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District Heating and Cooling Days

Les 21, 22 et 23 février prochains auront lieus les district heating and cooling days. Cet événement est l’occasion d’en apprendre plus sur les innovations dans les réseaux de chaleur et de froid.

Il est soutenu par le projet Celsius, Amorce, l’UNEP, le Grand Lyon et Göteborg Energi (en savoir sur les réseaux de chaleur en Suède).

Le 21 et le 22 février seront dédiés à plusieurs sessions sur des thèmes divers :

  • Récupération de la chaleur fatale en milieu urbain
  • L’innovation dans le froid urbain
  • Les business models
  • etc.

La journée du 23 février sera quant à elle dédiée à des visites de sites :

  • Incinérateur de Gerland
  • Centrale de La Fayette

Programme

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A lire

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Lille : orientation vers la récupération de chaleur issue du Centre de valorisation énergétique

La Métropole Européenne de Lille (MEL) souhaite développer ses réseaux de chaleur et s’oriente sur la récupération de chaleur émise par l’incinérateur d’Halluin (centre de valorisation énergétique CVE), source d’énergie gratuite, dégageant 800Gwh, contre 575 Gwh pour les 6 réseaux qui actuellement fonctionnent au bois et au gaz principalement.

Ce projet se développera sur 3 ou 4 ans, le temps des études techniques, des travaux de l’incinérateur, de l’installation des réseaux dans les voiries …

Pour en savoir plus, cliquez sur le lien suivant : www.lavoixdunord.fr

Avec la loi MAPTAM du 27 janvier 2014 relative à la Modernisation de l’action publique  territoriale et l’affirmation des métropoles, la MEL  gère à présent les 6 réseaux de chaleur  qui auparavant appartenaient à Lille, Roubaix, Mons-en-Baroeul, Villeneuve d’Ascq, Wattignies et Wattrelos.

Réseaux de chaleur 2.0: un nouveau data center se connecte

Savvis_L05_DataCentre_IsleSource: Les Echos

Interxion, géant du stockage de données, prévoit la construction d’un nouveau data center à La Courneuve sur l’ancien site d’Eurocopter. Cette ferme de données sera la plus grande de France avec 20 000 mètres carrés.   Ce bâtiment nécessite une capacité électrique de 100 MW, soit l’équivalent d’une ville d’environ 80 000 habitants.

Pour autant l’entreprise n’entend pas négliger l’environnement malgré son activité énergivore. Elle a signé un partenariat avec EDF en s’engageant à ce que 90 % de l’énergie consommée provienne des énergies renouvelables. Interxion va même plus loin puisque que sur le site de La Courneuve sera intégré un système de recyclage de la chaleur afin d’alimenter le réseau de chaleur de la ville. Un échangeur permettra de remonter la température de 25 à 60 degrés.

Pour en savoir plus:

 

 

 

Un réseau de froid 95% EnR&R à Bordeaux Saint-Jean Belcier

Source : objectifaquitaine.latribune.fr

Un réseau de de chaleur et de froid va voir le jour à Bordeaux Saint-Jean Belcier :

« …ce réseau, qui est développé en deux phases distinctes en accompagnement de la progression des programmes immobiliers, chauffe déjà les premiers habitants installés dans les nouveaux programmes.

Concernant le contrat de Bordeaux Saint-Jean Belcier, Bègles, le réseau d’eau chaude (17 km) alimentera l’habitat neuf, l’habitat collectif existant et le tertiaire pour un total de 820.000 m2, soit l’équivalent de 18.000 logements. La chaleur sera produite par l’incinération des ordures ménagères de l’usine de Bègles (Astria). Ces calories chaufferont à 100°C une eau en circuit fermé qui sera acheminée vers les bâtiments via un réseau de canalisations isolées en acier. Le mix énergétique sera composé à 90 % d’énergie renouvelable et de récupération (EnR&R) et 10 % de gaz naturel.

Le froid, lui, sera aussi produit à partie de la chaleur fournie par l’usine d’incinération via l’utilisation de pompes à chaleur à absorption. Dans ce cas, le mix énergétique sera composé à 95 % d’EnR&R et à 5 % d’électricité. Le froid produit ainsi alimentera uniquement les 200.000 m2 de nouveaux bâtiments tertiaires qui sortiront de terre dans la zone concernée, en plein périmètre de l’opération d’intérêt national Bordeaux-Euratlantique. »

Le réseau de froid sera alimenté par l’usine d’incinération des ordures ménagères locales, via des PAC à absorption pour atteindre une part EnR&R de 95%.

Petit état des lieux des réseaux de froid français

Les réseaux de froid sont encore peu développés en France par rapport à d’autres pays (comme au Japon ou aux Etats-Unis notamment). Dans le dernier arrêté relatif aux contenu CO2 des réseaux de chaleur, issu de l’enquête 2013 sur les réseaux de chaleur et de froid, 17 réseaux de froid sont recensés. Ils livrent 880 GWh, et ont une part d’énergies renouvelables et de récupération de 3%.

Or ils offrent de nombreux avantages par rapport à des systèmes individuels :

  • accès à plus de sources renouvelables et de récupération (par exemple, le réseau de froid de la ZAC Seguin utilise le refroidissement par l’eau de la Seine)
  • moins de pollution visuelle sur les bâtiments
  • un meilleur contrôle des risques sanitaires dû aux fluides frigorigène notamment

Ainsi, les réseaux de froid sont amenés à se développer, avec la demande de froid grandissante. Quelques projets de réseaux de froid utilisant l’eau de mer notamment se développent.

Voir également

Des vaches alimentent un réseau de chaleur

Source : leparisien.fr – 11 mai 2015

A Haravilliers, dans le Val-d’Oise à environ 50 km au Nord-Ouest de Paris, une éleveuse de vaches laitières monte un projet de méthanisation à petite échelle pour valoriser tous les déchets issus de son exploitation.

Les déchets produits par ses 90 bêtes et son lisier auxquels sont ajoutés des déchets issus de l’industrie agro-alimentaire permettront de produire du biogaz. Ce biogaz sera transformé en électricité réinjectée dans le réseau national. Mais la chaleur produite par l’installation sera aussi valorisée pour éventuellement alimenter le réseau de chaleur de la ville, et ainsi chauffer la mairie, l’école, certaines maisons et peut-être la salle polyvalente.

Le projet devrait voir le jour en 2016.

En savoir plus sur…

Et l’article présentant Quelques sources EnR&R exotiques pour les réseaux de chaleur et de froid.

Étude ADEME sur les marchés et emplois liés à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables

Depuis 2008, l’ADEME dresse chaque année un état des lieux des marchés et des emplois relatifs aux principales activités liées à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables en France. L’étude s’intéresse à une trentaine de segments de marchés : travaux de rénovation énergétique dans les logements existants, diffusion des équipements domestiques énergétiquement performants, transports collectifs, véhicules particuliers, équipements et installations destinés à produire des énergies renouvelables (EnR). Elle estime également les ventes d’énergies d’origine renouvelable.

Cet article reprend les points clés du focus sur les réseaux de chaleur, p.257-267 du rapport.

Les réseaux de chaleur en augmentation sur tous les fronts (longueur, investissement, emplois…)

tendances réseaux 2011-2013

Entre 2005 et 2011, la longueur des réseaux de chaleur suivis par l’enquête du SNCU a augmenté de 648 km (+25%).
Entre 2009 et 2013, de l’ordre de 530 projets de réseaux de chaleur ont été aidés par le Fonds Chaleur. Représentant 1 200 km et un montant d’investissements de 1,2 milliards d’euros, ces projets devraient se traduire à terme par la distribution de 169 ktep de chaleur supplémentaire (+10% par rapport à 2011).
graphique réalisations réseaux en M€
graphique mises en service annuelles en km
En 2013, les marchés liés à la réalisation des investissements et à l’exploitation des réseaux de chaleur devraient représenter 840 M€ et les emplois 5400 équivalents temps plein.

graphique emplois réseauxMais est-ce suffisant ? Rappel des objectifs

Les enjeux du développement des réseaux de chaleur en France sont grands : ce vecteur est l’unique moyen de développer certaines ressources renouvelables et de récupération telles que la géothermie profonde, la chaleur rejetée par les industries ou les usines d’incinération de déchets. De plus, la chaleur représente environ la moitié de la consommation d’énergie nationale (voir fiche Généralités sur la chaleur).

Ainsi, les objectifs 2020 et 2030 sur les réseaux de chaleur sont les suivants :

situations et objectifs 2020-2030 pour les réseaux
situations et objectifs 2020-2030 pour les réseaux

Prévisions et perspectives

Ces objectifs apparaissent difficilement atteignables malgré l’impulsion donnée par le Fonds Chaleur : la longueur des projets aidés sur la période 2009–2013 représente 1 300 km soit 40% de la longueur des réseaux existants en 2005. La longueur du réseau atteindrait 4 900 km en 2017, alors qu’à densité énergétique comparable (nombre d’équivalents logements desservis par km, de l’ordre de 570 équivalents logements par km de réseau), il faudrait environ 10 000 km pour atteindre les 6 millions d’équivalents logements, soit 5 000 km de plus en 3 ans.
Mais surtout, selon l’enquête SNCU, le nombre d’équivalents logements desservis par les réseaux n’aurait augmenté que de 75 000 entre 2005 et 2011. La densité est passée de 670 à 570 équivalents logements par kilomètre. Même si l’on admet une sous estimation de la croissance des petits réseaux dans l’enquête, il est évident que l’on est loin du rythme nécessaire.

Comment développer les réseaux de chaleur ?

-> Voir les 4 axes de développement des réseaux de chaleur

En savoir plus

Cycle de WebConférences Réseaux de chaleur et territoires

IDEAL Connaissances organise 3 formations sur les Réseaux de chaleur et les territoires. Elles auront lieu, en webconférences uniquement, les :

  • mardi 12 mai à 14h30

Session 1 – Montage juridique et modes de gestion

De la gestion directe à la création d’une personne morale dédiée, en passant par la conclusion de contrats de prestation ou de maîtrise foncière… de nombreux montages juridiques peuvent être utilisés par les collectivités.

Cette WebConférence vous propose de revenir plus précisément sur ces éléments technico-juridiques et les questions à se poser pour bien penser son projet.

-> inscription à la webconférence Réseaux de chaleur et territoires – montage juridique

  • mardi 19 mai à 10h30

Session 2 – Réseaux de chaleur et planification énergétique territoriale

Dans la continuité de ce cycle, nous vous proposons de présenter l’opportunité que représentent les réseaux de chaleur en termes de mobilisation de certains gisements d’énergie renouvelable et de récupération…

… et leur nécessaire intégration dans la planification énergétique territoriale.

-> Inscription à la webconférence Réseaux de chaleur et territoires – planification

  • jeudi 11 juin à 14h30

Session 3Aspects économiques et financiers

A la différence des systèmes de chauffage individuels, un réseau de chaleur représente un investissement initial très important, mais des dépenses de fonctionnement plus faibles dans la durée. Afin d’assurer l’équilibre économique d’un projet de réseau, il est donc indispensable de planifier les coûts et les recettes sur le long terme.

Cette WebConférence vous propose de développer plus particulièrement les points suivants : le financement des réseaux de chaleur, la prise en compte de subventions, les questions fiscales et le compte d’exploitation prévisionnel.

-> Inscription à la webconférence Réseaux de chaleur et territoires – financement

Les frais de participation sont :

  • gratuits pour les abonnés aux Réseaux Energie et Urbanisme&Aménagement d’IDEAL Connaissances
  • de 120€ pour les organismes publics non abonnés
  • de 80€ pour les associations
  • de 180€ pour les entreprises

Récupération de la chaleur sur une usine d’incinération à Saint-Saulve (dans le Nord)

Saint-Saulve : l’usine d’incinération ne va plus laisser perdre la chaleur

Source : lavoixdunord.fr – 18 février 2015

De gros investissements sont prévus pour rénover l’incinérateur, dans le cadre du renouvellement de contrat avec EDF, à qui est vendue l’électricité produite. L’usine va revenir à un réseau de chaleur, qui relèvera le taux de rendement énergétique et fera baisser la taxe générale sur les activités polluantes.

lire l’article complet

Les avantages de la récupération de la chaleur

Les avantages de récupérer la chaleur en réseau pour les UIOM (usines d’incinération des ordures ménagères) :

  • baisser la facture
  • supprimer les ventilateurs d’évacuation de la chaleur
  • rendre plus rentable les investissements
  • augmenter le rendement énergétique (par rapport à une production uniquement d’électricité) ce qui permet de baisser la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP)
  • et surtout valoriser la chaleur en chauffant des bâtiments, chaleur qui autrement serait perdue

Pour en savoir plus

Analyse coûts-avantages pour valoriser la chaleur fatale à travers un réseau de chaleur

Cheminée d'un centre d'incinération à valorisation énergétiqueLa directive européenne 2012/27/UE relative à l’efficacité énergétique devrait permettre une meilleure valorisation de la chaleur fatale. Désormais, les émetteurs de chaleur fatale situés à proximité d’un réseau de chaleur devront réaliser une analyse coûts-avantages afin d’étudier les possibilité de valorisation de la chaleur fatale et, si la solution est jugée rentable, elle devra être mise en œuvre. De même, tout projet de réseau de chaleur devra également évaluer les différents potentiels de récupération de chaleur fatale.

Ce sont les articles 14.5 à 14.8 ainsi que l’annexe IX de cette directive qui traitent spécifiquement de cette analyse couts-avantages. Ils sont transposés dans le droit français dans le Décret n° 2014-1363 du 14 novembre 2014. L’ Arrêté du 9 décembre 2014 précise les catégories d’installations visées ainsi que le contenu de l’analyse permettant d’évaluer l’intérêt de valoriser de la chaleur fatale à travers un réseau de chaleur ou de froid .

mainovaCette analyse est obligatoire pour les installations d’une puissance thermique totale supérieure à 20 MW et soumises à autorisation au titre de la réglementation des installations classées (ICPE). Les principaux secteurs concernés par ces textes sont l’énergie, le traitement thermique de déchets, le verre, la chimie, la sidérurgie, le papier-carton, le ciment ainsi que l’agroalimentaire. La liste des exemptions figure dans le décret. Globalement, les exemptés sont les installations de production d’électricité mais aussi celles qui rejettent de la chaleur inférieure à 80°C. Si le réseau de chaleur est trop éloigné de l’installation émettrice par rapport à la quantité de chaleur valorisable, là aussi, l’analyse devient optionnelle.

L’analyse doit figurer dans l’étude d’impact et comporte la description de l’installation et de la solution de valorisation de la chaleur fatale. Les échanges entre le gestionnaire du réseau de chaleur d’une part et celui de l’installation industrielle d’autre part doivent être également annexés au dossier. La partie économique et financière de l’analyse modélise sur 20 ans les flux de trésorerie liés aux investissements et à leur exploitations. Une analyse démontrant la rentabilité d’un projet de valorisation de la chaleur entraine la mise en œuvre de cette solution.

Si cette loi a pour but essentiel d’amorcer le dialogue entre propriétaires de réseaux de chaleur et  industriels,  toute démarche spontanée de coopération (hors loi) peut également aboutir à un projet rentable des deux points de vue. Certain réseaux de chaleur valorise en effet de la chaleur industrielle depuis déjà plusieurs années avec succès!

Retrouvez tous les textes de loi:

Retrouvez ici l’article sur la place des réseaux de chaleur dans la directive.

En savoir plus sur la chaleur fatale et l’énergie de récupération:

Les exemples déjà en fonctionnement:

Outre les usines d’incinération des ordures ménagères qui valorisent déjà leur chaleur fatale, d’autres projets ont vu le jour avant la sortie de la loi.

Eco PTZ : prise en compte des réseaux de chaleur

A compter du 1er janvier 2015, les réseaux de chaleur alimentés majoritairement par des énergies renouvelables et/ou de récupération seront pris en compte dans le prêt à taux zéro, Eco PTZ.

Cela est encadré par les arrêtés :

  • du 2 décembre 2014, texte 26, pour l’alignement des critères techniques d’éligibilité de l’éco-PTZ sur ceux du crédit d’impôt développement durable (CIDD) et définition du périmètre des travaux dits « induits » finançables par l’éco-PTZ.
  • du 2 décembre 2014, texte 27, pour la modification des niveaux d’exigence requis pour l’obtention d’un éco-PTZ dans les outre-mer.