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Panorama des réseaux de chaleur en Pays de la Loire

rapport dreal panorama rdcLa DREAL des Pays de la Loire a lancé l’année dernière une enquête dans le but d’en apprendre plus sur les réseaux de chaleur présents sur son territoire. Les informations disponibles sur ce sujet sont en effet assez limitées. Elles sont disponibles sous forme de synthèse nationale agglomérée pour les installations de tailles importantes (>3,5 MW) grâce à l’enquête nationale sur le chauffage urbain réalisée par le SNCU pour le compte du ministère en charge de l’énergie mais au niveau local, et particulièrement pour les réseaux de petite taille, les données sont difficilement accessibles.

C’est suite à ces constats que la DREAL des Pays de la Loire a souhaité réaliser en 2013 un panorama régional des réseaux de chaleur en activité en 2012 par le biais d’une enquête sur le territoire.

Les résultats de cette enquête, disponibles sur le site de la DREAL et ci-dessous, montrent qu’en 2012, la région Pays de la Loire compte plus de 70 réseaux de chaleur sur son territoire (NB : ce chiffre inclut des réseaux sans vente de chaleur), un nombre en forte évolution depuis 2010. D’une longueur moyenne de 4km, ils présentent des puissances très différentes (30 réseaux de moins de 300 kW, 5 réseaux de plus de 5 MW). Ils desservent majoritairement des zones mixtes, combinant usages résidentiel et tertiaire.

La démarche engagée par la DREAL pour connaitre la quantité, le mix et la territorialisation de la chaleur livrée sur la région permet d’améliorer la visibilité des réseaux de chaleur parmi les systèmes énergétiques suivis dans les tableaux de bord régionaux : si l’éolien ou le solaire font souvent l’objet de suivis réguliers et publiés, c’est moins le cas pour les énergies mobilisées via les réseaux de chaleur.

Une fiche de retour d’expérience sur cette initiative sera prochainement réalisée par le pôle Réseaux de Chaleur du Cerema en lien avec la DREAL Pays-de-la-Loire, afin de permettre à d’autres DREAL (ou autres acteurs régionaux) de s’inspirer de la démarche pour la reproduire sur leurs territoires.

Rezé (44) – Un réseau de chaleur biomasse monté par une association

Les travaux d’extension et de rénovation du réseau de chaleur du quartier Château à Rezé (Loire-Atlantique) ont été lancés fin 2013, pour une mise en service prévue à l’automne 2014.

Une particularité de ce réseau réside dans son montage juridique : il s’agit d’un projet monté dans le cadre d’une AFUL (Association Foncière Urbaine Libre), qui rassemble plusieurs adhérents dont la ville de Rezé elle-même. La société Idex s’est vue confier la conception, la réalisation et l’exploitation pour 20 ans de ce réseau de chaleur.

Celui-ci alimentera en eau chaude et en chauffage le quartier Rezé Château, l’immeuble Le Corbusier, deux maisons de retraite, le lycée, le collège et d’autres bâtiments, représentant l’équivalent de 2000 logements.

Chaufferie Rezé
(source : Ville de Rezé)

Les travaux comportent l’extension du réseau, portant sa longueur à 5,6 km. Une chaufferie, composée d’une chaudière bois  d’une puissance de 5 MW et de deux chaudières gaz de 6,5 MW d’appoint, alimentera ce réseau. L’énergie biomasse fournira annuellement 85% de la chaleur nécessaire. Le bois, composé de plaquettes provenant de la région, sera stocké dans un silo pouvant contenir l’équivalent de 3 jours  d’autonomie.

16 mois de travaux et deux fonçages (sous une ligne SNCF et sous une ligne de tramway)  sont nécessaires. 35 sous-stations seront réparties sur les 5,6 km de réseau. 140602_RDC_Chateau_Reze

Ce nouveau réseau évitera le rejet de 3400 tonnes de CO2 par an.

Un investissement de 6,2 millions d’euros est nécessaire pour ce projet, dont un soutien de l’Ademe s’élevant à 2,7 millions d’euros.

A lire :

Sources : Ouest-France – article du 23 mars 2014 / Presse-Océan – article du 24 mars 2014 / Idex – communiqué de presse du 24 mars 2014 / Le Moniteur – article du 4 avril 2014

Visite de la chaufferie bois du réseau de chaleur Bellevue, à Nantes

chaufferie bois bellevue nantes (18) (Medium)

Nantes Métropole dispose, sur la ville de Nantes, de deux réseaux de chaleur historiques :

  • le réseau Centre-Loire (exploité par Erena, filiale de Cofely) qui dessert la partie sud-est et centre de la ville, qui doit faire l’objet d’évolutions importantes dans les prochaines années, afin d’augmenter la quantité d’équivalents-logements desservis (objectif 41000 équivaents-logements / 390000 MWh/an) et d’introduire du bois dans son mix énergétique (objectif 43% bois, 41% UIOM, soit 84% d’EnR&R).
  • le réseau de Bellevue (exploité par Nadic, filiale de Dalkia), qui est sur la partie ouest de la ville, et qui depuis 2013 fait l’objet d’évolutions importantes : extensions, mise en place d’une chaufferie bois.

Le 7 février 2014, Nantes Métropole et son exploitant nous ont permis de visiter la nouvelle chaufferie bois du réseau de chaleur de Bellevue, inaugurée juste avant l’hiver 2013/2014.

Bilan de la journée interrégionale Grand Ouest: « Développer son réseau de chaleur au bois ? »

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Cette journée organisée par Amorce et l’ADEME Pays de la Loire s’est tenue  au Mans le 14 janvier 2014. Elle a rassemblé plus d’une 50aine d’élus, techniciens des collectivités locales mais aussi, professionnels et associations travaillant sur les réseaux de chaleur bois énergie.

Cette journée a eu pour objectif de se tenir informé de la situation du bois énergie et des réseaux de chaleur dans le Grand Ouest. Après un rappel des spécificités du chauffage urbain et un tour de l’actualité de la filière biomasse, cette journée a permis de rappeler les outils à disposition des collectivités pour le développement et la pérennisation de leurs réseaux. L’Ademe a également présenté le bilan du fonds chaleur, particulièrement positif dans la région Pays de la Loire. Ce fut aussi l’occasion de revenir sur le sujet de la ressource et de l’approvisionnement en bois dans le Grand Ouest.

La journée s’est achevée sur des retours d’expériences de collectivités locales. Les temps d’échanges ont été nombreux; une bonne occasion de réfléchir avec des acteurs variés du domaine bois-énergie sur l’avenir de la filière.

Programme complet:

Présentation d’ouverture du Cerema:

Retour d’expérience : la mise en place du réseau de chaleur bois de la Chantrerie (Nantes) par une AFUL

Cinq établissements (l’école des Mines, l’école Supérieure du Bois, Polytech Nantes, ONIRIS et IDAC) se sont concertés pour créer une Association Foncière Urbaine Libre, l’AFUL Chantrerie, afin de mettre en place le réseau de chaleur bois du campus de la Chantrerie, à Nantes.

Résumé

La mise en place du réseau de chaleur bois sur le campus de la Chantrerie à Nantes a été possible avec la création de l’AFUL Chantrerie, une association foncière urbaine libre permettant de sélectionner un opérateur privé et de contractualiser l’achat de la chaleur sur 20 ans. Cette AFUL réunit les 5 établissements concernés par le raccordement. Afin que ce projet voit le jour, il a fallu également l’implication importante d’un des établissements, afin de jouer le rôle de chef de projet. Grâce aux apports de l’exploitant privé et de l’Etat à travers le fonds chaleur, les investissements financiers sont en revanche très faibles (comparé au coût du projet) pour les établissements raccordés, et une économie de 5 % a été réalisée sur la facture de chauffage dès la première année par rapport à l’ancien système. Gages de stabilité de la facture, le réseau est alimenté à environ 80 % par le bois et 20 % par le gaz, et le prix payé par l’usager correspond pour plus de la moitié aux charges d’’investissement/entretien, qui sont parfaitement maîtrisées dans le temps. Sur le plan environnemental, cette installation permet d’éviter l’émission de 2 200 tonnes d’équivalent CO2 par an et de substituer la consommation de 700 tep d’une énergie fossile importée (le gaz) par une énergie renouvelable locale (le bois). En outre, l’AFUL Chantrerie permet l’émergence d’autres projets tels que l’installation de panneaux solaires sur la chaufferie, la mise en place de cultures énergétiques et l’implantation de ruches d’abeilles.

Historique : un projet associatif monté en 3 ans

Le projet est né de la volonté de l’école des Mines de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’utiliser des énergies renouvelables pour chauffer son propre bâtiment : d’où l’idée d’une chaufferie bois. Celle-ci étant peu rentable pour un seul établissement, le projet s’est agrandi aux 4 autres écoles et laboratoire du campus, dessinant ainsi le contour du réseau de chaleur.

Localisation du réseau de chaleur de la Chantrerie

Le coût d’investissement d’un réseau de chaleur est important, l’école des Mines a donc missionné Nantes Métropole Aménagement (société publique locale jouant un rôle d’opérateur public dans l’aménagement des territoires urbains de l’agglomération) qui a lancé une étude de faisabilité technique, économique et juridique de laquelle est ressortie la solution de l’association foncière urbaine libre (AFUL, voir ci-après). Nantes métropole, qui dispose de la compétence permettant d’établir des réseaux de chaleur sur son territoire, ne souhaitait pas s’engager dans une DSP ou une régie pour ce projet. De plus, un appel d’offre pour l’achat de chaleur sur 20 ans n’est pas autorisé par le Code des Marchés Public si la chaufferie n’est pas construite, et le financement de la chaufferie n’était pas envisageable par les établissements du campus.

Une AFUL est une « collectivité de propriétaires réunis pour exécuter et entretenir, à frais communs, les travaux qu’elle énumère ». Il s’agit d’un des montages juridiques possibles pour la mise en place d’un réseau de chaleur privé. Un autre type de montage est l’association syndicale libre.

Quatre objets sont possibles dont la construction et l’entretien d’équipements collectifs comme le chauffage :

  • Le remembrement de parcelles et les travaux et aménagements nécessaires ;
  • Le regroupement de parcelles en vue de la mise à disposition ou la vente à un tiers ;
  • La construction et l’entretien d’équipements d’usage collectif (voirie, chauffage, espaces verts …) ;
  • La conservation, la restauration et la mise en valeur d’immeubles en secteur sauvegardé ou périmètre de restauration immobilière.

On trouve d’autres exemples de montage de réseaux de chaleur sous l’égide d’une AFUL, par exemple, dans l’écoquartier Dock de Ris (Ris-Orangis).

Un dialogue compétitif a été lancé en 2010 par l’AFUL, avec l’assistance technique retenue suite à l’étude de faisabilité : un groupe du BE CLIMAT et de SNC LAVALIN. La société Cofely GDF Suez a été choisie pour concevoir, construire, exploiter et financer l’ensemble du réseau de chaleur. Et les 5 établissements raccordés se sont engagés, via l’AFUL, à acheter la chaleur produite sur la durée du contrat, à savoir 20 ans. Voici une chronologie du projet et des étapes clés :

Schéma de l’historique du projet – présentation de Bernard Lemoult de l’école des Mines

Pour chaque étape, le chef de projet de l’école des Mines de Nantes a été l’acteur principal, qui a porté le projet jusqu’à son aboutissement.

Le temps écoulé entre l’idée du projet et la contractualisation est de 2 ans, et moins d’1 an plus tard, mi-octobre 2011, la chaufferie bois est mise en service. La mise en place du projet est très rapide si l’on compare à un schéma plus classique de délégation de service public par exemple.

Description technique : 2500 m de réseau et une chaudière bois de 2,5 MW

Le réseau de chaleur est situé sur un terrain d’environ 2 000 m², propriété de l’AFUL. Le réseau primaire fait environ 2 500 m et dessert les 5 établissements du campus.

Plan schématique du réseau issu de la présentation de Bernard Lemoult de l’école des Mines

Il comprend une chaufferie constituée d’une chaudière bois de 2,5 MW et de deux chaudières gaz en appoint de 5 et 2,5 MW.

Schéma de principe de la chaufferie – présentation de Bernard Lemoult de l’école des Mines

Ci-après une brève description de la chaufferie à travers des photos prises sur site en août 2013.

 – Photos PCI réseaux de chaleur –

Chaufferie – Silo bois

La chaufferie se situe à côté de l’école supérieure du bois. Sur la photo ci-contre, on peut voir le silo où est stocké le combustible bois avec accès direct depuis la route.

Chaudière gaz avec capotage acoustique

Les 2 chaudières gaz sont « encapotées » afin de réduire le bruit, le capotage étant fait avec les caisses rouges sur roulettes, que l’on voit sur la photo.

Poussoirs silo

Des poussoirs sont installés au fond du silo afin de diriger le combustible bois au bon endroit pour qu’il soit acheminé vers le brûleur par un tapis roulant.

Acheminement bois vers le brûleur

Sur cette photo on voit le couloir qui permet d’acheminer le combustible bois vers la chaudière. A droite se trouve le silo et à gauche la chaudière.

Brûleur de la chaudière bois

Le brûleur est le foyer de la chaudière, il est constitué de la flamme, et de briques à forte inertie.

Echangeur-économiseur

L’échangeur se situe après le filtre. Il permet de récupérer la chaleur restant dans les fumées (après brûlage du bois).

Fonctionnement de l’association foncière urbaine libre

La contractualisation, entre l’AFUL Chantrerie et l’opérateur privé, est basée sur une part de 80 % bois. Ainsi, lorsque la consommation de gaz est supérieure à 20 %, la facture reste calée sur 20 %, la différence étant à la charge de l’opérateur, Cofely. Un bilan d’activité a été réalisé sur les 2 saisons de chauffe passées. Les résultats sont les suivants :

Part mensuelle du bois mesurée sur 2011-2013 – présentation de Bernard Lemoult de l’école des Mines

La part de bois était de 61,4 % la première année et de 82,7 % lors de la deuxième saison de chauffe, du fait notamment de la rigueur climatique plus faible la première année. En effet, la chaudière bois ne fonctionne qu’au-dessus d’une certaine demande en énergie. En dessous, cela n’est pas pertinent à cause, notamment, des nombreuses auxiliaires (tapis roulant, pistons, etc.) à mettre en fonctionnement.

Par rapport à la situation initiale de chauffage au gaz pour l’école des Mines, la facture a diminué de 5 % avec le réseau de chaleur. Ce retour d’expérience sur les 2 premières années a impulsé le raccordement d’autres bâtiments de l’ONIRIS qui étaient à la base en dehors du périmètre. Le raccordement de l’école du Design s’est fait également lors de cet été 2013. Ces nouveaux raccordements font passer la consommation de 9,5 GWh à près de 12 GWh. Lors du raccordement d’un nouveau bâtiment au réseau de chaleur, 2 options sont possibles :

  • soit le bâtiment est représenté dans l’AFUL

  • soit l’AFUL peut lui vendre de la chaleur par contrat

L’AFUL Chantrerie se réunit une fois par an minimum, pour l’Assemblée Générale et la réunion du syndicat. Le syndicat est composé de 7 syndics titulaires élus par l’AG, qui élit également 7 suppléants. Le syndicat gère, par délibérations, les affaires de l’AFUL Chantrerie. Il gère les comptes et les opérations accomplies et les présente en AG, il peut proposer une réunion extraordinaire, mettre au vote en AG une extension du réseau par exemple. C’est lors de ces réunions que de nouveaux projets sont nés, notamment l’installation de panneaux photovoltaïques sur la chaufferie, la création de cultures énergétique, l’implantation de ruches d’abeilles. Ces projets, portés par l’AFUL Chantrerie, peuvent porter sur toutes les thématiques possibles.

Pour plus d’informations sur le fonctionnement de l’AFUL, lire Les statuts de l’AFUL Chantrerie (au 6 septembre 2013).

Factures de chauffage : une évolution maîtrisée dans la durée

Les besoins en énergie des différents bâtiments raccordés sont les suivants :

Besoin de chauffage des bâtiments raccordés – présentation de Bernard Lemoult de l’école des Mines

Le besoin total est d’environ 9500 MWh, correspondant à environ 800 équivalents logements. Il s’agit donc d’un réseau comparable, en quantité de chaleur distribuée, à ce qui peut se développer dans des écoquartiers.

Un bilan a été réalisé sur la saison de chauffe 2012-2013 et il en ressort une économie de 5 % sur la facture de chauffage avec le réseau de chaleur bois, par rapport au chauffage gaz collectif. De plus, moins de la moitié de la facture de chauffage avec le réseau de chaleur bois correspond au combustible (bois et gaz), l’autre moitié contribue au retour sur l’investissement du projet, à l’entretien et à l’exploitation principalement. Cette facture comparée est représentée schématiquement ci-après.

Décomposition de l’ancienne et de la nouvelle facture – présentation de Bernard Lemoult de l’école des Mines

L’ancienne facture au gaz collectif était indexée à plus de 80 % sur le prix de l’énergie fossile, qui suit une tendance d’augmentation, comme on peut le voir sur le graphique suivant :

prixboisA l’inverse, la part due aux combustibles de la facture de chauffage avec le réseau de chaleur bois est indexée à 80 % sur le bois et 20 % sur le gaz, avec un prix du bois plus stable que le prix d’une énergie fossile.

Pour ces deux raisons (part significative de la facture correspond à l’amortissement/entretien/exploitation et poids limité du prix du gaz dans la part due aux combustibles), l’évolution dans le temps de la facture du réseau de chaleur bois est beaucoup mieux maîtrisée.

Aspect environnementaux : 60 % d’émissions de GES en moins

La part d’énergie renouvelable et de récupération (EnR&R) du réseau de chaleur bois est d’environ 80 %. Cela permet d’éviter la consommation d’environ 700 tep d’énergie fossile et l’émission de 2 200 tonnes de CO2 par an. Soit une réduction d’environ 60 % des émissions de GES liées à l’énergie.

La fourniture en bois représente 4 camions par semaine en période de grand froid ; on est donc loin de l’idée d’un flot continu de livraison qui inquiète parfois les riverains de projets de chaufferies bois collectives.

La chaufferie bois est équipée d’un filtre réduisant grandement les émissions de particules. Ce type d’installation n’est pas possible pour le chauffage au bois individuel (coûteux et prenant de la place), qui est ainsi un facteur important d’émission de polluants atmosphériques surtout lorsque les appareils sont anciens et peu entretenus.

– Photos PCI réseaux de chaleur –

Filtre

Le filtre est le « container » gris situé en haut de la photo.

Chaufferie

Sur cette photo, on peut voir la cheminée qui évacue les dernières fumées (après filtrage).

Coût du projet : un investissement très faible pour les usagers

Pour les 5 établissements, le projet a nécessité :

  • 5 k€ de l’école des Mines de Nantes pour l’étude de faisabilité technico-économique, menée en grande partie en interne

  • 10 k€ au total (soit 2 k€ par établissement), en complément de 20 k€ d’aide de Nantes métropole Aménagement pour le choix de l’assistance technique et la rédaction des pièces de la consultation

  • 1 700 k€ HT environ pour l’opérateur privé

  • 1 815 k€ de l’ADEME dans le cadre du Fonds Chaleur

Soit un total de 3,53 millions d’euros.

repartitionbudget

En outre, le projet a nécessité des investissements non financiers : réflexions, animation, mobilisation d’acteurs… :

  • Un investissement significatif en temps du chef de projet (école des Mines de Nantes) pour piloter le projet (étude de faisabilité, convaincre les partenaires, suivre de près la consultation et la réalisation)

  • Organisation de l’ensemble des acteurs pour créer une structure juridique, une AFUL, engageant les 5 établissements à acheter de l’énergie thermique pendant 20 ans

En savoir plus sur l’AFUL Chantrerie

Journée interrégionale Grand Ouest « Développer son réseau de chaleur au bois » – 14 janvier 2014

AMORCE et l’ADEME Pays de la Loire organisent une journée technique interrégionale :

Développer son réseau de chaleur au bois

14 Janvier 2014 – Le Mans

Cette journée s’adresse en priorité aux organismes des régions Pays de la Loire, Basse Normandie, Bretagne, Centre et Poitou-Charente.

Le nombre de places est limité, il est recommandé de s’inscrire rapidement. L’inscription est gratuite mais obligatoire.
Précisez si vous souhaitez participer au déjeuner.

Atlanbois – Programme pour l’année 2013 des formations Bois Énergie

L’association interprofessionnelle filière bois des Pays-de-la-Loire – Atlanbois, en partenariat avec le CIBE et ses adhérents, propose pour l’année 2013, trois types de formations :

  1. sur les bases du bois-énergie en collectivité,
  2. formations techniques détaillées sur des thématiques précises,
  3. sur les bases de l’exploitation de chaufferies bois.

Pré-programme de formations bois-énergie 2013.

Lien vers le site Atlanbois.com.

Nantes : la moitié des logements sociaux chauffés à l’énergie renouvelable d’ici 2017

https://i0.wp.com/www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/local/cache-vignettes/L422xH387/carte_rdc_nantes_metropole_cle1f1b1c-725a1.jpg
Les réseaux de chaleur de Nantes Métropole (situation 2007)

Nantes Métropole lance un plan d’extension progressive jusqu’en 2017 de ses 2 réseaux de chaleur urbain situés au cœur de la ville de Nantes, la classant ainsi 3ème ville de France pour sa longueur de réseaux de chaleur.

D’ici 2017, les réseaux de chaleur de Nantes seront alimentés à 84 % par des énergies renouvelables et de récupération (41 % de combustion des déchets des centres d’incinération + 43 % de bois de chauffage issu de filières durables de la région).

Ils achemineront 390000 MWh de chaleur par an et desserviront ainsi l’équivalent de 41000 logements (écoles, bâtiments tertiaires, CHU, habitations – prioritairement quartiers d’habitat social, à hauteur de 14500 logements). Ainsi, la moitié de la population nantaise sera chauffée par ces réseaux.

L’objectif du Plan Climat de Nantes Métropole est de réduire de 30 % les émissions de CO2 par habitant d’ici 2020 sur son territoire. Représentant 8% de l’objectif, les réseaux de chaleur sont un des principaux leviers car ils permettent d’agir de façon forte et directe sur le bâti ancien, sur lequel il n’est pas toujours possible de mener massivement et/ou rapidement d’autres actions (remplacement de systèmes individuels gaz/électricité par des systèmes individuels EnR ; rénovation thermique…).

En savoir plus :

Voir aussi :

ADEME : appel à projets « Energie verte » en Pays de la Loire

https://i2.wp.com/www.greenunivers.com/wp-content/uploads/2011/05/ademe-270x300.jpgPlusieurs appels à projets de l’Ademe viendront à échéance cette année dans la région Pays de la Loire sur le bois-énergie, le solaire thermique, la méthanisation et la géothermie. Destiné aux acteurs de la recherche publics et privés, entreprises et collectivités, le dispositif participe à l’objectif de 23 % d’énergies renouvelables dans la consommation d’énergie en 2020.

En 2010, l’Ademe des Pays de la Loire a instruit plus de 1.000 dossiers dans les domaines des EnR, des déchets ou encore des performances énergétiques des bâtiments et a engagé un budget de 34 millions d’euros pour développer et accompagner des actions dans ces secteurs.

Voici les détails de chaque appel à projets :

Bois-énergie

  • Actions éligibles : Chaufferies biomasse produisant plus de 100 tonnes équivalent pétrole (sauf chaufferie > 1 000 tep éligible à l’appel à projet national Biomasse Chaleur Industrie Agriculture), création ou extension de réseaux de chaleur, valorisant au moins 50% d’énergie renouvelable (EnR) et au minimum 25 tep/an d’EnR et d’une longueur supérieure à 200 m.
  • Dates de clôture : 17 février 2012, 8 mai 2012 et 17 septembre 2012.
  • Bénéficiaires : tout type sauf les particuliers et l’ensemble des porteurs de projets pouvant bénéficier du crédit d’impôt.

Solaire thermique

  • Actions éligibles : installations solaires thermiques collectives de plus de 25 m² (hors bâtiment neuf soumis à la RT 2005 ou RT 2012)
  • Dates de clôture : 27 avril et 19 octobre
  • Bénéficiaires : tout type hormis les particuliers et l’ensemble des porteurs de projets pouvant bénéficier du crédit d’impôt.

Méthanisation

  • Actions éligibles : unité de méthanisation sur des technologies de digestion éprouvées, les modes de valorisation du biogaz pouvant être de la combustion, de la cogénération ou de l’injection. Création ou extension de réseaux de chaleur, valorisant au moins 50% d’EnR et au minimum 25 tep/an d’EnR, d’une longueur supérieure à 200 m.
  • Dates de clôture : 19 mars 2012, 13 juillet 2012 et 22 octobre 2012.
  • Bénéficiaires : tout type hormis les particuliers et l’ensemble des porteurs de projets pouvant bénéficier du crédit d’impôt.

Géothermie

  • Actions éligibles : études et opérations exemplaires.
  • Dates de clôture : 20 octobre 2012
  • Bénéficiaires : tout type hormis les particuliers et l’ensemble des porteurs de projets pouvant bénéficier du crédit d’impôt.

Pour plus d’informations : le site de l’Ademe Pays de la Loire.

Journée réseaux de chaleur Pays de la Loire – Téléchargement des documents

Organisée par la Direction Générale de l’Énergie et du Climat du MEEDDM avec le concours du pôle réseaux de chaleur du CETE de l’Ouest, en partenariat avec l’ADEME et la DREAL Pays de la Loire, cette journée d’information qui s’est tenue le 21 juin 2010 à Nantes proposait aux collectivités et à leurs partenaires dans les domaines de l’énergie et de l’aménagement un panorama du contexte actuel favorable au développement des réseaux, illustré par des retours d’expériences de collectivités de la région Pays de la Loire.

Les supports des présentations et le dossier documentaire remis aux participants peuvent être téléchargés à l’adresse suivante :

Liste des interventions :

I. Réseaux de chaleur : évolutions du cadre national
les réseaux de chaleur dans le Grenelle de l’Environnement
Hélène Le Du, sous-directrice du Climat et de la Qualité de l’air, Direction Générale de l’Énergie et du Climat, MEEDDM

fonds chaleur et autres aides financières
Michel Cairey-Remmonay, chargé de mission fonds chaleur, ADEME
Lise Lambert, chargée de mission biomasse, ADEME Pays de la Loire

II. Réseaux de chaleur et outils de planification locale
place des réseaux de chaleur dans une stratégie locale énergie et climat
Michel Romagnoli, responsable de la Mission Énergie et Changement Climatique, DREAL Pays de la Loire

schémas directeurs des réseaux de chaleur
André Laurent, responsable Réseaux de Chaleur, association AMORCE

III. Sources d’énergies renouvelables et de récupération
la récuperation dans les réseaux de chaleur
Bruno de Monclin, président, Syndicat National du Chauffage Urbain

la géothermie dans l’ouest de la France
Christian Boissavy, Association Française pour la Géothermie

le bois-énergie en Pays de la Loire
Lise Lambert, chargée de mission biomasse, ADEME Pays de la Loire

IV. Retours d’expériences locales
extension du réseau Malakoff-Beaulieu dans la ZAC du Pré Gauchet à Nantes
Pascale Chiron, vice-présidente déléguée à l’énergie et aux réseaux de chaleur, Communauté Urbaine Nantes Métropole (44)

réalisation du réseau de chaleur bois de Saint-Pierre-du-Chemin un nouveau réseau dans une petite commune
Philippe Rocher, maire de Saint-Pierre-du-Chemin (85)

le chauffage urbain du Chemin Vert à Saumur substitution d’une énergie fossile par une énergie renouvelable dans un réseau existant
Betty Paul-Moreau, responsable gestion patrimoniale, Ville de Saumur (49)