Tous les articles par Muriel Labonne - Cerema

Amorce recrute un(e) chargé(e) de mission réseaux énergétiques et énergies renouvelables

AMORCEAmorce, l’association de collectivités et professionnels sur la transition énergétique, les déchets et l’eau, basée à Villeurbanne (à côté de Lyon), recrute un ou une chargé(e) de missions réseaux énergétiques et énergies renouvelables, en CDI, actuellement.

Chaque année, Amorce organise et anime des journées thématiques comme par exemple la semaine de la chaleur renouvelable (ex « Rencontres Réseaux de chaleur et de froid »), réalise et publie des études notamment un comparatif des modes de chauffage et du prix de vente de la chaleur

Voir l’offre d’emploi sur linkedin pour en savoir plus.

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Étude sur les réseaux de chaleur et de froid au Japon

Le Service Économique Régional de Tokyo de l’Ambassade de France au Japon a publié, en juin 2018, une étude sur les réseaux de chaleur et de froid sur le territoire nippon.

Cette étude propose un état des lieux des réseaux de chaleur et de froid au Japon, couplée à une analyse de leur actuelle trajectoire de développement, ainsi que quelques points de comparaison avec la France.

Elle s’appuie sur l’analyse de documents officiels et non officiels disponibles sur internet, concernant les réseaux de chaleur et de froid au Japon et en France. Cette analyse documentaire a été complétée par un entretien avec l’association japonaise du chauffage urbain.

Cette étude est relayée sur le site réseaux de chaleur du Cerema également.

Participez au débat sur les villes et territoires de demain

Source : Site participatif sur les Villes et les Territoires de demain des Ministères de la Cohésion des Territoires (MCT) et de la Transition Écologique et Solidaire (MTES)

Nos villes et territoires vont connaître de profonds bouleversements sur les domaines touchant notre vie quotidienne : changement climatique, transformation numérique, vieillissement de la population, etc. Pour relever les défis environnementaux et socio-économiques, nous avons tout intérêt à réfléchir dès maintenant aux orientations que nous souhaitons engager. C’est dans cette logique que les ministères de la Transition écologique et solidaire et de la Cohésion des territoires donnent la parole à l’ensemble des citoyens afin de construire une vision commune des « Villes et Territoires de demain ». Devenez acteur de votre lieu de vie : partagez vos besoins, vos attentes et vos solutions pour élaborer collectivement les Livrets citoyens qui serviront de référence aux pouvoirs publics.

Cette plateforme collaborative sous forme de site internet permet à chacun et chacune de s’exprimer sur différentes thématiques définies sur le site. Le débat se déroule en 4 phases, il s’agit actuellement du recueil d’idées pour demain (du 23 mai au 19 juin) puis viendront les priorités pour demain (du 11 au 17 juillet). Les thématiques sont les suivantes : Habiter son logement, Habiter son quartier, Accéder aux service et commerces de proximité, Se déplacer, Participer à la vie locale, Vivre en bonne santé, Se former et travailler. Dans chaque thématique sont listées des sous-thématiques, ainsi on peut trouver les Réseaux de chaleur partagés dans Habiter son logement. Le texte d’introduction est le suivant :

Pour lutter plus efficacement contre le changement climatique, les villes et territoires de demain recherchent une plus grande sobriété énergétique.
Les réseaux de chaleur sont des dispositifs de fourniture du chauffage et de l’eau chaude sanitaire à l’échelle d’un quartier ou d’une ville. Ils ont été identifiés dans le débat comme une solution de récupération de chaleur à développer, en utilisant la chaleur produite par des serveurs informatiques par exemple. Des nouveaux usages reposant sur l’échange de chaleur et plus largement d’énergie sont encore à inventer.

Que pensez-vous de cette proposition ? Comment mettre en place des réseaux de chaleur partagés ?

Chacun, chacune, peut donner son avis, intervenir, etc. Des animateurs de débat posent des questions (comment réutiliser la chaleur produite par les serveurs informatiques et les salles de sports ? Quelles autres sources d’énergie pourraient être mutualisées dans les résidences collectives ? etc.) auxquelles il est possible de répondre.

Cette plateforme permet également de raconter sa journée dans sa ville/territoire de demain, qui, si elle est sélectionnée, pourra être adaptée en BD !

Pour participer à cette démarche citoyenne, la première étape consiste à créer un compte (très rapide) puis choisir son ou ses thème(s) et enrichir les échanges.

Pour en savoir plus sur les réseaux de chaleur

  • Voir l’Observatoire des réseaux qui regroupe les chiffres clés, l’agenda, les guides, les études, les cartes, les données, etc. partagés par les acteurs du domaine
  • Voir les fiches découvertes (15 fiches de 2 à 4 pages sur les enjeux, les acteurs, la chaleur de récupération, la géothermie, etc.) du Cerema

Comment évaluer le potentiel de récupération de chaleur fatale sur son territoire ? Guide FNCCR-ADEME

Quelles sont les sources de chaleur fatale (usines d’incinération des déchets, datacenters, réseaux d’assainissement, stations d’épuration, chaleur des industries, blanchisseries, etc.) sur mon territoire ?

Comment évaluer leurs caractéristiques techniques et économiques selon les filières ?

Comment les valoriser sur site et sur mon territoire ?

Les réponses dans le guide intitulé « Etude territoriale de connaissance des potentiels de récupération de chaleur sur son territoire » de la FNCCR et l’ADEME.

Pour en savoir plus

Enquête sur la rénovation des réseaux de chaleur – jusqu’au 20 juin

Petite relance pour remplir l’enquête sur la rénovation des réseaux de chaleur : elle est ouverte jusqu’au 20 juin.

Les données renseignées seront potentiellement diffusées (sur le livrable et/ou lors de réunions d’échanges par exemple). S’il y a une confidentialité à respecter sur certains éléments, n’oubliez pas de l’indiquer dans vos réponses.

Quelle enquête ?

L’ADEME-AMORCE-Cerema lance une petite enquête auprès de collectivités afin d’établir un état des lieux sur la rénovation des réseaux de chaleur. Le livrable sera une fiche/note mise à disposition sur les sites reseaux-chaleur.fr et amorce.asso.fr à destination des collectivités, exploitants, bureaux d’études, comportant notamment des retours d’expériences techniques, juridiques, économiques et environnementaux (sur le phasage, des ordres de grandeur de coûts, de méthodes, des détails techniques sur le passage de haute à basse pression/température, la diminution des températures de retour, des matériaux à utiliser, etc.).

Afin de recueillir un maximum d’informations et de retours d’expériences, si vous suivez un réseau de chaleur vieillissant et que vous avez planifié et/ou réalisé des travaux de rénovation, nous vous invitons à répondre à ce petit questionnaire.

Nous vous remercions pour votre contribution.

Enquête sur la rénovation des réseaux de chaleur

L’ADEME-AMORCE-Cerema lance une petite enquête auprès de collectivités afin d’établir un état des lieux sur la rénovation des réseaux de chaleur. Le livrable sera une fiche/note mise à disposition sur les sites reseaux-chaleur.fr et amorce.asso.fr à destination des collectivités comportant notamment des retours d’expériences techniques, juridiques, économiques et environnementaux (sur le phasage, des ordres de grandeur de coûts, de méthodes, des détails techniques sur le passage de haute à basse pression/température, la diminution des températures de retour, des matériaux à utiliser, etc.).

Afin de recueillir un maximum d’informations et de retours d’expériences, si vous suivez un réseau de chaleur vieillissant et que vous avez planifié et/ou réalisé des travaux de rénovation, nous vous invitons à répondre à ce petit questionnaire.

Nous vous remercions pour votre contribution.

Supports de présentation de la journée solaire thermique FNCCR du 5 avril

Centrale solaire thermique à Varèse en Italie. Source : INES

La FNCCR, en partenariat avec ENERPLAN, a organisé le 5 avril 2018 une journée d’étude consacrée au solaire thermique.

Qu’il soit utilisé en toiture ou en champ, à l’échelle d’un bâtiment ou pour injection dans un réseau de chaleur, l’intérêt durable du solaire thermique est très fort, pour des coûts particulièrement compétitifs depuis ces dernières années. Moindres coûts, meilleurs rendements, renforcement des formations des installateurs, intégration dans les labels règlementaires…le solaire thermique est entré dans une nouvelle dynamique !

Outils pratiques et accompagnement projets (démarche SOCOL), encadrement règlementaire, retours d’expérience et partages sur les projets seront au cœur de cette journée, avec des interventions qui présentent l’ensemble de la chaîne de valeur d’un projet, des études territoriales en amont à la maintenance d’une installation, en passant par le dimensionnement et l’intégration dans son environnement.

Les objectifs 2018 de la PPE (voir l’arrêté relatif aux objectifs de développement des énergies renouvelables) sont de 180 kTep pour le solaire thermique. Selon Enerplan seulement un peu plus de la moitié des objectifs seront atteints. Lors de cette journée, de beaux projets de solaire thermique en réseau de chaleur, bientôt opérationnels, comme à Chateaubriand ont été présentés. Nos voisins danois sont très en avance par rapport à la France, et Johan Frey est venu présenter un retour d’expérience de plusieurs années sur le réseau de chaleur solaire avec stockage de Dronninglund.

En savoir plus

Les égouts comme source de chaleur à Bruxelles, et en France

Sources : article smartgridbelgium.belfius.be et vivaqua.be

La rénovation des réseaux d’égouts est l’occasion d’installer des récupérateurs de chaleur, comme cela se fait à Bruxelles par Vivaqua, une société coopérative de production et distribution d’eau potable. Après avoir étudier les kWh disponibles en chauffant et mesurant un local technique de bassin d’orage, des projets se développent pour chauffer des bâtiments. Ainsi, un bâtiment communal de 15 000 m² pourra utiliser les égouts à hauteur de 20% de ses besoins en chaleur et refroidissement d’ici 2019. Un brevet européen est déposé par la société pour ce système.

Équiper par anticipation une partie de l’ensemble du réseau d’égout chaque année permettrait d’économiser, en Région bruxelloise, 26.000 tonnes de CO2 annuellement si 20 km d’échangeurs pouvaient être activés par la suite en fonction des demandes de ce type de chauffage ou conditionnement d’air. Un projet de géothermie urbaine qui touche à la fois à l’économie circulaire et au développement durable, «et qui est aussi une contribution non négligeable à la qualité de l’air à Bruxelles», conclut Laurence Bovy.

Les réseaux de chaleur et de froid sont des systèmes permettant la redistribution des kWh récupérés des égouts pour chauffer et refroidir les bâtiments alentours.

En France, il existe des réseaux de chaleur utilisant les calories des égouts comme celui de l’EcoQuartier Sainte-Geneviève, utilisant la technologie brevetée Degrés Bleus. Différents systèmes de récupération de calories sont développés selon l’installation pour du neuf, de l’existant, avec ou sans filtre, etc. Le Grand Lyon s’interroge actuellement sur l’utilisation thermique possible des eaux usées pour le quartier de la Saulaie, et étudie ces différents systèmes.

Retours sur la journée d’informations et d’échanges sur les réseaux de chaleur en Bourgogne-Franche-Comté – 13 avril 2017

Les directions régionales de l’ADEME financent et organisent des journées d’informations et d’échanges sur les réseaux de chaleur et de froid.

Avec beaucoup de retard, voici les retours sur la journée régionale d’informations et d’échanges sur les réseaux de chaleur et de froid qui a eu lieu en Bourgogne-Franche-Comté à Dijon le 13 avril 2017. Cette journée était organisée par l’ADEME et Amorce. Le Cerema est intervenu pour présenter la carte nationale de chaleur, la procédure de classement d’un réseau et les liens entre les réseaux de chaleur/froid et les bâtiments basse consommation.

Plan de rénovation énergétique des bâtiments et réseaux de chaleur

Le plan de rénovation énergétique des bâtiments, publié récemment par les ministères de la transition écologique et solidaire et de la cohésion des territoires rappelle l’objectif de diminution des consommations énergétiques des bâtiments de 20% en 2030 et 50% en 2050.

Au niveau national, le secteur du bâtiment représente près de 45 % de la consommation d’énergie finale et 25 % des  émissions de gaz à effet de serre.

D’après l’association négaWatt (source : article connaissance des energies), les actions prévues par le plan ne sont pas suffisantes pour réduire autant les consommations d’énergie des bâtiments. De plus, le nombre de rénovations fixé (500 000/an) est insuffisant, d’après négaWatt il faudrait en rénover 650 000/an, contre 16 000/an actuellement. Pour y arriver, négaWatt propose de créer un marché (rendre obligatoire la rénovation des logements F et G et les bâtiments tertiaires sans limite de surface à un niveau BBC), supprimer toutes les aides par un unique prêt à taux zéro, revoir la formation des professionnels… Voir les détails ici.

L’amélioration des performances énergétiques du parc de bâtiments passe par la réduction des besoins en énergie des bâtiments, le recours à des systèmes efficaces pour limiter la consommation d’énergie et enfin le déploiement des énergies renouvelables. Seule une approche combinée de ces trois axes permettra d’atteindre les objectifs que la France s’est fixés.
Le plan prévoit de rénover les bâtiments tertiaires en « ciblant ceux du quotidien des français » comme les bâtiments scolaires. De la même façon, on pourrait imaginer de cibler un changement de système énergétique pour les bâtiments tertiaires proches d’un réseau de chaleur/froid vertueux et non encore raccordés. En effet, les réseaux de chaleur et de froid sont alimentés à plus de 50% par des énergies renouvelables et de récupération en France (et ça devrait augmenter pour atteindre les objectifs de la loi de transition énergétique de multiplier par 5 la chaleur renouvelable livrée par les réseaux). Ces systèmes permettent de mobiliser la chaleur fatale (incinération des déchets, data centers, crématorium…), la géothermie, le solaire thermique, le gaz vert, le bois-énergie, les noyaux de fruits, la paille, les farines animales, etc. Une carte nationale des tracés des réseaux existants est en cours de construction et sera disponible, une fois réalisée, sur le site de l’observatoire des réseaux de chaleur. Il sera ainsi possible de voir et lister les bâtiments à proximité et non encore raccordés.
Le plan prévoit que les frais de raccordement à un réseau de chaleur sont éligibles au crédit d’impôt dès 2018. Voir le bulletin officiel des finances publiques BOI-IR-réductions et crédits d’impôt-titre 28-chapitre 3-section 1.En revanche, les frais de droits de raccordement à un réseau de chaleur (frais non matériel) ne semblent pas bénéficier du CITE.

Pour en savoir plus