Retour sur la journée régionale d’information et d’échanges sur les réseaux de chaleur et de froid en Nord Pas-de-Clais

Cette journée, organisée par la DREAL et l’ADEME, s’est déroulée le 4 Novembre dans les locaux de la DREAL Nord Pas-de-Calais (retrouvez les infos sur le site de la DREAL).

Environ 80 personnes représentant essentiellement des collectivités, des bureaux d’études ont assisté aux différentes interventions du matin.

Le programme de la matinée a permis aux participants d’échanger et de témoigner sur :

  • Le rôle des réseaux dans la mise en œuvre de la transition énergétique et leur contribution à l’atteinte des objectifs climat-air-énergie,
  • Le contexte réglementaire des réseaux de chaleur, l’importance des schémas directeurs,
  • le soutien public via le « fonds chaleur renouvelable » géré par l’ADEME,
  • la genèse d’un projet, les détails technico-économiques du montage, le rôle et la stratégie de la collectivité, bénéfices pour les habitants
  • le panorama régional des réseaux de chaleur et les perspectives de développement,
  • les projets de réseaux portés par la ville de Boulogne sur mer, de l’agglomération du boulonnais ainsi que le réseau de la commune d’Achicourt.

La réunion d’information s’est poursuivie l’après midi par la visite de la chaufferie biomasse exploitée par R-énergies (groupe Dalkia), à Roubaix, quartier de l’Alma.

Supports de présentation et programme:

Présentation de la DGEC sur les réseaux de chaleur au cœur de la transition énergétique

Loïc Buffard, sous-directeur du bureau de l’efficacité énergétique et de la qualité de l’air, a présenté les objectifs de l’État en terme d’énergie, et notamment les nouvelles orientations visées à travers la future loi de transition énergétique pour la croissance verte (LTECV).

Le cadre européen impose pour 2030:

  • -40% d’émission de gaz à effet de serre
  • 27% d’EnR dans le mixe énergétique (Ef)
  • -27% des consommations

La LTECV, qui doit être examinée par le Sénat, prévoit quant à elle de réduire de 30% notre dépendance aux énergies fossiles et d’atteindre 32% d’EnR pour 2030.

En terme de chaleur, c’est 10Mtep d’EnR supplémentaire qui devront être déployés d’ici 2020.
Pour atteindre ces objectifs ambitieux, de nombreux dispositifs ont été mis en place pour les réseaux de chaleur: fonds chaleur, TVA à taux réduit, augmentation de la durée d’une concession en cas d’investissements EnR, procédure de classement, modulation RT2012.

La LTECV inclut également de nouvelles mesures pour les réseaux (recensement, multiplication par 5 des EnR&R livrées sur les réseaux, schéma directeur obligatoire, etc).

En savoir plus sur la LTECV:

Présentation du Cerema sur les réseaux de chaleur

Odile Lefrère, chargée d’étude au Pôle réseaux de chaleur du Cerema a d’abord rappelé quelques notions techniques sur les réseaux de chaleur avant d’évoquer les différentes manières de développer les EnR via un réseau de chaleur (conversion, densification, extension, création).

Trois outils peuvent être utiles aux collectivités pour gérer au mieux le développement des réseaux de chaleur:

  • L’ étude de faisabilité du développement des EnR&R dans les nouveaux aménagements (obligatoire)
  • Le classement qui rend le raccordement obligatoire
  • Le schéma directeur qui permet d’élaborer une feuille de route sur plusieurs années pour un réseau de chaleur

 Présentation de l’Ademe sur le fonds chaleur

Serge Golebiowski, coordinateur régional Fonds Chaleur, a rappelé les grandes lignes de cette aide (historique, objectifs, bilan, devenir, etc).
Un retour sur les modalités d’attribution a permis de comprendre les grandes lignes des méthodes de calcul de cette aide.

Via le fonds chaleur, l’Ademe Nord Pas-de-Calais a étudié 99 dossiers et distribué 48 730 130€ d’aide.  Plus de 12 chaufferies bois, 1 réseau sur STEP et 9 schémas directeurs mais aussi des chaufferies industrielles, des projets de géothermie et du solaire thermique ont ainsi bénéficié de cette aides.

Sur 2015-2017, les projets de géothermie avec PAC sur eaux usées vont montés en puissances.

Synthèse sur l’étude de gisement d’énergie fatale

L’ Ademe a lancé en 2011 une étude sur les gisements d’énergie fatale dans la région. Le Nord Pas-de-Calais reste une des région les plus urbanisées et les plus industrialisées de France. Le potentiel de récupération de ces énergies fatales y est donc très important (au moins 205 ktep rejeté à des températures supérieure à 90°C, donc exploitable par un réseau de chaleur).

Une étude plus approfondie de la chaleur fatale sur Dunkerque a également été réalisée.

En savoir plus sur cette étude

Présentation d’Amorce sur la genèse et les étapes d’un projet de réseau de chaleur

Emmanuel Goy, responsable pôle énergie & réseaux de chaleur pour Amorce, a retracé le raisonnement et les étapes qui mènent à la création d’un réseau de chaleur.

L’identification des besoins d’énergie, l’investissement de la collectivité et le choix de la ressource sont des étapes clés d’un projet réussi.

Le réseau de Douchy-les-Mines alimentent par exemple plus de 1500 logements grâce à l’UIOM et bientôt une culture de 8he de tomates bénéficiera également de cette chaleur. Pour les usagers, ce projet a permis une baisse de 18% de leur facture de chauffage. Les aides financières pour la mise en place du projet sont passées par les CEE pour une grande partie (habituellement, les aides découlent essentiellement du fonds chaleur).

Témoignages de collectivités

Un élu ainsi qu’un technicien ont expliqué les grandes lignes de ce projet. Le réseau de chaleur d’Archicourt est un bel exemple de partenariat sur un territoire. La ville et Pas-de-Calais habitat se sont associés pour mettre en place un réseau de chaleur biomasse. Ce réseau alimente non seulement les bâtiments du ce bailleur social mais aussi des bâtiments communaux et un collège. Pour les locataires c’est une économie envisagée de 150€/an. Par ailleurs, les bâtiments avaient déjà bénéficié d’une rénovation thermique. Pas-de-Calais habitat a été maitre d’Ouvrage de l’opération, le réseau est donc privé.

Deux réseaux de chaleur fournissent de l’énergie aux habitants. Le mixe diversifié et orignal font de ces projets une belle démonstration de valorisation de la chaleur fatale. Récupération de la chaleur des eaux usées, récupération de la chaleur de l’incinérateur de boue de la STEP mais aussi biomasse, la ville a su mobiliser sa ressource pour atteindre un taux d’EnR de plus de 80% sur l’ensemble des deux réseaux. Une étude est également en cours sur le port de Boulogne car pour les activités du port et notamment pour la congélation du poisson il y a de gros besoin de froid mais du coup également de la déperdition de chaleur. D’autres activités sur le port pourraient bénéficier de cette chaleur.

En savoir plus sur le réseau de Boulogne-sur-mer

Échanges avec la salle

De multiples échanges ont eux lieu durant cette journée. De nombreux participants se sont inquiétés de la ressource bois dans la région. La filière commence à prendre du retard par rapport à la demande et c’est pour cela qu’il est également important d’étudier les autres gisements, notamment l’énergie de récupération.

Dalkia, présent durant cette journée a également soulevé le problème du décalage des visions dans l’industrie et dans les réseaux de chaleur concernant le temps de retour sur investissement. L’industriel s’engagera dans des projets rentables en quelques années (3 à 4 ans) alors que pour les réseaux de chaleur, l’échelle d’amortissement des investissements est plutôt de l’ordre de la 20aine d’années. Pour un réel développement de la chaleur fatale, le représentant de Dalkia propose de mettre en place des relais dans le financement: l’industriel ne paie qu’une partie de l’investissement qu’il pourra amortir en moins de 5 ans et un relais, dont la vision serait plus long terme, finance le reste.

Les réseaux de froids n’ont pas été abordés spécifiquement lors de cette journée, mais la majorité des informations sont transposables aux réseaux de froid (par abus de langage, on se limite souvent a parlé de réseau de chaleur au lieu de réseau de chaleur et de froid)

Certains participants ont voulu savoir comment trouver des informations sur les réseaux de chaleur. Il existe un annuaire en ligne, tiré de l’enquête annuelle sur les réseaux de chaleur commandée par le ministère. En savoir plus ici.

Visite de la chaufferie

La journée s’est conclue par la visite de la chaufferie biomasse du réseau de chaleur de Roubaix. Cette chaufferie de 20 MW située dans le quartier de l’Alma alimente également l’Union, un des plus gros chantier de renouvellement urbain de France.

Appel à projets de l’ADEME « Nouvelles Technologies Emergentes » Edition 2015

https://appelsaprojets.ademe.fr/_rsc/dma/etablissement_logo_petit.pngL’ADEME vient de lancer l’édition 2015 de son appel à projets dédié aux « Nouvelles Technologies Emergentes ».

Certaines technologies innovantes développées récemment pour le marché à une échelle industrielle voire quasi industrielle, mais pas encore diffusées à grande échelle, en France ou à l’étranger, restent non éligibles au Fonds Chaleur par manque notamment de retours d’expériences suffisants sur leurs performances réelles in-situ.

Par conséquent, à travers cet appel à projets renouvelé, l’ADEME souhaite accompagner certaines opérations « pilotes » monitorées de manière détaillée, dans la perspective de bénéficier d’analyses fines et consolidées pour progresser sur la connaissance de ces technologies en devenir.

Ainsi, les projets sélectionnés par l’ADEME dans le cadre de cet appel à projets, doivent permettre d’évaluer la pertinence d’aider à des fins d’expérimentation quelques projets exemplaires jugés efficients tant sur le plan énergétique, économique qu’environnemental. L’analyse détaillée du suivi permettra d’évaluer les arguments permettant le déploiement à grande échelle de nouveaux systèmes énergétiques.

Les projets attendus à l’AAP NTE 2015 concernent notamment :

  • la géothermie :
    • installations de pompe à chaleur (PAC) décentralisées sur boucle d’eau tempérée (sur eau usées, eau de mer ou eaux de surface, sur champ de sondes géothermiques ou sur aquifère)
    • installations de fondations thermoactives enterrées comme vecteur de prélèvement de l’énergie du sous-sol, ou « géostructures » (pieux, parois, parking souterrain d’un immeuble, tunnels de métro,…).
  • les réseaux de chaleur :
    • systèmes géothermiques et/ou systèmes solaires thermiques « centralisés » ou « décentralisés », avec ou sans stockage thermique par hydro-accumulation, couplés à un réseau de chaleur basse température
    • systèmes « 4 tubes » alimentés par la production simultanée de chaud et de froid d’une thermofrigopompe géothermique, ou d’une PAC eau/eau en montage thermofrigopompe.
  • l’amélioration de l’efficacité énergétique des systèmes :
    • récupération d’énergie fatale par une PAC à ab(ad)sorption pour une production d’eau glacée alimentant un réseau de froid
    • solutions de rafraîchissement direct par « geo-cooling » (priorité donnée aux Data Center, en privilégiant la conception énergétique, par exemple, free-cooling et efficacité des éléments actifs, avant d’envisager une récupération de chaleur ou un traitement actif de froid)
    • installations de systèmes innovants (ensemble hydraulique couplé à des sondes géothermiques verticales, échangeur de canalisation pour récupération simultanée d’énergie avec le sol,…) permettant la gestion optimisée d’un process de production chaud et/ou froid avec éléments de récupération d’énergie et l’intégration d’une ressource d’énergie renouvelable ou de récupération (ENR&R) pour un taux de pénétration à minima de 50 %.

Date limite de dépôt des dossiers pour cet appel organisé en 2 vagues :

  • avant le 13 février 2015 à 16h00 pour une convention d’aide réalisée et notifiée avant la fin du deuxième trimestre 2015
  • avant le 17 juillet 2015 à 16h00 pour une convention d’aide réalisée et notifiée avant la fin du quatrième trimestre 2015.

En savoir plus : ADEME

Formation « Réseaux de chaleur : les positionner dans la stratégie énergie-climat et les développer » – mars 2015

Organisée par Ponts Formation Conseil et coordonnée par le pôle Réseaux de Chaleur du Cerema, la formation « Réseaux de chaleur : les positionner dans la stratégie énergie-climat et les développer » est reconduite en 2015.

Présentation

  • En Bref

Les réseaux de chaleur et de froid urbains sont un élément essentiel du dispositif énergétique des villes, car ils permettent l’accroissement de la production de chaleur renouvelable. Cette formation donne les éléments pour examiner leur opportunité dans une politique énergétique urbaine, depuis l’échelle de la ville jusqu’à celle du quartier. Les outils permettant de soutenir le développement des réseaux de chaleur, notamment en lien avec l’urbanisme et l’aménagement, sont également présentés.

  • Thématiques

*Cadre juridique et politique de l’énergie à différentes échelles territoriales.
*Avantages et inconvénients du développement des réseaux de chaleur, points de vue des acteurs.
*Cadre d’intervention des collectivités, outils d’urbanisme, outils juridiques de soutien aux projets

Programme détaillé

Voir sur le site de Ponts Formation Conseil : Réseaux de chaleur : les positionner dans la stratégie énergie-climat et les développer

Informations pratiques

Contacts :

Comparaison France-Danemark sur les réseaux de chaleur

Dans le cadre d’un stage sur l’impact du développement des réseaux de chaleur en région Bretagne, Jérémy Cléro a présenté une synthèse de la situation de la France et du Danemark sur les réseaux de chaleur au groupe de travail Amorce sur le développement des réseaux de chaleur le 4 novembre dernier.

Jérémy Cléro est en Master de Sciences Pour l’Ingénieur à l’UFR de Sciences et Sciences de l’Ingénieur de LORIENT et en Master d’ingénieur en énergie renouvelable, planification et management à l’Université d’Aalborg au Danemark.

Les réseaux de chaleur sont beaucoup plus développés au Danemark qu’en France, ainsi que les énergies renouvelables et de récupération. En effet, les réseaux de chaleur ne fournissent que 6% du chauffage en France – où ils sont alimentés à 38% par des EnR&R – contre 64% au Danemark – où ils ont 51% d’EnR&R.

Sa présentation est la suivante :

Prezicomparaison France-Danemark

Voir aussi

Ouverture de la cartographie interactive en ligne des réseaux de chaleur d’Ile-de-France

Cartographie interactive des réseaux de chaleur en Ile-de-France

La DRIEE et la DRIEA Ile-de-France mettent à disposition du public et des collectivités les données relatives aux réseaux de chaleur franciliens et à leur potentiel de développement, collectées entre 2010 et 2012 dans le cadre des études préalables à l’élaboration du Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie.

Le Schéma Régional Climat Air Énergie (SRCAE) d’Île-de-France a été élaboré conjointement par les services de l’État, du Conseil régional et de l’ADEME, et a été arrêté le 14 décembre 2012 par le Préfet de Région. Il fixe la stratégie régionale en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, d’efficacité énergétique et de développement des énergies renouvelables. Les objectifs fixés pour les réseaux de chaleur sont :

  • 450 000 équivalent-logements supplémentaires raccordés en 2020
  • passage de 30 à 50 % d’énergies renouvelables et de récupération dans le mix des réseaux en 2020

Ces données sont proposées en consultation et téléchargement via CARMEN, le portail d’information géographique de l’État en Ile-de-France. Cinq cartes interactives sont mises à disposition, réalisées avec l’appui technique du Cerema.

Assises 2014 des énergies renouvelables en milieu urbain

Source: http://www.driee.ile-de-france.developpement-durable.gouv.fr/les-assises-2014-r1042.html

 Les assises 2014 - DRIEE Ile-de-France

Rencontre du 6 novembre 2014 :
A l’heure de la transition énergétique pour la croissance verte, quelle est l’actualité des réseaux de chaleur en Ile-de-France ? Quelles énergies renouvelables ou de récupération valoriser sur son territoire ? Comment monter son projet de chauffage urbain ?

La 5ème édition des Assises des Energies Renouvelables en Milieu  Urbain se tient à Paris ce jeudi 6 novembre, avec la participation de Laurent FISCUS, Préfet, Secrétaire général pour les affaires régionales de la préfecture de la région Ile-de-France et de Laurent MICHEL, Directeur Général de l’Energie et du Climat (DGEC). Organisée par la DRIEE et la Direction régionale Ile-de-France de l’ADEME, cette rencontre s’inscrit, cette année, dans l’actualité nationale du projet de loi sur la transition énergétique pour une croissance verte. Adopté en première lecture par l’Assemblée Nationale le 14 octobre, le projet de loi donne en effet toute sa place à la valorisation de la chaleur renouvelable, qui représente des enjeux considérables en Ile-de-France et constitue un levier essentiel de la transition énergétique régionale.

Le chauffage urbain, au cœur de la transition énergétique régionale:

Le développement des énergies renouvelables en Ile-de-France se fera essentiellement à travers l’essor des réseaux de chaleur alimentés à partir des sources de chaleur renouvelable et de récupération, massivement disponibles dans nos territoires. Outre la priorité consacrée à la rénovation énergétique des bâtiments existants, le Schéma Régional du Climat, de l’Air et de l’Energie (SRCAE), véritable socle stratégique pour la transition énergétique de l’Ile-de-France, élaboré conjointement par la DRIEE, la Direction régionale de l’ADEME et le Conseil régional, dote donc la région d’objectifs ambitieux :
•augmenter de 40% le nombre de bâtiments raccordés à un réseau de chaleur d’ici 2020;
•porter la part des énergies renouvelables et de récupération dans le mix énergétique du chauffage urbain de 30% aujourd’hui, à 50% en 2020.
Les aides financières de l’Etat au travers du Fonds Chaleur, géré par l’ADEME, encouragent notamment cette dynamique de massification du chauffage urbain en Ile-de-France. Ainsi depuis 2009, le Fonds Chaleur a permis d’aider plus de 51 réseaux de chaleur (en création, extension mais aussi interconnexion) en Ile-de-France, soit près de 230 km de canalisations. Il a notamment facilité 4 interconnexions de réseaux et contribué à la relance de la dynamique de la géothermie profonde. Ces aides s’inscrivent en cohérence avec les priorités de développement des ressources locales: le SRCAE recommande en effet de valoriser, en premier lieu, les énergies renouvelables non délocalisables (chaleur fatale, géothermies) disponibles. Il s’agit de tirer tout le parti des atouts territoriaux, afin d’optimiser la gestion des ressources et d’éviter que des tensions n’apparaissent, alors que certains objectifs du SRCAE à horizon 2020 en matière de mobilisation du bois-énergie sont en bonne voie d’être atteints.

Bâtir des stratégies d’actions locales cohérentes et efficaces

Face à ces enjeux, l’élaboration de stratégies locales cohérentes, s’appuyant sur une vision globale des ressources et des potentiels – par exemple, au travers d’un schéma directeur des réseaux de chaleur –, propice aux mutualisations et aux économies d’échelle, est un gage d’efficacité. Cette nouvelle édition des Assises des énergies renouvelables en milieu urbain
constitue un rendez-vous important pour les collectivités et les professionnels afin d’échanger sur l’intérêt technique et économique d’une telle approche, à partir du retour d’expérience de réalisations concrètes centré autour de 2 problématiques:
•Comment construire une stratégie territoriale des réseaux de chaleur?
•Comment faciliter le montage d’un projet d’énergie renouvelable en Ile-de-France: du choix de la ressource au mode de financement?
Les territoires disposeront d’informations utiles pour bien intégrer la chaleur renouvelable, levier essentiel de la transition énergétique dans une région urbanisée comme l’Ile-de-France, dans leurs politiques locales, dans leurs documents de planification et dans leurs projets d’aménagement. Ils pourront également s’appuyer sur 2 outils majeurs établis en 2014 pour orienter leurs choix énergétiques:
− un système d’information géographique (SIG) interactif, disponible sur le site de la DRIEE: il présente les données relatives aux réseaux de chaleur franciliens et à leur potentiel de développement 2.
− L’outil d’aide à la décision EnR’Choix 3, parcours en ligne sur le site de l’ADEME pour accompagner les acteurs franciliens afin de définir leurs stratégies de mise en œuvre des énergies renouvelables pour le chauffage, le refroidissement et l’eau chaude sanitaire de l’échelle des bâtiments à celle des quartiers. Il s’adresse aux collectivités territoriales, aux gestionnaires de bâtiments ou encore aux aménageurs

Interventions

1ère table ronde. Comment construire une stratégie territoriale des réseaux de chaleur ?

2ème table ronde : Comment faciliter le montage d’un projet ENR&R en Île-de-France : du choix de la ressource au mode de financement ?

Documents

Système d’information géographique des réseaux de chaleur en Île-de-France : accès au SIG.

Invitation

Module d’information « L’élu et les réseaux de chaleur en Ile-de-France »

l'élu et les réseaux de chaleurL’ARENE et Amorce, en partenariat avec l’Ademe organisent une demi journée d’information « L’élu et les réseaux de chaleur » le vendredi 21 novembre 2014 de 9h30 à 12h30 à l’ARENE, à la Cité régionale de l’environnement d’Île-de-France à Pantin.

 Cet évènement francilien sera l’occasion pour les élus de prendre connaissance des éléments essentiels sur les réseaux de chaleur avec les acteurs impliqués sur le sujet localement (ARENE, ADEME Île-de-France, Région Île-de-France, DRIEE Île-de-France) et avec le réseau national AMORCE qui fédère les collectivités notamment sur les réseaux de chaleur.

 Vous pourrez y bénéficier d’un rappel complet sur le fonctionnement de ce service public local, ses modes de gestion, les liens avec l’urbanisme et la précarité énergétique, la relation avec les abonnés et usagers, les outils financiers et les subventions.

 Il existe de forts enjeux sur les réseaux de chaleur en France et particulièrement en Île-de-France : plus de 450 000 logements doivent être raccordés à un réseau de chaleur d’ici à 2020 et les réseaux devront être alimentés à plus de 50% par des énergies renouvelables et de récupération, sources d’activité économique locale et atout précieux pour la maîtrise des factures de chauffage. Les travaux menés à ce sujet au niveau régional seront présentés pour mettre en évidence les territoires où les enjeux sont particulièrement importants et les aides qui existent pour les collectivités.

Les inscriptions se font ici

Consultez le programme détaillé ici

 

Réseau de froid utilisant l’eau de mer en grande profondeur à la Réunion

Sources : blog-habitat-durable.com (octobre 2014), latribune.fr (octobre 2014), faiteslepleindavenir.com (mai 2014)

  • Où ? Sur l’île de La Réunion
  • Quand ? Les travaux débuteront début 2015 pour mise en service prévue en 2017.
  • Quels usagers ? Une soixantaine de bâtiments publics et privés (aéroport, université, centres commerciaux situés dans les zones urbaines de Saint-Denis et Sainte-Marie)
  • Quels besoins ? Le réseau fournira le froid dont les bâtiments ont besoin.
  • Quel procédé ?

Clim-eau-de-mer-la-RéunionFondé sur un procédé (SWAC, sea water air conditioning) déjà exploité en Polynésie ou à Hawaï à petite échelle, le réseau de climatisation marine pompera l’eau naturellement froide car d’origine polaire des profondeurs de la mer (5° à 1 100 mètres). Celle-ci permettra de refroidir, via un échangeur thermique, un circuit d’eau douce alimentant les locaux à climatiser.

  • Économies ? Économise 75% d’électricité.
  • Acteur ? Le projet est piloté par le Syndicat intercommunal d’exploitation des eaux océaniques (Sideo).Réseau de froid par eau de mer grande profondeur
  • Création d’emplois ? 300 à 400 sur le chantier pour sa réalisation
  • Longueur ? 23 km de tranchées
  • Combien ? 150 millions d’€, dont 90 millions financés par l’État

En savoir plus…

7 novembre 2014 à Lyon : 6è Rencontres nationales déplacements-urbanisme-environnement (DUE)

Source : site certu.fr

La DGALN (Direction Générale de l’Aménagement, du logement et de la Nature), la DGITM (Direction Générale des Infrastructures, des Transports et de la mer), la DGEC (Direction générale de Energie et du climat) et le CGDD (Commissariat Général au Développement Durable), ont demandé au Certu (DtecTV du Cerema) la mise en place depuis 2009 d’un séminaire national périodique en direction des professionnels de l’urbanisme, des déplacements et de l’environnement, qui s’inscrit dans la mise en oeuvre de la transition écologique et énergétique.
Ce séminaire organisé en partenariat avec le CNFPT, associe également l’ADEME et d’autres partenaires (Gart et FNAU) selon les sujets traités. Comme pour les séminaires précédents, le dialogue sera privilégié entre les professionnels des trois domaines, à partir de projets réalisés ou en cours de réalisation sur la question du rôle de la prospective dans la planification des transports en lien avec l’énergie et le climat. Puis on s’interrogera aussi sur le contenu des projets urbains et de transport en termes de sobriété, d’efficacité énergétique et d’adaptation climatique.

Réseau de chaleur utilisant des pieux de fondation à Strasbourg

Source : lemoniteur.fr (août 2014)

© La Como architectes - Pieux géothermique
© La Como architectes – Pieux géothermique

Les pieux de fondation d’un îlot en construction sur la ZAC Étoile à Strasbourg contiennent un réseau de tubes dans lequel circule de l’eau glycolée afin de récupérer les calories de la nappe phréatique dont la température est constante égale à 12°C toute l’année, via une pompe à chaleur. La nappe phréatique, à cet endroit, est située à 2-3 mètres de profondeur et avance d’environ 6 mètres par jour. Les pieux font 8,5 m de profondeur et la vitesse d’écoulement est exploitée pour stimuler l’échange thermique.

-> 12°C c’est aussi environ la température des eaux usées traitées en station d’épuration, comme dans la station d’épuration Rya en Suède qui utilise ces calories à hauteur de 7% du mix énergétique du réseau de chaleur de Göteborg desservant 19 000 clients.

Cette source géothermique sera utilisée en réseau de chaleur (voir les fiches découvertes Constitution d’un réseau de chaleur et Réseaux de chaleur géothermiques) pour alimenter les 91 logements de l’îlot, à un prix compétitif pour les usagers grâce notamment à la TVA réduite (voir la fiche Réseaux de chaleur – coûts et aides publiques). La construction de 37 logements passifs a démarré en juin pour 2 ans.

Cet exemple démontre l’utilité des réseaux de chaleur même en contexte de bâtiments basse consommation -> voir le dossier Réseaux de chaleur et nouveaux quartiers.

Actualités sur les réseaux de chaleur, réseaux de froid et énergies renouvelables, en lien avec la planification et l'aménagement des territoires

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