Les réseaux de chaleur au Royaume-Uni : débats et perspectives

L’association britannique CIBSE (Chartered Institution of Building Services Engineers) a récemment publié dans son magazine en ligne un dossier sur les réseaux de chaleur et leur potentiel de développement au Royaume-Uni.

dossier district heating CIBSE
(cliquer sur l’image pour accéder au dossier)

Quelques informations extraites du dossier (les éléments en italique sont des informations complémentaires que nous ajoutons) :

  • Les réseaux de chaleur fournissent actuellement seulement 2% du chauffage au Royaume-Uni. C’est 3 fois moins qu’en France, ou 25 fois moins qu’au Danemark. Une étude du Department of Energy & Climate Change (DECC, équivalent britannique de notre DGEC) montre pourtant que 50% des besoins de chaleur sont concentrés dans des zones de densité suffisante pour que la question de la mise en place d’un réseau de chaleur y soit pertinente.
  • Le DECC a mis en place une unité chargée de travailler avec les équipes locales en charge des projets de réseaux de chaleur dans les collectivités. Les associations professionnelles que sont la CIBSE et la CHPA (comparable au SNCU français) travaillent quant à elles à la publication d’un code de bonnes pratiques du chauffage urbain.
  • L’association CIBSE souligne le fort potentiel de développement, mais qui doit se faire lorsque la demande d’énergie est adaptée : demande forte, stable et aussi continue que possible. Elle met en garde contre l’excès inverse : les aménageurs ou collectivités qui exigent la réalisation d’un réseau de chaleur, alors que la pertinence économique et énergétique n’est pas présente.
  • En ce sens, la question des études de faisabilité, la façon dont elles sont réalisées, les hypothèses prises, et la capacité de ceux qui les réalisent à en porter les enseignements auprès des aménageurs sont déterminantes.
  • Une partie importante de l’article est consacrée au débat sur les petits réseaux de chaleur (50 logements) et leur pertinence, notamment à Londres. Certains évoquent une taille trop petite pour assurer la viabilité d’un réseau de chaleur, dont certains coûts sont fixes. D’autres sont plus réservés, soulignent qu’on ne peut pas généraliser, et insistent sur l’importance d’une bonne ingénierie.
  • L’article mentionne également des réseaux de grande taille, dont un important réseau créé pour desservir 3500 logements et un parc d’activités et de commerce de 1,4 million de pieds carrés (non au système métrique !). L’ensemble de ces aménagement s’étale sur une période de 16 ans. Le réseau de chaleur est réalisé progressivement, avec une évolution planifiée de son bouquet énergétique, qui commence au gaz mais migrera progressivement vers une cogénération biomasse. Cet exemple illustre un des atouts des réseaux de chaleur par rapport à du chauffage décentralisé : la capacité à faire évoluer le bouquet énergétique, sans avoir à intervenir au niveau des bâtiments.

Voir le dossier : District Heating – Joining the dots (CIBSE, février 2014)

Voir aussi :

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