Les réseaux de chaleur en République Tchèque

https://i2.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/3/33/EU-Czechia.svg/250px-EU-Czechia.svg.pngCet article sur les réseaux de chaleur en République Tchèque fait partie d’une série consacrée au chauffage urbain dans différents pays d’Europe. Son contenu est basé sur les informations publiées dans le cadre du projet européen Ecoheat4EU (voir Country-by-country DB sur le site Ecoheat4EU).

Quelques chiffres

  • 41% des foyers sont raccordés
  • réseaux de chaleur présents dans les 21 plus grandes villes du pays, avec un taux de pénétration de 73%
  • sources d’énergies : principalement charbon (non importé) ; 3 réseaux UIOM ; 1 réseau géothermie
  • maîtres d’ouvrage : entreprises publiques appartenant aux municipalités ; entreprises privées appartenant à des investisseurs étrangers

Cadre national et politique de soutien

  • soutien du développement de la cogénération (dont la chaleur alimente généralement des réseaux de chaleur) par la mise en place de tarifs d’achat d’électricité incitatifs. Ces prix sont par ailleurs modulés en fonction de la puissance de la cogénération et de l’utilisation d’énergies renouvelables ou alternatives au charbon
  • 2007 : directive fixant les caractéristiques techniques minimales des nouvelles installations de distribution de chaleur ; objectif d’amélioration de l’efficacité énergétique
  • 2007 : obligation d’inspections régulières et/ou ponctuelles (suivant les cas fixés par décret) des chaudières >20kW ; objectif d’amélioration de l’efficacité énergétique
  • obligation d’audit énergétique pour les organismes publics ou recevant des financements publics ainsi que pour les demandeurs d’aides publiques pour les projets d’investissement sur des installations >200kW. Les principaux réseaux de chaleur du pays ont ainsi fait l’objet d’un audit. Les aides ne sont accordées que si le projet présenté est conforme aux recommandations issues de l’audit.
  • obligation de comptage de la chaleur livrée

Enjeux, obstacles, perspectives

Le gouvernement a fixé en 2007 des limites à l’exploitation du charbon dans les mines du pays, pour raisons environnementales. Ceci entraîne une tension sur le marché du charbon, que les exploitants de réseaux de chaleur jugent préjudiciables ; la hausse du prix du charbon limite leurs capacités d’investissement et donc le développement des réseaux. Or la migration vers d’autres énergies nécessite des investissements importants. Il y a donc un risque de fragilisation économique des réseaux existants.

Les principaux axes de développement envisagés sont la mise à niveau des installations existantes (réduction des pertes et amélioration de l’efficacité énergétique), la diversification des énergies (et notamment la mobilisation de la biomasse) et une meilleure intégration des réseaux de chaleur dans les politiques locales d’urbanisme, d’aménagement et de construction. Les exploitants de réseaux souhaitent que le chauffage urbain puisse bénéficier du système de certificats d’économie d’énergie (source de revenus complémentaires).

Publicités

Publier un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s