La réappropriation locale de l’énergie en Europe

Energy Cities, l’association européenne des autorités locales en transition énergétique, a sorti un rapport sur la réappropriation locale de l’énergie en Europe.

Ce rapport clarifie les concepts de remunicipalisation et de réappropriation locale de l’énergie. Il analyse également les raisons de cette reprise locale de la gestion opérationnelle des systèmes énergétiques et dresse un état des lieux des obstacles et risques rencontrés par les collectivités. Enfin, le rapport tire les principaux enseignements des premiers retours d’expériences et propose des pistes de réflexion pour un meilleur développement d’un service public local de l’énergie en Europe.
Source: Energy Cities

Les villes ont un rôle essentiel dans la transition énergétique car c’est à ce niveau que se concentrent enjeux et solutions que cela soit pour le développement des énergies renouvelables et de récupération ou pour l’amélioration de l’efficacité énergétique. Les collectivités locales, conscientes de leur rôle, deviennent les premiers acteurs de la transition énergétique de leur territoire.

Télécharger le rapport ici 
Découvrir Energy Cities ici :  http://www.energy-cities.eu/ 
Rappel : vous avez jusqu’au mercredi 11 avril 2018 pour vous inscrire à la conférence annuelle d’Energy Cities qui se tient à Rennes du 18 au 20 avril 2018.
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Révision de la PPE 2016

La Commission nationale du débat public a été  saisie par la DGEC le 10 août 2017 pour l’organisation du débat public, elle a fait le choix de confier ceci à une commission particulière.

Le 15 janvier puis le 21 mars 2018, la CNDP a présenté les modalités d’expression ainsi que le dispositif de consultation, mis en place à l’échelle nationale et locale. À l’issue du débat, organisé du 19 mars au 30 juin, un bilan sera produit par le président de la CNDP et pourra être intégré dans la rédaction de la 1ère version de la PPE, dont la publication est prévue durant l’été 2018.

Le second trimestre 2018 consistera à une nouvelle phase de consultation sur la première version révisée.

L’adoption finale de la PPE est prévue pour décembre 2018.

En savoir +

Projet PECS – les zones portuaires se mettent au vert

Le Cerema participe au projet européen PECS (Ports Energy Carbon Savings) afin de réduire l’empreinte carbone des zones portuaires avec 9 autres partenaires (universités, entreprises, agence de protection de l’environnement, ports et collectivités). Réduire leurs émissions reste un challenge pour les ports souvent considérées comme fortement polluants de par leurs activités industrielles et logistiques, et devant garder une forte attractivité économique face à la concurrence mondiale.

PECS traitera la question de la production et de la gestion efficace de l’énergie. Une petite dizaine de technologies différentes visant à améliorer l’efficacité énergétique ou à développer les énergies renouvelables seront ainsi testées à travers 4 sites portuaires pilotes dans 4 pays différents. Ce projet interreg permettra d’analyser la faisabilité économique de ces technologies et passera en revu les autres solutions existantes pour les gestionnaires de ports. 12 autres partenaires  (collectivités et industries) participeront également au projet en tant  qu’observateurs.
Le but final du projet reste en effet de créer un outil utilisable par d’autres autorités portuaires afin qu’elles puissent réduire également leur impact environnemental tout en restant économiquement attractif pour les activités industrielles et commerciales.

La DtechEMF et la DterNP se pencheront pendant 3 ans sur ce beau défi et tout particulièrement sur le Port de Dunkerque, qui reste pionnier en terme de valorisation de chaleur industrielle. Dans le cadre de ce projet, un centre de traitement des déchets chlorés, géré par l’entreprise Indaver devrait s’installer sur la zone portuaire afin de pouvoir valoriser sa chaleur fatale auprès d’une industrie adjacente.

La valorisation de la chaleur fatale et les réseaux de chaleur pourraient permettre aux ports d’améliorer facilement leur bilan carbone.

Partenaires du projet:

  • Port d’Oostende (BE)
  • Ville de Portsmouth (UK)
  • Ville d’Hellevoestsluis (NL)
  • Université de Gant (BE)
  • Université de Solent (UK)
  • Université de Zeeland (NL)
  • Agence de protection de l’environnement d’Odijmond (NL)
  • Cerema (FR)
  • Indaver (BE)
  • Blue Power Synergie (BE)

Technologies testées:

  • Valorisation de chaleur entre deux industries
  • Ponton solaire
  • Ponton avec stockage d’énergie
  • Ponton avec éoliennes intégrées
  • Éolienne terrestre de moyenne puissance
  • Smart ponton (auto suffisant pour l’éclairage et les caméras)
  • Rampe d’accès aux bateaux économe en énergie

Pour en savoir plus:
http://www.pecs2seas.eu/

Les égouts comme source de chaleur à Bruxelles, et en France

Sources : article smartgridbelgium.belfius.be et vivaqua.be

La rénovation des réseaux d’égouts est l’occasion d’installer des récupérateurs de chaleur, comme cela se fait à Bruxelles par Vivaqua, une société coopérative de production et distribution d’eau potable. Après avoir étudier les kWh disponibles en chauffant et mesurant un local technique de bassin d’orage, des projets se développent pour chauffer des bâtiments. Ainsi, un bâtiment communal de 15 000 m² pourra utiliser les égouts à hauteur de 20% de ses besoins en chaleur et refroidissement d’ici 2019. Un brevet européen est déposé par la société pour ce système.

Équiper par anticipation une partie de l’ensemble du réseau d’égout chaque année permettrait d’économiser, en Région bruxelloise, 26.000 tonnes de CO2 annuellement si 20 km d’échangeurs pouvaient être activés par la suite en fonction des demandes de ce type de chauffage ou conditionnement d’air. Un projet de géothermie urbaine qui touche à la fois à l’économie circulaire et au développement durable, «et qui est aussi une contribution non négligeable à la qualité de l’air à Bruxelles», conclut Laurence Bovy.

Les réseaux de chaleur et de froid sont des systèmes permettant la redistribution des kWh récupérés des égouts pour chauffer et refroidir les bâtiments alentours.

En France, il existe des réseaux de chaleur utilisant les calories des égouts comme celui de l’EcoQuartier Sainte-Geneviève, utilisant la technologie brevetée Degrés Bleus. Différents systèmes de récupération de calories sont développés selon l’installation pour du neuf, de l’existant, avec ou sans filtre, etc. Le Grand Lyon s’interroge actuellement sur l’utilisation thermique possible des eaux usées pour le quartier de la Saulaie, et étudie ces différents systèmes.

Retours sur la journée d’informations et d’échanges sur les réseaux de chaleur en Bourgogne-Franche-Comté – 13 avril 2017

Les directions régionales de l’ADEME financent et organisent des journées d’informations et d’échanges sur les réseaux de chaleur et de froid.

Avec beaucoup de retard, voici les retours sur la journée régionale d’informations et d’échanges sur les réseaux de chaleur et de froid qui a eu lieu en Bourgogne-Franche-Comté à Dijon le 13 avril 2017. Cette journée était organisée par l’ADEME et Amorce. Le Cerema est intervenu pour présenter la carte nationale de chaleur, la procédure de classement d’un réseau et les liens entre les réseaux de chaleur/froid et les bâtiments basse consommation.

Publication du rapport CEREMA « Les réseaux de chaleur dans les écoquartiers »

Du premier appel à projet de 2009 à la dernière vague de projets labellisés en 2016, la démarche ÉcoQuartier a pris de l’ampleur avec près de 59 projets labellisés et 140 engagés dans la labellisation début 2018.

Ce label comprend une charte de 20 engagements relatifs à la démarche, au cadre de vie, au développement territorial ainsi qu’à l’environnement et au climat. Concernant cette dernière thématique, l’engagement 17 vise la sobriété énergétique et la diversification des sources au profit des énergies renouvelables et de récupération.

Les réseaux de chaleur, par leur capacité à mettre en œuvre de grandes quantités d’énergies renouvelables, sont une opportunité pour diversifier le mix énergétique des territoires qu’ils desservent au profit des énergies renouvelables. Toutefois, certains projets de réseaux de chaleur n’ont pu aboutir dans certains écoquartiers, interrogeant alors la pertinence technique et économique de cette solution.

L’étude cherche à répondre à cette problématique en dissociant l’analyse des réseaux de chaleur créés ex-nihilo (cas 1, 2 et 3) de l’analyse des réseaux étendus à un écoquartier (cas 4) ou préexistant (cas 5) sur l’écoquartier. Enfin, des retours d’expériences de collectivités interviewées viennent compléter l’approche scientifique.


Téléchargez librement le rapport et la fiche de présentation de l’étude sur le site du pôle réseaux de chaleur.

Appel à projets ADEME «Investissements d’Avenir – Réseaux Energétiques Optimisés»

L’ADEME vient de faire paraître un nouvel appel à projet « Investissement d’Avenir » !

Il vise à financer des innovations, des démonstrateurs et des expérimentations pré-industrielles.

Ce nouvel appel à projet de l’ADEME s’intéresse à des solutions d’optimisation des réseaux énergétiques (électrique, chaleur, froid, gaz). A ce titre, il vise à promouvoir le développement de solutions innovantes de gestion et de régulation de ces réseaux, de leurs composants, des données qui en sont issues, ainsi que des éventuelles interactions et interfaces entre eux ou avec les sources de production en amont et les usages en aval par tous types de consommateurs.

 


Retrouvez l’appel à projet détaillé sur le site de l’ADEME :

Ainsi qu’un résumé sur le site du CEREMA :

Plan de rénovation énergétique des bâtiments et réseaux de chaleur

Le plan de rénovation énergétique des bâtiments, publié récemment par les ministères de la transition écologique et solidaire et de la cohésion des territoires rappelle l’objectif de diminution des consommations énergétiques des bâtiments de 20% en 2030 et 50% en 2050.

Au niveau national, le secteur du bâtiment représente près de 45 % de la consommation d’énergie finale et 25 % des  émissions de gaz à effet de serre.

D’après l’association négaWatt (source : article connaissance des energies), les actions prévues par le plan ne sont pas suffisantes pour réduire autant les consommations d’énergie des bâtiments. De plus, le nombre de rénovations fixé (500 000/an) est insuffisant, d’après négaWatt il faudrait en rénover 650 000/an, contre 16 000/an actuellement. Pour y arriver, négaWatt propose de créer un marché (rendre obligatoire la rénovation des logements F et G et les bâtiments tertiaires sans limite de surface à un niveau BBC), supprimer toutes les aides par un unique prêt à taux zéro, revoir la formation des professionnels… Voir les détails ici.

L’amélioration des performances énergétiques du parc de bâtiments passe par la réduction des besoins en énergie des bâtiments, le recours à des systèmes efficaces pour limiter la consommation d’énergie et enfin le déploiement des énergies renouvelables. Seule une approche combinée de ces trois axes permettra d’atteindre les objectifs que la France s’est fixés.
Le plan prévoit de rénover les bâtiments tertiaires en « ciblant ceux du quotidien des français » comme les bâtiments scolaires. De la même façon, on pourrait imaginer de cibler un changement de système énergétique pour les bâtiments tertiaires proches d’un réseau de chaleur/froid vertueux et non encore raccordés. En effet, les réseaux de chaleur et de froid sont alimentés à plus de 50% par des énergies renouvelables et de récupération en France (et ça devrait augmenter pour atteindre les objectifs de la loi de transition énergétique de multiplier par 5 la chaleur renouvelable livrée par les réseaux). Ces systèmes permettent de mobiliser la chaleur fatale (incinération des déchets, data centers, crématorium…), la géothermie, le solaire thermique, le gaz vert, le bois-énergie, les noyaux de fruits, la paille, les farines animales, etc. Une carte nationale des tracés des réseaux existants est en cours de construction et sera disponible, une fois réalisée, sur le site de l’observatoire des réseaux de chaleur. Il sera ainsi possible de voir et lister les bâtiments à proximité et non encore raccordés.
Le plan prévoit que les frais de raccordement à un réseau de chaleur sont éligibles au crédit d’impôt dès 2018. Voir le bulletin officiel des finances publiques BOI-IR-réductions et crédits d’impôt-titre 28-chapitre 3-section 1.En revanche, les frais de droits de raccordement à un réseau de chaleur (frais non matériel) ne semblent pas bénéficier du CITE.

Pour en savoir plus

Un réseau de chaleur utilisant l’eau stagnante des mines

Source : article du Monde sur Des mines à la « smart city » : comment un territoire lorrain se reconvertit

En France, vers la frontière luxembourgeoise, au Val d’Alzette, à Boulange, un réseau de chaleur utilisant l’eau qui stagne dans les couloirs des mines à 13°C est à l’étude.

En savoir plus

 

L’aménagement énergétique du quartier de la Saulaie au Grand Lyon

Les étudiants d’options environnement et aménagement, de l’École Nationale des Travaux Public de l’État, en deuxième année, suivent un cours sur la “transition énergétique et l’aménagement”, géré par Emmanuel Martinais, docteur en aménagement et urbanisme. Le pôle réseaux de chaleur du Cerema intervient dans ce cours pour présenter le lien entre les réseaux de chaleur et l’aménagement et la planification des territoires. Les élèves ont étudié, cette année, l’aménagement énergétique du quartier de la Saulaie au Grand Lyon et plus précisément les 4 sujets suivant :

  • Thématique technique cloacothermie : comment valoriser techniquement la ressource thermique en eaux usées disponible sur le quartier ?
  • Thématique technique solaire : comment valoriser techniquement la ressource solaire disponible sur le quartier ?
  • Thématique stratégique : quelle planification et gouvernance énergétique pour la mise en place de solutions énergétiques collectives sur le projet de ZAC ?
  • Thématique concertation : quelle perception des ressources “eaux usées” et “solaire” de la part des citoyens ? Quelles démarches mettre en place pour s’assurer d’une perception vertueuse ?

Voir les supports de cours et les rapports des élèves sur l’aménagement énergétique du quartier de la Saulaie.

Voir les rapports des années précédentes : le réseau de chaleur de la ville de Vénissieux en 2015, l’étude du quartier Terraillon à Bron en 2016, l’étude du quartier Saint-Jean à Villeurbanne en 2017

Actualités sur les réseaux de chaleur, réseaux de froid et énergies renouvelables, en lien avec la planification et l'aménagement des territoires