Tous les articles par Muriel Labonne - Cerema

Stockage de chaleur à l’Université de Brest

Source de l’article : futura-sciences

Les pics de demande de chaleur (en hiver le lundi matin par exemple) engendrent généralement une consommation accrue d’énergies fossiles. Le stockage de chaleur permet d’utiliser plus d’énergies renouvelables ou de récupération, comme c’est le cas à l’Université de Brest avec un réservoir de 1 000 m3 d’eau chauffée par le réseau de chaleur (utilisant la chaleur d’incinération des déchets ménagers de la ville de Brest), équivalent à 2 500 MWh/an, utilisée le dimanche soir pour chauffer les locaux avant l’arrivée des usager du lundi matin.

« Il permet surtout de faire face à un pic de consommation avec de très faibles émissions de CO2 »

Ce stockage permet également de réduire la puissance des chaudières, qui sont dimensionnées sur le pic de demande de chaleur.

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Panorama de la chaleur renouvelable en France en 2015-2016

Pour la première fois, le CIBE, la FEDENE, le SER, UNICLIMA et l’ADEME ont réalisé un panorama national de la chaleur renouvelable, publié récemment. Il détaille les chiffres par filière (solaire, géothermie, déchets, biomasse) avec un focus sur les

Les 3 régions ayant le plus de chaleur livrée par les réseaux de chaleur sont l’Ile-de-France (loin devant), le Grand Est et l’Auvergne-Rhône-Alpes. Le taux EnR&R moyen des réseaux de chaleur de ces régions est respectivement de 41%, 54% et 78%.

réseaux de chaleur et de froid sur les pages 30 à 34, comprenant notamment les chiffres clé de 2015 et une cartographie des quantités livrées et des taux EnR&R des réseaux de chaleur par région. La dernière partie du rapport est consacrée au cadre de développement (PPE, aides, réglementation).

Le service observation et statistiques du ministère de la transition écologique et solidaire publie également chaque année des chiffres sur les énergies renouvelables en France, ceux de 2016 sont publiés depuis septembre : Les énergies renouvelables en France en 2016 – Suivi de la directive 2009/28/CE relative à la promotion de l’utilisation des énergies renouvelables.

Il ressort que la consommation énergétique finale brute était 15,7% renouvelable en 2016. La chaleur est 20,4% renouvelable, principalement grâce au bois-énergie. Les réseaux de chaleur sont fortement mobilisateurs des énergies renouvelables et de récupération, puisqu’ils livrent de la chaleur 50% renouvelable (principalement de la récupération de chaleur des usines d’incinération des ordures ménagères, et du bois-énergie).

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La chaleur fatale d’Arcelor Mittal réutilisée par le réseau de chaleur de Saint-Chély-d’Apcher (Lozère)

Source : article occitanie-tribune.comArcelorMittal, Kyotherm, Schneider Electric et la commune de Saint-Chély- d’Apcher (48) lancent un projet de valorisation de chaleur « fatale ». Il consiste à récupérer, sur le site industriel d’ArcelorMittal, la chaleur perdue par des fours de recuit d’acier à plus de 1 000°C et de valoriser cette énergie « fatale » pour le réseau de chauffage de la ville et pour les besoins de l’usine (production et chauffage). Des échangeurs de chaleur, raccordements et automatismes fournis par Schneider Electric permettront de capter jusqu’à 4,8 MW de chaleur. Cette énergie sera distribuée jusqu’aux points d’usage grâce à un réseau de 1,2 km et couvrira des besoins énergétiques qui correspondent à la consommation d’environ 1 150 logements.

Ce système va permettre de diminuer les émissions de CO2 de plus de 4 000 tonnes par an, ce qui équivaut à retirer environ 2 000 voitures neuves de la circulation. Le projet sera mis en service au premier semestre de l’année 2018. L’investissement, d’un montant total de 5,6 M€, est porté par Kyotherm et bénéficie d’aides de l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie) et de la Région Occitanie.

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Programme CEE « Economies d’énergie dans les TEPCV »

Les certificats d’économie d’énergie sont une aide financière (payée par les fournisseurs d’énergie) pour réaliser des économies d’énergie. Depuis le 13 février, les territoires à énergie positive peuvent bénéficier d’une aide via les CEE à hauteur des 2/3 des dépenses réalisées avant fin 2018. Cette aide est accordée notamment pour le raccordement de bâtiments teritiaires (fiche BAT-TH-127) ou résidentiels (fiche BAR-TH-137) à un réseau de chaleur. C’est l’occasion de mutualiser au niveau TEPCV les raccordements de bâtiments aux réseaux de chaleur.

Depuis le 13 février 2017, les territoires signataires d’une convention de Territoire à énergie positive pour la croissance verte (TEPCV) peuvent être porteurs d’un programme d’économies énergie et voir leurs investissements récompensés par l’attribution de certificats d’économie d’énergie (CEE). L’obtention d’un financement CEE permettra d’obtenir un financement à hauteur des deux tiers des dépenses réalisées pour des travaux d’économies d’énergie effectués avant le 31 décembre 2018 sur les bâtiments appartenant au patrimoine des collectivités territoriales, ou pour des aides accordées directement aux ménages modestes. Le financement sera accordé pour les travaux de :

  • rénovation de l’éclairage public extérieur ;

  • isolation ou changement de chauffage pour les bâtiments publics ;

  • isolation ou changement de chauffage pour les logements résidentiels individuels ;

  • raccordement d’un bâtiment public ou résidentiel à un réseau de chaleur.

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Guide Réaliser un état des lieux et étudier le potentiel de développement des réseaux de chaleur/froid à l’échelle régionale

Le pôle réseaux de chaleur du Cerema vient de publier le guide pour Réaliser un état des lieux et étudier le potentiel de développement des réseaux de chaleur à l’échelle régionale. Ce guide est une mise à jour du précédent, qui datait de 2012, avec en plus de l’état des lieux une partie sur l’étude du potentiel de développement des réseaux de chaleur/froid à l’échelle régionale.

Les réseaux de chaleur et de froid sont un moyen efficace pour mobiliser massivement les énergies renouvelables et de récupération (EnR&R), et diminuer les émissions de gaz à effet de serre, de façon locale et intégrée à un territoire.

Leur développement est ainsi un des leviers pour lutter efficacement contre le changement climatique et c’est donc tout naturellement que la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), loi n°2015-992 du 17 août 2015, qui permet à la France de contribuer plus efficacement à la lutte contre le dérèglement climatique, leur apporte un socle juridique plus précis et un objectif fort à l’horizon 2030 : multiplier par 5 la chaleur renouvelable et de récupération livrée par les réseaux de chaleur et de froid. La LTECV prévoit notamment un recensement de l’ensemble des réseaux de chaleur dans le cadre du schéma régional climat air énergie (SRCAE). La loi NOTRe prévoit un schéma de planification unique piloté par les régions : le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET), englobant le SRCAE et donc l’état des lieux régional des réseaux de chaleur.

Ce guide est fait pour aider les acteurs régionaux à réaliser ce recensement. Il propose aussi d’aller plus loin et d’utiliser ce recensement pour évaluer le potentiellement de développement des réseaux de chaleur.

Pour voir le guide : http://reseaux-chaleur.cerema.fr/realiser-un-etat-des-lieux-et-etudier-le-potentiel-de-developpement-des-reseaux-de-chaleurfroid-a-lechelle-regionale

Séminaire ADEME géothermie très basse énergie

La Géothermie très basse énergie – GTBE – recouvre l’ensemble des techniques développées pour valoriser l’énergie du sous-sol peu profond (administrativement jusqu’à 200 m de profondeur), pour chauffer ou refroidir des bâtiments, ou pour produire de l’eau chaude sanitaire.

Elle s’adresse à tous types de bâtiments : neuf, existant (voire très ancien), résidentiel, tertiaire, agricole, industriel, de la maison individuelle jusqu’à des bâtiments de plusieurs dizaines de milliers de m2. Elle peut également être couplée à des réseaux (appelés boucles d’eau tempérée) destinés à desservir plusieurs bâtiments pour couvrir simultanément des besoins de chaud et de froid. La GTBE est ainsi très bien adaptée aux éco-quartiers.

Elle peut ainsi contribuer pleinement à atteindre l’objectif fixé par la programmation pluriannuelle de l’énergie – PPE – pour la chaleur géothermale, qui est de multiplier par 4 la contribution de cette source renouvelable d’énergie d’ici à 2023 par rapport à sa contribution de 2014.seminaire_ademe_geothermie

Un séminaire est organisé par l’ADEME les 23 et 24 mars prochains, à Sophia-Antipolis (dans les Alpes-Maritimes). C’est l’occasion de faire le point sur cette filière pour les maîtres d’ouvrage et les prescripteurs.

Voir le programme de ces journées géothermie

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Voir également la fiche réseaux de chaleur et géothermie, et les objectifs de la PPE.

Rapports élèves ENTPE sur l’aménagement énergétique du quartier Saint-Jean à Villeurbanne

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Carte du périmètre de l’étude – source : Grand Lyon

Chaque année depuis 2013, Emmanuel Martinais de l’ENTPE gère et anime, avec Fabien Challéat du Grand Lyon depuis cette année, le cours Transition énergétique et aménagement à destination des élèves de 2è année des voies d’approfondissement aménagement et environnement. A l’issu de ce cours, les élèves ont un rapport à fournir. En 2016, les différents sujets concernaient l’aménagement énergétique du quartier Saint-Jean à Villeurbanne. Les meilleurs rapports des étudiants, ne contenant pas de données confidentielles, sont publiés sur le site réseaux de chaleur du Cerema.

Le Cerema participe à ce cours, en tant que formateur, notamment pour un module sur les réseaux de chaleur et leurs liens avec l’aménagement, en participant au jury de présentations des élèves de leur projet, et en donnant un avis sur certains rapports des élèves.

En savoir plus sur la formation réseaux de chaleur

District Heating and Cooling Days

Les 21, 22 et 23 février prochains auront lieus les district heating and cooling days. Cet événement est l’occasion d’en apprendre plus sur les innovations dans les réseaux de chaleur et de froid.

Il est soutenu par le projet Celsius, Amorce, l’UNEP, le Grand Lyon et Göteborg Energi (en savoir sur les réseaux de chaleur en Suède).

Le 21 et le 22 février seront dédiés à plusieurs sessions sur des thèmes divers :

  • Récupération de la chaleur fatale en milieu urbain
  • L’innovation dans le froid urbain
  • Les business models
  • etc.

La journée du 23 février sera quant à elle dédiée à des visites de sites :

  • Incinérateur de Gerland
  • Centrale de La Fayette

Programme

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A lire

Exemples de territoires à énergie positive lauréats

Rappel des épisodes précédents______________________________________________

Le Ministère du Développement Durable a dévoilé la liste des 212 lauréats (sur 528 candidats) de l’appel à initiatives « Territoires à énergie positive pour la croissance verte » début 2015. Les lauréats bénéficient d’une aide financière de 500 000 à 2 millions d’euros, afin de baisser la consommation d’énergie, d’augmenter la production d’énergie renouvelable et de mobiliser les citoyen(ne)s.

Fin du rappel___________________________________________________________________

source : MEDDE – article TECV – fin juillet 2015

A l’occasion de la signature, le 22 juillet de 100 nouvelles conventions des territoires à énergie positive pour la croissance verte, le ministère de l’Ecologie a publié une nouvelle brochure intitulée « La France exemplaire. Les territoires en action ».

Cette nouvelle brochure de 32 pages reprend les principales actions de ces territoires labellisés, en matière de :

  • Réduction de la consommation d’énergie dans le bâtiment et l’espace public
  • Diminution des émissions de gaz à effet de serre et des pollutions liées aux transports
  • Développement de l’économie circulaire et de la gestion durable des déchets
  • Production d’énergies renouvelables locales
  • Préservation de la biodiversité, protection des paysages et promotion d’un urbanisme durable
  • Promotion de l’éducation à l’environnement, de l’écocitoyenneté et mobilisation des acteurs locaux

Les 2 premiers exemples de cette brochure concernent des réseaux de chaleur vertueux :

  • Une chaufferie bois à Tramayes qui s’est transformée en réseau de chaleur bois et chauffe maintenant, en plus des bâtiments communaux, l’hôpital et une quarantaine de logements de particuliers permettant d’économiser 140 000 litres de fioul par an ;
  • La communauté de communes de Vitry, Champagne et Der cherche à optimiser ses réseaux de chaleur. Elle a notamment étendu le réseau de chaleur biomasse au centre aquatique qui utilisait de l’énergie fossile.

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…sur les territoires à énergie positive et les réseaux de chaleur

Un réseau de froid 95% EnR&R à Bordeaux Saint-Jean Belcier

Source : objectifaquitaine.latribune.fr

Un réseau de de chaleur et de froid va voir le jour à Bordeaux Saint-Jean Belcier :

« …ce réseau, qui est développé en deux phases distinctes en accompagnement de la progression des programmes immobiliers, chauffe déjà les premiers habitants installés dans les nouveaux programmes.

Concernant le contrat de Bordeaux Saint-Jean Belcier, Bègles, le réseau d’eau chaude (17 km) alimentera l’habitat neuf, l’habitat collectif existant et le tertiaire pour un total de 820.000 m2, soit l’équivalent de 18.000 logements. La chaleur sera produite par l’incinération des ordures ménagères de l’usine de Bègles (Astria). Ces calories chaufferont à 100°C une eau en circuit fermé qui sera acheminée vers les bâtiments via un réseau de canalisations isolées en acier. Le mix énergétique sera composé à 90 % d’énergie renouvelable et de récupération (EnR&R) et 10 % de gaz naturel.

Le froid, lui, sera aussi produit à partie de la chaleur fournie par l’usine d’incinération via l’utilisation de pompes à chaleur à absorption. Dans ce cas, le mix énergétique sera composé à 95 % d’EnR&R et à 5 % d’électricité. Le froid produit ainsi alimentera uniquement les 200.000 m2 de nouveaux bâtiments tertiaires qui sortiront de terre dans la zone concernée, en plein périmètre de l’opération d’intérêt national Bordeaux-Euratlantique. »

Le réseau de froid sera alimenté par l’usine d’incinération des ordures ménagères locales, via des PAC à absorption pour atteindre une part EnR&R de 95%.

Petit état des lieux des réseaux de froid français

Les réseaux de froid sont encore peu développés en France par rapport à d’autres pays (comme au Japon ou aux Etats-Unis notamment). Dans le dernier arrêté relatif aux contenu CO2 des réseaux de chaleur, issu de l’enquête 2013 sur les réseaux de chaleur et de froid, 17 réseaux de froid sont recensés. Ils livrent 880 GWh, et ont une part d’énergies renouvelables et de récupération de 3%.

Or ils offrent de nombreux avantages par rapport à des systèmes individuels :

  • accès à plus de sources renouvelables et de récupération (par exemple, le réseau de froid de la ZAC Seguin utilise le refroidissement par l’eau de la Seine)
  • moins de pollution visuelle sur les bâtiments
  • un meilleur contrôle des risques sanitaires dû aux fluides frigorigène notamment

Ainsi, les réseaux de froid sont amenés à se développer, avec la demande de froid grandissante. Quelques projets de réseaux de froid utilisant l’eau de mer notamment se développent.

Voir également