établissement Public Paris-Saclay (EPPS), la conception, réalisation, exploitation et maintenance (CREM) sont confiés à  IDEX pour une durée de 7 ans.

La somme investie s’élève à 51,7 millions d’euros.

Le réseau exploitera la nappe de l’Albien (700m de profondeur) et fonctionnera en bi-directionnel en fournissant de l’énergie aux utilisateurs et en récupérant celle fournie par les bâtiments raccordés.

 

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Réseau de chaleur et de froid du campus de Paris-Saclay. Source : batiweb.com

Un réseau de froid 95% EnR&R à Bordeaux Saint-Jean Belcier

Source : objectifaquitaine.latribune.fr

Un réseau de de chaleur et de froid va voir le jour à Bordeaux Saint-Jean Belcier :

« …ce réseau, qui est développé en deux phases distinctes en accompagnement de la progression des programmes immobiliers, chauffe déjà les premiers habitants installés dans les nouveaux programmes.

Concernant le contrat de Bordeaux Saint-Jean Belcier, Bègles, le réseau d’eau chaude (17 km) alimentera l’habitat neuf, l’habitat collectif existant et le tertiaire pour un total de 820.000 m2, soit l’équivalent de 18.000 logements. La chaleur sera produite par l’incinération des ordures ménagères de l’usine de Bègles (Astria). Ces calories chaufferont à 100°C une eau en circuit fermé qui sera acheminée vers les bâtiments via un réseau de canalisations isolées en acier. Le mix énergétique sera composé à 90 % d’énergie renouvelable et de récupération (EnR&R) et 10 % de gaz naturel.

Le froid, lui, sera aussi produit à partie de la chaleur fournie par l’usine d’incinération via l’utilisation de pompes à chaleur à absorption. Dans ce cas, le mix énergétique sera composé à 95 % d’EnR&R et à 5 % d’électricité. Le froid produit ainsi alimentera uniquement les 200.000 m2 de nouveaux bâtiments tertiaires qui sortiront de terre dans la zone concernée, en plein périmètre de l’opération d’intérêt national Bordeaux-Euratlantique. »

Le réseau de froid sera alimenté par l’usine d’incinération des ordures ménagères locales, via des PAC à absorption pour atteindre une part EnR&R de 95%.

Petit état des lieux des réseaux de froid français

Les réseaux de froid sont encore peu développés en France par rapport à d’autres pays (comme au Japon ou aux Etats-Unis notamment). Dans le dernier arrêté relatif aux contenu CO2 des réseaux de chaleur, issu de l’enquête 2013 sur les réseaux de chaleur et de froid, 17 réseaux de froid sont recensés. Ils livrent 880 GWh, et ont une part d’énergies renouvelables et de récupération de 3%.

Or ils offrent de nombreux avantages par rapport à des systèmes individuels :

  • accès à plus de sources renouvelables et de récupération (par exemple, le réseau de froid de la ZAC Seguin utilise le refroidissement par l’eau de la Seine)
  • moins de pollution visuelle sur les bâtiments
  • un meilleur contrôle des risques sanitaires dû aux fluides frigorigène notamment

Ainsi, les réseaux de froid sont amenés à se développer, avec la demande de froid grandissante. Quelques projets de réseaux de froid utilisant l’eau de mer notamment se développent.

Voir également

Appel à projets de l’ADEME « Nouvelles Technologies Emergentes » Edition 2015

https://appelsaprojets.ademe.fr/_rsc/dma/etablissement_logo_petit.pngL’ADEME vient de lancer l’édition 2015 de son appel à projets dédié aux « Nouvelles Technologies Emergentes ».

Certaines technologies innovantes développées récemment pour le marché à une échelle industrielle voire quasi industrielle, mais pas encore diffusées à grande échelle, en France ou à l’étranger, restent non éligibles au Fonds Chaleur par manque notamment de retours d’expériences suffisants sur leurs performances réelles in-situ.

Par conséquent, à travers cet appel à projets renouvelé, l’ADEME souhaite accompagner certaines opérations « pilotes » monitorées de manière détaillée, dans la perspective de bénéficier d’analyses fines et consolidées pour progresser sur la connaissance de ces technologies en devenir.

Ainsi, les projets sélectionnés par l’ADEME dans le cadre de cet appel à projets, doivent permettre d’évaluer la pertinence d’aider à des fins d’expérimentation quelques projets exemplaires jugés efficients tant sur le plan énergétique, économique qu’environnemental. L’analyse détaillée du suivi permettra d’évaluer les arguments permettant le déploiement à grande échelle de nouveaux systèmes énergétiques.

Les projets attendus à l’AAP NTE 2015 concernent notamment :

  • la géothermie :
    • installations de pompe à chaleur (PAC) décentralisées sur boucle d’eau tempérée (sur eau usées, eau de mer ou eaux de surface, sur champ de sondes géothermiques ou sur aquifère)
    • installations de fondations thermoactives enterrées comme vecteur de prélèvement de l’énergie du sous-sol, ou « géostructures » (pieux, parois, parking souterrain d’un immeuble, tunnels de métro,…).
  • les réseaux de chaleur :
    • systèmes géothermiques et/ou systèmes solaires thermiques « centralisés » ou « décentralisés », avec ou sans stockage thermique par hydro-accumulation, couplés à un réseau de chaleur basse température
    • systèmes « 4 tubes » alimentés par la production simultanée de chaud et de froid d’une thermofrigopompe géothermique, ou d’une PAC eau/eau en montage thermofrigopompe.
  • l’amélioration de l’efficacité énergétique des systèmes :
    • récupération d’énergie fatale par une PAC à ab(ad)sorption pour une production d’eau glacée alimentant un réseau de froid
    • solutions de rafraîchissement direct par « geo-cooling » (priorité donnée aux Data Center, en privilégiant la conception énergétique, par exemple, free-cooling et efficacité des éléments actifs, avant d’envisager une récupération de chaleur ou un traitement actif de froid)
    • installations de systèmes innovants (ensemble hydraulique couplé à des sondes géothermiques verticales, échangeur de canalisation pour récupération simultanée d’énergie avec le sol,…) permettant la gestion optimisée d’un process de production chaud et/ou froid avec éléments de récupération d’énergie et l’intégration d’une ressource d’énergie renouvelable ou de récupération (ENR&R) pour un taux de pénétration à minima de 50 %.

Date limite de dépôt des dossiers pour cet appel organisé en 2 vagues :

  • avant le 13 février 2015 à 16h00 pour une convention d’aide réalisée et notifiée avant la fin du deuxième trimestre 2015
  • avant le 17 juillet 2015 à 16h00 pour une convention d’aide réalisée et notifiée avant la fin du quatrième trimestre 2015.

En savoir plus : ADEME

Réseau de froid utilisant l’eau de mer en grande profondeur à la Réunion

Sources : blog-habitat-durable.com (octobre 2014), latribune.fr (octobre 2014), faiteslepleindavenir.com (mai 2014)

  • Où ? Sur l’île de La Réunion
  • Quand ? Les travaux débuteront début 2015 pour mise en service prévue en 2017.
  • Quels usagers ? Une soixantaine de bâtiments publics et privés (aéroport, université, centres commerciaux situés dans les zones urbaines de Saint-Denis et Sainte-Marie)
  • Quels besoins ? Le réseau fournira le froid dont les bâtiments ont besoin.
  • Quel procédé ?

Clim-eau-de-mer-la-RéunionFondé sur un procédé (SWAC, sea water air conditioning) déjà exploité en Polynésie ou à Hawaï à petite échelle, le réseau de climatisation marine pompera l’eau naturellement froide car d’origine polaire des profondeurs de la mer (5° à 1 100 mètres). Celle-ci permettra de refroidir, via un échangeur thermique, un circuit d’eau douce alimentant les locaux à climatiser.

  • Économies ? Économise 75% d’électricité.
  • Acteur ? Le projet est piloté par le Syndicat intercommunal d’exploitation des eaux océaniques (Sideo).Réseau de froid par eau de mer grande profondeur
  • Création d’emplois ? 300 à 400 sur le chantier pour sa réalisation
  • Longueur ? 23 km de tranchées
  • Combien ? 150 millions d’€, dont 90 millions financés par l’État

En savoir plus…

La climatisation renouvelable avec les réseaux de froids

Avec la chaleur de l’été, les problématiques liées à la consommation de chauffage dans les bâtiments semblent lointaines. Mais la climatisation devient également un problème grandissant. En 2009 celle-ci est responsable de l’émission de  2.5 millions de tonnes équivalent CO2 dans le secteur du bâtiment. Les dépenses énergétiques liées à la climatisation ne cessent de grandir (0.45 TWH en 2007).

Consommation électriques annuelles liées à l'usage de la climatisation en GWh (source: MEDDE)
Consommation électriques annuelles liées à l’usage de la climatisation en GWh (source: MEDDE)

La climatisation électrique classique a d’autres inconvénients:

  •  fluides frigorigènes nocifs
  • dégradation de l’esthétique des façades
  • bruits

Mais d’autres solutions sont possibles, notamment via les réseaux de froid. La France possède le plus grand réseau de froid d’Europe à Paris, celui-ci climatise notamment le musée du Louvre.

La ZAC Seguin-Rives de Seine bénéficie de l’un de ces réseaux de froid, ce quartier sera refroidi grâce à la seine!

Lire l’article d’Actu-Environnement sur le réseau de froid de la ZAC Seguin

Lire le rapport du Medde sur la climatisation en France

Aller sur le centre de ressource  » réseaux de froid »

 

Climatisation par eau de mer, Marlon Brando et noix de coco

SWAC - Arrivée du pipeline d'aspiration

En attendant l’été (courage, plus qu’un mois !), voici un intéressant article qui sent bon le sable chaud, publié par le blog faiteslepleindavenir.com consacré aux énergies renouvelables.

L’article présente un complexe hôtelier aménagé sur une île au nord de Tahiti. Baptisé « The Brando », cet équipement touristique est la réalisation (partielle…) d’une vision qu’aurait eu Marlon Brando, après le tournage des Révoltés du Bounty. L’acteur souhaitait « établir à Tetiaroa une communauté autosuffisante où se trouveraient associés la recherche, l’agriculture, l’aquaculture et le tourisme au sein d’un environnement préservé pour le bénéfice de tous. »

Sur le plan énergétique, et plus précisément pour les besoins de climatisation les bâtiments de l’hôtel font appel à un système également mis en œuvre à La Réunion dans un important réseau de froid (projet en cours de réalisation) : la climatisation par le froid de l’eau de mer, ou sea water air conditioning (SWAC pour les intimes).

SWAC Hotel The Brando

Une bonne occasion de rappeler que comme pour les smart grids, même si l’électricité est médiatiquement la plus visible, celle-ci n’a pas le monopole des énergies marines. Les mers et les océans peuvent aussi être mobilisés pour le chauffage et le refroidissement des villes et quartiers des territoires littoraux, avec des technologies bien maîtrisées.

A Marseille, un projet de boucle de thalassothermie alimentant des réseaux de chaleur et de froid, pour alimenter la zone EuroMéditerranée et les territoires urbains adjacents, a ainsi été identifié en 2011 dans le cadre des projets EcoCités.

Pour les villes plus éloignées des côtes, il est également possible de puiser dans d’autres réserves de froid – comme à Paris où le réseau de froid Climespace est partiellement alimenté en froid par la Seine.

En savoir plus…

Innovations sur les réseaux de chaleur et de froid de Helsinki

Climatisation - Helsinki

Un article un peu ancien (avril 2013), mais qui n’en reste pas moins intéressant. Il présente les innovations mises en œuvre sur les réseaux de chaleur et de froid à Helsinki, gérés par Helsingin Energia, en particulier :

  • la récupération de la chaleur rejetée par des data-centers
  • le raccordement de data-centers à un réseau de froid
  • la trigénération à l’échelle du réseau, qui produit/récupère/distribue électricité, chaleur et froid
  • la production de froid à partir de chaleur de récupération
  • l’utilisation d’un réseau de tunnels qui existe sous la ville, permettant de faciliter le déploiement des réseaux de chaleur/froid

A Helsinki, le réseau de chaleur fournit le chauffage de 400000 habitants, sur environ 600000 habitants peuplant la capitale finlandaise (1,3 million dans l’agglomération).

 

ADEME – Appel à projets « Froid 2014 »

Source : ADEMEADEME

Le parc de bâtiments climatisés en France est en constante augmentation dans le secteur tertiaire, et se développe rapidement dans le secteur résidentiel. Dans certaines zones géographiques (DOM COM, littoral méditerranéen), le recours à la climatisation se révèle être nécessaire, et parfois dominant face à la production de chaleur. Par ailleurs, outre la prise en considération des appels de puissance en zone de « fragilité électrique », les projets de construction de bâtiments performants dans le neuf exigent de plus en plus fréquemment une mixité d’usage simultanée de chaleur et de froid qu’il devient indispensable d’évaluer pour favoriser l’équilibre technico-économique des projets.

Les réseaux de froid ou groupe à absorption sur source ENR et R, constituent des solutions qui peuvent s’avérer être efficaces, tant sur le plan énergétique qu’environnemental. Ces solutions permettent de mobiliser des sources renouvelables ou fatales (notamment, en zone littorale, par la géothermie marine ou la valorisation de rejets thermiques non valorisés) et constituent un vecteur d’efficacité énergétique.

C’est pourquoi, l’ADEME souhaite évaluer la pertinence d’aider à des fins d’expérimentation quelques projets exemplaires jugés efficients tant sur le plan énergétique qu’environnemental. Cet appel à projets intitulé « AAP froid », s’inscrit dans la perspective de bénéficier d’un retour d’expérience consolidé, et progresser sur la connaissance de ces opérations en devenir. Ainsi, les projets visés sont ceux qui apporteront la meilleure réponse globale aux questions énergétiques, économiques et environnementales. Les critères et indicateurs de sélection des projets devront en outre rendre compte, de la valorisation de la source d’énergie renouvelable, et des consommations électriques évitées grâce à la consommation de chaleur fatale en lieu et place de l’électricité.

PROJETS ELIGIBLES

Réseaux de chaud/froid 4 tubes géothermiques :

Cette technologie concerne les réseaux 4 tubes pour la production de chaud et de froid avec thermo-frigopompe géothermique (ou 2 PAC eau/eau en montage thermofrigompes).

Groupe de production de froid à absorption sur source de chaleur EnR et R :

Il s’agit de suivre et instrumenter des productions de froid réalisées à partir de groupe à absorption avec une source de chaleur de type fatale ou ENR et un vecteur de rejet de type puits ou air. Cela concerne les types d’installation suivants :

  • Chaleur fatale issue d’un réseau de chaleur sur UIOM
  • Chaleur fatale issue d’un réseau de récupération de chaleur industrielle
  • Chaleur biomasse issue d’un réseau de chaleur Bois
  • Chaleur issue d’une production de Biogaz avec réseau
  • Chaleur issue de réseaux de cogénération Enr et de récupération avec une efficacité énergétique moyenne annuelle de 70% minimum

La date limite de dépôt des dossiers est fixée au 28 avril à 10 heure.

Pour en savoir plus :

Voir aussi : L’essentiel sur les réseaux de froid (fiche Cerema)