Archives du mot-clé belgique

Une papeterie belge reliée à l’usine Volvo par un réseau de chaleur

Source : www.graphiline.com

canalisations isolées en attente de pose (CETEO)

La papeterie Stora Enso de Gand (Belgique) et l’usine Volvo sont désormais reliées par un réseau de chaleur de 4 km opérationnel depuis le début de ce mois de novembre.

La papeterie qui produit du papier pour les journaux et les magazines à partir de papier recyclé a décidé d’investir en 2014 dans la bioénergie . C’est ainsi qu’aujourd’hui, c’est une chaudière à haut rendement produisant de l’énergie à partir de boues  (200 000 tonnes produites par l’usine de papeterie) et de biomasse (360 000 tonnes) provenant de sources extérieurs (bois de chantiers de construction par exemple) qui fourni la papeterie et l’usine Volvo en électricité et chaleur.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter le site www.graphiline.com.

 

 

Publicités

Une coopérative citoyenne crée un réseau de chaleur bois

Source : lavenir.net – septembre 2014

Où ? à Malempré, une section de la commune belge de Manhay située en Région wallonne dans la province de Luxembourg.

Alimente qui ? 240 habitants soit une 40aine de bâtiments, dont l’école et l’église.

Quel combustible ? Des plaquettes de bois

Quelle longueur ? 1 500 m

Combien ? 950 000 €

Extrait de l’article :

« Ce réseau de chaleur vise à approvisionner à terme l’ensemble du village et à offrir aux habitants une autonomie énergétique.

Et quand on sait que la commune de Manhay est couverte de plus de sept mille hectares de forêts, il y a de la réserve.

Pour s’assurer une autonomie encore plus grande, une deuxième coopérative regroupant des agriculteurs qui pourraient autoproduire le combustible.

Sur le plan social, les habitants y trouvent un intérêt, parce que le coût de l’énergie vendue est plafonné par la coopérative. Ce qui permet à ceux qui ont moins les moyens d’anticiper le montant de leur facture.

Le projet privilégie aussi l’emploi local. Ce sont des entreprises de la région qui ont réalisé les travaux qui se montent à 950 000€. Ce sont aussi des sociétés locales qui gèrent la chaufferie: comptabilité, entretiens, production de plaquettes, etc. Cerise sur le gâteau: le modèle de Malempré est unique en Wallonie et transposable dans n’importe quelle commune. »

Pour en savoir plus

Sur les réseaux de chaleur : 12 fiches découvertes

Réseaux de chaleur en Wallonie

https://i2.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/8b/Wallonia_%28Belgium%29_location.svg/220px-Wallonia_%28Belgium%29_location.svg.pngSuite à une question parlementaire, le ministre wallon du développement durable fait le point sur les réseaux de chaleur en Wallonie et le soutien qui leur est apporté par la région (source) :

  • Session : 2011-2012
  • Année : 2012
  • N° : 402 (2011-2012) 1

Question écrite du 29/02/2012

  • de BOLLAND Marc
  • à NOLLET Jean-Marc, Ministre du Développement durable et de la Fonction publique
Certaines initiatives ont été prises dans certaines régions de Wallonie ces dernières années pour créer des structures de « réseau de chaleur ». Il s’agit de systèmes collectifs d’utilisation de gestion, voire de production de chaleur à partir de différentes sources : bio masse, puits à chaleur, etc.Monsieur le Ministre dispose-t-il d’un inventaire de ces initiatives ? Sont-elles en augmentation ? De quelles manières sont-elles entourées et soutenues par la Région wallonne ?

Réponse du 19/03/2012

  • de NOLLET Jean-Marc

Pour rappel, un réseau de chaleur est une installation comprenant une chaufferie fournissant de la chaleur à plusieurs clients par l’intermédiaire de canalisations de transport de chaleur. Les réseaux de chaleur locaux font partie de la stratégie énergétique en vue d’atteindre les objectifs du paquet énergie-climat à l’horizon 2020.Citons les principaux atouts des réseaux de chaleur :
– ils se basent sur une mise en valeur raisonnée des ressources naturelles et humaines locales ;
– ils contribuent à la diminution de la facture énergétique des communes et des citoyens.
– ils mettent en jeu des opérateurs économiques locaux pour des activités et des emplois décentralisés, pérennes et non délocalisables (liées notamment aux forêts et aux chaufferies publiques) ;

Les initiatives de réseaux de chaleur sont soutenues par la Wallonie par trois types d’incitants financiers en fonction du public-cible :
* Pour les personnes physiques et morales : les primes énergie à l’installation d’un réseau de chaleur ou au raccordement d’une sous-station à un réseau existant. Ces primes ont été renforcées substantiellement pour l’année 2012.
* Pour le secteur public : les aides UREBA.
* Pour les sociétés : les aides à l’investissement UDE.

Il existe un inventaire des réseaux de chaleur publics alimentés par du bois-énergie. C’est le facilitateur du plan bois-énergie et développement rural, la FRW, qui actualise cette liste. Il y a actuellement une quinzaine de chaufferies collectives avec un réseau de chaleur en Wallonie, dont le pouvoir public est le porteur de projet. Une dizaine de projets supplémentaires sont en cours (étude de pré-faisabilité ou étude de projet).

Dans les communes urbaines, certains réseaux de chaleur existent également (Sart-Tilman, Louvain-la-Neuve, etc.), mais il n’y a pas d’inventaire exhaustif réalisé par l’administration. Plusieurs projets sont également en cours d’étude.

Bref, l’intérêt pour les réseaux de chaleur est réel. C’est pourquoi, il convient de poursuivre le soutien. Le Plan Marshall 2.vert prévoit, à travers l’axe V, un soutien explicite à la chaleur verte et aux réseaux de chaleur. La mesure 3 vise en effet à renforcer l’attractivité des investissements durables dans l’habitat et, via le point b de cette mesure, il est prévu de « Développer des chaufferies collectives dans les logements publics ». Un appel à projets sera lancé cette année à destination des sociétés de logement ; il soutiendra non seulement les chaufferies collectives, mais également des réseaux de chaleur couplés à ces chaufferies collectives et pouvant desservir plusieurs bâtiments.

Enfin, je terminerai en évoquant la mise en place récente d’un monitoring des réseaux de chaleur existants, mené en collaboration avec la FRW. L’objectif de cette démarche est d’assurer la poursuite et la généralisation du monitoring à tous les projets bois-énergie ainsi que la mise en œuvre d’un outil de gestion centralisée des principales données collectées, mesurées ou analysées dans ce monitoring. De plus, il sera possible d’évaluer les projets bois-énergie et d’y apporter si nécessaire, les adaptations utiles pour les optimiser.

Réseaux de chaleur, noyaux de fruits et crématoriums

https://i1.wp.com/www.solo.be/uploadedImages/Ingredi%C3%ABnten/Abrikoos.jpg

Un des atouts des réseaux de chaleur (et de froid) est leur capacité à mobiliser de nombreuses sources d’énergie : comme la production de chaleur est centralisée, il est techniquement et économiquement possible de mettre en place des systèmes « originaux », qu’il serait trop coûteux ou trop compliqué de développer à l’échelle de dizaines ou centaines de bâtiments.

Voici quelques exemples de sources d’énergie originales ou inattendues, utilisées pour alimenter des réseaux de chaleur.

Des tonnes de noyaux de fruits

La commune de Cransac (1800 hab.) a signé en 2009 un contrat d’approvisionnement sur 6 ans avec l’usine Andros de Biars-sur-Cère située à 80km. L’industriel livre environ 300 tonnes (720m3) de noyaux de fruits par an, au tarif de 7€ la tonne. Le réseau de chaleur dessert un lotissement de 13 maisons, 8 appartements et plusieurs bâtiments publics. Coût de l’installation : 825000€ subventionné à 70% par ADEME, Région et Europe.

https://i1.wp.com/asset1.cbsistatic.com/cnwk.1d/i/bto/20091129/417px-UspenskiAtNight_270x388.jpgUn data-center dans le sous-sol d’une cathédrale

L’utilisation de la chaleur des data-centers se développe. En France, un important projet a été annoncé à Marne-la-Vallée. A Helsinki, l’opérateur télécom Academica, qui a installé ses équipements dans un abri aménagé sous la cathédrale d’Uspenski pendant la guerre, indique pouvoir fournir de la chaleur à 1000 appartements. [source]

La chaleur fatale des crématoriums

Comment continuer à agir pour l’environnement, même après votre mort ? En Suisse, plusieurs crématorium recyclent la chaleur dégagée par les fours, généralement pour diminuer les besoins de chauffage des bâtiments du crématorium. Dernière réalisation : la rénovation du crématorium de la ville de Lancy près de Genève – les Églises genevoises auraient donné leur bénédiction à l’initiative. A Halmstad en Suède et à Aalborg au Danemark, cette technique est utilisée pour apporter de l’énergie à des réseaux de chaleur. [source] [source]

Graisses animales et végétales

Lorsqu’on parle de biomasse dans les réseaux de chaleur, il s’agit très souvent de bois. Mais la biomasse ne se limite pas au bois. Les noyaux de fruits de Cransac en sont une première illustration. Autre exemple à Nancy, où le réseau du centre-ville est alimenté par deux chaufferies. L’une d’elles a été récemment rénovée, pour accueillir une chaudière alimentée par du lipofit, un mélange de graisses animales et végétales récupérées dans les bacs à graisse de la restauration, des industries agro-alimentaires ou dans les déshuileurs des stations d’épuration. [source]

https://i0.wp.com/www.cityoflangford.ca/assets/Lifestyle/Images/Westhills.jpgLe chaud et le froid du sol d’un terrain de foot et d’une patinoire

A Langford, ce sont les installations sportives qui contribuent à la réduction des émissions de CO2 du chauffage et de la climatisation des bâtiments. La chaleur est récupérée sous un terrain de foot, tandis que du froid est capté sous une patinoire. Ces sources d’énergie, à mi-chemin entre la récupération et la géothermie, alimentent 300 logements d’un quartier récent (photo). [source]

Les routes comme capteurs solaires

A Zoerle-Parwijs, 13 logements sont chauffés par le Road Energy System, invention d’une société néerlandaise consistant à récupérer la chaleur captée par les surfaces des chaussées – qui du fait de leur couleur sombre ont tendance à chauffer sous l’effet du soleil. La chaleur est stockée dans des tubes sous la chaussée, pour être redistribuée aux bâtiments, ou même utilisée pour maintenir la route hors-gel en cas de chute des températures. [source]