Archives du mot-clé biomasse

Une papeterie belge reliée à l’usine Volvo par un réseau de chaleur

Source : www.graphiline.com

canalisations isolées en attente de pose (CETEO)

La papeterie Stora Enso de Gand (Belgique) et l’usine Volvo sont désormais reliées par un réseau de chaleur de 4 km opérationnel depuis le début de ce mois de novembre.

La papeterie qui produit du papier pour les journaux et les magazines à partir de papier recyclé a décidé d’investir en 2014 dans la bioénergie . C’est ainsi qu’aujourd’hui, c’est une chaudière à haut rendement produisant de l’énergie à partir de boues  (200 000 tonnes produites par l’usine de papeterie) et de biomasse (360 000 tonnes) provenant de sources extérieurs (bois de chantiers de construction par exemple) qui fourni la papeterie et l’usine Volvo en électricité et chaleur.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le site www.graphiline.com.

 

 

Résultats de l’appel à projet BCIAT

Source : www.developpement-durable.gouv.fr

En automne 2015, Ségolène Royal avait lancé le 8ème appel à projet du Fonds chaleur pour la biomasse, BCIAT (Biomasse Chaleur Industrie Agriculture Tertiaire).

Objectif : poursuivre le développement d’installations industrielles, agricoles et tertiaires assurant une production énergétique à partir de biomasse, couplées ou non à d’autres énergies renouvelables ou de récupération.

Les 10 projets lauréats ont été désignés par l’ADEME et Ségolène Royal et de nouveaux objectifs (arrêté du 24/04/2016) de développement des énergies renouvelables en France ont été fixés, notamment l’augmentation de 21% de la production de chaleur à partir de biomasse d’ici 2023.

Les 10 projets lauréats 2016

2016_08_10_Fonds_chaleur_2016_rassemblé

Bilan des Appels à projets BCIAT entre 2009 et 2016

Chiffres_cles_Fonds_Chaleur_2009a2016

 

Fonds chaleur_Secteurs concernes
Extrait du communiqué de presse, voir sur le site www.developpement-durable.gouv.fr.

 

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le communiqué de presse du 3 août 2016 sur le Fonds chaleur et la nomination des 10 lauréats de l’appel à projet biomasse chaleur industrie agriculture tertiaire (BCIAT) 2016.

 

Une centrale biomasse fournit de la chaleur à l’hôpital universitaire Jean Verdier à Bondy

plaquettes de bois -RdC de JanzéLe groupe Coriance a effectué les travaux d’installation d’une chaufferie Biomasse pour alimenter en chaleur l’Hôpital universitaire Jean Verdier à Bondy.

Ces travaux ont été réalisés tout en maintenant une activité normale pour l’hôpital ce qui n’a pas été une mince affaire pour installer les raccordements notamment.

Soutenu financièrement par le FEDER (Fonds européen de développement régional), l’ADEME et la région Ile-de-France qui ont apporté un investissement total de plus d’un million d’euros sur un total budgétaire de 5,6 millions pour ce projet de démarche environnementale.

Pour en savoir plus, consultez le site www.24presse.com.

Un nouveau réseau de chaleur dans le département de l’Indre

La Communauté de communes Brenne-Val de Creuse (région Centre – Val de Loire) a un nouveau réseau de chaleur dans le quartier de la gare du Blanc depuis le début de cette année 2016.

La chaufferie biomasse de ce réseau de chaleur est alimenté par du bois déchiqueté, source locale importante dans la région. Deux chaudières gaz servent d’appoint.

130 logements sont actuellement raccordés et prochainement lycée, collège, écoles, gymnase, centre social le seront également.

Quelques chiffres :

  • Puissance de la chaudière bois : 1 200 kW

  • Volume du silo : 192 m3 (= 4 jours d’autonomie)

  • Longueur du réseau : 1 750 m

  • Coût total (subvention Ademe comprise) : 2 millions d’euros.

Pour en savoir plus, consulter cet article du site www.lanouvellerepublique.fr.

Güssing (Autriche), une ville de 4000 habitants, 100% EnR

Source : boursorama.com

Güssing est une ville de 4000 habitants, située au Sud-Est de l’Autriche, très proche de la frontière hongroise.

Elle est la première d’Europe à être totalement autonome énergétiquement grâce aux énergies renouvelables. Un exemple à suivre quand on sait que l’objectif de l’Union Européenne est de parvenir à 50% de bilan carbone neutre dans 15 ans, cette petite ville, elle, affiche déjà actuellement un bilan de 80% !

Plaquette forestière

Tout commence ainsi … Des sociétés de bois venaient abattre des arbres dans la forêt de Güssing, laissant sur place des débris de bois à pourrir. Un ingénieur de la commune eu alors l’idée de les utiliser. Méthodiquement, la commune commence par isoler tous les ses bâtiments publics. En 1995, l’Autriche, adhérente à l’Union Européenne, obtient des subventions pour construire une centrale thermique bois. Les factures de chauffage des bâtiments publics sont ainsi divisées par 2 au bénéfice de la commune qui auparavant se chauffait à l’énergie fossiles.

Le réseau est déployé pour desservir les résidents de la ville, qui finissent par se raccorder. Et tout s’enchaîne, les entreprises, attirées par le prix très avantageux de l’énergie, s’installent dans la ville qui comptent aujourd’hui une cinquantaine d’entreprises, dont les deux plus grands fabricants autrichiens de parquets en bois.

Une dynamique gagnante et exemplaire qui pourrait peut-être faire des petits en France dans le cadre des TEPCV.

 

CIBE réunion plénière : supports disponibles

CIBESuite à son Assemblée Générale, le CIBE a organisé une réunion plénière ouverte aux adhérents et non-adhérents

Il s’agissait de présenter des travaux et retours sur la saison de chauffe de chacune de leur commissions de travail :

L’ensemble des supports est disponible sur le site internet du CIBE ici.

 

Appel à projets ADEME Ile-de-France : réseaux de chaleur, biomasse, géothermie

Région_Île-de-France_(logo)

La direction régionale Ile-de-France de l’ADEME et la région Ile-de-France lancent 3 appels à projets pour le développement de réseaux de chaleur, de chaufferies biomasse et d’installations de géothermie profonde.

Appel à projets Île-de-France – Réseaux de Chaleur – 2015
Date limite de réception des dossiers :
17 décembre 2014 à 15 h 30.

 

Appel à projets Île-de-France – Géothermie profonde – 2015
Date limite de réception des dossiers :
17 décembre 2014 à 16 h.

 

Appel à projets Île-de-France – Chaufferie Biomasse – 2015
Date limite de réception des dossiers :
17 décembre 2014 à 16 h.

Voir aussi :

Module d’information « L’élu et les réseaux de chaleur en Ile-de-France »

l'élu et les réseaux de chaleurL’ARENE et Amorce, en partenariat avec l’Ademe organisent une demi journée d’information « L’élu et les réseaux de chaleur » le vendredi 21 novembre 2014 de 9h30 à 12h30 à l’ARENE, à la Cité régionale de l’environnement d’Île-de-France à Pantin.

 Cet évènement francilien sera l’occasion pour les élus de prendre connaissance des éléments essentiels sur les réseaux de chaleur avec les acteurs impliqués sur le sujet localement (ARENE, ADEME Île-de-France, Région Île-de-France, DRIEE Île-de-France) et avec le réseau national AMORCE qui fédère les collectivités notamment sur les réseaux de chaleur.

 Vous pourrez y bénéficier d’un rappel complet sur le fonctionnement de ce service public local, ses modes de gestion, les liens avec l’urbanisme et la précarité énergétique, la relation avec les abonnés et usagers, les outils financiers et les subventions.

 Il existe de forts enjeux sur les réseaux de chaleur en France et particulièrement en Île-de-France : plus de 450 000 logements doivent être raccordés à un réseau de chaleur d’ici à 2020 et les réseaux devront être alimentés à plus de 50% par des énergies renouvelables et de récupération, sources d’activité économique locale et atout précieux pour la maîtrise des factures de chauffage. Les travaux menés à ce sujet au niveau régional seront présentés pour mettre en évidence les territoires où les enjeux sont particulièrement importants et les aides qui existent pour les collectivités.

Les inscriptions se font ici

Consultez le programme détaillé ici

 

Jurisprudence : « Remplacer du chauffage au fioul et au charbon par de la biomasse est d’intérêt général »

Plaquette forestièreDans une ordonnance du 15 juillet 2014, le juge des référés du Tribunal administratif de Dijon a jugé, dans le cadre d’un recours engagé par un collectif de riverains contre la chaufferie biomasse du Grand Dijon, que le remplacement du chauffage au fioul et au charbon par de la biomasse est d’intérêt général (ord. Référé, TA Dijon, 15 juillet 2014, req. n° 1402006).

Selon l’avocat Carl Enckell, qui analyse cette décision sur son blog :

Cette jurisprudence, bien que résultant d’une décision de référé, est suffisamment complète pour retenir que :

1. Les tribunaux sont prêts à examiner avec beaucoup de précisions les avantages octroyés par les énergies renouvelables dans le cadre des projets mettant en œuvre la transition énergétique

2. Les choix des collectivités publiques et leur inscription dans des documents de planification tel que le Plan climat énergie peuvent constituer un véritable soutien au développement des énergies renouvelables, également pris en considération par le juge

3. La mise en balance des intérêts publics et privés, et plus particulièrement les éventuels impacts locaux des projets de chaufferie biomasse ne sont à eux seuls pas de nature à remettre en cause l’intérêt général de ces opérations.

Voir aussi :

Quelques sources EnR&R exotiques pour les réseaux de chaleur/froid

Les réseaux de chaleur et de froid permettent d’accéder potentiellement à plus de sources d’énergie renouvelable et de récupération (EnR&R) que :

  • les systèmes individuels grâce à la mutualisation des moyens financiers et des besoins d’énergie
  • les systèmes nationaux (réseau de gaz et d’électricité) grâce à leur proximité au territoire et leur adaptation aux besoins d’énergie

Biomasse = bois-énergie ? Pas seulement…

Il y a aussi les noyaux de fruits

Plus de 2 ans après notre article Réseaux de chaleur, noyaux de fruits et crématoriums, où en sont ces réseaux mobilisant des sources exotiques ?

Rappel :

La commune de Cransac (1800 hab.) a signé en 2009 un contrat d’approvisionnement sur 6 ans avec l’usine Andros de Biars-sur-Cère située à 80km. L’industriel livre environ 300 tonnes (720m3) de noyaux de fruits par an, au tarif de 7€ la tonne. Le réseau de chaleur dessert un lotissement de 13 maisons, 8 appartements et plusieurs bâtiments publics. Coût de l’installation : 825000€ subventionné à 70% par ADEME, Région et Europe.

Le réseau de chaleur, inauguré en avril 2009, est toujours en fonctionnement en 2014.chaudière biomasse (noyaux de fruits) RdC Cransac La chaudière brûlant les noyaux de fruits (prunes, abricots, pêches) a une puissance de 500 kW.

brûleur chaudière noyaux de fruits Cransac
Source : site cransac-les-thermes.fr

La mairie et l’Office de tourisme de Cransac organisent des visites guidées du réseau de chaleur, comprenant notamment les visites de la chaufferie, de bâtiments desservis et de la noyauterie.

Et la paille

Source : consoglobe.com

Le réseau de chaleur de Pécs, ville de Hongrie à 20 km de Budapest, alimente 120 000 des 150 000 habitants de la ville en chaleur, à partir de…paille !

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Centrale thermique de Pécs, la plus grande d’Europe. Source : consoglobe.com

La centrale thermique, qui fonctionne en cogénération (donc fournie également de l’électricité), utilisait initialement 50% de bois et 50% de gaz. La paille est venue remplacée le gaz, stabilisant ainsi la facture aux usagers, diminuant les émissions de GES et augmentant l’indépendance énergétique de la Hongrie.

Paille-1
Bottes de paille. Source : consoglobe.com

Les bottes de paille rectangulaires de près de 400 kg sont positionnées sur 4 rampes mécaniques.

Dans un ballet cadencé, elles sont tractées les unes après les autres dans de longs tunnels. Après quoi, elles sont déchiquetées avant de tomber dans le foyer de la chaudière.

Grâce à son pouvoir calorifique supérieur, les 200 000 tonnes de pailles utilisées chaque année fournissent 60% de l’énergie alors que les 400 000 tonnes de bois en fournissent 40%. Cet important pouvoir calorique n’est encore que très peu connu, notamment en France.

Centrale-thermique-Pécs-paille-de-loin
Centrale thermique de Pécs. Source : consoglobe.com

450 agriculteurs, dans un rayon de 100 km autour de la ville de Pécs, peuvent ainsi valoriser leur production, certains ont même multiplié leur chiffre d’affaires par 10.

Energie de récupération = chaleur issue de l’incinération des déchets ? Pas seulement…

Il y a aussi les data-center

Plus de 2 ans après notre article Réseaux de chaleur, noyaux de fruits et crématoriums, où en sont ces réseaux mobilisant des sources exotiques ?

Rappel :

L’utilisation de la chaleur des data-centers se développe. En France, un important projet a été annoncé à Marne-la-Vallée. A Helsinki, l’opérateur télécom Academica, qui a installé ses équipements dans un abri aménagé sous la cathédrale d’Uspenski pendant la guerre, indique pouvoir fournir de la chaleur à 1 000 appartements. [source]

Les data-centers ne cessent de se développer.

140811_Carte des data centers dans le monde-datacentermap.com
Carte des data-centers dans le Monde. Source : http://www.datacentermap.com/

La récupération de la chaleur dégagée par les serveurs informatiques en réseau de chaleur (ou de froid) a un double avantage puisqu’elle permet :

  • d’augmenter la performance des data-centers
  • de chauffer et fournir en eau chaude les bâtiments alentours.

Le projet de Marne-la-Vallée est maintenant réalisé, depuis l’inauguration en 2012 du réseau de chaleur du Val d’Europe. Les retours d’expérience, issus de la présentation aux Assises EnR en milieu urbain d’Ile-de-France en 2013, sont les suivants :

Marne la vallée accueille 6 data-centers et 6 autres sont en projet : la récupération de l’énergie a donc un potentiel. Le réseau de chaleur du Val d’Europe est un réseau privé qui réalise un schéma directeur (schéma qui permet de planifier, en lien avec le territoire, les évolutions possibles et pertinentes du réseau sur 10-20 ans) du fait de la densité résidentielle insuffisante à court terme mais en développement important. Le schéma directeur permet ainsi de mobiliser les différents acteurs afin d’anticiper les évolutions possibles du réseau, en adéquation avec l’augmentation progressive de la demande en énergie du territoire. En effet, le retour d’expérience de ce réseau montre qu’il faut bien mettre en adéquation la quantité d’énergie récupérée avec le besoin. Le prix de la chaleur est de 80€/MWh. La récupération des data-centers est de 20 000 MWh.

Et les boues et station d’épuration

Le SIEL (Syndicat intercommunal d’énergies de la Loire) est un syndicat très novateur par rapport aux réseaux de chaleur : il est l’un des rares syndicats à avoir cette compétence (optionnelle). A la demande de collectivités il réalise ainsi des réseaux de chaleur (études et réalisation).

Par exemple celui à Saint-Chamond qui récupère la chaleur émise lors de l’incinération des boues de la station d’épuration (source : Energie2007.fr) :

L’incinérateur des boues a besoin d’être refroidi en permanence.

RdC-st-chamond-boues-schema-fonctionnement-simplifie
Source : Communiqué de presse du 9 décembre 2013

Un échangeur thermique, installé au niveau de l’incinérateur, permet ainsi de chauffer les bureaux de la station, et, à travers un réseau de chaleur, l’école Cézanne, l’Inspection Académique et les logements locatifs, soit un total de 4 750 m² chauffés. En moyenne 360 000 kWh sont récupérés chaque année et un appoint du réseau est réalisé par des chaudières gaz, installées dans l’école Cézanne, à hauteur de 20% environ.

RdC-st-chamond-boues-station-epuration
Source : Communiqué de presse du 9 décembre 2013

Cette énergie, issue de l’incinération des boues, n’est pas vendue mais donnée à St-Chamond par Saint-Etienne Métropole. L’investissement pour ce réseau de chaleur, de 350 000 € HT, doit être amorti en 12 ans, ce qui est un temps relativement faible pour un réseau de chaleur.

Autres exemples

Parmi les lauréats 2013 du Global district energy climate awards :

  • Climatisation par l’eau d’un lac : élimination du charbon dans le mix énergétique du réseau, grâce à la mise en place d’une cogénération et à un système de climatisation par l’eau d’un lac. Cornell University à Ithaca (New York, Etats-Unis)
  • Froid de l’eau de mer, data-centers, récupération de chaleur de bâtiments des usagers : fourniture de chaleur, froid et électricité pour 90% des bâtiments du centre d’Helsinki (équivalent de 800 000 résidents), en combinant de nombreuses sources renouvelables et de récupération (froid de l’eau de mer, récupération de chaleur de l’incinération de déchets, cogénération, énergie solaire, récupération de chaleur de data centers, récupération de chaleur de bâtiments des usagers). Helsingin Energia à Helsinki (Finlande)
  • Chaleur d’une usine de sel : extension d’une installation de récupération de chaleur à une usine de sel, permettant à la fois de réduire les besoins d’énergie fossile du réseau et de conforter l’usine en lui apportant un débouché économique pour sa chaleur fatale. Twence à Hengelo (Pays-Bas)

Voir également les autres exemples de sources exotiques sur notre article Réseaux de chaleur, noyaux de fruits et crématoriums.

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