Reportage vidéo sur le réseau de chaleur géothermique de Chevilly-Larue

Le réseau de chaleur géothermique de Chevilly-Larue/L’Haÿ-les-Roses/Villejuif fait l’objet d’un numéro de l’émission Les pieds sur Terre, diffusée par Public Sénat. Ce réseau, qui compte 85km de canalisations, est l’un des plus importants système de chauffage urbain alimenté par géothermie en Europe. Il dessert 22000 équivalents-logements.

Voir aussi :
> Photos de la centrale de géothermie de Chevilly-Larue
> Vidéos sur le site Géothermie – Perspectives

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Un nouveau réseau de chaleur à Nantes Métropole

A Saint-Jean-de-Boiseau dans l’agglomération nantaise, un réseau de chaleur alimenté par du bois (source de base) et du gaz (en appoint lors des périodes de grand froid) dessert désormais une centaine de logements individuels dans un nouveau quartier, viabilisé depuis un an. D’après Jean-Luc Rambelomanana, chef de projet à Nantes Métropole, cette installation doit permettre d’éviter chaque année le rejet de 274 tonnes de CO2.

> Voir l’article complet : Chauffés au bois (Presse Océan – 23/11/2009)

A voir également : projet de réseau de chaleur biomasse à Amiens Métropole

Conseil de Paris : projets concernant le chauffage urbain

Dans une récente communication sur le développement durable, le Maire de Paris souligne le rôle que devra jouer le chauffage urbain parisien dans l’atteinte des objectifs d’augmentation de l’utilisation des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie de la capitale :

« […] Le très grand chantier d’extension du réseau de chauffage urbain de la CPCU au nord-est parisien, à l’occasion des travaux de prolongement du T3, constitue un moyen significatif d’augmenter la part des énergies renouvelables dans la consommation énergétique à Paris. A cet égard, des clauses environnementales ont été intégrées dans le cahier des charges de la CPCU pour qu’elle atteigne 60 % d’énergies renouvelables d’ici 2012. De son côté, le SYCTOM développe le recours à la méthanisation avec notamment la future unité de Romainville. […] »

> Conseil de Paris : communication sur le développement durable (23/11/2009)

Assises de l’Energie et du Climat des Collectivités Territoriales

La 11ème édition des Assises de l’Energie et du Climat des Collectivités Territoriales se déroulera à Dunkerque les 26, 27 et 28 janvier 2010.

> Le programme (au 17 novembre 2009)
> Détails et inscriptions sur le site des Assises

La CPCU annonce un projet de chaufferie biomasse

A l’occasion de la publication de son chiffre d’affaires pour les 3 premiers trimestres de 2009, la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU), le plus important gestionnaire de réseau de chaleur en France, a annoncé un projet de centrale de production de chaleur alimentée par de la biomasse. Cette nouvelle chaufferie devra partiellement remplacer la chaufferie charbon du site de Saint-Ouen de la CPCU, fournissant ainsi 7% de la chaleur distribuée par la CPCU. Le projet est estimé à 200 millions d’euros pour une puissance de 120 MW et la mise en service est prévue pour 2014. Les 250000 tonnes de bois annuelles nécessaires seront apportées d’une part par la récupération de bois en fin de vie (150000 tonnes) et d’autre part par la filière sylvicole locale (100000 tonnes).

> Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain : une centrale biomasse en projet (Yahoo Finances – 16 novembre 2009)
> Chauffage : CPCU développe la chaleur urbaine renouvelable (Le Journal du Développement Durable – 20 novembre 2009)

Récupération de la chaleur des eaux usées à Levallois

La Ville de Levallois est la première collectivité de France à s’équiper de Degrés Bleus, système de récupération de chaleur des eaux usées, proposé par Lyonnaise des Eaux,  filiale de Suez Environnement. Ce système innovant et écologique permettra de maintenir en température l’eau des bassins du nouveau Centre Aquatique de la ville.

> Article à lire sur Enviro2B.com : Levallois s’équipe de Degrés Bleus (09/11/09)

Les réseaux de chaleur en quelques chiffres

kchartSituation actuelle des réseaux de chaleur en France

  • 1,2 millions de logements sont alimentés par des réseaux de chaleur en France (soit env. 5%)
    • environ la moitié sont des logements sociaux
    • 1 logement social sur 6 est desservi par un réseau de chaleur
  • clientèle des réseaux : 2/3 résidentiel, 1/3 tertiaire et industrie (le tertiaire inclut les bâtiments publics : écoles, hôpitaux, …)
    • en comptant tous les types de bâtiments, le parc raccordé est d’environ 2,1 millions d’équivalents logements
  • il y a entre 400 et 450 réseaux de chaleur en service en France
    • dont 120 en Île-de-France
  • les réseaux de chaleur sont actuellement alimentés à 26% par des énergies renouvelables et de récupération (en volume, 500 ktep)
    • l’incinération d’ordures ménagères (considérée à seulement 50% comme source renouvelable), fournit 3/4 des EnR&R. La géothermie (11%) et la biomasse (7%) sont très minoritaires.
  • quelques taux d’utilisation des réseaux de chaleur ailleurs en Europe : Finlande 95%, Suède 75%, Pologne 70%, Allemagne 14%, Royaume-Uni 2%

Le marché de la chaleur en France

  • la chaleur représente 52% de la consommation énergétique finale totale en France
    • en volume, en 2007 : 84 Mtep sur 162
  • les 2/3 de la chaleur produite sont utilisés pour le chauffage du résidentiel-tertiaire
    • le reste correspond essentiellement à la chaleur pour l’industrie
  • dans le résidentiel-tertiaire, la chaleur représente 80% de l’énergie consommée
  • le chauffage du résidentiel-tertiaire génère près d’1/3 des émissions de CO2 de la France

Objectifs pour 2020

  • la France s’est engagée à porter à 23% la part des énergies renouvelables dans sa production énergétique totale
  • en volume, et compte tenu des mesures de réduction de la consommation énergétique prises en parallèle, cela revient à augmenter de 20 Mtep la production d’énergie à partir de sources renouvelables
  • sur ces 20 Mtep, la production de chaleur devra contribuer à hauteur de 10 Mtep (soit 50%)
  • sur les 10 Mtep de chaleur renouvelable, les réseaux de chaleur représentent environ 1/4 de l’objectif, avec 2,5 Mtep supplémentaires (ce qui portera à 3 Mtep la quantité totale d’énergie renouvelable utilisée dans les réseaux de chaleur)
    • les 3/4 restant devront être obtenus, à part à peu près équivalente, par :
      • les mesures sur le logement individuel (solaire thermique, pompes à chaleur, biomasse, géothermie…),
      • l’augmentation de l’utilisation de biomasse dans l’industrie
      • la cogénération de chaleur à partir de biomasse
  • les 2,5 Mtep supplémentaires sont réparties, par source, comme suit :
    • +1,1 Mtep biomasse
    • +0,5 Mtep part renouvelable des UIOM et bois DIB
    • +0,5 Mtep biogaz
    • +0,4 Mtep géothermie profonde
  • scénario privilégié pour atteindre cet objectif en volume sur les réseaux de chaleur :
    • x3 équivalents logements raccordés et 76% d’énergies renouvelables dans les sources

Centrale de géothermie de Chevilly-Larue : photos

Centrale de géothermie de Chevilly-la-Rue
-- Centrale de géothermie de Chevilly-Larue -- Le bâtiment se situe en ville. La réalisation du forage initial nécessite de disposer d'une surface libre de 5000m² pour l'installation du chantier, mais une fois les travaux réalisés, la centrale de géothermie se limite à une implantation de quelques centaines de m² ne générant aucune nuisance (bruit, fumée, stockage...), donc totalement compatible avec un milieu urbain résidentiel, contrairement à d'autres types de chaufferies.
Tête de puits géothermal
-- Tête de puits géothermal -- Sous la tête se trouve une pompe de 18m de hauteur, qui permet d'augmenter le débit de captage de l'eau chaude géothermale. Plus le débit est élevé et plus l'eau prélevée est chaude, plus la puissance thermique fournie à la station est élevée. Un second puits , distant d'une dizaine de mètres en surface mais de 1500m environ en fond de puits, permet de renvoyer dans le sous-sol l'eau refroidie. Il est nécessaire d'espacer suffisamment le point de captage et le point de rejet, afin d'éviter de pomper de l'eau refroidie. Cette technique basée sur l'utilisation de deux puits est appelée doublet géothermique.
Centrale de cogénération
-- Centrale de cogénération -- La centrale de cogénération, implantée à côté de la centrale de géothermie, produit de l'électricité ainsi que de la chaleur qui vient compléter la chaleur géothermale lors des pointes.
Départs d'eau vers le réseau de chaleur
-- Départ d'eau vers le réseau de chaleur -- L'eau du réseau de chaleur, chauffée par l'eau géothermale au niveau de l'échangeur, est envoyée dans le réseau en direction des bâtiments à desservir. Afin d'optimiser l'utilisation de la ressource, le réseau de Chevilly-la-Rue utilise une technique d'"épuisement" de la chaleur disponible : les bâtiments nécessitant des températures d'eau élevées sont chauffés à l'aide d'un premier circuit. L'eau refroidie revient à la centrale de géothermie, et repart dans un second circuit, pour des bâtiments nécessitant des températures un peu plus faibles. Ce mécanisme est répété deux fois. Pour l'exploitant du réseau, l'objectif est d'avoir un écart aussi élevé que possible entre la température de l'eau géothermale prélevée et la température de l'eau renvoyée dans le sous-sol : plus cet écart est élevé, plus le rendement de l'installation est bon.
Echangeur thermique
-- Echangeur thermique -- L'échangeur permet à la chaleur puisée dans le puits géothermal d'être transférée à l'eau qui circule dans le réseau de chaleur.
Pompe
-- Pompe hydraulique -- Permet la circulation de l'eau dans le réseau de chaleur. Le débit est contrôlé en temps réel afin d'adapter la quantité de chaleur livrée aux besoins.
Conduite au départ du réseau de chauffage urbain
-- Conduite au départ du réseau de chauffage urbain --

> Complément : d’autres photos sont disponibles sur le site de la SEMHACH, société gestionnaire du réseau de chaleur de Chevilly-Larue et l’Haÿ-les-Roses

Plan bâtiment du Grenelle de l’environnement : point d’étape

Consommation énergétique des bâtiments et réseaux de chaleur sont étroitement liés.

Le 28 octobre, le Ministre du développement durable faisait le point sur le plan bâtiment du Grenelle de l’environnement.

Parmi les principaux résultats présentés :

  • dans la construction neuve : 10 fois plus de « bâtiments basse consommation » que prévu
  • rénovation thermique des logements : 1,7 milliard d’euros de travaux de rénovation thermique programmés en quelques mois, 45 000 emplois
  • audits énergétiques en cours sur 22 millions de  mètres carrés

En savoir plus : article sur le site du MEEDDM

La valorisation énergétique des déchets en débat

Alors que certains acteurs proposent, selon les cas, de classifier l’incinération parmi les sources d’énergie renouvelable, les associations s’opposent à ce  »verdissement » et rappellent la pollution émise par ce mode de traitement des déchets.

Article à lire sur Actu-Environnement : Valorisation énergétique des déchets : le verdissement de l’incinération passe mal (20/10/09)

Actualités sur les réseaux de chaleur, réseaux de froid et énergies renouvelables, en lien avec la planification et l'aménagement des territoires