Réseaux de chaleur : principal outil de développement des énergies renouvelables en Île-de-France d’ici 2020

D’après le Schéma régional du Climat, de l’Air et de l’Energie (SRCAE) d’Ile-de-France, actuellement en consultation publique (voir le site), 450000 équivalents-logements franciliens supplémentaires devraient être raccordés à des réseaux de chaleur d’ici 2020.

Ce développement des réseaux de chaleur franciliens représente, dans le SRCAE, l’axe le plus important pour le développement des énergies renouvelables, avant la méthanisation, les PAC, l’éolien et le solaire (par ordre d’importance).

Objectif de développement des différentes énergies renouvelables

Aujourd’hui, ce sont 1100000 équivalents-logements qui sont raccordés à l’un des 127 réseaux de chaleur existants dans la région (sur les près de 450 recensés par l’enquête nationale annuelle).

L’augmentation du nombre d’équivalents-logements raccordés s’appuiera davantage sur la densification et l’extension de réseaux existants, plutôt que sur la création de nouveaux réseaux, car le potentiel de nombre d’équivalents-logements raccordés par euro investi est plus important en densifiant et étendant les réseaux que lors de créations neuves.

Carte du potentiel de développement des réseaux de chaleur en Île-de-France à l’horizon 2020

Parallèlement à cette augmentation de la quantité de chaleur distribuée par les réseaux de chaleur, il conviendra également de modifier le bouquet énergétique des réseaux, afin qu’il contienne davantage d’énergies renouvelables et de récupération.

Le SRCAE vise une augmentation de la part de chaleur issue de la récupération (25% en 2020 ; chaleur issue des UIOM comme c’est déjà le cas actuellement, mais aussi des centrales électriques thermiques, des data-centers ou encore des eaux usées – voir la fiche Nouvelles sources énergies des réseaux de chaleur), de la géothermie (13% en 2020 contre 7% actuellement), du bois (14% en 2020 contre 1% actuellement), et une diminution de la part du charbon (12% aujourd’hui, 6% en 2020) et du gaz (de 19% à 12%).

Quantité d’énergie distribuée par les réseaux de chaleur, par type d’énergie renouvelable – Comparaison situation 2009 et objectif 2020

Outre l’intérêt environnemental de cette évolution du mix énergétique, la réduction de la part des énergies fossiles permettra de stabiliser le prix de la chaleur sur le long terme.

L’évolution la plus importante concerne la part du bois-énergie dans l’alimentation des réseaux (multiplication par 27, en quantité d’énergie produite). Pour permettre d’atteindre l’objectif, le développement d’une filière bois-énergie francilienne est indispensable : mobilisation des propriétaires forestiers, création de plates-formes de stockage/transformation, construction de chaufferies.

Un appel à projets lancé par l’ADEME prévoit dores et déjà l’implantation de 13 chaufferies bois de 5 MW chacune. Cette taille importante des chaufferies permet de garantir la préservation de la qualité de l’air, car il est possible de les équiper de systèmes de traitement des fumées très performants sans que le coût n’en apparaisse démesuré au regard du coût de la chaufferie.

Consulter le SRCAE de la région Île-de-France (juillet 2012)

Les objectifs de développement des réseaux de chaleur sont présentés de la page 159 à la page 170. Les actions à mettre en oeuvre pour l’atteinte de ces objectifs sont présentées de la page 186 à la page 208.

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