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Réseau de chaleur utilisant des pieux de fondation à Strasbourg

Source : lemoniteur.fr (août 2014)

© La Como architectes - Pieux géothermique
© La Como architectes – Pieux géothermique

Les pieux de fondation d’un îlot en construction sur la ZAC Étoile à Strasbourg contiennent un réseau de tubes dans lequel circule de l’eau glycolée afin de récupérer les calories de la nappe phréatique dont la température est constante égale à 12°C toute l’année, via une pompe à chaleur. La nappe phréatique, à cet endroit, est située à 2-3 mètres de profondeur et avance d’environ 6 mètres par jour. Les pieux font 8,5 m de profondeur et la vitesse d’écoulement est exploitée pour stimuler l’échange thermique.

-> 12°C c’est aussi environ la température des eaux usées traitées en station d’épuration, comme dans la station d’épuration Rya en Suède qui utilise ces calories à hauteur de 7% du mix énergétique du réseau de chaleur de Göteborg desservant 19 000 clients.

Cette source géothermique sera utilisée en réseau de chaleur (voir les fiches découvertes Constitution d’un réseau de chaleur et Réseaux de chaleur géothermiques) pour alimenter les 91 logements de l’îlot, à un prix compétitif pour les usagers grâce notamment à la TVA réduite (voir la fiche Réseaux de chaleur – coûts et aides publiques). La construction de 37 logements passifs a démarré en juin pour 2 ans.

Cet exemple démontre l’utilité des réseaux de chaleur même en contexte de bâtiments basse consommation -> voir le dossier Réseaux de chaleur et nouveaux quartiers.

Projets et chantiers de réseaux de chaleur dans l’agglomération de Strasbourg

Source : Le Moniteur du 13 novembre 2013

Les objectifs 2020 du plan climat-énergie territorial (PCET) de la communauté urbaine de Strasbourg (CUS) sont notamment : une réduction des émissions de GES de 30% et une part EnR&R de 30% de la consommation.

Plusieurs chantiers de l’agglomération strasbourgeoise répondent à ces objectifs notamment 2 projets de réseaux de chaleur :

  • L’extension du réseau de chaleur situé dans le sud de l’agglomération et la connexion de celui-ci à l’usine d’incinération des ordures ménagères, avec 11 kilomètres de nouvelles canalisations qui desserviront à terme les 17 000 habitants du quartier de Neuhof. L’investissement correspond est de 22 millions d’euros et résulte de la délégation de service public attribuée en 2010, pour 20 ans, à l’entreprise Senerval.
  • Une autre délégation sera attribuée par la CUS en fin d’année pour gérer le réseau de chaleur du quartier du Wacken desservant le parc des expositions, le palais de la musique et des congrès, le quartier d’affaires international et un lycée.

Un projet, permettant l’utilisation d’énergie de récupération est également en cours :

L’utilisation de chaleur fatale produite par le sidérurgiste Badische Stahlwerke, de l’autre côté du Rhin en Allemagne dans la ville de Kehl, par un réseau de chaleur répondant aux besoin importants d’énergie de la ville de Strasbourg. En effet, la sidérurgie se trouve à proximité de l’agglomération, de l’autre côté du Rhin, et les besoins sont plus importants et regroupés dans la ville de Strasbourg que dans la ville de Kehl. Cela ferait un réseau transfrontalier.

En savoir plus sur les réseaux de chaleur

Introduction de bois dans le mix énergétique du réseau de chaleur de Colmar

Extraits d’un article publié par la Fédération des EPL (source)

En complément des ordures ménagères et du gaz, des plaquettes de bois sont transformées en énergie depuis novembre 2011 pour chauffer une partie de l’agglomération alsacienne via un réseau urbain.

Depuis novembre 2011, la Centrale thermique de l'agglomération de Colmar fonctionne pour le chauffage urbain en utilisant une énergie provenant de l'incinération des ordures ménagères (55 %), du bois (15 %) et du gaz (15 %). © SCCU

C’est dans une stratégie d’économie d’échelle et de développement durable que s’est inscrite la SCCU (Société colmarienne de chauffage urbain). Gestionnaire du chauffage urbain de l’agglomération depuis 50 ans, la Sem s’est calée au fil des décennies sur les nouveaux enjeux, et en particulier sur l’Agenda 21 de la ville et sur les objectifs du Grenelle environnement. Le fuel lourd, utilisé au départ comme unique carburant, a peu à peu cédé sa place à des sources d’énergies renouvelables.

Quelques chiffres…

La mise en service de la chaufferie bois sur le réseau de Colmar fin 2011, c’est :

  • 7000 t/an de CO2 et 45 t/an de souffre en moins dans l’atmosphère
  • 13 000 tonnes de plaquettes forestières, issues de la filière forestière locale,
  • 8 emplois annuels de forestiers
  • 2300 tonnes de fuel économisées par an
  • au global, avec l’UIOM qui alimentait déjà le réseau, le taux d’EnR&R du réseau atteint 70%

Lire l’article complet sur le site de la Fédération des EPL : Un chauffage durable pour Colmar