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Le débat national sur la transition énergétique est lancé

Le débat national sur la transition énergétique a été officiellement lancé avec la première réunion de son conseil national, le 29 novembre.

Comment aller vers plus de sobriété énergétique ? Quelle trajectoire adopter pour atteindre le mix énergétique en 2025 ? Comment financer la transition énergétique ? C’est à ces questions que devra répondre le débat sur l’énergie dans les prochains mois.

La première séance de travail du conseil national, appelé « le Parlement », a réuni des représentants des sept collèges (organisations syndicales, représentants des employeurs, ONG environnementales, associations de consommateurs et chambres consulaires, élus locaux, parlementaires et représentants de l’État). A l’ordre du jour : discussion de l’organisation et mise en place d’un calendrier prévisionnel des travaux.

Le conseil national qui doit se réunir tous les mois, tiendra sa prochaine réunion le 13 décembre. Les travaux doivent déboucher sur des recommandations qui serviront de base à la future loi de programmation pour la transition énergétique, prévue pour 2013.

Le comité de pilotage du débat

Le conseil national est animé par un comité de pilotage, composé de six personnalités et de la ministre : Anne Lauvergeon, ancienne présidente d’Areva ; Laurence Tubiana, directrice de la chaire développement durable de Sciences Po Paris et désignée facilitatrice des échanges pendant le débat ; Jean Jouzel, climatologue et membre du conseil d’administration Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ; George Mercadal, ancien vice-président de la Commission nationale du débat public ; Michel Rollier, ex-dirigeant du groupe Michelin et Bruno Rebelle ex-responsable de Greenpeace France. Le comité aura aussi pour rôle de promouvoir le débat auprès du plus grand nombre et de garantir le respect des règles de la Charte.

Le conseil s’appuie également sur les avis et les recommandations d’un comité d’experts, présidé par Alain Grandjean, membre du Conseil économique pour le développement durable. Thierry Wahl, inspecteur général des finances et auteur du rapport pour la conférence environnementale, est nommé secrétaire général opérationnel du débat.

Voir aussi…

Source : MEDDE

La France en chiffres : Energies

Très bonne infographie regroupant les principaux chiffres relatifs à l’énergie en France. Réalisée par France-Info à partir de données INSEE, Eurostat, CIA World Factbook, Comité professionnel du pétrole.

http://thingsigrab.files.wordpress.com/2012/01/rf-wdd-energiesv22028229.gif?w=460

Source

Réduction des émissions de CO2 à l’horizon 2050 : stratégie de la France

https://i0.wp.com/www.cete-sud-ouest.equipement.gouv.fr/IMG/jpg/Bloc-marque_MEDDTL_RVB_cle7ee214.jpgLors du conseil des ministres du 16 novembre 2011, la ministre de l’écologie, du développement durable, des transports et du logement a présenté une communication relative à la stratégie de réduction des émissions de CO2 à l’horizon 2050. Cette communication analyse l’impact d’un rehaussement de l’objectif européen à travers plusieurs scénarios et fait des propositions pour « décarboner » l’économie à l’horizon 2050 dans les meilleures conditions économiques et sociales.

Les réseaux de chaleur et de froid sont directement concernés par 3 des 5 axes présentés (et indirectement par les 2 autres).

  • renforcer les mesures de politique industrielle favorisant la transition vers une économie sobre en carbone ;
  • agir à la fois sur la demande, en incitant à l’efficacité énergétique, et sur l’offre en encourageant les procédés de production sobres en carbone ;
  • mettre en place des incitations économiques et réglementaires offrant une visibilité aux entreprises à moyen terme. Le rapport préconise en particulier la mise en place d’une taxe carbone de préférence européenne, à défaut française, et la fixation de nouveaux objectifs à l’horizon 2030 ;
  • utiliser le produit des enchères de quotas CO2 prévues à partir de 2013 et des futures taxes carbone pour favoriser la croissance économique, l’innovation technologique, l’équité sociale et la politique climatique ;
  • anticiper les évolutions du marché de l’emploi et préparer les transitions professionnelles.

Le Gouvernement expertisera ces propositions qui permettront d’alimenter la contribution de la France au débat européen prévu au 1er trimestre 2012 sur les étapes qui doivent mener à une économie décarbonée à l’horizon 2050.

Les réseaux de chauffage urbain de 1987 à 1997

Document publié par le ministère de l’industrie en 2001, basé sur les données extraites des enquêtes annuelles 1987 et 1997.

Ce rapport présente les principaux résultats de l’enquête nationale sur le chauffage urbain de l’année 1997, et les compare avec ceux issus de la même enquête réalisée 10 ans auparavant, afin de faire apparaître les principales évolutions.

Contenu du document :
- La transformation radicale du parc des réseaux
- Le gaz naturel : l’énergie primaire qui monte
- Les réseaux sont majoritairement bi ou tri-énergies
- Eau chaude ou surchauffée
- Le secteur résidentiel renforce sa position de principal acheteur
- Ile-de-France et Rhône-Alpes sont les régions les plus concernées par le chauffage urbain
- La cogénération semble démarrer

Télécharger un document (PNG) Télécharger le document : Les réseaux de chauffage urbain de 1987 à 1997 DGEMP – Observatoire de l’économie de l’énergie et des matières premières, décembre 2001 (format PDF – 70.4 ko)

Centre de ressources Réseaux de ChaleurRetrouvez cet article et d’autres documents concernant les réseaux de chaleur dans le Centre de Ressources Réseaux de Chaleur.

Le bilan énergétique de la France en 2009

Du point de vue de l’énergie, l’année 2009 est celle de la crise de la demande, avec des baisses à deux chiffres de la production industrielle (-15% pour l’indice de la production industrielle manufacturière) ou de la circulation des poids lourds (-12%). La plupart des consommations d’énergie en France métropolitaine marquent un net décrochage par rapport à la tendance à la stabilisation observée ces dernières années avec au total une baisse de 5,2%. Du côté de la production, le nucléaire est en recul. Le développement des énergies renouvelables se poursuit, malgré une baisse de l’hydraulique liée à la pluviosité. Les activités du raffinage et de la pétrochimie sont en net repli. Les émissions de CO2 dues à la combustion d’énergie baissent de 5,7%.

Points-clés du rapport :

Du point de vue de l’énergie, l’année 2009 est celle de la crise de la demande, avec des baisses à deux chiffres de la production industrielle (-15% pour l’indice de la production industrielle manufacturière) ou de la circulation des poids lourds (-12%). La plupart des consommations d’énergie en France métropolitaine marquent un net décrochage par rapport à la tendance à la stabilisation observée ces dernières années avec au total une baisse de 5,2%. Du côté de la production, le nucléaire est en recul. Le développement des énergies renouvelables se poursuit, malgré une baisse de l’hydraulique liée à la pluviosité. Les activités du raffinage et de la pétrochimie sont en net repli. Les émissions de CO2 dues à la combustion d’énergie baissent de 5,7%.

1. Corrigée des variations climatiques, la consommation totale d’énergie primaire, qui était à peu près stabilisée depuis 2002, baisse brutalement d’environ 5%, à 259 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep). La consommation énergétique finale baisse un peu moins (-3%), à 156 Mtep.

2. L’intensité énergétique diminue nettement pour l’énergie primaire (-2,7%), mais beaucoup moins pour l’énergie finale (-0,4%) : les baisses du nucléaire, du raffinage, de la pétrochimie ont de fortes répercussions sur la consommation primaire, mais pas sur la consommation énergétique finale dont les progrès ont été interrompus par la crise.

3. La production primaire totale d’énergies renouvelables (thermiques et électriques) atteint 20 Mtep. Elle bat ainsi son record absolu atteint en 2008. Mais la hausse n’est que de 1,8 %, bien inférieure à celle de l’an dernier (+14%). Elle a cependant été obtenue malgré un net fléchissement de l’hydraulique (-0,6 Mtep, soit -11%) dû aux conditions climatiques. L’évolution positive est portée par la progression des biocarburants (+0,3 Mtep), de l’éolien, des pompes à chaleur et du bois-énergie (+0,2 Mtep chacun). La part d’énergies renouvelables dans la consommation (objectif de 23% en 2020) est passée de 9,7% en 2005 à 12,4% en 2009.

4. La transformation d’énergie a consommé 8% de moins que les années précédentes et les usages non énergétiques chutent à nouveau (-12%). Les centrales thermiques n’ont pas été beaucoup plus sollicitées que d’habitude, mais toute l’industrie du pétrole est en crise avec les difficultés du raffinage et de la pétrochimie.

5. La consommation finale baisse dans toutes ses composantes non renouvelables : -2,3% pour l’électricité, -2,7% pour le pétrole, -3,3% pour le gaz, et -23% pour le charbon. Les énergies renouvelables se singularisent avec une progression de 4%.

6. La consommation de l’industrie diminue de 10%. C’est la plus forte chute depuis 1975. La baisse touche quasiment tous les secteurs.

7. La consommation d’énergie des transports baisse à nouveau (-1,1%), malgré une reprise des déplacements particuliers avec la baisse des prix des carburants. L’effondrement du trafic de marchandises est à l’origine de cette baisse qui se répercute essentiellement sur la demande de gazole.

8. Le secteur résidentiel et tertiaire est celui qui est le moins perturbé par la crise. Sa consommation baisse néanmoins de 0,9% (à comparer aux +2,2% de croissance annuelle entre 2002 et 2008). Ce sont surtout les consommations de pétrole et de gaz qui régressent, au profit de l’électricité et des énergies renouvelables.

9. En conséquence de ces évolutions, les émissions de CO2 dues à l’énergie baissent de 5,7%, après -1,2% en 2008. Elles sont 9,1% en-dessous de leur niveau de 2005 et 6,1% en-dessous de celui de 1990. En 2009, ce sont l’industrie et la branche énergie qui contribuent le plus à la baisse.

10. Avec 38 milliards d’euros, la facture énergétique de la France diminue d’un tiers (58 milliards d’euros en 2008). Elle reste néanmoins lourde, puisqu’elle représente 2% du PIB, contre 1% pendant les années 1990. Elle continue à représenter à elle seule la quasi totalité du déficit du commerce extérieur, qui est en 2009 de 43 milliards d’euros.