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Réseaux de chaleur 2.0: un nouveau data center se connecte

Savvis_L05_DataCentre_IsleSource: Les Echos

Interxion, géant du stockage de données, prévoit la construction d’un nouveau data center à La Courneuve sur l’ancien site d’Eurocopter. Cette ferme de données sera la plus grande de France avec 20 000 mètres carrés.   Ce bâtiment nécessite une capacité électrique de 100 MW, soit l’équivalent d’une ville d’environ 80 000 habitants.

Pour autant l’entreprise n’entend pas négliger l’environnement malgré son activité énergivore. Elle a signé un partenariat avec EDF en s’engageant à ce que 90 % de l’énergie consommée provienne des énergies renouvelables. Interxion va même plus loin puisque que sur le site de La Courneuve sera intégré un système de recyclage de la chaleur afin d’alimenter le réseau de chaleur de la ville. Un échangeur permettra de remonter la température de 25 à 60 degrés.

Pour en savoir plus:

 

 

 

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Étude ADEME sur les marchés et emplois liés à l’efficacité énergétique et aux énergies renouvelables

Depuis 2008, l’ADEME dresse chaque année un état des lieux des marchés et des emplois relatifs aux principales activités liées à l’amélioration de l’efficacité énergétique et au développement des énergies renouvelables en France. L’étude s’intéresse à une trentaine de segments de marchés : travaux de rénovation énergétique dans les logements existants, diffusion des équipements domestiques énergétiquement performants, transports collectifs, véhicules particuliers, équipements et installations destinés à produire des énergies renouvelables (EnR). Elle estime également les ventes d’énergies d’origine renouvelable.

Cet article reprend les points clés du focus sur les réseaux de chaleur, p.257-267 du rapport.

Les réseaux de chaleur en augmentation sur tous les fronts (longueur, investissement, emplois…)

tendances réseaux 2011-2013

Entre 2005 et 2011, la longueur des réseaux de chaleur suivis par l’enquête du SNCU a augmenté de 648 km (+25%).
Entre 2009 et 2013, de l’ordre de 530 projets de réseaux de chaleur ont été aidés par le Fonds Chaleur. Représentant 1 200 km et un montant d’investissements de 1,2 milliards d’euros, ces projets devraient se traduire à terme par la distribution de 169 ktep de chaleur supplémentaire (+10% par rapport à 2011).
graphique réalisations réseaux en M€
graphique mises en service annuelles en km
En 2013, les marchés liés à la réalisation des investissements et à l’exploitation des réseaux de chaleur devraient représenter 840 M€ et les emplois 5400 équivalents temps plein.

graphique emplois réseauxMais est-ce suffisant ? Rappel des objectifs

Les enjeux du développement des réseaux de chaleur en France sont grands : ce vecteur est l’unique moyen de développer certaines ressources renouvelables et de récupération telles que la géothermie profonde, la chaleur rejetée par les industries ou les usines d’incinération de déchets. De plus, la chaleur représente environ la moitié de la consommation d’énergie nationale (voir fiche Généralités sur la chaleur).

Ainsi, les objectifs 2020 et 2030 sur les réseaux de chaleur sont les suivants :

situations et objectifs 2020-2030 pour les réseaux
situations et objectifs 2020-2030 pour les réseaux

Prévisions et perspectives

Ces objectifs apparaissent difficilement atteignables malgré l’impulsion donnée par le Fonds Chaleur : la longueur des projets aidés sur la période 2009–2013 représente 1 300 km soit 40% de la longueur des réseaux existants en 2005. La longueur du réseau atteindrait 4 900 km en 2017, alors qu’à densité énergétique comparable (nombre d’équivalents logements desservis par km, de l’ordre de 570 équivalents logements par km de réseau), il faudrait environ 10 000 km pour atteindre les 6 millions d’équivalents logements, soit 5 000 km de plus en 3 ans.
Mais surtout, selon l’enquête SNCU, le nombre d’équivalents logements desservis par les réseaux n’aurait augmenté que de 75 000 entre 2005 et 2011. La densité est passée de 670 à 570 équivalents logements par kilomètre. Même si l’on admet une sous estimation de la croissance des petits réseaux dans l’enquête, il est évident que l’on est loin du rythme nécessaire.

Comment développer les réseaux de chaleur ?

-> Voir les 4 axes de développement des réseaux de chaleur

En savoir plus

Guide : Efficacité énergétique des parcs scientifiques et technologiques

parc technologique andalousie

Smart MED Parks est un projet pilote financé dans le cadre du Programme MED, avec l’objectif d’améliorer l’efficacité énergétique des Parcs Scientifiques et Technologiques, en contribuant à la création d’un modèle auto-suffisant de génération et de consommation d’énergies par le déploiement de réseaux intelligents. Ce modèle, testé dans cinq Parcs Scientifiques et Technologiques en Espagne, Italie, France et Portugal favorise l’efficacité énergétique et l’intégration des énergies renouvelables comme facteur clé pour la compétitivité et la viabilité du modèle économique et social actuel des parcs de la zone méditerranéenne.

En complément des outils et modèles techniques développés dans le cadre du projet, l’équipe Smart MED Parks propose un guide rassemblant des éléments de compréhension générale des enjeux et possibilités d’intervention en matière d’efficacité énergétique, sous une forme simple et accessible, à l’ensemble des acteurs locaux, publics et privés, chargés de la création, de l’aménagement ou de la gestion des parcs scientifiques et technologiques.

Guide réalisé par la Direction Territoriale Ouest du Cerema, avec contribution du CSTB (Division Energies Renouvelables), dans le cadre du programme MED de l’Union européenne (financement FEDER).

Consommation d’énergie et valorisation de la chaleur des data-centers

https://i2.wp.com/www.slate.fr/sites/default/files/imagecache/1090x500/datacenters.jpg

Intéressant article de slate.fr sur l’efficacité énergétique des data-centers et la valorisation de leurs rejets thermiques.

Extrait :

« L’IT peut être certainement beaucoup plus éco-responsable, mais constituera une part toujours croissante des bilans énergétiques. Alors, pourquoi ne pas, tout simplement, acter cet état de fait? Et utiliser la chaleur dégagée par les serveurs pour, par exemple, chauffer bureaux ou logements? Chez Celeste, la chaleur produite par les serveurs est récupérée dans une colonne d’air, située de l’autre côté de la colonne d’air froid, et utilisée pour chauffer les bureaux. Mais l’on peut également envisager d’implanter un data-center près d’un bureau, d’un logement collectif ou même d’un écoquartier, et ainsi récupérer la chaleur produite. Exactement comme l’on cherche de plus à plus à relier les usines et centres d’incinération, producteurs de chaleur fatale, à des quartiers de bureaux ou de logements, consommateurs de chaleur. Les idées ne manquent pas, ici ou là.

La petite société française Stimergy compte même en faire un un modèle d’affaires. Son projet: développer des petites chaudières numériques, constituées d’une vingtaine de serveurs, et logées, tout simplement, dans les caves d’immeuble, les chaufferies d’hôtels ou de bâtiments publics. La chaleur fatale dégagée est récupérée pour produire une partie de l’eau chaude des habitants. Une première chaudière numérique a ainsi été installée à l’université de Lyon 3. »

Voir aussi :

L’ONU plaide pour le développement et la modernisation des réseaux de chaleur et de froid

district energy unep

Dans un rapport publié le 25 février, le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) met en avant le rôle essentiel que peuvent jouer les réseaux de chaleur et de froid dans la transition énergétique des villes.

La transition vers des réseaux de chaleur et de froid modernes pourrait contribuer à hauteur de 60% à la réduction des émissions du secteur d’ici 2050, et réduire de moitié la consommation d’énergie primaire, d’après un rapport publié par le PNUE en collaboration avec le Centre pour l’Efficacité Energétique de Copenhague, l’ICLEI – Collectivités locales pour le développement durable – et l’ONU-Habitat.

Avec des villes qui représentent 70% de la consommation d’énergie dans le monde et 40 à 50% des émissions de gaz à effet de serre, le rapport « District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy » révèle comment les autorités locales et les gouvernements nationaux peuvent développer des systèmes de production et distribution locale d’énergie efficaces, résilients face au climat et abordables. C’est une des solutions les plus efficaces et les moins coûteuses pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et les besoins en énergie primaire, et pour contribuer au maintien des températures mondiales sous les 2°C d’écart par rapport au niveau pré-industriel.
Les réseau de chaleur et de froid peuvent également contribuer à la transition vers une économie verte, grâce aux économies réalisées en évitant des investissements sur les infrastructures de génération électrique, à la création de richesse liée à une facture fossile réduite, aux revenus liés à la fiscalité locale, et à l’emploi.

Pour en savoir plus

Communiqué complet du PNUE

District energy systems can also contribute to the green economy transition through cost savings from avoided or deferred investment in power-generation infrastructure and peak capacity; wealth creation through reduced fossil fuel expenditure, local tax revenue; and employment.

« Our response and our ability to keep the world within a 2°C scenario, has led us to focus on district energy in cities. These are practical, reliable, bring benefits to consumers and they generate benefits in terms of our response to climate change, » said Achim Steiner, United Nations Under-Secretary-General and Executive Director of UNEP.

« In launching this report, we want to draw attention of the world’s decision makers, mayors, leaders at the community level, to the importance of district energy systems and hopefully through the lessons learnt in many parts of the world, ensure that this is yet one more element of our response that will allow us to practice and draw upon solutions already in place, proven and part of the transition to a green economy. »

Currently, heating and cooling, of space and water, account for half of the energy consumption in some cities, with systemic inefficiencies incurring massive economic and social costs, and acting as a major barrier to universal access to modern energy.

Cooling demand in particular is growing worldwide, spending on energy services is increasing. According to the International Energy Agency, energy consumption for space cooling increased 60 per cent globally from 2000 to 2010, and is set to expand by 625 per cent by 2050 in selected regions of Asia and Latin America.

District energy systems – which pipe steam, hot water or cold water around a city from a central location for use in buildings – are being used in a variety of cities worldwide because of their higher energy efficiency which can significantly reduce the greenhouse gas emissions of cooling and heating. This can result in improved air quality, and, where district systems use renewable power sources, reduce reliance on fossil fuels and energy imports, increasing the resilience of cities to fuel price shocks.

The city of St Paul, Minnesota, USA, for example, uses district energy fuelled by municipal wood waste to displace 275,000 tons of coal annually and to keep US$12 million in energy expenses circulating in the local economy. And in Toronto, Canada, the extraction of lake water for district cooling reduces electricity use for cooling by 90 per cent, earning the city US$89 million from selling a 43 per cent share in its district energy systems, which it could use to fund other sustainable infrastructure development. Paris, France, is providing cheaper, more renewable heat through district heating and, by owning a third of its district heating company, also benefits from an annual dividend of $US 2.6 million and an annual concession fee of $US 9.1 million.

« Cities are crucial partners in making Sustainable Energy for All a reality. With their help we can change the environment, change the way we produce and use energy and at the same time significantly mitigate climate change, accelerate economic development, reduce environmental pollution and alleviate extreme poverty and thereby making cities a lot more resilient, » said Kandeh Yumkella, UN Under-Secretary-General, Special Representative of the Secretary-General and CEO of the Sustainable Energy for All initiative.

Through an analysis of the 45 ‘champion cities’, which have collectively installed more than 36 GW of district heating capacity (equivalent to 3.6 million households), 6 GW of district cooling capacity (equivalent to 600,000 households) and 12,000 km of district energy networks, the report finds that while contributions of district energy are significant and growing, the full potential of these systems remains largely untapped, with significant opportunities existing for growth, refurbishment and new development.

Gujarat International Finance Tec-City, known as GIFT City, India, is developing the country’s first district cooling system, which could reduce electricity demand for cooling by 65-80 per cent. Yerevan, Armenia, is retrofitting and modernizing its district heating systems, which historically had losses as high as 50 per cent. After the first phase of refurbishment, 10,000 residents were reconnected, reducing energy consumption by 50.2 GWh annually and providing heat at cheaper rates than with residential gas boilers. While a Booz & Company 2012 study of the Gulf countries found that district cooling could provide 30 per cent of forecasted cooling needs by 2030, avoiding 20 GW of new power capacity and 200,000 barrels of oil equivalent per day in fuel.

Local governments are uniquely positioned to advance district energy systems in their various capacities as planners and regulators, as facilitators of finance, as role models and advocates, and as large consumers of energy and providers of infrastructure and services (e.g., energy, transport, housing, waste collection, and wastewater treatment). For example, in 2012 alone, the Greater London Authority’s integrated energy and land-use planning policy resulted in US$213 million of investment in heat network infrastructure.

The policy options available to cities often are influenced by national frameworks and the extent of devolved authority. This publication outlines the policy best practices that local governments can use within these four broad capacities, accounting for diverse national frameworks.

To facilitate the transition to modern district energy systems, UNEP has launched a new initiative on District Energy in Cities, as the implementing mechanism for the Sustainable Energy for All (SE4ALL) District Energy accelerator. As part of this initiative UNEP has developed a policy and investment road map comprising 10 key steps to accelerate the development, modernization and scale-up of district energy in cities.

A decision tree, developed as an outcome of this publication and of the exchanges with the 45 champion cities, will guide cities through these various stages and highlight tools and best practices that could be available to local governments in their roles as planner and regulator, facilitator, provider and consumer, coordinator and advocate. Twinning between cities – matching champion ones with learning ones – will be a key component of the new district energy initiative led by UNEP.

Notes to Editors

One of the three objectives of the Sustainable Energy for All initiative is the doubling of the global rate of improvement in energy efficiency by 2030. The Global Energy Efficiency Accelerator Platform was established to help reach this objective, by supporting accelerated action to improve energy efficiency in specific sectors, such as district energy, lighting, appliances, vehicle efficiency, buildings or industry. The Global Initiative on District Energy in Cities is the implementation mechanism for the SE4ALL District Energy Accelerator.

Additional quotes

« Today, cities account for over 70 per cent of global energy consumption. This asks for a swift and sustainable transition in urban heating, cooling and electricity.With the publication of District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy cities get practical guidance on how to achieve this transition while increasing reliability of energy supply, saving money, creating jobs and decreasing emissions. Being a lead partner of the initiative, ICLEI offers support to cities interested in successfully managing their versatile and crucial role for delivery on the ground – from integrated urban and energy planning to bringing stakeholders together- to harness the multiple benefits of district energy in cities, » Gino Van Begin, Secretary General, ICLEI – Local Governments for Sustainability.

« The District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy publication offers essential information and practical guidance to any city interested in a local low-emission energy supply mix. The City of Seoul is honoured to be a contributor to this handbook as well as the Accelerator platform, hoping for other local governments to also start applying district energy in their communities, » Park Won-soon,Mayor of Seoul, South Korea.

« It is an honour for Sonderborg with our ProjectZero transition project to be featured as district heating champion city in the UNEP publication. Green district heating is the backbone for our ZEROcarbon goal and we are grateful to inspire other cities. The publication is a great tool for every city that wants to meet ambitious carbon targets and they are all welcome to visit Sonderborg – as seeing is believing, » Erik Lauritzen, Mayor of Sonderborg, Denmark.

« The need for cities and towns to become more sustainable and to reduce their carbon emissions is imperative as urban populations grow rapidly. Leaders of many municipalities are already showing strong initiative to improve the lifestyles and livelihoods of their citizens while improving the environment, both locally and globally. District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy highlights key technology options available to communities to provide heating and cooling services in a cost-effective manner and with low environmental impacts. The findings of this report should be studied carefully by all policymakers and private developers who are endeavouring to achieve a more sustainable future, » Ralph Sims, professor at Massey University, New Zealand, and member of the Scientific and Technical Advisory Panel of the Global Environment Facility.

« District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy is a timely, comprehensive and useful knowledge tool. An essential part of the agenda for sustainable cities, district heating and cooling offer a tremendous, cost-effective opportunity to reduce greenhouse gas emissions while improving energy security and providing affordable energy solutions for residents. This publication provides a pragmatic, high-level analysis of major issues – including technological solutions, costs, business models, and the roles and capacities of the public and private sectors – and offers the way forward. It includes an extremely useful set of nearly 40 specific, practical examples of best practices from around the world. Overall, the District Energy in Cities Initiative offers a great platform for cooperation among cities, the private sector and multilateral development institutions, » Alexander Sharabaroff, Operations Officer (Energy), International Finance Corporation.

« With the publication of District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy, UNEP has made a hugely valuable contribution to the climate and energy debate. Not only does it rightly identify the specific challenge of supplying low carbon heat to the urban environment as a necessary element of the general energy transition, it provides highly practical advice and analysis for policy-makers on how this can be achieved. An elegant demonstration of the value of thinking globally while acting locally, UNEP’s effort to drive emergence of District Energy as a solution for cities is the right initiative at the right moment! » -Paul Voss, Managing Director, Euroheat & Power.

« District Energy in Cities: Unlocking the Potential of Energy Efficiency and Renewable Energy provides a critical set of information to cities as they develop action plans to meet sustainability, energy and climate goals. By providing thoughtful analysis of both key barriers and successful best practices, this handbook helps decision makers quickly identify important issues and successful tactics from peer cities as they move forward with district energy. The District Energy Accelerator is a valuable platform to advance district energy through resources such as this and by connecting stakeholders for greater collaboration, » Katrina Pielli, Senior Policy Advisor, Office of Energy Efficiency and Renewable Energy, U.S. Department of Energy.

« We very much support UNEP’s work on District Energy in Cities – this publication shows that energy-efficient district energy systems as basis for climate mitigation and socio-economic benefits are not a question of technology. It is a question of forward-looking and sustainable city planning. It is a question of always looking for solutions. And cities show that they are already today the pragmatic implementers of this technology. This publication is clearly a guide for all mayors that want their city to be at the forefront of low-carbon development for healthy and liveable cities. Danfoss invites all interested private sector actors to join the District Energy in Cities Initiative and support the dissemination of this knowledge and transfer of technical expertise in cities and countries worldwide, » Niels B. Christiansen, Danfoss CEO.

Download the full report at www.unep.org/energy/des

For more information please contact:

Shereen Zorba, Head of News and Media, UNEP

+254 788 526000, Shereen.Zorba@unep.org

Niamh Brannigan, News Desk, UNEP

+254 7177 33348, unepnewsdesk@unep.org

Appel à projets de l’ADEME « Nouvelles Technologies Emergentes » Edition 2015

https://appelsaprojets.ademe.fr/_rsc/dma/etablissement_logo_petit.pngL’ADEME vient de lancer l’édition 2015 de son appel à projets dédié aux « Nouvelles Technologies Emergentes ».

Certaines technologies innovantes développées récemment pour le marché à une échelle industrielle voire quasi industrielle, mais pas encore diffusées à grande échelle, en France ou à l’étranger, restent non éligibles au Fonds Chaleur par manque notamment de retours d’expériences suffisants sur leurs performances réelles in-situ.

Par conséquent, à travers cet appel à projets renouvelé, l’ADEME souhaite accompagner certaines opérations « pilotes » monitorées de manière détaillée, dans la perspective de bénéficier d’analyses fines et consolidées pour progresser sur la connaissance de ces technologies en devenir.

Ainsi, les projets sélectionnés par l’ADEME dans le cadre de cet appel à projets, doivent permettre d’évaluer la pertinence d’aider à des fins d’expérimentation quelques projets exemplaires jugés efficients tant sur le plan énergétique, économique qu’environnemental. L’analyse détaillée du suivi permettra d’évaluer les arguments permettant le déploiement à grande échelle de nouveaux systèmes énergétiques.

Les projets attendus à l’AAP NTE 2015 concernent notamment :

  • la géothermie :
    • installations de pompe à chaleur (PAC) décentralisées sur boucle d’eau tempérée (sur eau usées, eau de mer ou eaux de surface, sur champ de sondes géothermiques ou sur aquifère)
    • installations de fondations thermoactives enterrées comme vecteur de prélèvement de l’énergie du sous-sol, ou « géostructures » (pieux, parois, parking souterrain d’un immeuble, tunnels de métro,…).
  • les réseaux de chaleur :
    • systèmes géothermiques et/ou systèmes solaires thermiques « centralisés » ou « décentralisés », avec ou sans stockage thermique par hydro-accumulation, couplés à un réseau de chaleur basse température
    • systèmes « 4 tubes » alimentés par la production simultanée de chaud et de froid d’une thermofrigopompe géothermique, ou d’une PAC eau/eau en montage thermofrigopompe.
  • l’amélioration de l’efficacité énergétique des systèmes :
    • récupération d’énergie fatale par une PAC à ab(ad)sorption pour une production d’eau glacée alimentant un réseau de froid
    • solutions de rafraîchissement direct par « geo-cooling » (priorité donnée aux Data Center, en privilégiant la conception énergétique, par exemple, free-cooling et efficacité des éléments actifs, avant d’envisager une récupération de chaleur ou un traitement actif de froid)
    • installations de systèmes innovants (ensemble hydraulique couplé à des sondes géothermiques verticales, échangeur de canalisation pour récupération simultanée d’énergie avec le sol,…) permettant la gestion optimisée d’un process de production chaud et/ou froid avec éléments de récupération d’énergie et l’intégration d’une ressource d’énergie renouvelable ou de récupération (ENR&R) pour un taux de pénétration à minima de 50 %.

Date limite de dépôt des dossiers pour cet appel organisé en 2 vagues :

  • avant le 13 février 2015 à 16h00 pour une convention d’aide réalisée et notifiée avant la fin du deuxième trimestre 2015
  • avant le 17 juillet 2015 à 16h00 pour une convention d’aide réalisée et notifiée avant la fin du quatrième trimestre 2015.

En savoir plus : ADEME

Appel à projets de recherche « Vers des bâtiments responsables à l’horizon 2020 »

L’ADEME a lancé un appel à projets de recherche « Vers des bâtiments responsables à l’horizon 2020 » qui vise à soutenir et accélérer l’innovation technologique et organisationnelle dans le secteur du bâtiment.

Cet appel à projets a pour cible tous les types de bâtiments résidentiels et tertiaires, qu’ils soient pris isolément ou sous la forme d’îlots. Il est focalisé prioritairement sur les actions relatives à la rénovation en tissus urbains constitués mais porte aussi sur les bâtiments neufs précurseurs (bâtiments à énergie positive).

Passivhaus InstitutIl s’adresse prioritairement à des équipes multidisciplinaires (sciences de l’ingénieur et sciences humaines et sociales) connaissant bien à la fois les problématiques de la construction et les questions afférentes au développement durable dans le bâtiment.

Les projets attendus seront des études, des méthodologies, des nouvelles solutions technologiques ou organisationnelles économiquement viables et écologiquement soutenables axées sur :

  • la massification de la rénovation énergétique du parc immobilier (solutions packagées industrialisées pour la rénovation),
  • la mesure des consommations d’énergie et des impacts environnementaux,
  • l’autoconsommation et la mutualisation énergétique pour répondre notamment aux questions  de stockage,
  • le traitement du confort des usagers et notamment du confort thermique,
  • le dépassement des freins socio-économiques limitant aujourd’hui la massification de la rénovation du parc immobilier et la transition écologique dans le secteur du bâtiment.

Cet appel à projet de recherche s’appuie sur la feuille de route sur les bâtiments et îlots à énergie positive et à bilan carbone minimum de l’ADEME.

Cette feuille de route doit permettre d’améliorer les performances énergétiques de bâtiments étudiés tant isolément, du point de vue de leurs usages, de leur enveloppe et de leurs équipements et techniques de construction qu’à l’échelle d’îlots à l’horizon 2050, notamment pour être cohérent avec l’objectif du « facteur 4 ».

Parmi les options technologiques à mobiliser :

  • à l’échelle du bâtiment : les pompes à chaleur,
  • à l’échelle des ilots : la mutualisation des équipements de production d’énergie, tels que réseaux de chaleur ou géothermie à basse température.

Les verrous technologiques, économiques, organisationnels et transversaux, qui conditionnent l’émergence des visions 2020 et 2050, ont été  identifiés pour chaque levier d’action définis. Ainsi, la taille des systèmes de production d’énergie (dont la pompe à chaleur) apparait comme un verrou à caractère technologique pour l’optimisation énergétique à l’échelle d’un bâtiment ou d’un ensemble de bâtiments et pour la performance énergétique des équipements consommateurs.

Date de clôture de l’appel : 14 janvier 2014 à 17h.

Source : ADEME via Géothermie-Perspectives

Innovation dans les réseaux de chaleur (diaporama)

Diaporama de présentation de quelques innovations en matière de réseaux de chaleur, et leur place dans la politique énergétique en France de 2013 à 2050.

Support réalisé dans le cadre de la formation « Nouvelles technologies de l’énergie » organisée par le CVRH de Nantes sous maîtrise d’ouvrage de la DGEC (MEDDE).

Pôle Réseaux de Chaleur, CETE de l’Ouest, octobre 2013.

Voir aussi :

Smart Med Parks : efficacité énergétique des parcs scientifiques et technologiques

https://i0.wp.com/www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/local/cache-vignettes/L120xH120/arton1249-37d04.pngLancé en 2013, le projet européen Smart Med Parks vise à fournir des outils et de la méthodologie pour l’efficacité énergétique et le développement des énergies locales dans les parcs scientifiques et technologiques des pays européens et méditerranéens.

Financé par l’Union Européenne et supervisé par l’Institut Andalou de Technologie (IAT), le projet fait appel à des compétences en matière d’efficacité énergétique dans les bâtiments, en réseaux de distribution d’énergie (chaleur/froid et électricité) ou encore en services et infrastructures de mobilité. Il repose pour cela sur les expertises apportées par différentes entités publiques et para-publiques d’Italie, Espagne, Portugal, Croatie, Slovénie, Hongrie et France.

Le Pôle Réseaux de Chaleur du CETE de l’Ouest contribue au projet en apportant ses compétences en matière de réseaux de chaleur et de froid ainsi qu’en intégration de la question énergétique, notamment le développement des énergies renouvelables et de récupération, à l’échelle de l’aménagement. La contribution française au projet est coordonnée par le CSTB, en lien avec la Fondation Sophia Antipolis qui représente le plus important parc technologique et scientifique de France.

Directive européenne sur l’efficacité énergétique – Réseaux de chaleur

Parue au journal officiel de l’union européenne du 14 novembre 2012, la directive européenne relative à l’efficacité énergétique (2012/27/UE) définit la stratégie visant à permettre aux États membres de dissocier consommation énergétique et croissance économique, et atteindre ainsi l’objectif d’une réduction de la consommation d’énergie de 20% d’ici 2020.

Plusieurs mesures de la directive concernent directement les réseaux de chaleur et de froid.