Archives du mot-clé méthanisation

Signature de la charte des Agriculteurs Méthaniseurs de France

Source : Site du MEEM

La ministre de l’environnement, de l’énergie et de la Mer, Ségolène Royal, a signé La charte des Agriculteurs Méthaniseurs de France. Pour la transition énergétique pour la croissance verte, la méthanisation est une priorité.

L’arrêté du 24 avril 2016, relatif aux objectifs de développement des énergies renouvelables, ambitionne :

  • la multiplication par 7 de la production thermique à partir de biogaz, par rapport au niveau actuel : la mobilisation du biogaz pour la production de chaleur est une priorité, en substitution des énergies fossiles ;

  • l’objectif d’injecter du biogaz dans les réseaux de gaz, à hauteur de 1,7 TW en 2018 et de 8 TW en 2023 ;

  • dans les transports, l’objectif d’atteindre 2 TWh de bio-GNV en 2023, dans la perspective que le bio-GNV représente 20 % des consommations de gaz naturel pour véhicules en 2023, sur des segments complémentaires de ceux des véhicules électriques et des véhicules hybrides rechargeables.

Usine de méthanisation – Photo DICOM

Un appel à projet « 1 500 méthaniseurs en 3 ans » a été lancé fin 2014 par la Ministre et un nouvel appel d’offres pour le développement de méthaniseurs de plus de 500 kW a également été lancé début 2016.

Actuellement en France, on dénombre 400 installations de méthanisation, la moitié d’origine agricole.

Pour en savoir plus, consultez cet article sur le site du MEEM.

 

 

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Projet de méthanisation à Hazebrouck (59)

Source : lavoixdunord.fr

Hazebrouck, située dans la région du Nord-Pas-de-Calais, à proximité de la frontière belge, a en projet la construction d’un méthaniseur (dégradation des matières organiques telles que fumier, lisier, déchets verts …) avec pour objectif de restituer la chaleur du biogaz ainsi obtenu, dans le réseau urbain et chauffer les bâtiments de la ville. Deux amis exploitants agricoles, se sont unis pour mener ce projet d’un coût d’environ 2 millions d’euros, subventionné par l’Ademe, le Feder et Les Cigales (partenaire régional de la création d’entreprises). La construction devrait durer 6 mois. fumierLeur deux exploitations fourniront les matières organiques, à raison « d’une remorque de fumier tous les 3 jours et une tonne de lisier tous les 20 jours« .

En savoir plus:

 

 

Des vaches alimentent un réseau de chaleur

Source : leparisien.fr – 11 mai 2015

A Haravilliers, dans le Val-d’Oise à environ 50 km au Nord-Ouest de Paris, une éleveuse de vaches laitières monte un projet de méthanisation à petite échelle pour valoriser tous les déchets issus de son exploitation.

Les déchets produits par ses 90 bêtes et son lisier auxquels sont ajoutés des déchets issus de l’industrie agro-alimentaire permettront de produire du biogaz. Ce biogaz sera transformé en électricité réinjectée dans le réseau national. Mais la chaleur produite par l’installation sera aussi valorisée pour éventuellement alimenter le réseau de chaleur de la ville, et ainsi chauffer la mairie, l’école, certaines maisons et peut-être la salle polyvalente.

Le projet devrait voir le jour en 2016.

En savoir plus sur…

Et l’article présentant Quelques sources EnR&R exotiques pour les réseaux de chaleur et de froid.

Biogaz : Midi-Pyrénées signe la 1ère convention avec l’état

Source : Midipyrenees.fr – 30 juillet 2013

La Région Midi-Pyrénées qui, depuis plus de 10 ans, est dans le peloton de tête des Régions françaises pour les politiques de développement durable et la production d’énergie renouvelable, a franchi ce matin une nouvelle étape.

« Nous mettrons en place 100 unités de méthanisation en Midi-Pyrénées d’ici 2020 », a déclaré aujourd’hui à Saint-Mont (Gers) Martin Malvy, président de la Région.

Cet objectif ambitieux a été acté dans une convention signée avec les ministres de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, Philippe Martin, et de l’Agriculture, Stéphane Le Foll. Il s’agit de la première convention signée dans ce domaine entre l’État et une Région. La France est dans ce domaine particulièrement en retard. Alors que l’Allemagne a créé plusieurs milliers de sites, il n’y en avait pas plus de 90 fin 2012 au plan national.

La convention prévoit la mise en place d’un comité régional pour la méthanisation, co-piloté par l’Etat et la Région, qui facilitera le montage d’opérations et contribuera au développement de la filière en Midi-Pyrénées, contribuant ainsi à la mise en œuvre du plan Energie Méthane Autonomie Azote (EMAA) présenté par le Gouvernement en mars dernier.

Par la valorisation des déchets agricoles et agroalimentaires transformés en biogaz, biocarburant ou en électricité , la méthanisation représente une filière prometteuse de production d’énergie renouvelable.

Depuis 2009, la Région Midi-Pyrénées a soutenu la création de 17 unités de méthanisation pour un montant d’investissement de près de 30 millions d’euros. Trois autres unités verront le jour d’ici la fin de l’année 2013 et 70 projets potentiels sont en cours d’élaboration ou validation.
La centaine d’unités de production que vise le président de la Région Midi-Pyrénées, et la mobilisation à terme de l’essentiel des déchets de l’agriculture et de l’agroalimentaire, pourrait déboucher en 2020 sur une production de 2200 GWh, soit l’équivalent de 25% de la consommation de gaz en Midi-Pyrénées.

La démarche engagée aujourd’hui à Saint-Mont s’inscrit dans le Plan Midi-Pyrénées Énergies pour la création d’unités de production d’énergie renouvelable et la maîtrise des dépenses d’énergie dans le logement. La Région a doté ce Plan de 300 millions d’euros sur 10 ans et a obtenu le concours de la Banque Européenne d’Investissement.

Dans ce cadre là, la Région Midi-Pyrénées lance un appel à candidatures :

Source : Midipyrenees.fr – 12 juin 2013

Appel à candidatures régional « Opportunités de développement de Projets territoriaux de méthanisation »

Dans le cadre de sa politique innovante et ambitieuse pour la développement de la filière de la méthanisation, la Région Midi-Pyrénées lance un appel à candidatures visant à mettre à disposition des territoires lauréats une expertise technique et financière pour analyser l’opportunité de poursuivre une démarche de méthanisation collective. Cette expertise sera entièrement prise en charge par la Région Midi-Pyrénées.

Ces démarches devront avoir une dimension collective et s’inscrire dans une volonté de développement et d’aménagement du territoire.

L’objectif est de fournir aux territoires des recommandations techniques, économiques et organisationnelles afin de faciliter la concrétisation de leur projet en phase opérationnelle.

Conditions d’admissibilité

L’appel à candidatures est ouvert aux acteurs locaux suivants (obligatoirement implantés en Midi-Pyrénées) :

  • collectivités locales et EPCI,
  • agriculteurs constitués en collectif,
  • industriels et coopératives agricoles
  • associations (loi 1901).

Contenu de la note d’opportunité

La note d’opportunité est un outil d’aide à la décision pour le porteur de projet afin de structurer sa démarche et de passer au stade « étude de faisabilité ».
Elle permet d’obtenir une analyse des moyens à mettre en œuvre pour pouvoir développer un pré-projet.

Calendrier et modalités de sélection de l’appel à candidature régional

La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 6 septembre 2013.
Les projets sélectionnés seront désignés en octobre 2013.

Rappels

Rappelons qu’en 2009 : 0,08 MTep de chaleur étaient produites en France par le biogaz, dont environ 20% alimentant les réseaux de chaleur. L’objectif national 2020 est de 0,55 MTep/an avec une utilisation majoritaire par les réseaux de chaleur et l’injection dans le réseau de gaz naturel. La région Midi-Pyrénées participe ainsi fortement à l’objectif national puisqu’elle vise une production d’environ 0,19 MTep dû à la méthanisation (biogaz, biocarburant et électricité confondus).

Plus d’informations

Les montages juridiques de vente de chaleur de méthanisation à des acteurs publics

Sources : article sur bioenergie-promotion.fr du 24 mai 2013 ;
étude ADEME sur les Montages juridiques possibles pour la vente de chaleur, issue d’une unité de méthanisation, à des acteurs publics

Echangeur de chaleur, photo Frédéric Douard

La méthanisation connaît aujourd’hui un développement particulièrement important, à l’initiative de personnes publiques ou privées, généralement sous la forme d’unités de cogénération qui produisent chaleur et électricité. Il apparaît alors indispensable, pour les exploitants de ces installations, d’identifier à l’avance des débouchés pour la chaleur produite. En effet, avant de prendre la décision d’investir dans un tel équipement, les porteurs de projet doivent être assurés qu’ils pourront viabiliser leur projet. A cet égard, les débouchés publics, constitués soit par les réseaux de distribution de chaleur gérés par des personnes publiques, soit par des équipements publics de taille importante (centres hospitaliers, centres aquatiques…) constituent des voies privilégiées de revente de la chaleur produite.

L’ADEME des Pays de la Loire a fait réalisé une étude pour déterminer les montages juridiques qui permettent d’encadrer et de pérenniser dans les meilleures conditions ce type de projet, en alliant sécurité juridique et efficacité opérationnelle.  Deux principaux types de relations sont  envisagés :

  • D’une part, l’alimentation d’un réseau public de chaleur par une unité de méthanisation ;
  • D’autre part, la fourniture de chaleur issue d’une unité de méthanisation directement à une personne en charge de l’exploitation d’un équipement.

Le cas où la chaleur issue de la méthanisation est acquise par l’exploitant d’un réseau de distribution de chaleur est nettement plus intéressant que l’autre. En effet, cet achat est exonéré de l’application des règles relatives aux marchés publics. Dans ces conditions, l’exploitant du réseau pourra contracter simplement avec l’exploitant de l’unité de méthanisation, même lorsque celle-ci sera encore en projet. En outre, la durée de ce contrat pourra être plus importante. Au final, le porteur d’un projet de méthanisation peut donc disposer de l’assurance d’avoir un débouché pour sa chaleur, pendant une durée assez importante.

Au contraire, lorsque la chaleur issue de méthanisation est vendue directement à un pouvoir adjudicateur en vue de chauffer un de ses bâtiments (maison de retraite, piscine), la conclusion du marché public de fourniture doit impérativement être précédée d’une publicité et d’une mise en concurrence. Et, au cours de cette procédure, s’il est possible d’intégrer un critère environnemental de jugement des offres, il n’est pas permis de viser expressément, ni dans ce critère, ni dans les spécifications techniques du marché, ni dans ses conditions d’exécution, la chaleur issue de méthanisation. Il en résulte que l’exploitant de l’installation de méthanisation ne peut pas être assuré d’obtenir le contrat de fourniture de la chaleur au bâtiment public. En outre, si l’exploitant de l’usine de méthanisation remporte la procédure de mise en concurrence, la durée de ce contrat sera plus encadrée que dans la première hypothèse. En revanche, dans le cas où cet équipement est exploité par un tiers, personne privée, qui n’est pas soumis au respect des règles de la commande publique, celui-ci peut librement choisir d’acquérir la chaleur issue d’une unité de méthanisation.

Le tableau suivant récapitule ces cas de figure :

A noter que ces conclusions peuvent être transposées à des projets bois énergie, où la chaufferie bois est portée par un tiers, personne privée, qui envisage de vendre de la chaleur pour chauffer des équipements publics.

Pour en savoir plus :

Transition énergétique : Les enjeux de la méthanisation

Source : www.transition-energetique.gouv.fr

En réduisant les émissions de gaz à effet de serre, et en contribuant à la production d’énergie renouvelable, la méthanisation représente une technologie importante pour la transition énergétique.

Qu’est-ce que la méthanisation ?
La méthanisation est un processus de dégradation de la matière organique, dans un milieu sans oxygène, due à l’action de multiples bactéries. Elle peut avoir lieu naturellement dans certains milieux, tels que les marais, ou peut être mise en œuvre volontairement dans des unités dédiées grâce à un équipement industriel.
Cette dégradation conduit à la production d’un gaz, appelé biogaz, qui peut être transformé directement en électricité, en chaleur, en biocarburant ou alors injecté dans le réseau de gaz naturel. Elle produit également un résidu, appelé digestat, qu’il est ensuite possible de valoriser comme fertilisant pour l’agriculture.
La méthanisation est donc à la fois une filière alternative de traitement des déchets organiques et une filière de production d’énergie renouvelable.

Quels sont les déchets permettant la production de biogaz ?

  • Les déchets agro-industriels (déchets carnés, graisses de restauration, …) ;
  • Les déchets agricoles (lisier, fumier, résidus de récolte, …) ;
  • Les déchets des collectivités locales (boues des stations d’épuration, ordures ménagères, tontes des pelouses,…).

Comment le biogaz peut-il être valorisé ?
Le biogaz est composé principalement de méthane et de dioxyde de carbone. Il peut être une source d’énergie intéressante, puisqu’elle peut être valorisée de différentes manières :

  • Par la production simple de chaleur qui sera consommée à proximité du site de production ;
  • Par la production combinée d’électricité et de chaleur par combustion dans un moteur ;
  • Par l’injection dans les réseaux de gaz naturel après une étape d’épuration ;
  • Par la transformation en carburant sous forme de gaz naturel.

Le biogaz permet-il de réduire les émissions de gaz à effet de serre ?
L’utilisation du biogaz permet de brûler le méthane produit lors de la fermentation des déchets et d’éviter ainsi que ce gaz à effet de serre à très fort pouvoir réchauffant ne soit libéré dans l’atmosphère.
Il représente aussi une source d’énergie renouvelable puisque son contenu en carbone est exactement égal à celui qui a été absorbé naturellement dans l’atmosphère lors de la production de la matière organique.
À titre d’exemple, une unité moyenne de méthanisation agricole permet la réduction d’un millier de tonnes de CO2 chaque année.

Chiffres-clés :Objectifs de la France
L’objectif de la France est de multiplier par quatre la production d’électricité et de chaleur à partir du biogaz par rapport à 2010 d’ici 10 ans. Ainsi, le biogaz permettra d’alimenter 800 000 foyers en électricité renouvelable.

La production de biogaz aujourd’hui
En 2011, la production de biogaz en France est équivalente à la consommation moyenne de 200 000 foyers sur une année.

Les unités de méthanisation
D’ici 2020, le nombre d’unités de méthanisation devrait passer de 250 à près de 1500, notamment dans les installations agricoles.

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