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La ville de Vancouver, sud-ouest du Canada, se chauffe grâce aux égouts

Source : www.latribune.fr

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(Crédits : DR)

A l’image d’Oslo en Norvège et de Tokyo au Japon, la ville de Vancouver utilise les égouts pour chauffer l’eau et 10 000 habitations.

Vancouver a pour ambition de devenir la ville la plus verte du monde en 2020, c’est ainsi que, depuis 2010, elle expérimente la solution de récupérer les calories des eaux usées pour chauffer de l’eau qui circule ensuite dans un réseau de tuyaux chauffant les bâtiments raccordés. Une deuxième pompe est en prévision d’installation.

Vancouver a souhaité associer la population à ce développement et a cherché à intégrer la station au paysage, tout en étant ludique visuellement. C’est ainsi que cinq conduits d’évacuation en forme de doigts d’une main sortent de la station et changent de couleur (du bleu vers le rouge) en fonction de la quantité d’énergie consommée par les habitants.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article sur le site www.latribune.fr.

 

 

Etat des lieux des réseaux de chaleur et de froid au Canada

Canada

L’inventaire 2013 des réseaux de chaleur au Canada présente une photographie de la situation du chauffage urbain dans le pays.

Les éléments clés de ce rapport :

  • L’Ontario et la Colombie britannique recensent le plus grand nombre de réseaux de chaleur. Parmi ces réseaux identifiés, 34 sont en Ontario et 25 en Colombie britannique, ils représentent la moitié de tous les systèmes au Canada.

  • Les réseaux favorisent le développement de services, comme le chauffage, la climatisation et l’électricité. La moitié de ces services concerne le chauffage notamment ; un tiers concerne la chaleur et la climatisation ; et un cinquième concerne l’électricité associé à la cogénération avec la chaleur et/ou la climatisation. Le rapport parle d’ailleurs en réalité de « district energy systems », concept plus large que « district heating systems ».

  • Les réseaux étudiés desservent différentes catégories de clients. La majorité d’entre eux (75%) desservent plus d’une sorte de clientèle.  On trouve régulièrement parmi les usagers :  les centres commerciaux et les bâtiments institutionnels, les bâtiments communaux et de loisirs, les organismes du gouvernement et les services d’éducation.

  • Les constructions de réseaux de chaleur se sont récemment accrues. La moitié de ses installations ont été développées depuis 2000.

  • Ces installations utilisent diverses sources d’énergie : énergies fossiles liquides ou gazeuses, biomasse, géothermie, électricité, chaleur rejetée par les process industriels, énergie issue des eaux usées, le froid provenant de la mer et de l’eau des lacs, déchets ménagers et énergie solaire.

  • Les réseaux desservent au total 2478 immeubles. Le nombre moyen des immeubles desservis par un même réseau est de 43. Le plus grand nombre d’immeubles reliés à un même réseau est 302.

  • L’énergie totale utilisée pour le chauffage et la climatisation en 2012 représente 5,2 millions MWh. Cette énergie représente environ 1% de la consommation totale en énergie, pour le chauffage, la climatisation et l’eau chaude au Canada. Ce chiffre est inférieur à la contribution réelle des réseaux de chaleur et de froid car il ne prend pas en compte les installations qui n’ont pas répondu à l’enquête.

  • La majorité de ces installations indiquent prévoir des développements dans l’avenir.  Les projets incluent l’augmentation des capacités de production, l’extension des réseaux de distribution, et l’augmentation du nombre d’utilisateurs raccordés.

Source :  www.districtenergy.org

Crédit photo : Ian Muttoo via Compfight cc

Réseaux de chaleur, noyaux de fruits et crématoriums

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Un des atouts des réseaux de chaleur (et de froid) est leur capacité à mobiliser de nombreuses sources d’énergie : comme la production de chaleur est centralisée, il est techniquement et économiquement possible de mettre en place des systèmes « originaux », qu’il serait trop coûteux ou trop compliqué de développer à l’échelle de dizaines ou centaines de bâtiments.

Voici quelques exemples de sources d’énergie originales ou inattendues, utilisées pour alimenter des réseaux de chaleur.

Des tonnes de noyaux de fruits

La commune de Cransac (1800 hab.) a signé en 2009 un contrat d’approvisionnement sur 6 ans avec l’usine Andros de Biars-sur-Cère située à 80km. L’industriel livre environ 300 tonnes (720m3) de noyaux de fruits par an, au tarif de 7€ la tonne. Le réseau de chaleur dessert un lotissement de 13 maisons, 8 appartements et plusieurs bâtiments publics. Coût de l’installation : 825000€ subventionné à 70% par ADEME, Région et Europe.

https://i1.wp.com/asset1.cbsistatic.com/cnwk.1d/i/bto/20091129/417px-UspenskiAtNight_270x388.jpgUn data-center dans le sous-sol d’une cathédrale

L’utilisation de la chaleur des data-centers se développe. En France, un important projet a été annoncé à Marne-la-Vallée. A Helsinki, l’opérateur télécom Academica, qui a installé ses équipements dans un abri aménagé sous la cathédrale d’Uspenski pendant la guerre, indique pouvoir fournir de la chaleur à 1000 appartements. [source]

La chaleur fatale des crématoriums

Comment continuer à agir pour l’environnement, même après votre mort ? En Suisse, plusieurs crématorium recyclent la chaleur dégagée par les fours, généralement pour diminuer les besoins de chauffage des bâtiments du crématorium. Dernière réalisation : la rénovation du crématorium de la ville de Lancy près de Genève – les Églises genevoises auraient donné leur bénédiction à l’initiative. A Halmstad en Suède et à Aalborg au Danemark, cette technique est utilisée pour apporter de l’énergie à des réseaux de chaleur. [source] [source]

Graisses animales et végétales

Lorsqu’on parle de biomasse dans les réseaux de chaleur, il s’agit très souvent de bois. Mais la biomasse ne se limite pas au bois. Les noyaux de fruits de Cransac en sont une première illustration. Autre exemple à Nancy, où le réseau du centre-ville est alimenté par deux chaufferies. L’une d’elles a été récemment rénovée, pour accueillir une chaudière alimentée par du lipofit, un mélange de graisses animales et végétales récupérées dans les bacs à graisse de la restauration, des industries agro-alimentaires ou dans les déshuileurs des stations d’épuration. [source]

https://i0.wp.com/www.cityoflangford.ca/assets/Lifestyle/Images/Westhills.jpgLe chaud et le froid du sol d’un terrain de foot et d’une patinoire

A Langford, ce sont les installations sportives qui contribuent à la réduction des émissions de CO2 du chauffage et de la climatisation des bâtiments. La chaleur est récupérée sous un terrain de foot, tandis que du froid est capté sous une patinoire. Ces sources d’énergie, à mi-chemin entre la récupération et la géothermie, alimentent 300 logements d’un quartier récent (photo). [source]

Les routes comme capteurs solaires

A Zoerle-Parwijs, 13 logements sont chauffés par le Road Energy System, invention d’une société néerlandaise consistant à récupérer la chaleur captée par les surfaces des chaussées – qui du fait de leur couleur sombre ont tendance à chauffer sous l’effet du soleil. La chaleur est stockée dans des tubes sous la chaussée, pour être redistribuée aux bâtiments, ou même utilisée pour maintenir la route hors-gel en cas de chute des températures. [source]