Archives pour la catégorie Données et statistiques

Mise en ligne de l’Observatoire des Réseaux de Chaleur

Le Comité stratégique des réseaux de chaleur, dont le Cerema fait partie, a décidé à partir d’une initiative du SNCU (Syndicat National du Chauffage Urbain et de la Climatisation Urbaine) de mettre en œuvre une plateforme de référence : L’ « Observatoire des réseaux de chaleur ».

Logo_O-RChttp://www.observatoire-des-reseaux.fr

Mis en ligne début juillet, ce nouvel outil digital s’adresse en particulier aux collectivités, pouvoir publics, professionnels et acteurs du réseau associatif.

Un des objectif de cet observatoire est de mettre à disposition les ressources des différents acteurs nationaux des réseaux de chaleur.

Pour en savoir plus : Communiqué de presse de l’Observatoire des réseaux de chaleur

Arrivée des chiffres clés de l’énergie 2015

couv_reperes-chiffres-cles-energie-2015

Il est essentiel que les données objectives en matière énergétique soient diffusées pour l’information de chaque citoyen.

Le rapport réalisé par le CGDD commence comme cela avant de s’attaquer à l’analyse de la consommation énergétique de la France et de sa place sur la scène internationale.

Nous y apprenons l’évolution de chacune des filières (pétrole, gaz, charbon, électricité, énergie renouvelable) sur plusieurs années et ce qui a amené la France à son état actuel.

Un point particulier sur les réseaux de chaleur a retenu notre attention !

Pour en apprendre davantage, rendez-vous sur le site réseaux de chaleur.

Chiffres clés des énergies renouvelables – édition 2015

Repères - décembre 2015
Chiffres clés EnR – décembre 2015

« la France a gravé, dans la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte adoptée le 22 juillet, l’objectif de porter la part des énergies renouvelables dans sa consommation brute à 32 % en 2030. »

Le rapport réalisé par le CGDD en décembre 2015 rappelle succinctement les objectifs que s’est fixé la France dans la loi de transition énergétique avant de dérouler les chiffres clés des énergies renouvelables sur notre territoire.

Quelques chiffres retiendront notre attention sur les réseaux de chaleurs.

Plus d’information sur le site http://reseaux-chaleur.cerema.fr

Nouvelle édition des « Chiffres-clés Déchets » 2015 par l’ADEME

Un nouveau rapport qui s’inscrit dans un contexte politique et réglementaire dynamique, se renforçant régulièrement depuis 2008.

L’année 2015 a vu l’adoption de deux projets de loi. D’abord, la « loi NOTRe » qui permet aux régions d’étendre leur champ de compétences en matière de prévention et de gestion des déchets par l’adoption d’un plan régional unique. Ainsi que la « loi de Transition énergétique pour la croissance verte » qui tend à modifier le modèle économique linéaire grâce à la promotion de l’économie circulaire.

Pour en assurer la mise en œuvre, la politique déchet s’appuie sur la réglementation communautaire (art. 29 de la directive 2008/98/CE). C’est ainsi qu’a été adopté en août 2014 un programme de prévention des déchets. Il vient amorcer la rupture progressive entre croissance économique et production de déchets. En ayant pour objectif l’année 2020, ce programme s’appuie sur des leviers importants tels que la baisse de 7 % du gisement de Déchets ménagers et assimilés par rapport à l’année 2010 et la stabilisation des déchets d’activité.

Établit pour la même période, un plan de réduction et de valorisation des déchets a été publié en automne 2014. Structuré autour de quatre objectifs et dix axes d’action, le plan présent intègre le programme ci-dessus comme volet opérationnel du volet « prévention ». La question des réseaux de chaleur n’y est pas en reste et sont concernés par le 3ème objectif : Valoriser énergétiquement les déchets non recyclables.

Malgré le caractère transitoire qui lui est affecté, cette filière de traitement est à privilégier face à la mis en décharge. Cependant, son développement ne doit pas être un frein à la prévention et au recyclage des déchets. Le plan prévoit ainsi l’encadrement des refus de tri au pouvoir calorifique intéressant. Ces combustibles solides de récupération (CSR) ne pourront être utilisés qu’à des fins de production d’énergie thermique (dont réseaux de chaleur). De plus, il devra être démontré que les centrales ne dépendent pas uniquement des CSR pour fonctionner mais également de combustibles « classiques ». Enfin, à l’horizon 2025, le plan prévoit un maintien à niveau équivalent des capacités d’incinération nationale. Cette limitation du parc d’installations favorisera la modernisation des installations existantes. Les incinérateurs devront alors atteindre un seuil de performance correspondant à de la valorisation énergétique (seuil « R1 »).

Des filières de valorisation énergétique en croissance…

Ce rapport de l’ADEME fait ressortir de grandes tendances :

  • 345 millions de tonnes de déchets ont été produits en France. Avec 10 millions de tonnes de moins qu’en 2010, cette baisse est issue principalement du ralentissement du secteur de la construction.
  • 42 millions d’habitants sont couverts par un programme local de prévention des déchets en 2014.
  • 37,6 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés collectés par le service public de gestion des déchets en 2013.
  • 47,7 millions de tonnes de déchets envoyés vers les installations de traitement des déchets ménagers et assimilés en 2012.
  • 17,9 millions de tonnes de matériaux recyclés utilisés.
  • au 01/01/2014 ce sont 150 collectivités qui appliquent des règles de tarification incitative pour 3,5 millions d’habitants desservis.

Dès lors, le rapport fait un point à l’année 2012 de la production d’énergie à partir des déchets. Cette même année, c’est donc un gisement croissant de 14,2 millions de tonnes de déchets non dangereux et non minéraux qui ont été incinérés avec récupération d’énergie.

Avec 2500 ktep (kilotonne équivalent pétrole) en 2013, le gisement de déchets urbains reste la principale source de production primaire d’énergie face à la valorisation du biogaz.

Les déchets urbains sont principalement valorisés via les 113 unités d’incinération d’ordures ménagères (UIOM) implantées sur le territoire national. Avec presque la moitié de la production énergétique totale en 2014, la production thermique reste la filière de valorisation la plus importante. La production électrique augmente, s’appuyant notamment sur le développement de la cogénération.

Enfin, au niveau européen, les 32 % de déchets municipaux produits en France et valorisés énergétiquement, lui confèrent une place supérieure à la moyenne européenne.

En savoir plus :

Étude ADEME sur les marchés et emplois liés à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables

Depuis 2008, l’ADEME dresse chaque année un état des lieux des marchés et des emplois relatifs aux principales activités liées à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables en France. L’étude s’intéresse à une trentaine de segments de marchés : travaux de rénovation énergétique dans les logements existants, diffusion des équipements domestiques énergétiquement performants, transports collectifs, véhicules particuliers, équipements et installations destinés à produire des énergies renouvelables (EnR). Elle estime également les ventes d’énergies d’origine renouvelable.

Cet article reprend les points clés du focus sur les réseaux de chaleur, p.257-267 du rapport.

Les réseaux de chaleur en augmentation sur tous les fronts (longueur, investissement, emplois…)

tendances réseaux 2011-2013

Entre 2005 et 2011, la longueur des réseaux de chaleur suivis par l’enquête du SNCU a augmenté de 648 km (+25%).
Entre 2009 et 2013, de l’ordre de 530 projets de réseaux de chaleur ont été aidés par le Fonds Chaleur. Représentant 1 200 km et un montant d’investissements de 1,2 milliards d’euros, ces projets devraient se traduire à terme par la distribution de 169 ktep de chaleur supplémentaire (+10% par rapport à 2011).
graphique réalisations réseaux en M€
graphique mises en service annuelles en km
En 2013, les marchés liés à la réalisation des investissements et à l’exploitation des réseaux de chaleur devraient représenter 840 M€ et les emplois 5400 équivalents temps plein.

graphique emplois réseauxMais est-ce suffisant ? Rappel des objectifs

Les enjeux du développement des réseaux de chaleur en France sont grands : ce vecteur est l’unique moyen de développer certaines ressources renouvelables et de récupération telles que la géothermie profonde, la chaleur rejetée par les industries ou les usines d’incinération de déchets. De plus, la chaleur représente environ la moitié de la consommation d’énergie nationale (voir fiche Généralités sur la chaleur).

Ainsi, les objectifs 2020 et 2030 sur les réseaux de chaleur sont les suivants :

situations et objectifs 2020-2030 pour les réseaux
situations et objectifs 2020-2030 pour les réseaux

Prévisions et perspectives

Ces objectifs apparaissent difficilement atteignables malgré l’impulsion donnée par le Fonds Chaleur : la longueur des projets aidés sur la période 2009–2013 représente 1 300 km soit 40% de la longueur des réseaux existants en 2005. La longueur du réseau atteindrait 4 900 km en 2017, alors qu’à densité énergétique comparable (nombre d’équivalents logements desservis par km, de l’ordre de 570 équivalents logements par km de réseau), il faudrait environ 10 000 km pour atteindre les 6 millions d’équivalents logements, soit 5 000 km de plus en 3 ans.
Mais surtout, selon l’enquête SNCU, le nombre d’équivalents logements desservis par les réseaux n’aurait augmenté que de 75 000 entre 2005 et 2011. La densité est passée de 670 à 570 équivalents logements par kilomètre. Même si l’on admet une sous estimation de la croissance des petits réseaux dans l’enquête, il est évident que l’on est loin du rythme nécessaire.

Comment développer les réseaux de chaleur ?

-> Voir les 4 axes de développement des réseaux de chaleur

En savoir plus

Chaleur fatale industrielle – le guide de l’Ademe

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Guide pour la valorisation de la chaleur fatale industrielle

L’ Ademe s’attèle à un grand chantier et encourage la valorisation de la chaleur fatale industrielle. A travers la publication de ce guide mais aussi via la modification du fonds chaleur qui inclue maintenant les aides au process, l’Ademe souhaite encourager les projets et profiter de cette ressource d’EnR&R aujourd’hui trop peu exploitée.

Le guide apporte des informations sur les gisements et sur leur caractéristiques (T°, disponibilités, etc.) ainsi que sur les technologies de valorisation actuellement sur le marché.

Ce guide arrive dans la continuité des différentes actions déjà mises en place pour la valorisation de la chaleur fatale (analyse coût-avantage obligatoire, extension du fonds chaleur, différents appels à projets en région, etc).

Télécharger le guide
Aller sur le site de l’Ademe

Pour en savoir plus sur la chaleur fatale:

Carte nationale interactive des réseaux de chaleur et de froid – Edition 2014

2015-03-04 15_04_04-Carte nationale des contenus CO2 des réseaux de chaleur et de froid sur 2012 - u

La carte nationale interactive des réseaux de chaleur et de froid, basée sur la liste et les données de l’arrêté relatif au contenu CO2 des réseaux, a été mise à jour à partir du dernier arrêté (27 octobre 2014, basé sur l’enquête annuelle conduite en 2013, donc sur les bilans de fonctionnement des réseaux sur l’année 2012).

Cette carte représente les réseaux de chaleur et de froid recensés par l’arrêté, avec une localisation à la commune (objets ponctuels). Le contenu CO2 de chaque réseau, son type (chaleur/froid), son nom et sa commune principale de rattachement sont indiqués dans une infobulle. Lorsque le réseau est présent dans l’annuaire Via Sèva, un lien permet d’accéder à davantage de données.

En coulisses…

logo umapPour réaliser cette édition 2014, nous avons choisi d’utiliser le service Umap, en remplacement de Google Maps Engine qui était utilisé pour la précédente version. En plus d’être une solution open source, basée sur les fonds de carte collaboratifs du projet OpenStreetMap, Umap nous permet de vous proposer quelques fonctionnalités supplémentaires, telles que :

  • le téléchargement de l’intégralité des tables de données (format geojson, gpx ou kml), via le bouton « Exporter et partager la carte » situé dans le menu dérouable « Plus », à gauche
  • une couche par classe de contenu CO2, avec une couleur par classe et la possibilité d’afficher/masquer les couches de votre choix
  • un affichage amélioré (regroupement des points lorsqu’ils sont proches à l’écran, présentation des infobulles…)
  • la possibilité d’intégrer facilement une version personnalisée (zone géographique ciblée, couches activées…) sur votre propre site web (bouton « Exporter et partager la carte » puis configuration à l’aide du menu « Options d’export de l’iframe »)

Cartographie nationale de chaleur : les exemples de l’Angleterre et de l’Ecosse

Heat Map Angleterre - Vue sur Liverpool

La directive européenne relative à l’efficacité énergétique (2012) impose à chaque État-membre de réaliser, d’ici décembre 2015, une carte nationale des besoins de chaleur. Les cartes ainsi réalisées doivent être transmises à la commission européenne. Mais certains pays ont fait le choix d’aller plus loin, et de mettre les résultats à disposition de tous les acteurs, à travers des plates-formes de consultation cartographie interactive, librement accessibles par internet. L’objectif de cette publication des données sous forme cartographique est de contribuer à l’identification des territoires, villes, quartiers, sur lesquels des enjeux importants existent en matière de chauffage des bâtiments. Ainsi, il est possible de plus facilement cibler les secteurs sur lesquels des études plus fines peuvent être menées, pour déclencher des projets (réseaux de chaleur ou de froid, opérations massives de rénovation énergétique, campagnes de sensibilisation des habitants aux mesures d’efficacité énergétique…).

L’Angleterre a eu un positionnement précurseur en ouvrant sa « national heat map » début 2012. L’Ecosse a quant à elle lancé sa plate-forme en 2014. En France, une initiative similaire a été menée à l’échelle de la région Ile-de-France, avec une plate-forme ouverte également en 2014 et un focus particulier sur les réseaux de chaleur.

Nous vous proposons deux articles pour en savoir plus sur ces plates-formes mises en place outre-Manche, leur contenu, leurs fonctionnalités, leurs modes de représentation des données :

Voir aussi :

Chiffres clés de l’énergie – édition 2014

Source: http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2369/969/chiffres-cles-lenergie-edition-2014.html

Repères – février 2015

La publication annuelle des « Chiffres clés de l’énergie », par le couerture-chiffres-cles-energieservice de l’observation et des statistiques, vise à mettre à disposition d’un large public les éléments clés des questions énergétiques en France et dans le monde. En prenant du recul dans le temps, autant que les données le permettent, tableaux et graphiques montrent les principales évolutions à l’œuvre, et s’efforcent de fournir des éléments utiles, notamment après l’adoption du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte.
Cette loi trace pour les décennies à venir les grandes orientations de la politique énergétique du pays, pour répondre aux défis sociaux, économiques et environnementaux que pose l’énergie. Elle précise les objectifs en matière de production énergétique, de niveau et de composition de l’énergie consommée, et d’évolution des émissions de gaz à effet de serre. La trajectoire vers ces cibles chiffrées devra être suivie avec attention.

Données relatives aux livraisons de gaz et d’électricité (échelon communal) – Année 2012

Les données sur les livraisons d’électricité et de gaz sont diffusées dans le cadre du décret n°2011-1554 du 16 novembre 2011 relatif aux données permettant d’élaborer et d’évaluer les schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) et les plans climat-énergie territoriaux (PCET). Ce décret est pris en application de l’article 75 de la loi n°2010-788 du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement.

Elles sont mises à disposition à l’échelon communal (ainsi que départemental et régional). Les données relatives aux livraisons de chaleur ne sont à ce jour pas incluses dans ce dispositif réglementaire.

Gaz – Livraisons par commune – Année 2012

Électricité – Livraisons par commune – Année 2012

Source : MEDDE/SOeS

Voir aussi :