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Projet de méthanisation à Hazebrouck (59)

Source : lavoixdunord.fr

Hazebrouck, située dans la région du Nord-Pas-de-Calais, à proximité de la frontière belge, a en projet la construction d’un méthaniseur (dégradation des matières organiques telles que fumier, lisier, déchets verts …) avec pour objectif de restituer la chaleur du biogaz ainsi obtenu, dans le réseau urbain et chauffer les bâtiments de la ville. Deux amis exploitants agricoles, se sont unis pour mener ce projet d’un coût d’environ 2 millions d’euros, subventionné par l’Ademe, le Feder et Les Cigales (partenaire régional de la création d’entreprises). La construction devrait durer 6 mois. fumierLeur deux exploitations fourniront les matières organiques, à raison « d’une remorque de fumier tous les 3 jours et une tonne de lisier tous les 20 jours« .

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Récupération de la chaleur sur une usine d’incinération à Saint-Saulve (dans le Nord)

Saint-Saulve : l’usine d’incinération ne va plus laisser perdre la chaleur

Source : lavoixdunord.fr – 18 février 2015

De gros investissements sont prévus pour rénover l’incinérateur, dans le cadre du renouvellement de contrat avec EDF, à qui est vendue l’électricité produite. L’usine va revenir à un réseau de chaleur, qui relèvera le taux de rendement énergétique et fera baisser la taxe générale sur les activités polluantes.

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Les avantages de la récupération de la chaleur

Les avantages de récupérer la chaleur en réseau pour les UIOM (usines d’incinération des ordures ménagères) :

  • baisser la facture
  • supprimer les ventilateurs d’évacuation de la chaleur
  • rendre plus rentable les investissements
  • augmenter le rendement énergétique (par rapport à une production uniquement d’électricité) ce qui permet de baisser la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP)
  • et surtout valoriser la chaleur en chauffant des bâtiments, chaleur qui autrement serait perdue

Pour en savoir plus

Retour sur la journée régionale d’information et d’échanges sur les réseaux de chaleur et de froid en Nord Pas-de-Clais

Cette journée, organisée par la DREAL et l’ADEME, s’est déroulée le 4 Novembre dans les locaux de la DREAL Nord Pas-de-Calais (retrouvez les infos sur le site de la DREAL).

Environ 80 personnes représentant essentiellement des collectivités, des bureaux d’études ont assisté aux différentes interventions du matin.

Le programme de la matinée a permis aux participants d’échanger et de témoigner sur :

  • Le rôle des réseaux dans la mise en œuvre de la transition énergétique et leur contribution à l’atteinte des objectifs climat-air-énergie,
  • Le contexte réglementaire des réseaux de chaleur, l’importance des schémas directeurs,
  • le soutien public via le « fonds chaleur renouvelable » géré par l’ADEME,
  • la genèse d’un projet, les détails technico-économiques du montage, le rôle et la stratégie de la collectivité, bénéfices pour les habitants
  • le panorama régional des réseaux de chaleur et les perspectives de développement,
  • les projets de réseaux portés par la ville de Boulogne sur mer, de l’agglomération du boulonnais ainsi que le réseau de la commune d’Achicourt.

La réunion d’information s’est poursuivie l’après midi par la visite de la chaufferie biomasse exploitée par R-énergies (groupe Dalkia), à Roubaix, quartier de l’Alma.

Supports de présentation et programme:

Présentation de la DGEC sur les réseaux de chaleur au cœur de la transition énergétique

Loïc Buffard, sous-directeur du bureau de l’efficacité énergétique et de la qualité de l’air, a présenté les objectifs de l’État en terme d’énergie, et notamment les nouvelles orientations visées à travers la future loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).

Le cadre européen impose pour 2030:

  • -40% d’émission de gaz à effet de serre
  • 27% d’EnR dans le mixe énergétique (Ef)
  • -27% des consommations

La LTECV, qui doit être examinée par le Sénat, prévoit quant à elle de réduire de 30% notre dépendance aux énergies fossiles et d’atteindre 32% d’EnR pour 2030.

En terme de chaleur, c’est 10Mtep d’EnR supplémentaire qui devront être déployés d’ici 2020.
Pour atteindre ces objectifs ambitieux, de nombreux dispositifs ont été mis en place pour les réseaux de chaleur: fonds chaleur, TVA à taux réduit, augmentation de la durée d’une concession en cas d’investissements EnR, procédure de classement, modulation RT2012.

La LTECV inclut également de nouvelles mesures pour les réseaux (recensement, multiplication par 5 des EnR&R livrées sur les réseaux, schéma directeur obligatoire, etc).

En savoir plus sur la LTECV:

Présentation du Cerema sur les réseaux de chaleur

Odile Lefrère, chargée d’étude au Pôle réseaux de chaleur du Cerema a d’abord rappelé quelques notions techniques sur les réseaux de chaleur avant d’évoquer les différentes manières de développer les EnR via un réseau de chaleur (conversion, densification, extension, création).

Trois outils peuvent être utiles aux collectivités pour gérer au mieux le développement des réseaux de chaleur:

  • L’ étude de faisabilité du développement des EnR&R dans les nouveaux aménagements (obligatoire)
  • Le classement qui rend le raccordement obligatoire
  • Le schéma directeur qui permet d’élaborer une feuille de route sur plusieurs années pour un réseau de chaleur

 Présentation de l’Ademe sur le fonds chaleur

Serge Golebiowski, coordinateur régional Fonds Chaleur, a rappelé les grandes lignes de cette aide (historique, objectifs, bilan, devenir, etc).
Un retour sur les modalités d’attribution a permis de comprendre les grandes lignes des méthodes de calcul de cette aide.

Via le fonds chaleur, l’Ademe Nord Pas-de-Calais a étudié 99 dossiers et distribué 48 730 130€ d’aide.  Plus de 12 chaufferies bois, 1 réseau sur STEP et 9 schémas directeurs mais aussi des chaufferies industrielles, des projets de géothermie et du solaire thermique ont ainsi bénéficié de cette aides.

Sur 2015-2017, les projets de géothermie avec PAC sur eaux usées vont montés en puissances.

Synthèse sur l’étude de gisement d’énergie fatale

L’ Ademe a lancé en 2011 une étude sur les gisements d’énergie fatale dans la région. Le Nord Pas-de-Calais reste une des région les plus urbanisées et les plus industrialisées de France. Le potentiel de récupération de ces énergies fatales y est donc très important (au moins 205 ktep rejeté à des températures supérieure à 90°C, donc exploitable par un réseau de chaleur).

Une étude plus approfondie de la chaleur fatale sur Dunkerque a également été réalisée.

En savoir plus sur cette étude

Présentation d’Amorce sur la genèse et les étapes d’un projet de réseau de chaleur

Emmanuel Goy, responsable pôle énergie & réseaux de chaleur pour Amorce, a retracé le raisonnement et les étapes qui mènent à la création d’un réseau de chaleur.

L’identification des besoins d’énergie, l’investissement de la collectivité et le choix de la ressource sont des étapes clés d’un projet réussi.

Le réseau de Douchy-les-Mines alimentent par exemple plus de 1500 logements grâce à l’UIOM et bientôt une culture de 8he de tomates bénéficiera également de cette chaleur. Pour les usagers, ce projet a permis une baisse de 18% de leur facture de chauffage. Les aides financières pour la mise en place du projet sont passées par les CEE pour une grande partie (habituellement, les aides découlent essentiellement du fonds chaleur).

Témoignages de collectivités

Un élu ainsi qu’un technicien ont expliqué les grandes lignes de ce projet. Le réseau de chaleur d’Archicourt est un bel exemple de partenariat sur un territoire. La ville et Pas-de-Calais habitat se sont associés pour mettre en place un réseau de chaleur biomasse. Ce réseau alimente non seulement les bâtiments du ce bailleur social mais aussi des bâtiments communaux et un collège. Pour les locataires c’est une économie envisagée de 150€/an. Par ailleurs, les bâtiments avaient déjà bénéficié d’une rénovation thermique. Pas-de-Calais habitat a été maitre d’Ouvrage de l’opération, le réseau est donc privé.

Deux réseaux de chaleur fournissent de l’énergie aux habitants. Le mixe diversifié et orignal font de ces projets une belle démonstration de valorisation de la chaleur fatale. Récupération de la chaleur des eaux usées, récupération de la chaleur de l’incinérateur de boue de la STEP mais aussi biomasse, la ville a su mobiliser sa ressource pour atteindre un taux d’EnR de plus de 80% sur l’ensemble des deux réseaux. Une étude est également en cours sur le port de Boulogne car pour les activités du port et notamment pour la congélation du poisson il y a de gros besoin de froid mais du coup également de la déperdition de chaleur. D’autres activités sur le port pourraient bénéficier de cette chaleur.

En savoir plus sur le réseau de Boulogne-sur-mer

Échanges avec la salle

De multiples échanges ont eux lieu durant cette journée. De nombreux participants se sont inquiétés de la ressource bois dans la région. La filière commence à prendre du retard par rapport à la demande et c’est pour cela qu’il est également important d’étudier les autres gisements, notamment l’énergie de récupération.

Dalkia, présent durant cette journée a également soulevé le problème du décalage des visions dans l’industrie et dans les réseaux de chaleur concernant le temps de retour sur investissement. L’industriel s’engagera dans des projets rentables en quelques années (3 à 4 ans) alors que pour les réseaux de chaleur, l’échelle d’amortissement des investissements est plutôt de l’ordre de la 20aine d’années. Pour un réel développement de la chaleur fatale, le représentant de Dalkia propose de mettre en place des relais dans le financement: l’industriel ne paie qu’une partie de l’investissement qu’il pourra amortir en moins de 5 ans et un relais, dont la vision serait plus long terme, finance le reste.

Les réseaux de froids n’ont pas été abordés spécifiquement lors de cette journée, mais la majorité des informations sont transposables aux réseaux de froid (par abus de langage, on se limite souvent a parlé de réseau de chaleur au lieu de réseau de chaleur et de froid)

Certains participants ont voulu savoir comment trouver des informations sur les réseaux de chaleur. Il existe un annuaire en ligne, tiré de l’enquête annuelle sur les réseaux de chaleur commandée par le ministère. En savoir plus ici.

Visite de la chaufferie

La journée s’est conclue par la visite de la chaufferie biomasse du réseau de chaleur de Roubaix. Cette chaufferie de 20 MW située dans le quartier de l’Alma alimente également l’Union, un des plus gros chantier de renouvellement urbain de France.

Journée régionale sur les réseaux de chaleur et de froid – Nord Pas-de-Calais – 4 novembre 2014

Vous êtes élu ou technicien d’une collectivité, vous vous posez des questions sur les multiples intérêts et la rentabilité qu’offrent les réseaux de chaleur en Nord Pas-de-Calais ? Vous voulez partager votre expérience sur le sujet ? Vous êtes curieux des perspectives qui accompagnent ce genre de projets et de ses répercussions à l’échelle des quartiers et de leurs habitants ?

Cette journée vous permettra de découvrir, à travers des témoignages concrets, une visite de la chaufferie biomasse de Roubaix, ainsi que des présentations techniques et pratiques, les tenants et les aboutissants d’un projet de réseau de chaleur.

Journée organisée par la DREAL Nord-Pas-de-Calais et la direction régionale de l’ADEME, en partenariat avec la DGEC, l’assocation AMORCE, le pôle Réseaux de Chaleur du Cerema, Dalkia, le Pôle Climat Nord-Pas-de-Calais, la Ville de Roubaix et le réseau RAFHAEL.

Chantier de pose de canalisations de réseau de chaleur au fond d’un fleuve

L’opération se déroule à Boulogne, où une double canalisation de réseau de chaleur de 110 mètres est installée au fond de la Liane, afin de permettre la desserte de 1000 logements et immeubles de bureaux situés sur la rive opposée à celle où se trouve la source de chaleur – une station d’épuration.

Canalisation Boulogne

Norrent-Fontes a investi dans l’installation d’une chaufferie bois et d’un réseau de chaleur

Source : La Voix du Nord (nov. 2013)

Dans un souhait d’économiser sur les factures et de respecter l’environnement, la commune de Norrent-Fontes (Nord-Pas-de-Calais) a choisi d’investir dans l’installation d’une chaufferie biomasse et d’un réseau de chaleur pour chauffer les bâtiments publics. L’association A Petit pas, après avoir étudié la faisabilité de ce projet et s’être occupée de sa mise en place, en assurera le suivi.

Le réseau de chaleur permet, depuis septembre 2013, de chauffer la mairie annexe, la salle attenante et l’école publique. Six logements et la future crèche seront également raccordés.

Un silo pouvant contenir 50 m3 de bois déchiquetés a été construit à proximité de la mairie annexe, permettant une autonomie d’un mois et demi de chauffage.

Cette installation, d’un montant de 180 000 €, a bénéficié de subventions (du Conseil régional, du Conseil Général, de l’ADEME dans le cadre du Fonds chaleur, des fonds européens et d’une réserve parlementaire) à hauteur de 80 % de l’investissement total.

Récupération de chaleur d’une centrale électrique dans le Nord-Pas-de-Calais

La municipalité d’Aulnoye-Aymeries (Nord) lance un projet de géothermie en exploitant le potentiel des forages existants de la centrale thermique Powéo de Pont-sur-Sambre. Une douzaine d’équipements municipaux et une centaine de logements pourraient être chauffés par ce système écologique.

Lire l’article sur le site de la Voix du Nord : À Aulnoye, un projet de géothermie à partir des puits de forage de Powéo (08/11/11)

Roubaix Mag – Spécial Chauffage Urbain

Un supplément du numéro de janvier 2011 du magazine de la ville de Roubaix est consacré au chauffage urbain.

Création d’une chaufferie biomasse, rénovation complète des deux centrales et des réseaux existants, réduction des gaz à effet de serre, qualité renforcée des services rendus… la Ville investit pour les deux décennies à venir dans un réseau de chauffage urbain de toute nouvelle génération. Découvrez le sous tous les angles dans ce cahier spécial de 8 pages regroupant interviews, analyses, témoignages et portraits.