Réseaux de chaleur et nouveaux quartiers : dossier

IllustrationLa diminution de la consommation énergétique des bâtiments dans les quartiers neufs amène à se poser la question de la pertinence de solutions de desserte énergétique nécessitant des investissements importants, telles que les réseaux de chaleur. Mais si le réseau de chaleur n’est effectivement pas viable en toutes circonstances, il reste une solution qui, compte tenu de ses atouts, doit être étudiée dans tous les cas.

Une question à ne pas négliger

Lors de la réalisation d’un projet d’aménagement, il est plus aisé de choisir des solutions courantes, ne nécessitant pas de montage juridique particulier, ou pour lesquelles l’équation économique est facilement résolue à court terme. Mais ce choix engage le quartier et ses habitants sur plusieurs décennies. Il convient donc de bien comparer les différentes options afin de choisir celle qui offre le meilleur compromis, au regard d’un objectif d’aménagement durable.

Des atouts importants

Les réseaux de chaleur disposent d’atouts dont les autres solutions ne permettent pas toujours de bénéficier, notamment un accès à des gisements énergétiques renouvelables très importants difficiles à exploiter par des systèmes individuels, une stabilité du prix de la chaleur sur le long terme, un impact positif sur l’économie locale. En contrepartie, un réseau représente un investissement important, qui doit être amorti à travers la vente de chaleur.

Une obligation légale dans certains cas

Pour les aménagement les plus importants (soumis à étude d’impact), le code de l’urbanisme (art. L128-4) impose qu’une étude de faisabilité d’un réseau de chaleur alimenté par des énergies renouvelables soit réalisée.

Coût global et analyse multi-critères

Le calcul économique ne doit pas se limiter à la comparaison des coûts d’investissement : c’est bien l’ensemble du coût du service de chauffage, à long terme, qui doit servir de base de comparaison des solutions. Cette approche en coût global permet de démontrer que malgré un investissement initial important, un réseau de chaleur peut au final coûter moins cher pour les usagers que des solutions dominées par les énergies fossiles.

Par ailleurs, l’aspect financier ne peut plus être le seul critère de comparaison. Des paramètres environnementaux (rejets de CO2, taux d’énergie renouvelable mobilisée, qualité de l’air, impact paysager/architectural…) et sociaux (coût de la chaleur, stabilité de ce coût, acceptabilité des solutions…) doivent aussi être considérés.

La densité n’est pas le seul facteur

Plusieurs écoquartiers, opérations d’aménagement exemplaires par définition, ont fait le choix du réseau de chaleur, après en avoir vérifié la faisabilité au travers d’études technico-économiques. L’analyse de ces exemples montre des densités, en logements par hectare, variant de 40 à 200. On ne peut donc pas dire que seule une densité forte permet de valider la viabilité d’un réseau.

D’autres paramètres sont à prendre en considération, notamment l’organisation spatiale de cette densité, la mixité fonctionnelle du quartier, ou encore la possibilité d’étendre le réseau à des bâtiments ou quartiers voisins.

Des pistes pour renforcer la pertinence du réseau

Optimisation et exploitation de nouvelles sources

L’ingénierie des réseaux de chaleur évolue. Réseaux basse température, ajustement automatique des températures, sur-isolation, canalisations souples pré-isolées, stockage thermique sont autant de techniques qui permettent de réduire le coût d’investissement et/ou de fonctionnement du réseau. De nouvelles sources d’énergie (solaire thermique, récupération sur eaux usées, géothermie superficielle…) peuvent également être mobilisées.

Davantage d’usages et d’usagers

Le taux de raccordement au réseau est important, puisqu’à longueur de canalisation équivalente, il détermine la quantité de chaleur vendue. La procédure de classement, révisée par la loi Grenelle 2, permet de rendre obligatoire le raccordement au réseau pour les nouvelles installations.

Par ailleurs, en élargissant les usages, on facilite la résolution de l’équation économique, tout en augmentant les bénéfices environnementaux et sociaux pour le quartier. Par exemple, la fourniture de froid peut parfois être couplée au chauffage et à l’eau chaude sanitaire.

Pour en savoir plus sur la place des réseaux de chaleur dans les quartiers neufs, voir le dossier thématique complet Réseaux de chaleur et nouveaux quartiers sur le site du CETE de l’Ouest ou consulter les sous-rubriques proposées ci-dessous.

Réseaux de chaleur et nouveaux quartiers – Rapport Illustration

La diminution de la consommation énergétique des bâtiments dans les quartiers neufs amène à se poser la question de la pertinence de solutions de desserte énergétique nécessitant des investissements importants, telles que les réseaux de chaleur. Mais si le réseau de chaleur n’est effectivement pas viable en toutes circonstances, il reste une solution qui, compte tenu de ses atouts, doit être étudiée dans tous les cas.

IllustrationInnovations pour les réseaux de chaleur dans un contexte basse consommation

L’ingénierie des réseaux de chaleur s’adapte à la baisse des consommations des bâtiments, notamment dans les quartiers neufs. Nouvelles sources d’énergie (solaire, géothermie superficielle, récupération de chaleur des eaux usées…), sur-isolation des canalisations et optimisation des températures, réseaux à sources multiples, « smart grids thermiques »… Le point sur ces innovations, en 3 fiches.

Réseaux de chaleur et écoquartiers Illustration

Dans plusieurs écoquartiers, le choix a été fait d’assurer le chauffage ou la climatisation des bâtiments par le biais d’un réseau de chaleur ou de froid. Ce dossier est constitué d’une série de fiches « exemples » ainsi que d’études de cas plus approfondies réalisées auprès des porteurs de projet.

IllustrationEffets de la densité et de la mixité sur la pertinence énergétique d’un réseau de chaleur – Etude théorique

La présente étude, basée sur un outil de modélisation simplifié, a pour objet d’illustrer les effets de la densité d’un quartier et de sa mixité fonctionnelle sur la performance énergétique d’un réseau de chaleur et de la comparer à celle de solutions décentralisées.

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