Archives du mot-clé énergies renouvelables

Guide Réaliser un état des lieux et étudier le potentiel de développement des réseaux de chaleur/froid à l’échelle régionale

Le pôle réseaux de chaleur du Cerema vient de publier le guide pour Réaliser un état des lieux et étudier le potentiel de développement des réseaux de chaleur à l’échelle régionale. Ce guide est une mise à jour du précédent, qui datait de 2012, avec en plus de l’état des lieux une partie sur l’étude du potentiel de développement des réseaux de chaleur/froid à l’échelle régionale.

Les réseaux de chaleur et de froid sont un moyen efficace pour mobiliser massivement les énergies renouvelables et de récupération (EnR&R), et diminuer les émissions de gaz à effet de serre, de façon locale et intégrée à un territoire.

Leur développement est ainsi un des leviers pour lutter efficacement contre le changement climatique et c’est donc tout naturellement que la loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV), loi n°2015-992 du 17 août 2015, qui permet à la France de contribuer plus efficacement à la lutte contre le dérèglement climatique, leur apporte un socle juridique plus précis et un objectif fort à l’horizon 2030 : multiplier par 5 la chaleur renouvelable et de récupération livrée par les réseaux de chaleur et de froid. La LTECV prévoit notamment un recensement de l’ensemble des réseaux de chaleur dans le cadre du schéma régional climat air énergie (SRCAE). La loi NOTRe prévoit un schéma de planification unique piloté par les régions : le schéma régional d’aménagement, de développement durable et d’égalité des territoires (SRADDET), englobant le SRCAE et donc l’état des lieux régional des réseaux de chaleur.

Ce guide est fait pour aider les acteurs régionaux à réaliser ce recensement. Il propose aussi d’aller plus loin et d’utiliser ce recensement pour évaluer le potentiellement de développement des réseaux de chaleur.

Pour voir le guide : http://reseaux-chaleur.cerema.fr/realiser-un-etat-des-lieux-et-etudier-le-potentiel-de-developpement-des-reseaux-de-chaleurfroid-a-lechelle-regionale

District Heating and Cooling Days

Les 21, 22 et 23 février prochains auront lieus les district heating and cooling days. Cet événement est l’occasion d’en apprendre plus sur les innovations dans les réseaux de chaleur et de froid.

Il est soutenu par le projet Celsius, Amorce, l’UNEP, le Grand Lyon et Göteborg Energi (en savoir sur les réseaux de chaleur en Suède).

Le 21 et le 22 février seront dédiés à plusieurs sessions sur des thèmes divers :

  • Récupération de la chaleur fatale en milieu urbain
  • L’innovation dans le froid urbain
  • Les business models
  • etc.

La journée du 23 février sera quant à elle dédiée à des visites de sites :

  • Incinérateur de Gerland
  • Centrale de La Fayette

Programme

Pour s’inscrire.

A lire

Assises 2017 des énergies renouvelables en milieu urbain

Source : www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr

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Chaque année les Assises des énergies renouvelables en milieu urbain réunissent collectivités et professionnels afin d’échanger sur les énergies renouvelables et de récupération et plus précisément sur les réseaux de chaleur.

Cette année les débats porteront sur les  leviers de la pérennisation et de la modernisation du patrimoine local que constitue un réseau de chaleur, et sur comment l’innovation favorise l’optimisation des réseaux de chaleur et leurs moyens de production.

L’édition 2017 des Assises des énergies renouvelables en milieu urbain aura lieu le jeudi 20 octobre 2016 à partir de 8h30 à l’Espace de conférences IRIS / 2 bis, rue Mercoeur – 75011 Paris.

Assises 2016 des énergies renouvelables et de récupération en milieu urbain

Source : www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr

160621_Logo_assisesEnR_21juin16Les assises des énergies renouvelables et de récupération en milieu urbain, organisées par la DRIEE Ile-de-France et la Direction régionale de l’ADEME se sont déroulées le 21 juin dernier pour une première journée, la seconde aura lieu le 20 octobre prochain.

Ces assises annuelles réunissent collectivités et professionnels afin d’échanger sur les énergies renouvelables et de récupération et plus précisément sur les réseaux de chaleur.

Lors de cette journée du 21 juin, les sujets abordés concernaient la gestion et l’acceptabilité des réseaux de chaleur en zone urbaine.

Ci-joints les liens vers les documents de synthèse des sujets de cette journée :

 

 

 

 

Les réseaux de chaleur en France en 2014

Le Commissariat Général au Développement Durable (CGDD) vient de sortir une fiche Chiffres et statistiques intitulé  « Les réseaux de chaleur en France en 2014 » (lien cliquable vers la fiche à partir de l’image).

Cette fiche explique les caractéristiques, le bouquet énergétique des réseaux de chaleur, leur répartition en France (cartes à l’appui) et la méthodologie.Les réseaux de chaleur en France en 2014

Source : MEEM/CGDD

 

Chiffres clés des énergies renouvelables – édition 2015

Repères - décembre 2015
Chiffres clés EnR – décembre 2015

« la France a gravé, dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte adoptée le 22 juillet, l’objectif de porter la part des énergies renouvelables dans sa consommation brute à 32 % en 2030. »

Le rapport réalisé par le CGDD en décembre 2015 rappelle succinctement les objectifs que s’est fixé la France dans la loi de transition énergétique avant de dérouler les chiffres clés des énergies renouvelables sur notre territoire.

Quelques chiffres retiendront notre attention sur les réseaux de chaleurs.

Plus d’information sur le site http://reseaux-chaleur.cerema.fr

Güssing (Autriche), une ville de 4000 habitants, 100% EnR

Source : boursorama.com

Güssing est une ville de 4000 habitants, située au Sud-Est de l’Autriche, très proche de la frontière hongroise.

Elle est la première d’Europe à être totalement autonome énergétiquement grâce aux énergies renouvelables. Un exemple à suivre quand on sait que l’objectif de l’Union Européenne est de parvenir à 50% de bilan carbone neutre dans 15 ans, cette petite ville, elle, affiche déjà actuellement un bilan de 80% !

Plaquette forestière

Tout commence ainsi … Des sociétés de bois venaient abattre des arbres dans la forêt de Güssing, laissant sur place des débris de bois à pourrir. Un ingénieur de la commune eu alors l’idée de les utiliser. Méthodiquement, la commune commence par isoler tous les ses bâtiments publics. En 1995, l’Autriche, adhérente à l’Union Européenne, obtient des subventions pour construire une centrale thermique bois. Les factures de chauffage des bâtiments publics sont ainsi divisées par 2 au bénéfice de la commune qui auparavant se chauffait à l’énergie fossiles.

Le réseau est déployé pour desservir les résidents de la ville, qui finissent par se raccorder. Et tout s’enchaîne, les entreprises, attirées par le prix très avantageux de l’énergie, s’installent dans la ville qui comptent aujourd’hui une cinquantaine d’entreprises, dont les deux plus grands fabricants autrichiens de parquets en bois.

Une dynamique gagnante et exemplaire qui pourrait peut-être faire des petits en France dans le cadre des TEPCV.

 

Un réseau de chaleur et de froid par géothermie sur le campus de Paris Saclay

Sources : www.lesechos.fr et www.batiweb.com

Un réseau de chaleur et de froid par géothermie alimentera le campus urbain de Paris-Saclay en chauffage et eau chaude sanitaire, climatisation et rafraichissement. Ces bâtiments se construiront entre 2016 et 2022

Financé par l’Établissement Public Paris-Saclay (EPPS), la conception, réalisation, exploitation et maintenance (CREM) sont confiés à  IDEX pour une durée de 7 ans.

La somme investie s’élève à 51,7 millions d’euros.

Le réseau exploitera la nappe de l’Albien (700m de profondeur) et fonctionnera en bi-directionnel en fournissant de l’énergie aux utilisateurs et en récupérant celle fournie par les bâtiments raccordés.

 

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Réseau de chaleur et de froid du campus de Paris-Saclay. Source : batiweb.com

Exemples de territoires à énergie positive lauréats

Rappel des épisodes précédents______________________________________________

Le Ministère du Développement Durable a dévoilé la liste des 212 lauréats (sur 528 candidats) de l’appel à initiatives « Territoires à énergie positive pour la croissance verte » début 2015. Les lauréats bénéficient d’une aide financière de 500 000 à 2 millions d’euros, afin de baisser la consommation d’énergie, d’augmenter la production d’énergie renouvelable et de mobiliser les citoyen(ne)s.

Fin du rappel___________________________________________________________________

source : MEDDE – article TECV – fin juillet 2015

A l’occasion de la signature, le 22 juillet de 100 nouvelles conventions des territoires à énergie positive pour la croissance verte, le ministère de l’Ecologie a publié une nouvelle brochure intitulée « La France exemplaire. Les territoires en action ».

Cette nouvelle brochure de 32 pages reprend les principales actions de ces territoires labellisés, en matière de :

  • Réduction de la consommation d’énergie dans le bâtiment et l’espace public
  • Diminution des émissions de gaz à effet de serre et des pollutions liées aux transports
  • Développement de l’économie circulaire et de la gestion durable des déchets
  • Production d’énergies renouvelables locales
  • Préservation de la biodiversité, protection des paysages et promotion d’un urbanisme durable
  • Promotion de l’éducation à l’environnement, de l’écocitoyenneté et mobilisation des acteurs locaux

Les 2 premiers exemples de cette brochure concernent des réseaux de chaleur vertueux :

  • Une chaufferie bois à Tramayes qui s’est transformée en réseau de chaleur bois et chauffe maintenant, en plus des bâtiments communaux, l’hôpital et une quarantaine de logements de particuliers permettant d’économiser 140 000 litres de fioul par an ;
  • La communauté de communes de Vitry, Champagne et Der cherche à optimiser ses réseaux de chaleur. Elle a notamment étendu le réseau de chaleur biomasse au centre aquatique qui utilisait de l’énergie fossile.

En savoir plus…

…sur les territoires à énergie positive et les réseaux de chaleur

Un réseau de froid 95% EnR&R à Bordeaux Saint-Jean Belcier

Source : objectifaquitaine.latribune.fr

Un réseau de de chaleur et de froid va voir le jour à Bordeaux Saint-Jean Belcier :

« …ce réseau, qui est développé en deux phases distinctes en accompagnement de la progression des programmes immobiliers, chauffe déjà les premiers habitants installés dans les nouveaux programmes.

Concernant le contrat de Bordeaux Saint-Jean Belcier, Bègles, le réseau d’eau chaude (17 km) alimentera l’habitat neuf, l’habitat collectif existant et le tertiaire pour un total de 820.000 m2, soit l’équivalent de 18.000 logements. La chaleur sera produite par l’incinération des ordures ménagères de l’usine de Bègles (Astria). Ces calories chaufferont à 100°C une eau en circuit fermé qui sera acheminée vers les bâtiments via un réseau de canalisations isolées en acier. Le mix énergétique sera composé à 90 % d’énergie renouvelable et de récupération (EnR&R) et 10 % de gaz naturel.

Le froid, lui, sera aussi produit à partie de la chaleur fournie par l’usine d’incinération via l’utilisation de pompes à chaleur à absorption. Dans ce cas, le mix énergétique sera composé à 95 % d’EnR&R et à 5 % d’électricité. Le froid produit ainsi alimentera uniquement les 200.000 m2 de nouveaux bâtiments tertiaires qui sortiront de terre dans la zone concernée, en plein périmètre de l’opération d’intérêt national Bordeaux-Euratlantique. »

Le réseau de froid sera alimenté par l’usine d’incinération des ordures ménagères locales, via des PAC à absorption pour atteindre une part EnR&R de 95%.

Petit état des lieux des réseaux de froid français

Les réseaux de froid sont encore peu développés en France par rapport à d’autres pays (comme au Japon ou aux Etats-Unis notamment). Dans le dernier arrêté relatif aux contenu CO2 des réseaux de chaleur, issu de l’enquête 2013 sur les réseaux de chaleur et de froid, 17 réseaux de froid sont recensés. Ils livrent 880 GWh, et ont une part d’énergies renouvelables et de récupération de 3%.

Or ils offrent de nombreux avantages par rapport à des systèmes individuels :

  • accès à plus de sources renouvelables et de récupération (par exemple, le réseau de froid de la ZAC Seguin utilise le refroidissement par l’eau de la Seine)
  • moins de pollution visuelle sur les bâtiments
  • un meilleur contrôle des risques sanitaires dû aux fluides frigorigène notamment

Ainsi, les réseaux de froid sont amenés à se développer, avec la demande de froid grandissante. Quelques projets de réseaux de froid utilisant l’eau de mer notamment se développent.

Voir également