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La réappropriation locale de l’énergie en Europe

Energy Cities, l’association européenne des autorités locales en transition énergétique, a sorti un rapport sur la réappropriation locale de l’énergie en Europe.

Ce rapport clarifie les concepts de remunicipalisation et de réappropriation locale de l’énergie. Il analyse également les raisons de cette reprise locale de la gestion opérationnelle des systèmes énergétiques et dresse un état des lieux des obstacles et risques rencontrés par les collectivités. Enfin, le rapport tire les principaux enseignements des premiers retours d’expériences et propose des pistes de réflexion pour un meilleur développement d’un service public local de l’énergie en Europe.
Source: Energy Cities

Les villes ont un rôle essentiel dans la transition énergétique car c’est à ce niveau que se concentrent enjeux et solutions que cela soit pour le développement des énergies renouvelables et de récupération ou pour l’amélioration de l’efficacité énergétique. Les collectivités locales, conscientes de leur rôle, deviennent les premiers acteurs de la transition énergétique de leur territoire.

Télécharger le rapport ici 
Découvrir Energy Cities ici :  http://www.energy-cities.eu/ 
Rappel : vous avez jusqu’au mercredi 11 avril 2018 pour vous inscrire à la conférence annuelle d’Energy Cities qui se tient à Rennes du 18 au 20 avril 2018.
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Chiffres clés de l’énergie – édition 2014

Source: http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/publications/p/2369/969/chiffres-cles-lenergie-edition-2014.html

Repères – février 2015

La publication annuelle des « Chiffres clés de l’énergie », par le couerture-chiffres-cles-energieservice de l’observation et des statistiques, vise à mettre à disposition d’un large public les éléments clés des questions énergétiques en France et dans le monde. En prenant du recul dans le temps, autant que les données le permettent, tableaux et graphiques montrent les principales évolutions à l’œuvre, et s’efforcent de fournir des éléments utiles, notamment après l’adoption du projet de loi relatif à la transition énergétique pour la croissance verte.
Cette loi trace pour les décennies à venir les grandes orientations de la politique énergétique du pays, pour répondre aux défis sociaux, économiques et environnementaux que pose l’énergie. Elle précise les objectifs en matière de production énergétique, de niveau et de composition de l’énergie consommée, et d’évolution des émissions de gaz à effet de serre. La trajectoire vers ces cibles chiffrées devra être suivie avec attention.

Les réseaux de chaleur en France en 2012 – Panorama

Le SNCU a publié cet été les résultats de la dernière enquête nationale annuelle sur les réseaux de chaleur et de froid qu’il réalise chaque année pour le compte du service statistique du ministère du développement durable (enquête portant sur les bilans 2012, conduite en 2013).

On dénombre désormais 479 réseaux (dont 16 réseaux de froid), qui ont livré en 2012 la chaleur correspondant à 2 301 947 équivalents-logements (2 153 374 en 2011). La part des énergies renouvelables et de récupération continue de progresser, passant de 36% en 2011 à 38% en 2012.

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Bouquet énergétique des réseaux de chaleur en 2012

 

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Situation par région : nombre de réseaux recensés et part EnR&R moyenne

« Que veulent les français pour leur chauffage ? »

Sources : faiteslebonchoix.org et Lemoniteur.fr

IPSOS Observer a mené une enquête à la demande de l’association Via Sevà, intitulée « Les français et le chauffage ».

Cette étude permet de relever les habitudes, les besoins, les questionnements et les souhaits des français sur leur chauffage et le mode énergétique utilisé ou souhaité dans l’avenir.

Retrouvez les résultats de cette enquête :

et en consultation ou téléchargement ci-dessous.

 

 

 

La compétitivité des réseaux de chaleur confirmée par la dernière étude sur les tarifs de la chaleur

Source : www.zepros.fr

L’association AMORCE, suite à une enquête, a observé que le prix de vente moyen de l’énergie fournit par les réseaux de chaleur a reculé de 2,3 % entre 2009 et 2010. Le coût global par an (1 089 €) pour le consommateur est désormais des plus compétitifs. Comparativement, les prix de l’électricité et du gaz sont en augmentation depuis les 3 dernières années.

Cette enquête démontre la forte utilisation (30 %), des énergies renouvelables et de récupération (bois, géothermie, valorisation énergétique et même biogaz et solaire) pour alimenter ces réseaux.

Réseaux de chaleur urbains en Ile-de-France

Source : DRIEA Ile-de-France

En 2011, dans le cadre de la territorialisation du Grenelle de l’Environnement et en particulier de l’élaboration du Schéma Régional Climat Air Énergie (SRCAE), une étude est lancée par la DRIEA et la DRIEE sur les réseaux de chaleur francilien.

Confiée au groupement SETEC, cette étude vise à établir un diagnostic précis de la situation existante en vue de définir une stratégie de développement des réseaux en Ile-de-France.

Son objectif est de réaliser un recensement des données sur les réseaux de chauffage urbain de la région, de réaliser un Système d’Information Géographique, de déterminer les potentiels de raccordement supplémentaires possibles et d’identifier les freins et opportunités (réglementaires, financiers, techniques) concernant le développement des réseaux.
Cette étude comporte donc un état des lieux des réseaux de chaleur urbains francilien, un volet prospectif relatif à leur développement et des recommandations en faveur de ce développement.
Elle est organisée en quatre volets thématiques complémentaires : urbain, énergétique, juridique et économique.

Le comité consultatif de cette étude associe les acteurs régionaux à la démarche. Il est constitué, outre les services de l’État (ministériel et en région), du conseil régional et de l’ADEME, des organismes suivants : AMORCE, AGEMO, Associations des Maires d’Ile-de-France (AMIF), AORIF, Ile-de-France Environnement, UFC Que-Choisir, Association Consommation Logement Cadre de Vie (CLCV), 60 millions de consommateurs, Association des responsables des copropriétés, FEDENE, CETE de l’Ouest, APUR et IAU.

Fin 2012, le bilan de cette étude montre que : les réseaux de chaleur sont adaptés aux zones denses de l’Ile-de-France. Contribuant à une ville plus durable, ils présentent un potentiel important pour l’atteinte des objectifs de développement des énergies renouvelables et de récupération, des économies d’énergie et de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans les bâtiments, jusqu’à la division par quatre de ces émissions d’ici 2050 (le « facteur 4).

Pour en savoir plus sur la démarche francilienne :

Pour en savoir plus sur les réseaux de chaleur urbains :

Également :

  • Documents complémentaires sur le site internet du Schéma climat air énergie (SRCAE) d’Ile-de-France :
    • Évaluation du potentiel de développement du chauffage urbain en Ile-de-France
    • Étude sur les réseaux de chaleur – Volet juridique (par le cabinet de Castelnau)
    • Étude sur les réseaux de chaleur – Volet économique (par Stratorial finances)

Lancement d’une étude sur les réseaux de chaleur dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche

Source : Article du site de l’Université Virtuelle, Environnement et Développement durable (UVED)

Comité Développement Durable : étude sur les réseaux de chaleur dans les établissements d’enseignement supérieur et de recherche

Dans le cadre de la coopération mise en place entre la Caisse des Dépôts, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, la Conférence des Présidents d’Université et la Conférence des Grandes Ecoles sur l’accompagnement des établissements d’enseignement supérieur et de recherche vers la performance énergétique de leur parc immobilier, une importante étude sur les réseaux de chaleur vient d’être lancée.

Elle comprend une phase de collecte de données, *du 15 février au 15 mars 2013*. Cette étude vise à définir les modalités d’ouverture de ces réseaux à leur territoire et d’évaluer le potentiel que cela représente pour la transition énergétique des territoires au niveau national.

Il s’agit, ainsi, d’inventorier les établissements possédant un réseau de chaleur dédié, d’évaluer les potentiels d’extension de ces réseaux dans le cadre de la conduite d’un projet de rénovation, énergétique notamment, du parc immobilier qu’ils alimentent en chaleur, d’identifier les verrous actuels à l’extension de ces réseaux et les solutions permettant de les lever.

Il s’agit de permettre aux établissements de mieux intégrer une approche énergétique et carbone dans les décisions stratégiques de rénovation immobilière, améliorant ainsi la cohérence et l’efficience, notamment financière sur le plan des consommations futures d’énergie et des choix opérés.

Les résultats de l’étude feront l’objet d’une présentation publique organisée en partenariat avec les différents partenaires de l’étude. Le rapport d’étude sera disponible sur demande.

Nous vous remercions de bien vouloir participer dès aujourd’hui à cette étude en répondant au questionnaire ci-joint à transmettre aux personnes et services compétents au sein de votre établissement, et à retourner à celine.leroy@cpu.fr; marie-gabrielle.mery@fondaterra.com avant le 15 mars.

L’équipe projet de cette cartographie qui anime la collecte des données auprès de vos services est constituée du groupement Fondaterra et SCET (filiale de la CDC).

Lien vers le site UVED.

« Les Français et l’énergie » – Synthèse d’enquêtes 2011/2012

S’appuyant sur 3 enquêtes réalisées par le CREDOC, le Service de l’observation et des statistiques du ministère du développement durable publie une fiche de synthèse intitulée « Les Français et l’énergie« .

Cette fiche fait le point sur la perception qu’ont les Français des énergies renouvelables, du nucléaire, des mesures de maîtrise de l’énergie.

En 2012 comme en 2011, les Français sont favorables aux énergies renouvelables. Solaire, bois, pompes à chaleur, ils seraient près de 60 % à les choisir pour se chauffer, s’ils en avaient la possibilité. Les éoliennes obtiennent également un accueil positif.
Sensibles à la question environnementale, les Français sont prêts à modifier leurs comportements face au changement climatique, deux tiers même à faire des sacrifices. Un tiers déclare avoir déjà agi ou avoir l’intention de le faire pour réduire sa consommation d’énergie.
Le coût de l’énergie reste une question centrale : face à une montée des prix, la moitié des Français réduirait sa consommation.
L’information sur le sujet énergétique doit néanmoins être améliorée.

Quelques observations concernant les réseaux de chaleur :

Comme dans de nombreuses enquêtes, les réseaux de chaleur (= chauffage urbain) sont considérés à tort comme une source d’énergie. Ils sont placés au même plan que le gaz, le bois ou le solaire. Or le réseau de chaleur n’est qu’un moyen de distribuer de la chaleur, qui peut être produite à partir de différentes sources d’énergie. Les réseaux de chaleur peuvent mobiliser du gaz, du bois, du solaire (parfois les 3 sur le même réseau !), et bien d’autres sources.

Conséquence de cette catégorisation inadéquate : comme le montre le graphique ci-dessous, le chauffage urbain ne recueille qu’une faible adhésion des sondés (ce qui peut en partie s’expliquer par le fait que ce système de chauffage est méconnu, cf. enquête Via Séva de 2011). Pourtant trois des énergies qui peuvent être exploitées par les réseaux de chaleur apparaissent comme les plus demandées. Ceci confirme l’importance, pour les porteurs de projets de réseaux de chaleur, de travailler sur l’image de ceux-ci en tant que vecteurs de mobilisation de multiples gisements d’énergie, dont les énergies renouvelables.

On note également que l’enquête fait l’impasse sur les énergies de récupération, pourtant largement assimilées aux énergies renouvelables dans les dispositifs réglementaires, du fait d’atouts comparables (impact environnemental faible, contribution à l’indépendance énergétique, coût mieux maîtrisé dans la durée…). Or les réseaux de chaleur sont un des principaux vecteur permettant de mobiliser ces énergies de récupération.

Autre observation : l’enquête du Crédoc confirme la sensibilité des Français à la question de la stabilité du prix de l’énergie. Sur le nucléaire, le coût faible et la stabilité du prix de l’électricité sont ainsi cités loin devant tous les autres avantages du nucléaire (37 % pour
chaque). L’enquête montre aussi que face à une augmentation du prix de l’énergie, les personnes les plus vulnérables auraient plutôt tendance à réduire encore davantage leur consommation d’énergie (qui est parfois déjà inférieure aux besoins réels : situation de précarité énergétique), faute de pouvoir investir dans des dispositifs plus économe en énergie. Ceci illustre l’intérêt, du point de vue de la collectivité, de maîtriser au mieux ces augmentations afin de protéger les plus vulnérables. Or un des atouts des systèmes fortement capitalistiques, tels que les réseaux de chaleur, est la stabilité plus forte des prix sur le long terme (proportion plus faible du coût du combustible dans la facture aux usagers).

Enquête annuelle sur les réseaux de chaleur et de froid : résultats 2010

Le SNCU effectue, pour le compte du service de l’observation et des statistiques (SOeS) du MEDDTL, l’enquête nationale annuelle destinée à toutes les structures publiques ou privées, chargées de la gestion d’un ou de plusieurs réseaux de chaleur ou de froid. L’enquête vise chaque réseau de chaleur ou de froid situé sur le territoire national, quel qu’en soit le propriétaire.

AMORCE fait le point 2011 sur les réseaux bois-énergie

https://i2.wp.com/www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/IMG/jpg/plaquette_s__cle76b575.jpgCette année, le Club C3Biom – Club des Collectivités Chaleur Biomasse – animé par AMORCE avec de nombreux partenaires dont la FNCOFOR et le CLER, a enquêté auprès des réseaux de chaleur utilisant du bois. Sur les 470 réseaux recensés, 160 ont répondu à l’enquête.

Ce panel, allant de 50 kW à 50 MW bois installé, a mis en évidence trois grandes familles avec des caractéristiques, problématiques et perspectives différentes :

- La création de réseaux ruraux : Ils représentent 54 % des réseaux de chaleur de l’enquête et sont gérés majoritairement en régie, avec un taux de couverture apporté par le bois supérieur à 90 %, un prix de la chaleur très compétitif par rapport aux énergies « en place » (fioul, propane), et un ratio d’investissements ramenés à la puissance installée très hétérogène selon les projets.

- Les créations de réseaux en milieu urbain : Gérés en Concession pour la plupart, avec un taux de couverture bois moyen de l’ordre de 80 %, ce sont les réseaux de chaleur qui présentent les prix de vente les plus faibles de l’enquête. Ces réseaux correspondent souvent à la « limite » de pertinence de la DSP, du point de vue de la rentabilité économique pour l’exploitant. Selon les cas, le maître d’ouvrage a recours à la concession, l’affermage ou la régie pour faire aboutir ce type de projet.

- La substitution de l’énergie fossile par l’énergie bois sur les gros réseaux : En concession ou en affermage, l’objectif final visé est d’atteindre un taux de couverture par les énergies renouvelables ou de récupération à 50 % à minima pour bénéficier du taux de TVA à 5,5 %. Le projet bois vient alors en complément ou en substitution partielle du mix énergétique déjà en place. Le prix moyen de la chaleur (avec un bouquet énergétique plus diversifié que pour les deux familles précédentes), reste inférieur de 12 % au prix moyen constaté par AMORCE sur l’ensemble des réseaux de chaleur (enquête prix 2009).

Dans tous les cas, des difficultés sont encore pointées du doigt, surtout lors du montage de projet. Ceci étant, les difficultés de fonctionnement recensées sont en forte baisse par rapport aux années précédentes : le retour d’expérience a profité aux professionnels et maîtres d’ouvrages de la filière. Dernier point, et non des moindres : 40 % des collectivités de l’enquête n’ont pas répondu à la question du taux de TVA appliqué pour la vente de chaleur. Vigilance donc pour s’assurer que cette avancée importante obtenue par AMORCE bénéficie bien à tous les usagers de ces réseaux.

Source : site de l’association AMORCE

Voir aussi : Fiche « Réseaux de chaleur biomasse »Autres documents publics concernant les réseaux de chaleur bois/biomasse