Le Vésuve chauffe 10000 logements

Source : ademe.fr

Où ?  À Petit-Quevilly et Grand-Quevilly, en Haute-Normandie.

Qui ?  Le Smédar (Syndicat mixte d’élimination des déchets de l’arrondissement de Rouen) et l’ADEME.

Pourquoi ?  Alimenter 10 000 logements, des équipements publics et le siège du Smédar grâce à la vapeur produite par l’usine d’incinération.

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89 % de la consommation des bâtiments viendra de l’usine d’incinération.

L’usine d’incinération de Rouen est engagée dans plusieurs projets de valorisation des déchets. Elle a récemment décidé d’aller plus loin encore dans sa démarche en créant le plus grand réseau de chaleur fatale (ou résiduelle) de la région Haute-Normandie.

« Baptisé Vésuve, ce réseau long de près de 23 kilomètres (11,5 km aller et retour) fournit de l’eau chaude sanitaire et du chauffage à près de 10 000 logements du Petit-Quevilly et du Grand-Quevilly, détaille Herminie de Freminville, ingénieur Gestion et prévention des déchets des entreprises à l’ADEME Haute-Normandie. Le réseau fonctionne grâce à la vapeur produite par l’incinération des 300 000 tonnes de déchets que l’usine traite chaque année et qui était jusqu’alors uniquement destinée à produire de l’électricité. » La vapeur est acheminée vers les logements grâce à un système d’échangeurs et de sous-stations.

En plus d’un accompagnement technique, ce projet a reçu de l’ADEME une enveloppe de 5,6 millions d’euros (soit 43 % du montant global du projet), accordés dans le cadre du Fonds Chaleur. « Toute demande d’extension fera l’objet d’une étude précise, en fonction des résultats obtenus à l’usage. »

Pour en savoir plus sur ce réseau de chaleur : Réseau de chaleur Vésuve – SMEDAR

Les énergies renouvelables ne sont pas intermittentes

Intermittents (photo AFP)
photo AFP

Les partisans d’un développement très mesuré des énergies renouvelables utilisent fréquemment l’argument selon lequel les énergies renouvelables sont intermittentes, ce qui pose problème dans la mesure où les instants à forts besoins ne correspondent pas nécessairement aux instants de production optimale.

Et certains partisans des énergies renouvelables entrent dans cette discussion en exposant les solutions à cette intermittence, validant donc qu’elle existe bien.

Or…

… la plupart des sources d’énergie renouvelable ne sont pas intermittentes

Carte mondiale du vent
La production éolienne varie en permanence. Cette carte interactive et animée (cliquer pour y accéder) représente en temps réel le vent dans le monde entier.

En réalité, cet argument de l’intermittence ne vaut que pour l’éolien et le solaire. Car quoi de moins intermittent que la géothermie (qui fournit la même puissance toute l’année), une chaudière bois (qui fonctionne au mieux de ses capacités lorsqu’on ne fait pas trop varier la puissance appelée), ou encore une usine d’incinération de déchets (on brûle les déchets toute l’année car la production d’ordures ménagères ne s’arrête pas par magie en été). Trois sources mobilisables massivement par les réseaux de chaleur.

On retrouve en fait derrière cet argument de l’intermittence le travers fréquent qui consiste à réduire la question énergétique à une question électrique. Et encore, considérer que toute l’électricité renouvelable pose un problème d’intermittence revient à faire peu de cas des sources autres que l’éolien et le solaire.

L'hydroélectricité représente 75% de l'électricité renouvelable française (photo ©Arnaud Bouissou/MEDDE)
L’hydroélectricité représente 75% de l’électricité renouvelable française (photo ©Arnaud Bouissou/MEDDE)

Car l’hydroélectricité est très peu intermittente, et reste à ce jour la principale source d’électricité renouvelable en France (75%). La production en cogénération à partir de biomasse ne dépend pas de paramètres météo extérieurs ; or en Belgique, la biomasse fournit 43% de l’électricité renouvelable, contre 26% pour l’éolien. La production électrique à partir de géothermie est parfaitement stable sur l’année.

Les énergies renouvelables ne sont donc pas toutes intermittentes. Certaines énergies le sont, mais pas celles qui sont majoritairement utilisées pour la production chaleur renouvelable, ni même celles qui aujourd’hui dominent la production électrique renouvelable.

La chaleur renouvelable : des sources majoritairement stables – trop stables ?

La question de la synchronisation des besoins et des productions est-elle pour autant inexistante pour la chaleur renouvelable ?

Le problème n’est pas d’avoir à faire à des sources intermittentes. La vraie question est plus large : suis-je capable d’activer la livraison d’énergie au moment où j’en ai besoin ?

Or, à l’extrême opposé des sources très intermittentes, il y a les sources qui fonctionnent de façon continue sans qu’il ne soit possible (techniquement et/ou économiquement) de les interrompre. L’intermittence, ce serait un robinet dont le flux d’eau est irrégulier et difficilement prévisible. Son extrême opposé, ce serait un robinet très difficile à tourner, pour ouvrir ou fermer le flux d’eau qui est régulier.

Chaudière bois
Les chaudières bois de grande puissance peuvent nécessiter plusieurs jours pour atteindre leur régime de croisière ou pour être complètement arrêtées.

C’est justement le cas du bois-énergie, de la géothermie ou de la chaleur fatale des UIOM et des industries.

Techniquement, une chaudière bois supporte moins bien les arrêts et redémarrages qu’une chaudière gaz. Et lorsqu’elle fonctionne en sous-régime, ses performances sont dégradées (rendement, qualité de la combustion, polluants rejetés).

La géothermie représente un investissement important, donc ne pas l’exploiter pendant plusieurs mois revient à avoir payé cher un objet qu’on range dans un tiroir.

Et la chaleur fatale des UIOM non récupérée en été est une énergie perdue ; ne pas pouvoir l’exploiter revient à gaspiller une ressource de coût très faible.

Stockage et foisonnement : décorréler instant de production et instant de consommation

Si une source est intermittente (éolien, solaire), sa production en dents de scie peut être absorbée dans un stockage, qui va délivrer en sortie une puissance lissée. Cela permet ainsi pour un réseau de chaleur d’utiliser deux types d’EnR&R qui, sans stockage, sont contradictoire. Par exemple : le solaire thermique (intermittent) couplé à de la chaleur d’une usine d’incinération des ordures ménagères (stable et donc utilisé en base).

Réseau à sources multiplesSi une source est continue et stable toute l’année (bois, géothermie, certains types de chaleur fatale…), le stockage permet d’accumuler l’énergie excédentaire (par exemple la chaleur produite en été alors que les besoins sont faibles) afin de la restituer lorsque les besoins excèdent la production instantanée (par exemple lors des journées les plus froides en hiver). Cela peut ainsi permettre  de s’affranchir d’un appoint fossile pour un réseau de chaleur, et de diminuer la part fossile pour le réseau électrique.

Outre cet effet de déconnexion temporelle entre production et consommation, qui permet des fonctionnements asynchrones, le stockage permet de réduire l’investissement dans les équipements de production : une chaufferie bois de 1 MW qui fonctionne 12 mois produira autant d’énergie qu’une chaufferie de 2 MW qui ne fonctionne que 6 mois. Mais elle coûtera 2 fois moins cher à l’achat (approximativement).

Maturité des différentes technologies de stockage d'énergie (source IEA)
Maturité des différentes technologies de stockage d’énergie (source IEA)

Or, les technologies de stockage, si elles sont encore en développement pour l’électricité (hors stockage par pompage hydraulique), sont au point pour ce qui concerne la chaleur et le froid.

En complément du stockage, la mutualisation des productions et des besoins à l’échelle urbaine permet, par foisonnement, de lisser les courbes d’appels de puissance – à condition de mélanger différents types de production et différents types d’usages. Les réseaux d’énergie intelligents permettent de gérer l’ensemble de façon à équilibrer en permanence les flux, en les orientant vers des stockages ou vers des utilisateurs.

En conclusion…

  • Les énergies renouvelables, en majorité, ne sont pas intermittentes.
  • Mais les énergies renouvelables, en majorité, ne produisent pas forcément au moment où on a besoin d’elles : soit elles sont intermittentes, soit elles ne peuvent/doivent pas être arrêtées et redémarrées trop fréquemment.
  • On a donc besoin de pouvoir décorréler temporellement productions et besoins.
  • Le stockage d’énergie (technologies matures pour l’énergie thermique) et la mutualisation à l’échelle urbaine contribuent à cette décorrélation ; les réseaux intelligents renforcent les possibilités.

Chaufferies bois et réseau de chaleur à Graulhet (81)

chaufferie_GraulhetLe Syndicat mixte départemental Trifyl, en région Midi-Pyrénées, a créé une installation de chauffage urbain à Graulhet, dans le département du Tarn. Mise en service en 2010, cette installation comprend une chaufferie bois et un réseau de chaleur.

Contexte et enjeux

Le syndicat mixte départemental pour la valorisation des déchets ménagers et assimilés (TRIFYL) regroupe le Conseil général du Tarn, la majorité des communes du Tarn et quelques communes de Haute-Garonne et de l’Hérault pour un ensemble de 331 communes et 305 000 habitants. TRIFYL construit et exploite des déchèteries, des quais de transfert, deux centres de tri, deux plateformes de compostage et un bioréacteur. En 2010, pour valoriser les déchets de bois, il décide de créer à Graulhet une installation de chauffage urbain comprenant une chaufferie bois et un réseau de chaleur. L’installation a été mise en service en octobre 2012.

Cette réalisation s’inscrit dans le cadre du vaste projet de réhabili-tation du centre-ville de Graulhet (dépollution des sols et rénovation urbaine) initié par la ville depuis 2008 en partenariat notamment avec l’ADEME.

Issu de forêts locales, le bois est un combustible nettement moins cher que le fioul ou que le gaz. L’enjeu est ainsi très important pour la région Midi-Pyrénées dont 25 % de la surface totale est constituée de massifs forestiers. En équipant le territoire de chaudières à bois couplées à des réseaux de chaleur, les pouvoirs publics créent de véritables filières économiques qui utilisent des ressources locales, développent l’emploi et contribuent aux objectifs énergétiques et climatiques nationaux.

L’installation de chauffage urbain à biomasse construite par le TRIFYL est la plus importante de toutes celles exploitées en Midi-Pyrénées en régie. La direction régionale de l’ADEME est intervenue aux côtés du Conseil régional et de l’Union européennes pour soutenir techniquement et financièrement le projet de TRIFYL.

Présentation de la démarche

L’installation comprend deux chaudières à bois localisées de part et d’autre de la rivière qui traverse la commune. La première, sur la rive gauche, existait déjà. Reprise et optimisée, elle affiche désormais une puissance de 400 kW et consomme 200 tonnes de plaquettes forestières par an. La seconde, située sur la rive droite, a été créée spécialement pour le projet. Elle affiche une puissance de 2 MW et consomme 2 100 tonnes par an de broyats de plaquettes, de plaquettes et d’écorces. Dans les 2 cas, l’appoint est assuré par un système fonctionnant au gaz.

En complément, deux réseaux de chaleur ont été construits de chaque côté de la rivière : un réseau de 350 mètres sur la rive gauche et un réseau de 2 000 mètres sur la rive droite. L’eau chauffée par les chaudières est ainsi acheminée via un réseau de 2 300 mètres de canalisation spécialement aménagées pour assurer le chauffage de plusieurs bâtiments publics de Graulhet (lycée, médiathèque, piscine, gymnase, crèche, maison de retraite, La Poste, foyer Léo Lagrange, etc.) et 250 logements sociaux situés dans le quartier des Crins. Pour les utilisateurs, le raccordement au réseau de chaleur se traduit par une économie financière de 14 % sur la facture de chauffage par rapport à une solution au gaz.

Au final, l’installation permet d’éviter 1 131 tonnes de CO2 par an. Selon la réglementation, un réseau de chaleur vertueux doit valoriser au moins 50 % d’énergie renouvelable ou de récupération. Dans le cas du réseau de chaleur de Graulhet, ce taux est de 87 % ! En mars 2014, l’installation a ainsi reçu le label écoréseau de chaleur décerné par l’association Amorce, une distinction accordée seulement à une vingtaine de sites en France.

Ci-dessous, la fiche de description complète de ce réseau de chaleur, ainsi que le lien vers le site de l’Ademe.

Source : Ademe&Vous – Fil d’actu n°162 du 1er au 15 juin 2014

Publication de la Fedene : exemples de chaufferies biomasse énergie

Document de la Fédération des services Énergie Environnement (FEDENE) intitulé "Filière biomasse énergie – des exemples concrets sur le territoire".

Consultable et téléchargeable sur le site internet de la FEDENE.

Quelques exemples de réseaux de chaleur, visibles sur notre site www.reseaux-chaleur.fr

Appel à projets Ile-de-France – Plateforme d’approvisionnement Biomasse

Source : www.appelsaprojets.ademe.fr

  • Description courte

ADEMEL’ADEME et le Conseil Régional lancent le 27 mai 2014 la troisième session de l’appel à projets pour des plateformes régionales de biomasse énergie. Les projets devront permettre de structurer davantage la filière amont du bois énergie et répondre aux objectifs ambitieux du Schéma Régional Climat Air Energie (SRCAE) en matière d’énergies renouvelables. Des experts de la filière seront sollicités par la Région et l’ADEME dans le choix des projets à sélectionner. Le Fonds Chaleur, étendu depuis 3 ans aux plateformes d’approvisionnement en biomasse, ainsi que les fonds régionaux seront mis en commun pour accompagner financièrement les lauréats.

  • Date d’ouverture du dépôt des dossiers : 27/05/2014 15:00

  • Documents et instructions concernant l’appel :

Lien vers le site ADEME Appels à projets

  • Date limite de dépôt de dossier : 18/07/2014 16:00

  • Contacts

    M. Romain DONAT
    Courriel : Romain.donat@ademe.fr
    CONSEIL RÉGIONAL d’ILE DE FRANCE
    Contact de l’organisme partenaire : BRUN Cyril
    Coordonnées : Unité Aménagement Durable, Direction de l’Environnement,
    Service Air Energie Bruit
    Tour Montparnasse 21ème étage
    75015 Paris

    cyril.brun@iledefrance.fr

 

Investissements d’avenir : nouvel appel à projets Énergies Renouvelables

Investissements_d_AvenirDans le cadre du programme d’Investissements d’Avenir (PIA), l’État, l’ADEME et le Commissariat Général à l’Investissement (CGI) ont lancé un nouvel Appel à manifestation d’intérêt (AMI) concernant les « énergies renouvelables ».
Les énergies renouvelables constituent un enjeu majeur en termes de compétitivité, d’emploi et d’environnement. En 2011, 2012 et 2013 les premieres vagues d’appels à projets portaient sur les énergies solaires, l’éolien, la géothermie, les énergies marines et le stockage de l’énergie. En 2014, l’État complète ce soutien à l’innovation par un nouvel appel à projets. Il couvre un large périmètre des énergies renouvelables ainsi que l’hybridation des sources renouvelables, tout en ciblant des applications précises :

  • quatre types d’énergies renouvelables (EnR) : le solaire photovoltaïque, le solaire thermique, l’éolien et le froid renouvelable ;
  • l’hybridation des EnR à la fois entre elles, avec les sources d’énergies traditionnelles mais également avec les moyens de stockage.

La taille minimale des projets attendus est de 3 M€ (par exception, 1,5 M€ pour les technologies solaire thermique et d’hybridation dans le bâtiment). L’AMI est ouvert jusqu’au 2 octobre 2015. Deux clôtures intermédiaires seront effectuées les 3 septembre 2014 et 3 mars 2015.Les projets peuvent être soumis pendant toute la période d’ouverture de l’appel à manifestations d’intérêt.

"Warmth from Waste" : potentiel de production de chaleur à partir des déchets

warmth from wasteTrois associations européennes impliquées dans le domaine de l’énergie (CEWEP, ESWET et Euroheat&Power) publient, à travers la plate-forme DHC+, un livre blanc sur le potentiel de développement conjoint des réseaux de chaleur et de la valorisation énergétique des déchets sous forme de chaleur, au niveau européen.

En France, le projet de loi de transition énergétique prévoit de renforcer la valorisation énergétique des déchets non valorisables sous forme de matière. En Ile-de-France, l’ADEME et ses partenaires placent la récupération de chaleur fatale (incluant donc la chaleur issue des déchets) en source prioritaire à mobiliser, avant d’examiner les sources renouvelables comme la géothermie ou la biomasse. Il s’agit en effet d’une source d’énergie locale, qui est produite de toute façon, et donc perdue si on ne l’exploite pas.

prioriser les enr

Executive summary

The Background Paper for project development on District Energy from Waste, created by three associations active in the energy field (CEWEP, ESWET and Euroheat & Power through the DHC+ Technology Platform), aims to serve as a basis for any future European or national project development, in particular under the Horizon 2020 Framework Programme.
The Paper identifies the potential for enhancing the collaboration between the District Heating and Cooling (DHC) sector and the Waste-to-Energy (WtE) sector across Europe. The results are presented in the form of a list of activities that could be developed at the European level along with their respective potential impact.
In 2009 the European Council set the objective for the EU to  decarbonise its energy system by at least 80% below the 1990 level by 2050 without affecting general economic growth. The Directive on Energy from Renewable Sources (RES Directive) sets a 20% target for renewable energy by 2020. Current EU targets on waste will be revised during 2014 and are likely to become more ambitious: the amount of waste sent to landfill will be reduced and the demand for more sustainable waste treatment will increase. A scenario which could help to fulfil all these targets is the increased exploitation of synergy between WtE and DHC.
Waste represents a local, cost effective, secure and sustainable energy source which is already used in some DHC systems, allowing them to deliver affordable energy and reducing primary energy consumption.

Voir aussi

Enquête ADEME sur l’Energie et le patrimoine communal en 2012

L’ADEME, en partenariat avec le Groupe de Travail Énergie Climat de l’Association des Ingénieurs Territoriaux de France (AITF), et la Fédération Nationale des Collectivités Concédantes et Régies (FNCCR) ont décidé de renouveler l’enquête sur les  consommations et dépenses d’énergie des communes en l’étendant en particulier aux groupements de communes.

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La moitié des logements français ont une étiquette énergie "D" ou "E"

Source : MEDDE/SOeS

Les diagnostics de performance énergétique (DPE ), obligatoires depuis novembre 2006 pour la vente et juillet 2007 pour la location, donnent la mesure de la qualité thermique des logements. Leur analyse montre qu’en 2012, plus de la moitié (53,6 %) du parc des logements en France métropolitaine consomme entre 151 et 330 kWhEP /m2/an d’énergie (étiquette énergétique moyenne D ou E), contre seulement 14 % qui bénéficient d’étiquettes plus performantes (A, B ou C). En matière d’émissions de gaz à effet de serre, un tiers de ces logements sont classés en A, B ou C, et 40 % en D ou E. La date de construction du logement, sa taille, son statut d’occupation et surtout l’énergie de chauffage  utilisée et la localisation géographique sont clivants : ainsi les studios ou deux pièces du secteur locatif privé sont les logements les plus énergivores.

Ces chiffres rappellent le caractère indispensable de l’action sur le parc de logements existants pour l’atteinte des objectifs nationaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre et des consommations d’énergies non renouvelables, à travers :

  • La rénovation thermique, afin de réduire les besoins énergétiques à la source
  • La conversion des logements chauffés au gaz/fioul/électricité, afin d’augmenter la part des énergies renouvelables et de récupération

"Que veulent les français pour leur chauffage ?"

Sources : faiteslebonchoix.org et Lemoniteur.fr

IPSOS Observer a mené une enquête à la demande de l’association Via Sevà, intitulée "Les français et le chauffage".

Cette étude permet de relever les habitudes, les besoins, les questionnements et les souhaits des français sur leur chauffage et le mode énergétique utilisé ou souhaité dans l’avenir.

Retrouvez les résultats de cette enquête :

et en consultation ou téléchargement ci-dessous.

 

 

 

Actualités sur les réseaux de chaleur, réseaux de froid et énergies renouvelables, en lien avec la planification et l'aménagement des territoires

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