Archives pour la catégorie Réalisations et exemples

Enquête sur la rénovation des réseaux de chaleur – jusqu’au 20 juin

Petite relance pour remplir l’enquête sur la rénovation des réseaux de chaleur : elle est ouverte jusqu’au 20 juin.

Les données renseignées seront potentiellement diffusées (sur le livrable et/ou lors de réunions d’échanges par exemple). S’il y a une confidentialité à respecter sur certains éléments, n’oubliez pas de l’indiquer dans vos réponses.

Quelle enquête ?

L’ADEME-AMORCE-Cerema lance une petite enquête auprès de collectivités afin d’établir un état des lieux sur la rénovation des réseaux de chaleur. Le livrable sera une fiche/note mise à disposition sur les sites reseaux-chaleur.fr et amorce.asso.fr à destination des collectivités, exploitants, bureaux d’études, comportant notamment des retours d’expériences techniques, juridiques, économiques et environnementaux (sur le phasage, des ordres de grandeur de coûts, de méthodes, des détails techniques sur le passage de haute à basse pression/température, la diminution des températures de retour, des matériaux à utiliser, etc.).

Afin de recueillir un maximum d’informations et de retours d’expériences, si vous suivez un réseau de chaleur vieillissant et que vous avez planifié et/ou réalisé des travaux de rénovation, nous vous invitons à répondre à ce petit questionnaire.

Nous vous remercions pour votre contribution.

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Un classement à l’échelle métropolitaine

A compter du 1er juillet 2018, Grenoble Alpes Métropole associera au développement de son réseau de chaleur métropolitain, une procédure de classement.

2018_RC_GAM
Grenoble Alpes Métropole – Réseau de chaleur métropolitain

Cette démarche doit permettre au second réseau de chaleur le plus important de France d’atteindre les objectifs métropolitains fixés dans son schéma directeur énergie 2030.

Deux axes principaux sont ainsi mis en avant par la collectivité :

  • Fournir aux usagers une énergie économiquement compétitive en tenant compte de l’évolution fiscale au sujet de la « Taxe Carbone » ;
  • Maîtriser l’impact écologique de cette énergie par un verdissement, déjà majoritaire, ambitieux et progressif ;

Concrètement, cette obligation de raccordement concerne chaque bâtiment s’il se situe simultanément :

  • Dans l’une des 7 communes desservies par le réseau de chaleur métropolitain : Échirolles, Eybens, Gières, Grenoble, La Tronche, Le Pont-de-Claix et Saint-Martin-d’Hères.
  • Dans un rayon d’environ 150 mètres autour de ce réseau (sauf dérogations).

Créé en 1960, le réseau de chaleur grenoblois alimente en chauffage l’équivalent de 100 000 logements. Avec son maillage de 170 km de canalisations, celui-ci peut fournir en eau chaude logements publics et privés, ainsi que dans de nombreux équipements : hôpitaux, campus, centrescommerciaux, bureaux, musées, piscines…

En 2017, la production de chaleur était assurée à 62% par des énergies renouvelables et de récupération (notamment issue de l’incinération des déchets). De nouveaux investissements telle que la construction d’une nouvelle centrale biomasse « BioMax », devront permettre de répondre aux exigences de la transition énergétique de ce territoire.

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Enquête sur la rénovation des réseaux de chaleur

L’ADEME-AMORCE-Cerema lance une petite enquête auprès de collectivités afin d’établir un état des lieux sur la rénovation des réseaux de chaleur. Le livrable sera une fiche/note mise à disposition sur les sites reseaux-chaleur.fr et amorce.asso.fr à destination des collectivités comportant notamment des retours d’expériences techniques, juridiques, économiques et environnementaux (sur le phasage, des ordres de grandeur de coûts, de méthodes, des détails techniques sur le passage de haute à basse pression/température, la diminution des températures de retour, des matériaux à utiliser, etc.).

Afin de recueillir un maximum d’informations et de retours d’expériences, si vous suivez un réseau de chaleur vieillissant et que vous avez planifié et/ou réalisé des travaux de rénovation, nous vous invitons à répondre à ce petit questionnaire.

Nous vous remercions pour votre contribution.

Projet PECS – les zones portuaires se mettent au vert

Le Cerema participe au projet européen PECS (Ports Energy Carbon Savings) afin de réduire l’empreinte carbone des zones portuaires avec 9 autres partenaires (universités, entreprises, agence de protection de l’environnement, ports et collectivités). Réduire leurs émissions reste un challenge pour les ports souvent considérées comme fortement polluants de par leurs activités industrielles et logistiques, et devant garder une forte attractivité économique face à la concurrence mondiale.

PECS traitera la question de la production et de la gestion efficace de l’énergie. Une petite dizaine de technologies différentes visant à améliorer l’efficacité énergétique ou à développer les énergies renouvelables seront ainsi testées à travers 4 sites portuaires pilotes dans 4 pays différents. Ce projet interreg permettra d’analyser la faisabilité économique de ces technologies et passera en revu les autres solutions existantes pour les gestionnaires de ports. 12 autres partenaires  (collectivités et industries) participeront également au projet en tant  qu’observateurs.
Le but final du projet reste en effet de créer un outil utilisable par d’autres autorités portuaires afin qu’elles puissent réduire également leur impact environnemental tout en restant économiquement attractif pour les activités industrielles et commerciales.

La DtechEMF et la DterNP se pencheront pendant 3 ans sur ce beau défi et tout particulièrement sur le Port de Dunkerque, qui reste pionnier en terme de valorisation de chaleur industrielle. Dans le cadre de ce projet, un centre de traitement des déchets chlorés, géré par l’entreprise Indaver devrait s’installer sur la zone portuaire afin de pouvoir valoriser sa chaleur fatale auprès d’une industrie adjacente.

La valorisation de la chaleur fatale et les réseaux de chaleur pourraient permettre aux ports d’améliorer facilement leur bilan carbone.

Partenaires du projet:

  • Port d’Oostende (BE)
  • Ville de Portsmouth (UK)
  • Ville d’Hellevoestsluis (NL)
  • Université de Gant (BE)
  • Université de Solent (UK)
  • Université de Zeeland (NL)
  • Agence de protection de l’environnement d’Odijmond (NL)
  • Cerema (FR)
  • Indaver (BE)
  • Blue Power Synergie (BE)

Technologies testées:

  • Valorisation de chaleur entre deux industries
  • Ponton solaire
  • Ponton avec stockage d’énergie
  • Ponton avec éoliennes intégrées
  • Éolienne terrestre de moyenne puissance
  • Smart ponton (auto suffisant pour l’éclairage et les caméras)
  • Rampe d’accès aux bateaux économe en énergie

Pour en savoir plus:
http://www.pecs2seas.eu/

Les égouts comme source de chaleur à Bruxelles, et en France

Sources : article smartgridbelgium.belfius.be et vivaqua.be

La rénovation des réseaux d’égouts est l’occasion d’installer des récupérateurs de chaleur, comme cela se fait à Bruxelles par Vivaqua, une société coopérative de production et distribution d’eau potable. Après avoir étudier les kWh disponibles en chauffant et mesurant un local technique de bassin d’orage, des projets se développent pour chauffer des bâtiments. Ainsi, un bâtiment communal de 15 000 m² pourra utiliser les égouts à hauteur de 20% de ses besoins en chaleur et refroidissement d’ici 2019. Un brevet européen est déposé par la société pour ce système.

Équiper par anticipation une partie de l’ensemble du réseau d’égout chaque année permettrait d’économiser, en Région bruxelloise, 26.000 tonnes de CO2 annuellement si 20 km d’échangeurs pouvaient être activés par la suite en fonction des demandes de ce type de chauffage ou conditionnement d’air. Un projet de géothermie urbaine qui touche à la fois à l’économie circulaire et au développement durable, «et qui est aussi une contribution non négligeable à la qualité de l’air à Bruxelles», conclut Laurence Bovy.

Les réseaux de chaleur et de froid sont des systèmes permettant la redistribution des kWh récupérés des égouts pour chauffer et refroidir les bâtiments alentours.

En France, il existe des réseaux de chaleur utilisant les calories des égouts comme celui de l’EcoQuartier Sainte-Geneviève, utilisant la technologie brevetée Degrés Bleus. Différents systèmes de récupération de calories sont développés selon l’installation pour du neuf, de l’existant, avec ou sans filtre, etc. Le Grand Lyon s’interroge actuellement sur l’utilisation thermique possible des eaux usées pour le quartier de la Saulaie, et étudie ces différents systèmes.

Un réseau de chaleur utilisant l’eau stagnante des mines

Source : article du Monde sur Des mines à la « smart city » : comment un territoire lorrain se reconvertit

En France, vers la frontière luxembourgeoise, au Val d’Alzette, à Boulange, un réseau de chaleur utilisant l’eau qui stagne dans les couloirs des mines à 13°C est à l’étude.

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L’aménagement énergétique du quartier de la Saulaie au Grand Lyon

Les étudiants d’options environnement et aménagement, de l’École Nationale des Travaux Public de l’État, en deuxième année, suivent un cours sur la “transition énergétique et l’aménagement”, géré par Emmanuel Martinais, docteur en aménagement et urbanisme. Le pôle réseaux de chaleur du Cerema intervient dans ce cours pour présenter le lien entre les réseaux de chaleur et l’aménagement et la planification des territoires. Les élèves ont étudié, cette année, l’aménagement énergétique du quartier de la Saulaie au Grand Lyon et plus précisément les 4 sujets suivant :

  • Thématique technique cloacothermie : comment valoriser techniquement la ressource thermique en eaux usées disponible sur le quartier ?
  • Thématique technique solaire : comment valoriser techniquement la ressource solaire disponible sur le quartier ?
  • Thématique stratégique : quelle planification et gouvernance énergétique pour la mise en place de solutions énergétiques collectives sur le projet de ZAC ?
  • Thématique concertation : quelle perception des ressources “eaux usées” et “solaire” de la part des citoyens ? Quelles démarches mettre en place pour s’assurer d’une perception vertueuse ?

Voir les supports de cours et les rapports des élèves sur l’aménagement énergétique du quartier de la Saulaie.

Voir les rapports des années précédentes : le réseau de chaleur de la ville de Vénissieux en 2015, l’étude du quartier Terraillon à Bron en 2016, l’étude du quartier Saint-Jean à Villeurbanne en 2017

GT réseaux de chaleur en Auvergne-Rhône-Alpes le 19 janvier à l’INES

Auvergne-Rhône-Alpes Energie Environnement organise son prochain groupe de travail sur les réseaux de chaleur le vendredi 19 janvier 2018, de 13h30 à 17h à l’INES (Le Bourget-du-Lac, 73).

Seront présentées les actualités nationales et régionales sur les réseaux de chaleur/froid, notamment l’étude Cerema réalisée pour la DREAL sur la cartographie des réseaux de chaleur et leur potentiel de développement en AuRA en vu de fixer des objectifs plus précis dans le future SRADDET (schéma régional incluant le Schéma Régional Climat Air Énergie). Est également prévu une visite de l’installation expérimentale de réseau de chaleur du CEA INES qui intègre une chaudière gaz à condensation de 280 kW, 40 m3 de stockage et 300m² de panneaux solaires thermiques.

Programme, inscriptions, liste participants ici.

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Réaliser un état des lieux et étudier le potentiel de développement des réseaux de chaleur/froid à l’échelle régionale (fiche 4 pages, guide, exemples)

Stockage de chaleur à l’Université de Brest

Source de l’article : futura-sciences

Les pics de demande de chaleur (en hiver le lundi matin par exemple) engendrent généralement une consommation accrue d’énergies fossiles. Le stockage de chaleur permet d’utiliser plus d’énergies renouvelables ou de récupération, comme c’est le cas à l’Université de Brest avec un réservoir de 1 000 m3 d’eau chauffée par le réseau de chaleur (utilisant la chaleur d’incinération des déchets ménagers de la ville de Brest), équivalent à 2 500 MWh/an, utilisée le dimanche soir pour chauffer les locaux avant l’arrivée des usager du lundi matin.

« Il permet surtout de faire face à un pic de consommation avec de très faibles émissions de CO2 »

Ce stockage permet également de réduire la puissance des chaudières, qui sont dimensionnées sur le pic de demande de chaleur.

Pour en savoir plus

FICHE 4 PAGES : STRUCTURATION DE LA FILIÈRE BOIS-ÉNERGIE VIA LE RÉSEAU DE CHALEUR D’AUTUN

Le pôle réseaux de chaleur du Cerema vient de publier une fiche 4 pages sur la structuration de la filière bois-énergie via le réseau de chaleur d’Autun. Cette fiche est un retour d’expérience d’une ville de taille moyenne contribuant à la structuration de la filière bois-énergie via son réseau de chaleur.

Depuis 1998, la ville d’Autun a choisi d’abandonner le fioul au profit du bois-énergie pour son réseau de chaleur. L’évolution du mix énergétique du réseau de chaleur a été progressive avec la construction d’une première chaufferie biomasse de 8MW en 1998, puis d’une seconde chaufferie biomasse de 1.5MW en 2012. La seconde chaufferie étant particulièrement exemplaire en terme de contenu CO2 puisque son implantation se situe à proximité immédiate de la scierie qui l’alimente. Ainsi, aucune rotation de camion n’est nécessaire pour son fonctionnement. Cette chaufferie biomasse a permis d’éviter l’émission de près de 2000 tonnes de CO2 chaque année par rapport à une solution gaz, soit près de 700 véhicules retirés de la circulation.

Cliquez ici pour voir la fiche 4 pages.