Réseaux thermiques et électriques : le point de vue SER/FEDENE/CPCU/RTE

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Malgré la part grandissante d’énergie renouvelable véhiculée, les réseaux thermiques et électriques ne sont pas toujours suffisamment reconnus en tant qu’acteurs de la transition énergétique.

« Les réseaux sont indispensables au développement des énergies renouvelables (EnR), et pourtant ils ont une mauvaise image auprès du public, ou pas d’image du tout », a fait remarquer Jean-Louis Bal, président du SER (Syndicat des énergies renouvelables), en préambule à une conférence organisée avec la Fedene (Fédération des services énergie environnement) sur le thème du transport de l’énergie.

Lire la suite sur lemoniteur.fr : Transition énergétique : le SER prend la défense des réseaux

Voir aussi le communiqué conjoint SER/FEDENE/CPCU/RTE :

« Aujourd’hui, le Syndicat des énergies renouvelables, la CPCU, la FEDENE et RTE, ont organisé une journée de visites et de rencontres avec la presse pour rappeler l’importance du rôle des réseaux de chaleur et de transport d’électricité dans la réussite de la transition énergétique.

Réseaux électriques et réseaux de chaleur accueillent une part grandissante d’énergies renouvelables. Ainsi, en l’espace d’une dizaine d’années, plus de 11 500 MW de capacités de production éoliennes et photovoltaïques ont été raccordées au réseau électrique. Pour les réseaux de chaleur, la production à partir d’énergies renouvelables et de récupération a augmenté de 40% en 5 ans.

Les réseaux constituent des éléments essentiels qui permettent d’utiliser et de distribuer les énergies renouvelables, dans les conditions les plus efficaces sur tous les territoires.

La preuve par l’exemple avec le réseau de chaleur parisien, géré par CPCU – Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain – et le réseau électrique français, RTE – Réseau de Transport d’électricité.

Les réseaux de chaleur, au cœur du développement de la chaleur renouvelable

Pour atteindre les objectifs 2020 – 23 % d’énergies renouvelables dans notre consommation -, la production de chaleur à partir de sources d’énergies renouvelables et de récupération doit passer de 11,7 Mtep fin 2012 à 19,6 Mtep en 2020.

C’est pourquoi, le développement des réseaux de chaleur – chauffage central à l’échelle d’un quartier ou d’une ville- constitue aujourd’hui un enjeu important pour l’évolution du mix énergétique français.

En effet, les 450 réseaux de chaleur français utilisaient déjà 36% d’énergies renouvelables et de récupération – ENR&R- en 2011 (contre 26% en 2005) et sont :

– un moyen très efficace de valoriser, de manière massive, certaines énergies renouvelables comme la biomasse

– l’unique moyen d’en valoriser d’autres comme la géothermie profonde, la récupération de chaleur, (déchets, industrie)

– un mode de chauffage flexible et peu sensible aux fluctuations des coûts des énergies fossiles grâce à son mix énergétique

L’exemple parisien

28% des immeubles parisiens sont chauffés par la CPCU. Avec plus de 4,5 millions de MWh de chaleur distribuée par ses 470 kilomètres de réseau, le réseau répond aux besoins en chauffage et eau chaude sanitaire de 465 000 équivalents logements et couvre également une part importante du tertiaire public ou privé de Paris et de la proche banlieue.

La CPCU valorise déjà sous forme de chaleur l’énergie issue de la valorisation énergétique des ordures ménagères et son bouquet énergétique se compose aujourd’hui de 40% d’ENR&R (énergies renouvelables et de récupération). De plus, avant d’atteindre un taux d’ENR&R de plus de 50 %, la CPCU met en œuvre, avec le soutien de l’ADEME et du Conseil général, un programme de développement des moyens de production renouvelables pour utiliser d’autres énergies locales comme la géothermie et la biomasse. Hors période de chauffe, les Parisiens sont approvisionnés en eau chaude par une large part d’énergie verte.

Le réseau de transport d’électricité, indispensable à la croissance des énergies renouvelables électriques : éolien, solaire photovoltaïque, hydroélectricité, biomasse et biogaz

La production d’électricité de sources renouvelables représentera 12,4 Mtep en 2020 contre 7,6 Mtep fin 2012. C’est pour répondre à cette modification du paysage énergétique que RTE s’est engagé dans une démarche d’évolution de son réseau, qui se concrétise notamment par l’élaboration, conjointement avec les réseaux publics de distribution, des schémas régionaux de raccordement des énergies renouvelables (S3REnR).

Au-delà des S3RENR, la réalisation, dans les délais attendus, des renforcements du réseau électrique indispensables au bon accueil de ces nouvelles énergies nécessite une rationalisation des procédures administratives, comme l’a souligné récemment le rapport sur les énergies renouvelables élaboré dans le cadre du débat sur la transition énergétique.

Depuis plusieurs années, RTE a adapté la conduite de son réseau au développement massif des énergies renouvelables. Avec son outil IPES (Insertion de la production éo­lienne et photovoltaïque sur le système) opérationnel depuis ses 8 dispatchings (Saint-Denis, Lille, Nancy, Lyon, Marseille, Toulouse, Nantes et Saint-Quentin en Yvelines), RTE dispose à chaque instant des données nécessaires pour faire le point sur la production éolienne et photovoltaïque et prévoir leur comportement à venir. L’objectif est de maintenir l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité et de gérer les flux d’énergie sur le réseau, car l’électricité ne se stocke pas.

Par ailleurs, dans le cadre de sa démarche de transparence, RTE publie chaque mois un récapitulatif des principales données sur la consommation et la production électrique, notamment l’évolution des énergies renouvelables.

Afin d’anticiper le plus en amont possible l’intégration de la production renouvelable au réseau de transport, le SER et RTE développent leur collaboration et travaillent ensemble, en particulier pour améliorer l’articulation entre la planification des projets de production et celle des ouvrages du réseau de transport à l’occasion de la réalisation des schémas régionaux de raccordement au réseau des énergies renouvelables. Cette collaboration vise également à faciliter l’intégration de la production « renouvelable » sur le réseau. »

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