Retours sur les Assises 2011 de la géothermie en Ile-de-France

Organisée le 26 avril à Paris à l’initiative de l’Ademe, la deuxième édition des Assises de la géothermie en Ile-de-France  a été l’occasion de faire un premier point, un an après les mesures issues du Grenelle de l’Environnement visant à favoriser la renaissance de cette énergie. Constat : les ressources géothermiques de l’Hexagone restent encore sous-exploitées.

Sélection d’articles concernant cette journée d’échanges et d’informations :

Opération de sensibilisation du CLER : comprendre l’énergie en France

Le Comité de Liaison Energies Renouvelables (CLER) a décidé en concertation avec l’ADEME de faire évoluer les « Portes Ouvertes Energies Renouvelables » en « Journées de l’Énergie Durable« .

L’objectif de ces journées, en plus de sensibiliser le grand public sur la thématique de l’énergie, est d’apporter un éclairage concret sur le fonctionnement du système énergétique français.
Le CLER souhaite mettre l’accent sur les sites collectifs, industriels et tertiaires : les bâtiments publics, locaux d’entreprises et établissements scolaires à haute qualité environnementale et très basse consommation, les bâtiments à énergie positive, les réseaux de chaleur, centrales de co-génération, parcs éoliens… Tout site participant à la transition vers un système énergétique durable.

  • Cette opération se tiendra les vendredi 17 et samedi 18 juin 2011, afin de toucher le plus large public possible (dont les scolaires).

Des brochures détaillées CLER-ADEME sur « Comprendre l’énergie en France : la place des énergies renouvelables dans le système énergétique français ? »  seront diffusées.

La liste des sites à visiter ne sera consultable que sur le web cette année.

Réseaux de froid et climatisation des villes

https://i0.wp.com/www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/IMG/png/climespace_cle71b36d.pngArticle paru fin 2006 dans la revue CVC, par Jérôme Adnot, professeur
à l’École des Mines de Paris. Cet article présente une intéressante réflexion sur la problématique de la climatisation des villes, qui pourrait être traitée au niveau urbain (approche globale, collective) plutôt qu’au seul niveau local (systèmes individuels).

Des solutions urbaines s’imposent pour que la ville puisse résister aux canicules à venir. Quelle place pour les solutions globales, à savoir les solutions urbanistiques, et les réseaux de climatisation ?

L’urbanisme peut beaucoup pour apporter des solutions « passives », au niveau des quartiers et des circulations. La France est leader européen en matière de réseaux urbains de climatisation. Il s’agit de campus (aéroports) ou d’extensions urbaines à partir d’un gros équipement (Paris-Centre et La Défense). Ce modèle ne peut pas s’étendre dans des zones résidentielles ou de petit tertiaire. Même dans les quartiers de Paris nous doutons que le bénéfice économique direct soit très important. Il y a un champ d’action très vaste pour créer d’autres microréseaux de climatisation urbaine : certains en eau glacée, d’autres en eau refroidie naturellement.

Journée Technique Réseaux chaleur bois – 17 mai 2011 à Niort

Le Comité Interprofessionnel Bois Energie (CIBE) organise une journée technique : « Le réseau de chaleur, un vecteur de développement du bois énergie », le mardi 17 mai 2011 à  Niort.

Programme de cette journée.

Bases de données Biomasse-Normandie

https://i0.wp.com/www.dechetcom.com/comptes/scurty/biom-norm.jpgBiomasse Normandie met à la disposition des internautes quatre bases de données sur le bois-énergie et les déchets organiques :

Les 1 000 mots-clés du bois-énergie : 250 fiches descriptives des concepts, règles de l’art, vocabulaire utilisés dans ce domaine.

Les opérateurs français du bois-énergie : catalogue recensant près de 400 professionnels de la filière (conception, réalisation, approvisionnement, animation).

Les équipements de collecte des biodéchets : référentiel recensant les outils de pré-collecte et de collecte spécifiques à la prise en charge des biodéchets.

Les matériels et prestataires de services de compostage : base présentant quelques 500 matériels dédiés à la gestion de proximité des déchets organiques, les outils nécessaires au compostage collectif (broyeurs, retourneurs, cribles) et une cinquantaine de prestataires assurant des opérations liées au compostage.

Ce dernier vient d’être actualisé au terme d’une mission conduite pour l’ADEME.

Réseau de chaleur solaire/biomasse dans un écoquartier

Le futur éco-quartier de Vidailhan à Balma dans la banlieue de Toulouse va être équipé d’un réseau de chaleur alimenté par une centrale de production énergétique combinant des capteurs solaires haute température et une chaudière biomasse. Cette production couvrira plus de 80 % des besoins en chauffage et eau chaude sanitaire de l’éco-quartier. Le gaz sera utilisé en appoint des énergies renouvelables.

En savoir plus :

Les journées de la Géothermie 2011

L’Association Française des Professionnels de la Géothermie (AFPG) organise deux journées de la Géothermie. Elles auront lieu les 14 et 15 décembre 2011 au Parc Floral à Paris.

Le mot du Président de l’AFPG

« Ces premières Journées de la Géothermie représentent un pas de géant et une vitrine pour la géothermie française dans le cadre de cette filière déjà très structurée en Europe et en particuliers chez nos voisins allemands et suisses.

Elles doivent permettre à tous les acteurs du domaine de se retrouver pour échanger, à tous les utilisateurs potentiels et aux investisseurs de comprendre que la géothermie utilise des technologies matures et éprouvées, applicables sur la totalité du territoire français. Les objectifs 2020 fixés pour la géothermie par le Grenelle de l’environnement sont ambitieux et impliquent une multiplication par six des puissances installées, en particulier, pour le chauffage et la climatisation.

L’industrialisation de la filière est en cours, les entreprises qui y participent sont réparties sur tout le territoire national et leur implantation locale est un atout considérable pour l’étude, la réalisation et la maintenance d’installations de taille variées depuis le particulier jusqu’au réseau de chaleur desservant plusieurs milliers de logements.

A très bientôt, »

Christian Boissavy
Président de l’Association Française des Professionnels de la Géothermie

Les Assises de la Géothermie en Ile de France 26 avril 2011

La DRIEE Île-de-France et l’ADEME Île-de-France organisent le 26 avril prochain la 2ème édition des« Assises de la géothermie » sous la présidence de Monsieur Pierre-Franck Chevet, Directeur Général de l’Énergie et du Climat.

De nombreux exemples concrets illustreront les enjeux économiques, techniques et d’organisation de la maîtrise d’ouvrage liés à des opérations de géothermie.

Cet évènement s’adresse aux professionnels du secteur, collectivités, bureaux d’études et entreprises de service et à tous maîtres d’ouvrage impliqués ou souhaitant approfondir leurs connaissances dans ce domaine.

>> Pour en savoir plus
>> Pour vous inscrire : assises-geothermie-2011@developpementdurable.gouv.fr
(en indiquant vos nom, prénom, fonction, société, adresse, téléphone et mél)

Géothermie profonde : nouveau projet en Seine-et-Marne

https://i0.wp.com/www.cete-ouest.developpement-durable.gouv.fr/IMG/png/doublet_geothermique_s__cle018ee6.pngDalkia a récemment lancé le forage de son premier puits de géothermie profonde depuis plus de 20 ans, à Lorgnes en Seine-et-Marne. La nouvelle centrale géothermique distribuera chauffage et eau chaude sanitaire aux bâtiments raccordés (environ 5000 équivalents-logements), par le biais d’un réseau de chaleur. 85% des besoins énergétiques du réseau seront fournis par la géothermie. Dans son communiqué, l’entreprise annonce également 10 projets supplémentaires d’ici 2014.

En savoir plus sur le projet :

Voir aussi : Réseaux de chaleur géothermique (fiche CETE Ouest) – Geothermie-Perspectives (site ressources BRGM/ADEME)

Chauffage par les eaux usées : deux projets annoncés à Paris

Deux nouveaux projets de chauffage basé sur la récupération de chaleur des eaux usées ont récemment été annoncés. Contrairement au projet de l’écoquartier de Nanterre, ces deux nouveaux projets ne seront pas exploités en mode « réseau de chaleur », mais en mode individuel (un seul utilisateur de la chaleur récupérée).

Le premier concerne le Palais de l’Élysée, qui a annoncé le projet le 31 mars par un communiqué :

Le Palais de l’Elysée réduit sa consommation d’énergie fossile en adoptant le système innovant « Degrés Bleus »

A l’heure du Grenelle 2 de l’Environnement fixant des objectifs ambitieux pour la réduction des gaz à effet de serre et encourageant les réseaux de chaleur d’origine renouvelable, les services de la Présidence de la République montrent l’exemple, par le choix d’un système innovant de récupération de chaleur sur les eaux usées, Degrés Bleus®.

Le Palais de l’Elysée est le premier bâtiment de l’Etat qui va désormais bénéficier de ce procédé, utilisant une énergie locale et écologique.

Grâce à ce bouquet énergétique élargi, le Palais et ses annexes rue de l’Elysée, pourront dès l’été 2011, réduire leur consommation d’énergie fossile de 63%, évitant ainsi l’émission de 206 tonnes de CO2 par an.

Dans sa démarche volontariste pour se doter de cette nouvelle ressource énergétique, la présidence de la République a fait appel à GDF SUEZ et ses filiales : CPCU, délégataire du Service Public de distribution de la chaleur à Paris et Lyonnaise des Eaux, détentrice du procédé Degrés Bleus®.

Degrés Bleus® utilise la chaleur émanant des eaux usées : eaux des salles de bains, cuisines… à travers des échangeurs thermiques installés dans les collecteurs et des pompes à chaleur qui concentrent les calories ainsi récupérées.

Ce projet emblématique engagé par les services de la Présidence devrait en outre bénéficier du soutien de l’ADEME, dans le cadre du Fonds chaleur, et de la DRIRE au titre de la Performance Energétique.

https://i0.wp.com/www.lcp.fr/local/cache-vignettes/L512xH341/arton14024-f066d.jpg

Le second projet est porté par la ville de Paris et concerne un groupe scolaire (communiqué du 01/04/11).

Le groupe scolaire Wattignies (12e) expérimente, pour la première fois à Paris, une technique de chauffage basée sur la récupération de chaleur des égouts. Cette source d’énergie innovante permet de se chauffer sans danger, sans pollution et sans nuisance.

Ce mode de chauffage utilise une nouvelle énergie : la récupération de la chaleur des eaux usées circulant dans le réseau d’assainissement. Pour le groupe scolaire Wattignies, cette énergie nouvelle permettra de couvrir plus de 70% des besoins annuels de chauffage de l’école et d’éviter ainsi l’émission de 76,3 tonnes de CO2 chaque année.

Ce projet est le fruit d’une coopération étroite entre la direction de la propreté et de l’eau (DPE) de la Ville de Paris et deux entreprises : la Compagnie Parisienne de Chauffage Urbain (CPCU) et Lyonnaise des Eaux.

Au cours de l’inauguration, vendredi 1er avril, Bertrand Delanoë déclare: « Nous allons élargir cette opération à la mairie du 3e, à la piscine de l’Aspirant Dunand (14e) et au groupe scolaire Lacordaire (15e) ». « Selon la faisabilité (proximité des égouts) ce nouveau mode de chauffage pourrait être étendu encore à d’autres bâtiments publics ».

L’expérience de l’école Wattignies: une première dans un groupe scolaire

Le site retenu pour cette expérience de chauffage est le groupe scolaire Wattignies dans le XIIème arrondissement. L’école a été équipée d’une pompe à chaleur et 60 mètres d’échangeurs ont été installés dans le collecteur des Coteaux. Le collecteur, qui est un égout de grande dimension, assure le débit nécessaire. Cette énergie nouvelle permettra de couvrir plus de 70% des besoins annuels de chauffage de l’école et d’éviter ainsi chaque année l’émission de 76,3 tonnes de CO2.

Comment ça marche ?
L’activité humaine en ville est naturellement productrice de chaleur. A Paris, toute l’année, le réseau des égouts reçoit des eaux usées dont la température est suffisante pour pouvoir être récupérée et réutilisée.
Cette énergie est renouvelée : le rejet des eaux usées en égout est un phénomène permanent qui assure une source de chaleur quasi constante. Les eaux usées qui coulent dans les égouts sont toute l’année à une température située entre 12°C et 20°C selon le moment de la journée et les saisons.

Pourquoi de la chaleur?
Cette source de chaleur est engendrée en partie par les appareils électro-ménagers (lave-vaisselle et lave-linge) qui utilisent et rejetent de l’eau portée à haute température. Quand l’eau est évacuée, elle conserve une partie de sa chaleur.

La technologie Degrés Bleus®
Le fonctionnement s’appuie sur la technologie Degrés Bleus® (brevet Lyonnaise des Eaux). Le système peut être installé dans des égouts qui ont assez de débit pour permettre la récupération thermique. L’efficacité du dispositif dépend en effet du débit des eaux usées qui doit être suffisant pour assurer une température constante. On estime que les eaux usées produites par 100 habitants permettent de chauffer 10 habitants. La récupération des calories s’effectue par le passage des eaux sur la surface d’une plaque métallique posée dans la partie en contact avec l’eau. Cette plaque d’inox intègre des tuyaux parcourus par un fluide caloporteur (eau glycolée). Le fluide circule en boucle fermée à l’intérieur des échangeurs. Réchauffé au contact du métal, ce fluide alimente ensuite une pompe à chaleur* qui va concentrer les calories, jusqu’à une température de 60°C. Cette chaleur est alors transmise au réseau habituel de chauffage de l’école.

Un chauffage sans danger, sans pollution, sans nuisance
Ce procédé est très sûr et non polluant. Il ne demande aucune combustion (ni flamme, ni produit inflammable). Il assure uniquement la transmission de la chaleur, pas celle des odeurs, car les trois flux sont physiquement séparés.
Ce système de récupération de chaleur peut être mis en place dans certaines zones, comme les grands ensembles de bâtiments (écoles, complexes sportifs, bâtiments administratifs …) ou dans des quartiers à forte consommation de chaleur. Seule condition, le bâtiment à chauffer doit être proche de l’égout (500 mètres maximum) pour éviter les déperditions d’énergie.

http://www.paris.fr/viewmultimediadocument?multimediadocument-id=98744&role=2