Dalkia et les réseaux de chaleur en Russie : interview

https://i1.wp.com/www.ladocumentationfrancaise.fr/dossiers/europe-russie/img/route-usine.jpgLe 24 novembre dernier, le groupe Onexim et la société Dalkia ont signé, à l’issue d’un long processus d’expérimentation et de négociation, un contrat ferme. Ce « pacte d’actionnaires » entérine la délégation à l’opérateur de réseaux de cha­leur Dalkia, sur la partie distribution, de la gestion opérationnelle des actifs de la société de production de chaleur Kvadra (ex-TGK-4), dont Onexim détient 49,9%. Actuellement limité à la région de Koursk, le contrat sera étendu ultérieurement aux autres régions couvertes par Kvadra. Mais Dalkia n’en est plus à ses premiers pas dans la zone et le travail a déjà commencé dans le « laboratoire » de Slantsy, ville de la région de Leningrad, et surtout sur le site pilote de Koursk, région vouée à servir de modèle pour les autres régions où l’opérateur français sera appelé à intervenir. Jean Sacreste, directeur général de Dalkia pour la Russie et les Pays baltes, re­vient pour Le Courrier de Russie sur l’histoire d’une implantation bien engagée en Fédération de Russie.

Quelques informations tirées de cette interview, concernant la situation des réseaux de chaleur en Russie :

  • confirmation de l’importance en volume du parc russe (plus de 50% de la puissance mondiale installée) et du fort besoin de rénovation des installations
  • l’intervention d’opérateurs privés sur les réseaux de chaleur est récente (réseaux jusqu’alors gérés par les communes seules)
  • évolution forte de l’équation économique : [1] les consommateurs doivent do­rénavant payer l’énergie à son prix de marché au niveau mondial, et non plus au prix subventionné (ratio de 1 à 3) ; [2] la facture finale de consomma­tion de chauffage pour l’usager ne reflétait pas jusqu’ici le coût de production et de distribu­tion, une partie étant payée directement par les pouvoirs publics ; désormais, seuls les bas revenus perçoivent une aide pour régler leur facture. Globalement, les factures vont donc augmenter, sauf si en parallèle les mesures sur les économies d’énergie permettent de faire diminuer fortement les consommations (objectif poursuivi).
  • tarifs de la chaleur régulés par un organe qui dépend du gouver­nement régional, chargé d’appliquer les règles méthodologiques de tarification et d’approuver les tarifs chaque année.
  • difficulté liée au manque de visibilité sur les situations réelles. Par exemple, les pertes sur le réseau de Slantsy sont officiellement de 8%, mais en réalité proche de 25%. Ce décalage complique le montage des projets d’évolution des réseaux.

Voir aussi : Réseaux de chaleur en Europe et dans le monde (fiche CETE Ouest)

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